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L’eBook Project Gutenberg : Traductions de poésie allemande dans des magazines américains 1741-1810
Cet eBook est destiné à être utilisé par qui que ce soit, où que ce soit aux États-Unis et dans la plupart des autres régions du monde, gratuitement et sans presque aucune restriction. Vous pouvez le copier, le donner ou le réutiliser conformément aux conditions de la licence Project Gutenberg incluse dans cet eBook ou disponible en ligne sur www.gutenberg.org. Si vous n’êtes pas aux États-Unis, vous devrez vérifier les lois du pays où vous vous trouvez avant d’utiliser cet eBook.
Titre : Traductions de poésie allemande dans des magazines américains 1741-1810
Auteur : Edward Ziegler Davis
Date de publication : 12 mars 2008 [eBook n°24815]
Dernière mise à jour : 3 janvier 2021
Langue : Anglais
Autres informations et formats : www.gutenberg.org/ebooks/24815
Crédits : Produit par David Starner, Irma Spehar et l’équipe de relecture distribuée en ligne sur https://www.pgdp.net
*** Début de l’eBook Project Gutenberg
TRADUCTIONS DE POÉSIE ALLEMANDE DANS DES MAGAZINES AMÉRICAINS 1741-1810 ***
AMERICANA GERMANICA
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Titre : Traductions de poésie allemande dans des magazines américains 1741-1810
Auteur : Edward Ziegler Davis
Date de publication : 12 mars 2008 [eBook n°24815]
Dernière mise à jour : 3 janvier 2021
Langue : Anglais
Autres informations et formats : www.gutenberg.org/ebooks/24815
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TRADUCTIONS DE POÉSIE ALLEMANDE DANS DES MAGAZINES AMÉRICAINS 1741-1810 ***
AMERICANA GERMANICA
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NOUVELLE SÉRIE
MONOGRAPHIES DÉDIÉES À
L’ÉTUDE COMPARATIVE DES
Relations littéraires, linguistiques et culturelles
de
l’Allemagne et de l’Amérique
ÉDITEUR
MARION DEXTER LEARNED
Université de Pennsylvanie
Traductions de poésie allemande
dans
des magazines américains
1741-1810
Avec des traductions d’autres poésies teutoniques
et des poèmes originaux concernant
les pays germanophones
EDWARD ZIEGLER DAVIS, Ph.D.
Enseignant de langue allemande et ancien boursier Harrison en études germaniques,
Université de Pennsylvanie
MONOGRAPHIES DÉDIÉES À
L’ÉTUDE COMPARATIVE DES
Relations littéraires, linguistiques et culturelles
de
l’Allemagne et de l’Amérique
ÉDITEUR
MARION DEXTER LEARNED
Université de Pennsylvanie
Traductions de poésie allemande
dans
des magazines américains
1741-1810
Avec des traductions d’autres poésies teutoniques
et des poèmes originaux concernant
les pays germanophones
EDWARD ZIEGLER DAVIS, Ph.D.
Enseignant de langue allemande et ancien boursier Harrison en études germaniques,
Université de Pennsylvanie
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PHILADÉLPHIE
AMERICANA GERMANICA PRESS
1905
Réédité par GALE RESEARCH COMPANY, BOOK TOWER, DÉTROIT, 1966
Copyright, 1905
Par Edward Ziegler Davis
Le papier utilisé dans cette édition est
un papier de haute qualité, sans acide, permanent/durable,
souvent désigné sous le nom de « papier 300 ans ».
À mes parents,
en reconnaissance de leur intérêt et de leurs encouragements
pour ce travail.
AMERICANA GERMANICA PRESS
1905
Réédité par GALE RESEARCH COMPANY, BOOK TOWER, DÉTROIT, 1966
Copyright, 1905
Par Edward Ziegler Davis
Le papier utilisé dans cette édition est
un papier de haute qualité, sans acide, permanent/durable,
souvent désigné sous le nom de « papier 300 ans ».
À mes parents,
en reconnaissance de leur intérêt et de leurs encouragements
pour ce travail.
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PRÉFACE.
La présente étude constitue une extension d’une thèse présentée à la faculté du département de philosophie de l’Université de Pennsylvanie, dans le cadre des exigences pour obtenir le titre de docteur en philosophie. L’objectif a été d’examiner les contenus des revues américaines de l’époque qui fournissaient aux lecteurs des informations sur l’Allemagne et d’autres pays teutoniques. Bien que l’objectif principal ait été d’étudier les traductions de poèmes ainsi que les poèmes originaux sur ce sujet, tous les articles en prose pertinents ont également été listés. Comme de nombreuses de ces revues sont extrêmement rares et presque uniques, les textes qu’elles contiennent sont reproduits ici afin de rendre ces informations accessibles. Cependant, comme certaines traductions et poèmes peuvent être attribués à Thomas Campbell, Sir Walter Scott, William Wordsworth, Thomas Gray et d’autres, dont les œuvres se trouvent dans presque toutes les bibliothèques, une reproduction n’était pas nécessaire dans ces cas. *Tales of Terror and Wonder* de M. G. Lewis, outre de nombreuses éditions anciennes, a connu une édition récente par Henry Morley en 1887 ; les poèmes extraits de cet ouvrage et publiés dans les revues américaines ne sont mentionnés ici que par leur titre, à l’exception de *The Erl-King*, inclus en raison de plusieurs variantes. Les longs poèmes tels que *The Wanderer of Switzerland* (qui pourrait lui-même constituer un petit livre) ne sont pas reproduits.
Les parties II à V sont organisées chronologiquement, afin de montrer l’évolution progressive de l’influence allemande. Les traductions et poèmes sont donc reproduits sous la date de leur première parution ; les publications ultérieures dans les revues ne sont indiquées ici que par leur titre, accompagné d’une note indiquant la date la plus ancienne. Les textes sont reproduits exactement tels qu’ils sont apparus dans les périodiques américains de l’époque, présentant ainsi les informations sur l’Allemagne sous la même forme que celles reçues par les lecteurs il y a un siècle. Les erreurs sont souvent intéressantes, car elles illustrent l’ignorance concernant les noms et les mots allemands. Seules les erreurs typographiques les plus évidentes ont été corrigées, telles que « spweep » pour « sweep », « bilssful » pour « blissful » et « fustain » pour « sustain ». Les différences dues à l’orthographe du XVIIIe siècle ont été conservées.
La présente étude constitue une extension d’une thèse présentée à la faculté du département de philosophie de l’Université de Pennsylvanie, dans le cadre des exigences pour obtenir le titre de docteur en philosophie. L’objectif a été d’examiner les contenus des revues américaines de l’époque qui fournissaient aux lecteurs des informations sur l’Allemagne et d’autres pays teutoniques. Bien que l’objectif principal ait été d’étudier les traductions de poèmes ainsi que les poèmes originaux sur ce sujet, tous les articles en prose pertinents ont également été listés. Comme de nombreuses de ces revues sont extrêmement rares et presque uniques, les textes qu’elles contiennent sont reproduits ici afin de rendre ces informations accessibles. Cependant, comme certaines traductions et poèmes peuvent être attribués à Thomas Campbell, Sir Walter Scott, William Wordsworth, Thomas Gray et d’autres, dont les œuvres se trouvent dans presque toutes les bibliothèques, une reproduction n’était pas nécessaire dans ces cas. *Tales of Terror and Wonder* de M. G. Lewis, outre de nombreuses éditions anciennes, a connu une édition récente par Henry Morley en 1887 ; les poèmes extraits de cet ouvrage et publiés dans les revues américaines ne sont mentionnés ici que par leur titre, à l’exception de *The Erl-King*, inclus en raison de plusieurs variantes. Les longs poèmes tels que *The Wanderer of Switzerland* (qui pourrait lui-même constituer un petit livre) ne sont pas reproduits.
Les parties II à V sont organisées chronologiquement, afin de montrer l’évolution progressive de l’influence allemande. Les traductions et poèmes sont donc reproduits sous la date de leur première parution ; les publications ultérieures dans les revues ne sont indiquées ici que par leur titre, accompagné d’une note indiquant la date la plus ancienne. Les textes sont reproduits exactement tels qu’ils sont apparus dans les périodiques américains de l’époque, présentant ainsi les informations sur l’Allemagne sous la même forme que celles reçues par les lecteurs il y a un siècle. Les erreurs sont souvent intéressantes, car elles illustrent l’ignorance concernant les noms et les mots allemands. Seules les erreurs typographiques les plus évidentes ont été corrigées, telles que « spweep » pour « sweep », « bilssful » pour « blissful » et « fustain » pour « sustain ». Les différences dues à l’orthographe du XVIIIe siècle ont été conservées.
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L’objet de cette étude a été examiné jusqu’à la fin de l’année 1840, mais ce volume ne traite que de la période se terminant en 1810. Cependant, afin d’obtenir des listes complètes, des poèmes datant d’une époque ultérieure y sont souvent mentionnés. Dans les parties II à V, les notes de l’auteur actuel, à l’exception des références aux sources d’où proviennent les reproductions, sont indiquées entre crochets.
Je suis redevable pour la courtoisie et l’aide apportées pour obtenir les revues aux personnes des différentes bibliothèques visitées, en particulier à M. Allan B. Slauson, de la Bibliothèque du Congrès. Je tiens à remercier le professeur Daniel B. Shumway, de l’Université de Pennsylvanie, pour ses critiques utiles, ainsi que le professeur John L. Haney, du Philadelphia Central High School, pour les informations précieuses qu’il a fournies sur l’influence littéraire allemande en Angleterre durant la période considérée, ainsi que pour les améliorations qu’il a suggérées lors de la préparation de l’introduction.
Je suis particulièrement redevable au professeur Marion D. Learned, de l’Université de Pennsylvanie, c’est sur sa suggestion et sous son inspiration que cette étude a été menée.
EDWARD Z. DAVIS.
Philaadelphie, janvier 1905.
Je suis redevable pour la courtoisie et l’aide apportées pour obtenir les revues aux personnes des différentes bibliothèques visitées, en particulier à M. Allan B. Slauson, de la Bibliothèque du Congrès. Je tiens à remercier le professeur Daniel B. Shumway, de l’Université de Pennsylvanie, pour ses critiques utiles, ainsi que le professeur John L. Haney, du Philadelphia Central High School, pour les informations précieuses qu’il a fournies sur l’influence littéraire allemande en Angleterre durant la période considérée, ainsi que pour les améliorations qu’il a suggérées lors de la préparation de l’introduction.
Je suis particulièrement redevable au professeur Marion D. Learned, de l’Université de Pennsylvanie, c’est sur sa suggestion et sous son inspiration que cette étude a été menée.
EDWARD Z. DAVIS.
Philaadelphie, janvier 1905.
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CONTENU.
I—Introduction 1
I—Introduction 1
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II—Traductions de poésie allemande 21
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III—Traductions de poésie néerlandaise, danoise, norvégienne et islandaise, et
95 poèmes originaux concernant les pays allemands
95 poèmes originaux concernant les pays allemands
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IV—Liste des traductions de prose allemande
et liste des articles originaux sur les 191 pays allemands
et liste des articles originaux sur les 191 pays allemands
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V—Liste des magazines examinés 215
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Index 225
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INTRODUCTION.
L’influence importante que la littérature allemande a exercée sur la culture et la littérature américaines remonte au début du XIXe siècle. Cette influence fut, dans une certaine mesure, la continuation de l’intérêt et de l’activité qui existaient en Angleterre durant le dernier quart du XVIIIe siècle. Avant 1790, de nombreuses traductions d’œuvres de Gellert, Wieland, Klopstock, Lessing, Goethe et Schiller parurent de temps à autre, mais ce n’est qu’à partir du moment où William Taylor de Norwich commença à écrire que ce mouvement, qui culmina avec les œuvres de Coleridge, Carlyle et d’autres, prit une forme définitive.[1]
La littérature américaine de cette époque était encore soumise à celle de l’Angleterre, et il n’est pas surprenant que le nouvel élan littéraire venu d’Allemagne ait trouvé un écho de ce côté de l’Atlantique. Cet influence étrangère fut encore renforcée par des contacts directs avec l’Europe. Dès la deuxième ou troisième décennie du dernier siècle, les études menées par des universitaires américains à l’étranger devinrent un facteur important de notre développement intellectuel. En 1819, Edward Everett revint d’Europe pour devenir professeur de grec à l’Université Harvard. Il avait étudié à l’Université de Göttingen, où il s’était passionné pour les méthodes de la recherche universitaire allemande. Pendant son séjour en Europe, il fit acquérir par l’Université Harvard un grand nombre de livres en langue allemande, qui se révélèrent rapidement être un stimulant pour les étudiants de cet établissement. En 1823, W. E. Channing, dans ses Remarks on National Literature, prônait l’étude des auteurs français et allemands, afin que notre littérature puisse atteindre une indépendance vis-à-vis de celle de l’Angleterre.[2] Deux ans plus tard, en 1825, Karl Follen commença à enseigner l’allemand à l’Université Harvard.[3]
Cependant, avant même que Edward Everett ne parte étudier à l’étranger, des universitaires américains avaient déjà commencé à chercher des avantages culturels plus importants dans les centres d’étude en Europe.[4] Il s’agissait principalement d’étudiants en théologie ou d’hommes plus ou moins liés au service diplomatique. Le plus célèbre de cette dernière catégorie était John Quincy Adams, qui passa plusieurs années en Europe. Son intérêt pour la littérature allemande est attesté par le fait qu’il
L’influence importante que la littérature allemande a exercée sur la culture et la littérature américaines remonte au début du XIXe siècle. Cette influence fut, dans une certaine mesure, la continuation de l’intérêt et de l’activité qui existaient en Angleterre durant le dernier quart du XVIIIe siècle. Avant 1790, de nombreuses traductions d’œuvres de Gellert, Wieland, Klopstock, Lessing, Goethe et Schiller parurent de temps à autre, mais ce n’est qu’à partir du moment où William Taylor de Norwich commença à écrire que ce mouvement, qui culmina avec les œuvres de Coleridge, Carlyle et d’autres, prit une forme définitive.[1]
La littérature américaine de cette époque était encore soumise à celle de l’Angleterre, et il n’est pas surprenant que le nouvel élan littéraire venu d’Allemagne ait trouvé un écho de ce côté de l’Atlantique. Cet influence étrangère fut encore renforcée par des contacts directs avec l’Europe. Dès la deuxième ou troisième décennie du dernier siècle, les études menées par des universitaires américains à l’étranger devinrent un facteur important de notre développement intellectuel. En 1819, Edward Everett revint d’Europe pour devenir professeur de grec à l’Université Harvard. Il avait étudié à l’Université de Göttingen, où il s’était passionné pour les méthodes de la recherche universitaire allemande. Pendant son séjour en Europe, il fit acquérir par l’Université Harvard un grand nombre de livres en langue allemande, qui se révélèrent rapidement être un stimulant pour les étudiants de cet établissement. En 1823, W. E. Channing, dans ses Remarks on National Literature, prônait l’étude des auteurs français et allemands, afin que notre littérature puisse atteindre une indépendance vis-à-vis de celle de l’Angleterre.[2] Deux ans plus tard, en 1825, Karl Follen commença à enseigner l’allemand à l’Université Harvard.[3]
Cependant, avant même que Edward Everett ne parte étudier à l’étranger, des universitaires américains avaient déjà commencé à chercher des avantages culturels plus importants dans les centres d’étude en Europe.[4] Il s’agissait principalement d’étudiants en théologie ou d’hommes plus ou moins liés au service diplomatique. Le plus célèbre de cette dernière catégorie était John Quincy Adams, qui passa plusieurs années en Europe. Son intérêt pour la littérature allemande est attesté par le fait qu’il
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Il traduisit l’Oberon de Wieland, mais cette traduction ne fut pas publiée, car la traduction de Sotheby venait juste de paraître à Londres.[5] Un peu plus tard, en 1809, Alexander Hill Everett se rendit en Russie comme secrétaire de la légation et passa plusieurs années dans différentes villes du continent.[6] George Ticknor visita l’Allemagne en 1815 pour se préparer à ses fonctions de professeur de langues modernes à Harvard ; et George Bancroft, après avoir obtenu son diplôme d’université en 1817, étudia pendant cinq ans à Göttingen, Heidelberg et Berlin. Henry E. Dwight séjourna à Göttingen de 1824 à 1828 et publia l’année suivante à New York Travels in the North of Germany, 1825-6. C’est vers cette époque que James Fenimore Cooper commença ses voyages en Europe, qui durèrent de 1826 à 1833.[7] Ainsi, les universitaires américains acquirent la pensée et la culture allemandes de première main, avant que Longfellow ou Emerson ne partent à l’étranger pour la première fois. Avec ces deux hommes, l’influence allemande aux États-Unis atteignit son apogée — Longfellow dans la littérature, et Emerson avec sa philosophie transcendantale. Ce fut le deuxième canal par lequel la littérature allemande devint connue dans ce pays. Le premier, comme cela a déjà été indiqué, vint indirectement par l’Angleterre. Là, une activité considérable dans ce domaine était déjà manifeste depuis 1790. Des livres de traductions étaient publiés et les revues contenaient de nombreux extraits tirés de l’allemand. C’est principalement en réaction à cet intérêt que l’on trouve dans les périodiques américains jusqu’à la fin de 1810. Aux États-Unis également, la littérature allemande fut présentée aux lecteurs anglophones par le biais de traductions, soit sous forme de livres, soit dans des revues. Le sujet des traductions en livre a été abordé dans l’article récent de Wilkens déjà mentionné. Il y traite du théâtre, de la fiction, de la poésie, de la philosophie, de la théologie et de la pédagogie allemandes, et fournit en annexe « Une liste des traductions de la littérature allemande imprimées aux États-Unis avant 1826 ». Ces livres n’étaient cependant pas le premier moyen d’introduire les auteurs allemands aux lecteurs américains. La première mention de cette littérature étrangère se trouve généralement dans les revues. On y trouve de nombreux récits sur la vie des écrivains allemands, des critiques de leurs œuvres, des annonces d’éditions (anglaises ou américaines), ainsi que de nombreuses traductions de poèmes et d’œuvres en prose plus courtes. Ces articles ou traductions ne datent bien sûr pas avant la première apparition des mêmes œuvres en Angleterre, mais on peut affirmer avec certitude que toute information concernant la littérature allemande qui était proposée
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Dans les magazines américains, les œuvres parvenaient au public américain plus tôt que les exemplaires de livres en langue anglaise envoyés ici pour être vendus. De nombreux lecteurs découvrirent la littérature étrangère grâce aux périodiques, sans penser à acheter tous les livres dont ils avaient lu des critiques ou des extraits. Cela était particulièrement vrai pour la poésie. Les œuvres en prose étaient généralement trop longues pour être reproduites dans les magazines et ne pouvaient être présentées que par le biais de critiques ou d’extraits. Néanmoins, certains textes plus longs y parurent, tels que *The Apparitionist* (*Geisterseher* de Schiller) dans le *N. Y. Weekly Mag.*, I-16, etc., 1795, N.Y., ainsi que dans le même magazine, II-4, etc., *La Victime de l’illusion magique* de Tschink ; quant au *The Mirror of Taste and Dramatic Censor*, I, 1810, il contenait *Emilia Galotti*, traduite par Mlle Fanny Holcroft. Ces textes en prose, étant longs, étaient publiés numéro après numéro, mais ce n’était pas nécessaire pour la poésie. Des poèmes de la taille de *Le Messie* de Klopstock ou *La Mort d’Abel* de Gessner ne paraissaient dans les magazines qu’en extraits, tandis que la plupart des poèmes lyriques, étant courts, pouvaient être réimprimés intégralement en traduction. À peine une exception : les poèmes courts d’auteurs allemands parurent en Amérique dans les périodiques bien avant leur publication en livre ; par exemple, la première publication des *Idylles* de Gessner mentionnée par Wilkens eut lieu en 1802[8], alors que des idylles isolées avaient déjà été traduites pour les magazines en 1774, 1775, 1792, 1795, 1798, 1799, deux en 1793, trois en 1796 et cinq en 1801. De même, la première édition américaine de *Tales of Wonder* de M. G. Lewis parut à New York en 1801, alors que cinq extraits en avaient déjà été publiés dans le *Weekly Mag.*, 1798-9, Phila.[9] En outre, on trouva dans les magazines américains avant 1811 dix traductions de Bürger, huit de Gellert, cinq de Lessing, quatre de Haller, trois de Goethe, deux chacune de Jacobi, Klopstock, Matthisson et Schickaneder, et une chacune de « Adelio », Bürde, Kotzebue, Patzke, « Sheller » et « Van Vander Horderclogeth », ainsi que plusieurs traductions dont le nom de l’auteur original n’était pas indiqué. Aucune de ces œuvres ne fut imprimée en livre avant 1826.[10] Les premières traductions de poésie allemande imprimées en Amérique se trouvent donc dans les magazines, et c’est également là que le public obtint ses premières informations sur la vie des lettrés allemands. L’objet de la présente étude est d’examiner l’influence allemande dans les premiers périodiques américains, en traitant en particulier des traductions de poésie allemande.
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publiés en eux.[11] Avec ceux-ci se trouvent dans la partie III des traductions issues des autres littératures teutoniques plus ou moins étroitement liées à l’allemand, à savoir des traductions de poésies néerlandaises, danoises, norvégiennes et islandaises, ainsi que des poèmes originaux sur la littérature allemande, l’histoire, la biographie, etc. — par exemple, l’Ode sur la récente victoire remportée par le roi de Prusse, le Soliloque de Charlotte aux Mânes de Werter, et le Burlesque sur le style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes. À cela a été ajoutée une liste de traductions de prose allemande, ainsi qu’une liste d’articles originaux sur l’Allemagne, etc., afin de pouvoir obtenir une évaluation complète de l’influence allemande dans ces revues. Le champ d’étude du présent ouvrage comprend les revues américaines publiées avant 1811. Par « revues américaines », on entend toutes les revues publiées en anglais, que ce soit aux États-Unis ou au Canada. Les périodiques en allemand, en espagnol, en français ou dans d’autres langues étrangères ont été exclus. Étant donné que cette étude concerne principalement la littérature, il a fallu, en raison de l’ampleur considérable du sujet, omettre les publications de nature non littéraire, telles que les journaux, les gazettes, les périodiques traitant uniquement d’histoire, les revues religieuses, les almanachs, etc. Cette méthode d’exclusion n’est pas aisée, car durant la période considérée, la revue et le journal se sont rapprochés : la première publiait des nouvelles, tandis que le second présentait des extraits littéraires, généralement de courts poèmes. Il arrivait parfois qu’une traduction parue dans une revue ait été d’abord imprimée dans un journal. Par exemple, « The Name Unknown, “Imité de l’ode de Klopstock à sa future maîtresse. Par Thomas Campbell” » se trouve dans le Newport Mercury, 1803, Newport, seulement trois ans avant d’être publié dans The Evening Fireside, II-165, Phila. Cela illustre l’importance du journal à cet égard, surtout puisque ce dernier contenait également de nombreux paragraphes sur des sujets allemands ; cependant, il s’agit d’un domaine nécessitant une étude distincte et doit donc passer au second plan par rapport aux périodiques littéraires. De même, les revues religieuses contiennent souvent des poèmes relatifs à notre sujet, si bien qu’il a fallu inclure certaines de ces publications. Ainsi, le Boston Observer and Religious Intelligencer, I-152, 1835, Boston, contient le poème « Trust in God, “Traduit de l’allemand” », tandis que d’autres indiquent sur leur page de titre leur double caractère, par exemple The Literary and Theological Review, 1834-39, N. Y., The Monthly Miscellany.
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de Religion et de Lettres, 1839, etc., Boston, et The Monthly Mag. of Religion and Literature, 1840, Gettysburg. Cependant, la plupart des revues religieuses datent de la période postérieure à 1810. Enfin, même certains almanachs entrent presque dans le champ de la présente étude, car les plus anciens contiennent des poèmes[12] et des informations intéressantes, et étaient lus avec attention par le grand public. La plupart d’entre eux furent populaires avant que les revues littéraires ne deviennent prédominantes, représentant ainsi une période antérieure à l’influence littéraire allemande. Parmi ceux qui ont été examinés, aucun ne contenait de matériel justifiant leur inclusion dans la liste donnée en partie V. Chaque fois que des périodiques se révélaient appartenir aux types mentionnés, ils étaient exclus de toute considération ultérieure. Il existe cependant deux autres types de publications qui ont été inclus dans la présente enquête. Le premier est la revue anglaise réimprimée dans ce pays. Comme il est impossible d’exclure toutes les traductions faites par des Anglais dans les revues américaines — comme cela sera montré plus tard — il a paru pratique de prendre, comme base de sélection, tous les périodiques effectivement publiés de ce côté de l’Atlantique. Les seuls exemples de cette catégorie relevant de notre période sont The Mirror, I-II, 1803, Phila. — une réimpression d’une revue du même nom parue à Édimbourg en 1779-1780, The Connoisseur, I-IV, 1803, Phila. (Londres, 1755) et The Quarterly Review, I-IV, imprimé à Londres et réimprimé à New York en 1810. Dans certains cas, le contenu de l’édition américaine diffère de celui de l’édition anglaise, ce qui rend absolument nécessaire d’inclure cette catégorie de périodiques. L’autre type de publication évoqué est le recueil divers. Il contenait des poèmes, des extraits en prose et des articles sur une grande variété de sujets. Il différait de la revue par un seul aspect, à savoir qu’il était publié avec moins de régularité. Il offre cependant des ajouts précieux à la collection actuelle.[13] Ainsi, même en excluant toutes les publications irrelevantes, le domaine reste vaste et riche en matériaux importants. Dans toute étude des premières revues américaines, la difficulté à trouver des exemplaires est évidente. Les éditions de nombreuses de ces périodiques étaient de petite taille, surtout si elles provenaient de centres littéraires moins importants ; de sorte que, aujourd’hui, après cent ans, leurs volumes sont extrêmement difficiles à
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Une autre raison qui a contribué à la disparition de ces publications est leur courte durée de vie. Si une revue telle que l’American Museum ou le Port Folio paraissait pendant plusieurs années, elle devenait bien connue et ses numéros étaient soigneusement conservés. Les bibliothèques s’efforçaient d’acquérir des collections complètes, permettant ainsi aux générations futures d’y avoir accès. Cependant, un grand nombre de ces revues ne survivaient qu’un an ou plus, avant d’être interrompues faute de soutien. En effet, les nombreux échecs de ces entreprises littéraires amènent à se demander pourquoi d’autres ont été entrepris, alors que, année après année, de nouvelles revues voyaient le jour sur le marché avec une grande attente de succès. Cela indique certainement une demande importante pour ce type de littérature ; et si le contenu proposé ne correspondait pas au goût du public, celui-ci abandonnait constamment les anciennes revues au profit des nouvelles.
L’enquêteur est en outre entravé dans son travail par le manque d’informations précises et fiables sur ces publications. Il n’existe pas de liste complète des revues américaines de la période considérée, bien que des travaux aient été menés jusqu’à la fin de 1800. Paul Leicester Ford a publié une liste des revues américaines imprimées au XVIIIe siècle (1889, Brooklyn, N.Y.). Il s’agissait d’une tentative de recenser toutes les publications mentionnées par quelque auteur que ce soit, qu’elles soient accessibles ou non. Cependant, la présente enquête a mis au jour trente-cinq ou quarante numéros de revues (y compris vingt titres nouveaux), manifestement inconnus de Ford, sans parler de plusieurs journaux d’une valeur plus ou moins littéraire ; mais ces derniers semblent avoir été intentionnellement omis de la liste.
Même les revues de Philadelphie, centre littéraire du pays au XVIIIe siècle, n’ont pas été listées. « Une liste complète des revues de Philadelphie est impossible. Beaucoup d’entre elles ont disparu sans laisser de trace. Le spécialiste de l’histoire de la Pennsylvanie détectera certaines omissions dans ces pages, car tout ce qui a été fait ici a été réalisé de première main ; et lorsque je n’avais pas accès à une revue, je n’ai pas tenté de la consulter à travers les yeux d’un chercheur plus chanceux. »[14] Ce qui est dit ici de Philadelphie vaut également pour Boston, New York, Baltimore et les autres centres d’activité littéraire de cette époque.
L’enquêteur est en outre entravé dans son travail par le manque d’informations précises et fiables sur ces publications. Il n’existe pas de liste complète des revues américaines de la période considérée, bien que des travaux aient été menés jusqu’à la fin de 1800. Paul Leicester Ford a publié une liste des revues américaines imprimées au XVIIIe siècle (1889, Brooklyn, N.Y.). Il s’agissait d’une tentative de recenser toutes les publications mentionnées par quelque auteur que ce soit, qu’elles soient accessibles ou non. Cependant, la présente enquête a mis au jour trente-cinq ou quarante numéros de revues (y compris vingt titres nouveaux), manifestement inconnus de Ford, sans parler de plusieurs journaux d’une valeur plus ou moins littéraire ; mais ces derniers semblent avoir été intentionnellement omis de la liste.
Même les revues de Philadelphie, centre littéraire du pays au XVIIIe siècle, n’ont pas été listées. « Une liste complète des revues de Philadelphie est impossible. Beaucoup d’entre elles ont disparu sans laisser de trace. Le spécialiste de l’histoire de la Pennsylvanie détectera certaines omissions dans ces pages, car tout ce qui a été fait ici a été réalisé de première main ; et lorsque je n’avais pas accès à une revue, je n’ai pas tenté de la consulter à travers les yeux d’un chercheur plus chanceux. »[14] Ce qui est dit ici de Philadelphie vaut également pour Boston, New York, Baltimore et les autres centres d’activité littéraire de cette époque.
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Malgré les difficultés mentionnées, il a été possible, après une recherche approfondie, de trouver suffisamment d’exemplaires des revues pour constituer une liste presque complète pour la période en question. Les omissions éventuelles concernent pour l’essentiel des publications obscures et peu importantes, qui n’ont pas attiré suffisamment d’attention pour être incluses dans les grandes collections de ce type de littérature. Une condition a favorisé la conservation des revues américaines : il existait quelques institutions, comme la Philadelphia Library Company, la American Philosophical Society et d’autres, qui étaient en activité à l’époque où la plupart de ces publications ont été publiées. Elles ont pu ainsi rassembler une collection assez représentative de la littérature contemporaine. D’un autre côté, des institutions plus récentes, comme la Boston Public Library ou la Library of Congress, ont fait preuve d’un tel zèle dans leur collecte qu’elles disposent aujourd’hui de listes remarquables de ces périodiques anciens.
Le plan de cette étude a donc consisté à visiter ces bibliothèques où se trouvent de grands nombres des livres nécessaires, afin, en combinant les documents obtenus dans différents endroits, d’approcher autant que possible la complétude. Une bibliothèque comble les lacunes d’une autre, et il arrive souvent qu’il faille visiter trois ou quatre bibliothèques pour disposer de l’ensemble d’une revue. Un registre a été tenu indiquant l’emplacement de chaque volume ; mais, aussi utile que puisse être cette information pour ceux qui travaillent dans le même domaine ou un domaine similaire, elle a été jugée trop complexe pour être indiquée dans la liste des revues présentée dans la partie V.[15] Le matériel inclus ici repose sur un examen personnel d’environ trois cents volumes représentant cent vingt-huit revues différentes.
Lorsqu’on aborde l’influence allemande dans les revues américaines, il est important de prendre en compte la place occupée par la revue durant cette période initiale. Les différences de conditions ont permis à ce périodique de jouer un rôle bien différent de celui qu’il joue aujourd’hui. Au XVIIIe siècle, par rapport à nos jours, les bibliothèques gratuites étaient rares et les lecteurs devaient compter principalement sur les livres qu’ils pouvaient acheter ou emprunter. De plus, les livres étaient chers, car beaucoup devaient être importés de l’étranger, et ceux imprimés localement ne pouvaient pas être vendus aussi bon marché qu’aujourd’hui. Ces conditions favorisaient les revues, qui étaient peu coûteuses et offraient à leurs lecteurs, en plus de contenus originaux, des rééditions de la meilleure littérature européenne. Elles
Le plan de cette étude a donc consisté à visiter ces bibliothèques où se trouvent de grands nombres des livres nécessaires, afin, en combinant les documents obtenus dans différents endroits, d’approcher autant que possible la complétude. Une bibliothèque comble les lacunes d’une autre, et il arrive souvent qu’il faille visiter trois ou quatre bibliothèques pour disposer de l’ensemble d’une revue. Un registre a été tenu indiquant l’emplacement de chaque volume ; mais, aussi utile que puisse être cette information pour ceux qui travaillent dans le même domaine ou un domaine similaire, elle a été jugée trop complexe pour être indiquée dans la liste des revues présentée dans la partie V.[15] Le matériel inclus ici repose sur un examen personnel d’environ trois cents volumes représentant cent vingt-huit revues différentes.
Lorsqu’on aborde l’influence allemande dans les revues américaines, il est important de prendre en compte la place occupée par la revue durant cette période initiale. Les différences de conditions ont permis à ce périodique de jouer un rôle bien différent de celui qu’il joue aujourd’hui. Au XVIIIe siècle, par rapport à nos jours, les bibliothèques gratuites étaient rares et les lecteurs devaient compter principalement sur les livres qu’ils pouvaient acheter ou emprunter. De plus, les livres étaient chers, car beaucoup devaient être importés de l’étranger, et ceux imprimés localement ne pouvaient pas être vendus aussi bon marché qu’aujourd’hui. Ces conditions favorisaient les revues, qui étaient peu coûteuses et offraient à leurs lecteurs, en plus de contenus originaux, des rééditions de la meilleure littérature européenne. Elles
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Il tenait le public au courant des événements de l’époque et fournissait l’endroit où se trouvent aujourd’hui les nombreuses bibliothèques ainsi que les livres qui peuvent être achetés à un prix modéré. Un autre élément avec lequel le magazine d’il y a un siècle n’avait pas à lutter aussi ardemment, c’était le journal. Le journal moderne devient de plus en plus volumineux et exige de plus en plus de temps et d’attention de la part du public, jour après jour. Au XVIIIe siècle et durant la première décennie du XIXe siècle, ce n’était pas le cas. Certes, il existait de nombreux journaux, gazettes et annonceurs, mais ils étaient relativement petits, ne comptant généralement que quatre ou six pages. « À l’époque de la Révolution américaine, le journalisme n’avait atteint nulle part un niveau avancé d’efficacité. En Amérique, en particulier, les journaux étaient de piètre qualité, insignifiants et insuffisants ; et la section consacrée à l’écriture éditoriale, qui existe aujourd’hui, n’existait alors quasiment pas. »[16] De nombreux rédacteurs estimaient que les informations disponibles suffisaient pour une publication hebdomadaire plutôt que quotidienne. Cela n’est pas surprenant : en l’absence du télégraphe moderne, du téléphone, des câbles sous-marins et des chemins de fer à vapeur, les moyens de recevoir des nouvelles de loin étaient considérablement réduits. De plus, comme la population du pays était bien plus faible qu’aujourd’hui, les nouvelles les plus importantes pouvaient être rapportées en quelques colonnes seulement. Tout cela contribuait à maintenir les journaux dans de proportions modérées ; et bien qu’ils fussent nombreux, on peut affirmer qu’ils ne demandaient pas autant de temps aux lecteurs au point de détourner leur attention d’une littérature plus sérieuse. Les gens avaient donc beaucoup de loisirs pour lire attentivement les magazines, qui, en donnant dans de nombreux cas un résumé des actualités, diminuaient la nécessité de consulter le journal. Pour les annonces publicitaires et les annonces commerciales, les gazettes et les annonceurs constituaient la principale source, mais pour obtenir des informations générales et de la littérature actuelle, les gens n’avaient pas besoin de consacrer autant d’attention au journal. D’après ce que l’on sait, le magazine à cette époque ancienne était considéré avec plus de sérieux qu’aujourd’hui. Ce n’était pas un moyen de tuer le temps – quelque chose à jeter un coup d’œil rapide avant de l’abandonner. Au contraire, les rédacteurs s’efforçaient de proposer la meilleure littérature à leur disposition, qu’elle fût originale ou réimprimée, et cherchaient à améliorer le goût du public en sélectionnant des sujets susceptibles d’être appréciés par un public cultivé. « Une différence frappante entre les anciens magazines et ceux d’aujourd’hui est… »
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Absence notable, dans les journaux d’il y a un siècle, de ce que l’on appelle communément la « littérature légère ».»[17]
Tyler mentionne les mêmes conditions : « Notre journalisme colonial est rapidement devenu, en lui-même, une force littéraire vraiment importante. Il ne pouvait rester indéfiniment un simple diffuseur de potins publics ou un support pour afficher des publicités. L’instinct du débat critique et courageux était fort, même chez ces éditeurs modestes, et il continuait de lutter pour trouver une expression. De plus, chaque éditeur était entouré d’un cercle d’amis, dotés d’esprits actifs et d’une propension à s’exprimer ; ceux-ci constituaient en quelque sorte un personnel non rémunéré de contributeurs éditoriaux qui, sous diverses formes — lettres, essais, anecdotes, épigrammes, poèmes, satires — contribuaient à donner de la vivacité et même une valeur littéraire au journal.»[18]
Compte tenu de ces faits, on constate que les magazines de cette période jouaient un rôle plus important dans le développement culturel du peuple qu’ils n’en jouent aujourd’hui. Ils n’étaient pas aussi nombreux, ni autant d’exemplaires de chaque numéro n’étaient publiés alors qu’aujourd’hui, mais la population était également bien plus petite, et par conséquent un nombre moindre de périodiques suffisait, bien qu’ils aient pu être relativement aussi nombreux. Une chose semble certaine : en l’absence de tant d’autres supports de lecture, le magazine pénétrait dans les foyers et était lu avec soin par les différents membres de la famille. Il suffit de se référer à l’attention portée aux almanachs durant une période légèrement antérieure, et ceux-ci ne cherchaient pas à présenter autant de littérature de divertissement que les magazines. L’importance de ces périodiques littéraires dans le développement de la pensée et de la culture américaines est souvent négligée, mais elle devrait certainement être reconnue dans l’histoire de la littérature en Amérique.
Tout cela est très pertinent pour le sujet. L’importance des traductions et des poèmes, ici réimprimés, pour présenter ce qui est allemand au public américain dépend naturellement de l’importance du canal par lequel ils ont été introduits. D’après ce qui vient d’être dit, il est évident que le magazine avait non seulement à l’époque une portée plus large et plus libre qu’aujourd’hui, mais qu’il tentait également de maintenir le plus haut niveau littéraire et universitaire possible pour l’époque. Ce qui était accepté dans ses pages avait donc un poids et une influence considérables, et devenait immédiatement connu dans toute la zone où le magazine était distribué. C’est pour cette raison que l’apparition de tant de
Tyler mentionne les mêmes conditions : « Notre journalisme colonial est rapidement devenu, en lui-même, une force littéraire vraiment importante. Il ne pouvait rester indéfiniment un simple diffuseur de potins publics ou un support pour afficher des publicités. L’instinct du débat critique et courageux était fort, même chez ces éditeurs modestes, et il continuait de lutter pour trouver une expression. De plus, chaque éditeur était entouré d’un cercle d’amis, dotés d’esprits actifs et d’une propension à s’exprimer ; ceux-ci constituaient en quelque sorte un personnel non rémunéré de contributeurs éditoriaux qui, sous diverses formes — lettres, essais, anecdotes, épigrammes, poèmes, satires — contribuaient à donner de la vivacité et même une valeur littéraire au journal.»[18]
Compte tenu de ces faits, on constate que les magazines de cette période jouaient un rôle plus important dans le développement culturel du peuple qu’ils n’en jouent aujourd’hui. Ils n’étaient pas aussi nombreux, ni autant d’exemplaires de chaque numéro n’étaient publiés alors qu’aujourd’hui, mais la population était également bien plus petite, et par conséquent un nombre moindre de périodiques suffisait, bien qu’ils aient pu être relativement aussi nombreux. Une chose semble certaine : en l’absence de tant d’autres supports de lecture, le magazine pénétrait dans les foyers et était lu avec soin par les différents membres de la famille. Il suffit de se référer à l’attention portée aux almanachs durant une période légèrement antérieure, et ceux-ci ne cherchaient pas à présenter autant de littérature de divertissement que les magazines. L’importance de ces périodiques littéraires dans le développement de la pensée et de la culture américaines est souvent négligée, mais elle devrait certainement être reconnue dans l’histoire de la littérature en Amérique.
Tout cela est très pertinent pour le sujet. L’importance des traductions et des poèmes, ici réimprimés, pour présenter ce qui est allemand au public américain dépend naturellement de l’importance du canal par lequel ils ont été introduits. D’après ce qui vient d’être dit, il est évident que le magazine avait non seulement à l’époque une portée plus large et plus libre qu’aujourd’hui, mais qu’il tentait également de maintenir le plus haut niveau littéraire et universitaire possible pour l’époque. Ce qui était accepté dans ses pages avait donc un poids et une influence considérables, et devenait immédiatement connu dans toute la zone où le magazine était distribué. C’est pour cette raison que l’apparition de tant de
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Les poèmes et les articles en prose relatifs aux pays allemands deviennent ainsi très importants, et l’intérêt suscité ici augmenta de beaucoup au cours des décennies qui suivirent immédiatement. La publication de traductions de poésie allemande dans les magazines américains indique une double activité. D’une part, elle montre un intérêt et un enthousiasme actifs de la part de quelques individus qui lisaient et appréciaient la littérature allemande et qui avaient non seulement la capacité de comprendre cette poésie étrangère, mais aussi de la traduire pour leurs compatriotes. Il est impossible de dire combien étaient ceux qui pouvaient lire l’original, mais ces traducteurs n’étaient certainement qu’une petite partie des Américains qui comprenaient l’allemand. D’autre part, l’apparition de poèmes allemands dans les magazines indique une connaissance croissante de la littérature allemande de la part du grand public. Du fait que le nombre de traductions augmentait d’année en année, on peut en déduire qu’elles trouvaient grâce aux yeux des lecteurs. Même si la diffusion de chaque magazine était faible, l’effet combiné de tant d’autres devait être considérable.
À première vue, il semble qu’un nombre relativement faible de poèmes ait été rassemblé par rapport à l’étendue abordée.[19] Il existe cependant une limite qui ne doit pas être négligée. Seule une petite partie de chaque magazine était consacrée à la poésie, et, après les œuvres originales et les rééditions de vers anglais (qui recevaient naturellement la priorité), l’allemand ne pouvait espérer sa part qu’aux côtés des autres littératures étrangères. Il est remarquable de voir combien de littératures étrangères sont représentées dans les sections de ces magazines consacrées à la poésie. On y trouve des traductions du latin, du français, de l’allemand, du néerlandais, du danois, du norvégien, du nordique (islandais), de l’italien, de l’espagnol, du portugais, de l’irlandais, du gallois, du grec, du lapon, du persan et du turc. Dans toute cette masse de traductions, l’allemand occupe peut-être la troisième place en termes de quantité ; il n’est dépassé que par le latin et le français.[20] Cela n’est vrai cependant que pour la période jusqu’à la fin de 1810. La situation au cours des trois décennies suivantes est très différente, mais elle sera abordée plus tard.
Il y a une autre raison pour laquelle ces magazines ne contenaient pas davantage de traductions de l’allemand. La période considérée coïncide très étroitement avec l’époque classique de la littérature allemande, et beaucoup des
À première vue, il semble qu’un nombre relativement faible de poèmes ait été rassemblé par rapport à l’étendue abordée.[19] Il existe cependant une limite qui ne doit pas être négligée. Seule une petite partie de chaque magazine était consacrée à la poésie, et, après les œuvres originales et les rééditions de vers anglais (qui recevaient naturellement la priorité), l’allemand ne pouvait espérer sa part qu’aux côtés des autres littératures étrangères. Il est remarquable de voir combien de littératures étrangères sont représentées dans les sections de ces magazines consacrées à la poésie. On y trouve des traductions du latin, du français, de l’allemand, du néerlandais, du danois, du norvégien, du nordique (islandais), de l’italien, de l’espagnol, du portugais, de l’irlandais, du gallois, du grec, du lapon, du persan et du turc. Dans toute cette masse de traductions, l’allemand occupe peut-être la troisième place en termes de quantité ; il n’est dépassé que par le latin et le français.[20] Cela n’est vrai cependant que pour la période jusqu’à la fin de 1810. La situation au cours des trois décennies suivantes est très différente, mais elle sera abordée plus tard.
Il y a une autre raison pour laquelle ces magazines ne contenaient pas davantage de traductions de l’allemand. La période considérée coïncide très étroitement avec l’époque classique de la littérature allemande, et beaucoup des
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Les chefs-d’œuvre ne furent publiés qu’à la fin de cette période. Hermann und Dorothea parut en 1797 et Wallenstein trois ans plus tard, tandis que Wilhelm Tell ne fut achevé qu’en 1804 ; le Faust complet (première et deuxième parties) ne fut publié que vingt-trois ans après la fin de cette période. Les dates de la plupart des œuvres de la littérature classique allemande rendaient impossible leur traduction avant que deux tiers de cette période ne soient écoulés. Aussi précieuses soient-elles, il n’est pas surprenant que ces œuvres n’aient pas été connues immédiatement de ce côté de l’Atlantique. Pour les Allemands d’ici, les originaux suffisaient, et il fallut naturellement du temps pour que la partie anglophone de la population comprenne la valeur de ces livres et exige des traductions. Ce sont donc ces raisons qui empêchèrent l’influence allemande dans les revues de prendre une plus grande ampleur.
La période traitée dans la présente étude s’étend de 1741 à 1810, inclus. L’année 1741 est choisie comme point de départ des périodiques américains de nature littéraire. Les publications antérieures examinées étaient presque entièrement consacrées aux nouvelles, ou bien il s’agissait d’almanachs ne contenant aucun contenu littéraire, comme le New England Kalendar, I, 1706, Boston, ou le New Weekly Journal, 1728, Boston. Ceux-ci ont été exclus de la liste. C’est donc seulement en 1741 que notre période commence réellement. Les deux revues qui devaient être les pionnières de cette vaste catégorie de littérature américaine avaient été annoncées l’année précédente. Le Phila. Weekly Mercury (30 octobre 1740) présentait le projet d’une revue à être éditée par John Webbe et imprimée par Andrew Bradford ; tandis que dans le Pennsylvania Gazette (13 novembre 1740), Franklin annonçait The General Magazine and Historical Chronicle pour toutes les plantations britanniques en Amérique. Une vive controverse éclata bientôt : Franklin affirmait que Webbe avait volé ses plans, tandis que Webbe accusait Franklin d’utiliser sa fonction de posteier pour exclure le Mercury du courrier. Les deux revues furent publiées en janvier 1741 ; le journal de Webbe, The American Magazine; or a Monthly View of the Political State of the British Colonies, parut pendant trois mois, et celui de Franklin pendant six mois.[21] C’est donc avec celles-ci que commence l’enquête sur le sujet traité. Comme cela a été indiqué, l’étude s’est étendue jusqu’à la fin de l’année 1840. Après cette date, la littérature allemande s’imposa comme un facteur bien connu dans notre développement intellectuel, comme en témoignent les nombreux livres de traductions et d’imitations, et les revues furent dès lors moins importantes à cet égard. La période
La période traitée dans la présente étude s’étend de 1741 à 1810, inclus. L’année 1741 est choisie comme point de départ des périodiques américains de nature littéraire. Les publications antérieures examinées étaient presque entièrement consacrées aux nouvelles, ou bien il s’agissait d’almanachs ne contenant aucun contenu littéraire, comme le New England Kalendar, I, 1706, Boston, ou le New Weekly Journal, 1728, Boston. Ceux-ci ont été exclus de la liste. C’est donc seulement en 1741 que notre période commence réellement. Les deux revues qui devaient être les pionnières de cette vaste catégorie de littérature américaine avaient été annoncées l’année précédente. Le Phila. Weekly Mercury (30 octobre 1740) présentait le projet d’une revue à être éditée par John Webbe et imprimée par Andrew Bradford ; tandis que dans le Pennsylvania Gazette (13 novembre 1740), Franklin annonçait The General Magazine and Historical Chronicle pour toutes les plantations britanniques en Amérique. Une vive controverse éclata bientôt : Franklin affirmait que Webbe avait volé ses plans, tandis que Webbe accusait Franklin d’utiliser sa fonction de posteier pour exclure le Mercury du courrier. Les deux revues furent publiées en janvier 1741 ; le journal de Webbe, The American Magazine; or a Monthly View of the Political State of the British Colonies, parut pendant trois mois, et celui de Franklin pendant six mois.[21] C’est donc avec celles-ci que commence l’enquête sur le sujet traité. Comme cela a été indiqué, l’étude s’est étendue jusqu’à la fin de l’année 1840. Après cette date, la littérature allemande s’imposa comme un facteur bien connu dans notre développement intellectuel, comme en témoignent les nombreux livres de traductions et d’imitations, et les revues furent dès lors moins importantes à cet égard. La période
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La période considérée ici s’étend uniquement jusqu’à la fin de 1810. Ces années ont vu le début du mouvement ainsi que la première phase d’activité considérable dans ce domaine. Au cours des années qui ont suivi immédiatement 1810, on a constaté un déclin de l’influence littéraire allemande dans les magazines américains.[22] Pour évaluer de manière définitive l’ampleur de l’activité littéraire en Amérique en ce qui concerne les œuvres allemandes, telle qu’elle ressort de ces traductions et poèmes, il faudrait disposer de nombreuses informations sur les traducteurs. Si le traducteur vivait en Angleterre et que son travail était simplement réimprimé dans un magazine américain, l’activité littéraire relève davantage de l’Angleterre que de ce pays ; mais le fait que le poème soit réimprimé montre un désir de faire connaître aux lecteurs locaux de la poésie étrangère, la seule différence étant que l’influence passe par l’Angleterre et non directement depuis l’Allemagne. Lorsque les œuvres publiées sont l’œuvre d’un Américain, elles témoignent non seulement de la capacité de l’auteur à apprécier la littérature allemande, mais aussi d’un intérêt actif à la reproduire pour le public américain ; la traduction est alors entièrement un produit américain. Quant aux Anglais qui effectuent ce type de travail, il serait utile de savoir s’ils ne sont que des voyageurs ou des résidents temporaires, ou s’ils ont séjourné ici suffisamment longtemps pour être considérés comme faisant partie intégrante de notre civilisation. Aussi utile que soit cette information, elle est, dans la plupart des cas, impossible à obtenir. La plupart des traductions paraissaient sans aucune indication concernant l’auteur. Une des raisons possibles à cela était la tendance des premiers magazines à copier et à plagier. On a trouvé de nombreux poèmes qui avaient déjà été publiés dans d’autres périodiques (américains ou anglais), mais dont la source n’était pas mentionnée. Même le nom de l’auteur était omis. Dans un cas, un éditeur a inséré un poème qui avait paru dans le même magazine un ou deux ans auparavant, et pourtant les lecteurs devaient le recevoir comme quelque chose de nouveau.[23] Le seul moyen possible d’identification dans de tels cas est par comparaison avec des recueils de traductions publiés. Plusieurs traductions ont ainsi pu être attribuées à Sir Walter Scott, M. G. Lewis, William Taylor de Norwich et d’autres. Beaucoup sont des réimpressions tirées de magazines anglais, au sujet desquels il est actuellement impossible de fournir des informations plus précises. Ce sujet n’a pas été étudié en ce qui concerne les périodiques anglais, et comme leur nombre est bien supérieur à celui des magazines américains, il faudrait une étude distincte pour établir une liste des traductions de l’allemand publiées dans ceux-ci. Il est donc impraticable d’exclure des discussions actuelles les traductions
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et des poèmes d’auteurs anglais, car ce n’est que lorsque le nom de l’auteur est mentionné, ou qu’une note indique que la traduction a été faite pour telle ou telle revue, que nous pouvons être certains qu’il s’agissait d’un produit américain ou non. Le fait important est que cette traduction a paru en Amérique et a contribué à faire connaître aux lecteurs américains certains exemples de la littérature allemande.
Dans la sélection du matériel, certaines limites ont été nécessaires. Dans la liste des traductions en prose et des articles traitant des pays allemands, tout ce qui se rapporte directement ou indirectement à l’Allemagne a été mentionné. Cela est important pour donner une estimation complète de l’intérêt manifesté, car on souhaitait en savoir davantage sur les œuvres en prose allemandes, la biographie et l’histoire allemandes ainsi que la poésie allemande. Cependant, de la liste des traductions reproduites ici, toutes les traductions de pièces de théâtre ont été exclues, à l’exception de certaines sélections, telles que des chansons ou de courtes scènes ayant un caractère lyrique. Dans la plupart des extraits de pièces de théâtre reproduits, les passages sont trop longs pour être réédités ou leur caractère est entièrement dramatique et non lyrique. Le sujet de cette étude est donc spécifiquement — la poésie lyrique allemande parue en anglais dans les revues américaines.
Le terme « poésie » est ici utilisé dans un sens large et inclut plus que simplement les traductions de vers allemands. Certaines traductions ont été trouvées dont les originaux, bien que de forme prosaïque, sont poétiques dans leur contenu. Cela a été rapidement reconnu par les traducteurs, qui ont par conséquent donné des versions métriques. Par exemple, nous avons la Lettre LXI des Souffrances de Werter en vers ; quatre idylles en prose de Gessner ont été traduites en vers, et à une période ultérieure, la fable en prose de Krummacher, La Rose moussue, apparaît cinq fois en vers (1819, 1822, 1823, 1829, 1831) et deux fois en prose (1827, 1833). De même, des traductions en prose de vers allemands ont été incluses, par exemple, deux fables de Gellert (1796), Morning, de Haller (1793), et la chanson suisse, Ranz des Vaches (1805).[24] D’un autre côté, les traductions en prose des idylles en prose de Gessner ne sont indiquées que par leur titre. Un autre poème d’une catégorie différente doit être mentionné. Dans les volumes examinés, un seul poème allemand écrit en Amérique a été trouvé. Il s’agissait de Hoffnung de « Adelio », et une note indiquait qu’il avait été écrit « Pour le Philadelphia Repository » (18 février 1804, Phila.). À la fin figuraient ces mots : « Une œuvre poétique »
Dans la sélection du matériel, certaines limites ont été nécessaires. Dans la liste des traductions en prose et des articles traitant des pays allemands, tout ce qui se rapporte directement ou indirectement à l’Allemagne a été mentionné. Cela est important pour donner une estimation complète de l’intérêt manifesté, car on souhaitait en savoir davantage sur les œuvres en prose allemandes, la biographie et l’histoire allemandes ainsi que la poésie allemande. Cependant, de la liste des traductions reproduites ici, toutes les traductions de pièces de théâtre ont été exclues, à l’exception de certaines sélections, telles que des chansons ou de courtes scènes ayant un caractère lyrique. Dans la plupart des extraits de pièces de théâtre reproduits, les passages sont trop longs pour être réédités ou leur caractère est entièrement dramatique et non lyrique. Le sujet de cette étude est donc spécifiquement — la poésie lyrique allemande parue en anglais dans les revues américaines.
Le terme « poésie » est ici utilisé dans un sens large et inclut plus que simplement les traductions de vers allemands. Certaines traductions ont été trouvées dont les originaux, bien que de forme prosaïque, sont poétiques dans leur contenu. Cela a été rapidement reconnu par les traducteurs, qui ont par conséquent donné des versions métriques. Par exemple, nous avons la Lettre LXI des Souffrances de Werter en vers ; quatre idylles en prose de Gessner ont été traduites en vers, et à une période ultérieure, la fable en prose de Krummacher, La Rose moussue, apparaît cinq fois en vers (1819, 1822, 1823, 1829, 1831) et deux fois en prose (1827, 1833). De même, des traductions en prose de vers allemands ont été incluses, par exemple, deux fables de Gellert (1796), Morning, de Haller (1793), et la chanson suisse, Ranz des Vaches (1805).[24] D’un autre côté, les traductions en prose des idylles en prose de Gessner ne sont indiquées que par leur titre. Un autre poème d’une catégorie différente doit être mentionné. Dans les volumes examinés, un seul poème allemand écrit en Amérique a été trouvé. Il s’agissait de Hoffnung de « Adelio », et une note indiquait qu’il avait été écrit « Pour le Philadelphia Repository » (18 février 1804, Phila.). À la fin figuraient ces mots : « Une œuvre poétique »
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Une traduction est demandée. Le numéro suivant (25 février) contenait une traduction. Un autre groupe de poèmes qui méritent une certaine attention comprend ceux traduits du français. Ils se divisent en deux catégories. D’une part, il y a des poèmes écrits en français par des Allemands ou des Suisses, tels que les poèmes de Frédéric le Grand, ainsi que le Ranz des Vaches. Pour ce dernier, les vers en français sont donnés à deux reprises accompagnés de la traduction[25], afin de savoir avec certitude quel était l’original. Dans d’autres cas, aucune mention n’est faite de la source. Étant donné qu’une partie de la population suisse a toujours été allemande, une version allemande de cette chanson existait très probablement. Il est donc difficile de dire si c’est cette version ou la version française qui a été utilisée par le traducteur. Le titre est en français, mais cela pourrait avoir été conservé pour les strophes en allemand. La deuxième catégorie de traductions du français comprend celles issues d’auteurs qui écrivaient généralement en allemand ; ainsi, Navigation, « D’après le français de Gessner » (1803), et L’Usurier, « D’après le français de Gellert » (Port Folio, XVI-245, 1823). Ces œuvres ont pu être tirées de traductions françaises de l’allemand[26], ou bien le mot « français » pourrait être une erreur[27]. Ce deuxième groupe a été classé parmi les traductions de poésie allemande (Partie II) ; tandis que le premier groupe, issu du français, appartient à la Partie III. Aucune tentative n’est faite ici pour discuter de l’évaluation critique que les Américains de cette période portaient sur la littérature allemande. Cela nécessiterait une analyse de tous les articles en prose, alors que la présente étude a été entièrement consacrée à la poésie. On espère que des informations de ce type pourront être obtenues à partir de la liste donnée dans la Partie IV. En plus des différents paragraphes consacrés aux lettrés allemands, les poèmes individuels sont souvent précédés d’une note introductive louant l’original de la traduction. Dès le XVIIIe siècle, on considérait déjà l’utilité des langues modernes par rapport aux classiques. Par exemple, l’American Museum a publié un Discours sur les langues savantes, de l’honorable Francis Hopkinson, qui se termine par l’observation selon laquelle « les langues les plus utilisées sont, en vérité, les plus utiles à connaître »[28].
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D’un autre côté, il y avait des écrivains peu sympathiques qui se moquaient des Allemands et de leur littérature. Le Monthly Magazine publia une lettre intitulée « L’industrie littéraire des Allemands », dans laquelle leur erudition pédante était critiquée pour ses orientations stériles.[29] Cette attaque s’exprimait également sous forme de parodies, dont on a retrouvé les suivantes : Le Roi loup, une satire de Le Roi de l’eau, Le Roi du feu, etc. (1802) ; Le Roi peintre, une burle de Le Roi des nuages, Le Roi du feu et d’autres (1809, 1833) ; Contre Faustus (1804) ; Le Fantôme qui couine, « une histoire imitée de l’allemand, selon les principes véritables et authentiques du genre horrifique » (1808, 1809, 1810) ; Parodie du Comte Walter de Bürger (1807) ; Ode au drame allemand, « parodie de l’Ode à l’adversité de Gray » (1806) ; et Burle du style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes (1799, 1801). Dans certains cas, ces parodies ne traduisent pas une hostilité réelle, mais simplement une tentative de l’auteur de montrer son esprit. Il convient de noter que plusieurs poèmes publiés dans ces revues peuvent être regroupés, ce qui indique un intérêt particulier pour certains sujets. Chacun de ces groupes forme, pour ainsi dire, un cycle, bien que les poèmes individuels aient généralement été écrits par différentes personnes. L’un de ces groupes témoigne de la popularité de Frédéric le Grand, même avant la Révolution américaine. Les traductions de ses poèmes sont : La Fin de la guerre (1758, 1795, 1798) ; L’Ode du roi de Prusse imitée en vers (1758) ; Une traduction littérale de l’Ode du roi de Prusse (1758) ; Traduction d’une épître du roi de Prusse à Monsieur Voltaire (1759) ; Ode à la mort (1786, 1806) ; Prière de Frédéric II en faveur des poètes (1805) ; et Un chant (1811). Les poèmes originaux sur Frédéric sont : Hiver, poème faisant référence aux « nobles exploits du grand Frédéric » (1758) ; Sur la victoire complète... (1758) ; Ode sur la récente victoire remportée par le roi de Prusse (1758) ; Sur la glorieuse victoire... (1758) ; Le Troisième Psaume paraphrasé, « faisant allusion à Sa Majesté prussienne » (1758) ; Sur la lecture dans les journaux publics... (1758) ; La Comète royale, faisant référence au « grand Frédéric de Prusse » (1758) ; et Lettre de Monsieur Voltaire à Sa Majesté prussienne, traduite (1758). Un autre groupe traite des rois des éléments naturels, si courants dans la littérature allemande : Le Roi des saules (1798, juillet 1833, septembre 1833, 1835, 1836, 1838, 1839) ; La Fille du Roi des saules (1798) ; Le Roi de l’eau, une ballade danoise (1798) ; Le Roi loup, parodie de Le Roi de l’eau, Le Roi du feu, etc. (1802) ; Hrim Thor, ou le Roi de l’hiver (1802) ; Grim, roi des fantômes.
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(1802) et Le Roi peintre, une parodie de Le Roi des nuages, Le Roi du feu, etc. (1809, 1810, 1833). Cet intérêt pour l’élément étrange explique la popularité de Lenore de Bürger, qui paraît en traduction en 1798, 1801, 1804, 1823, 1836, 1839, 1840.
La Suisse est décrite dans divers poèmes qui traitent de toutes les facettes de la vie et du paysage. Le plus célèbre d’entre eux est le chant suisse, traduit sous différents titres : Ranz des Vaches, Le Chant du cow-boy et Le Chant des Suisses en terre étrangère (1805, 15 octobre, 29 octobre, 1er novembre, 8 novembre, 17 décembre 1808, juin, 3 juin 1809, deux fois en 1833 et une fois en 1835).
En plus des traductions, il existe quatre imitations du même poème : Le Chant des exilés suisses (1835), Le Retour du Suisse [d’Amérique] (1836), Le Chant du Suisse pour sa patrie (1837, 1838) et Le Rêve de retour au pays du migrant suisse (1840).[30]
Le dernier groupe de poèmes à mentionner concerne le roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther. Ce livre était manifestement populaire en Amérique, bien qu’il n’ait pas provoqué le délire et le sentimentalisme généralisés qui régnaient en Allemagne. Durant notre période, le livre a été publié ici six fois en traduction, et une imitation anglaise, Les Lettres de Charlotte durant sa relation avec Werther, a connu trois réimpressions américaines.[31] Tous ces textes, ainsi que les traductions importées d’Angleterre, ont certainement contribué à faire connaître Werther dans ce pays. Il n’est donc pas surprenant de trouver dans les revues huit poèmes sur ce thème : Narcisse, contenant une référence à Werther dans le troisième strophe (1787), Le Soliloque de Charlotte – aux âmes de Werther (1787), La Mort de Werther (1787), L’Épitaphe de Werther (1787, 1791, 1805), À la lecture des Souffrances de Werther (1790), La LXIe lettre des Souffrances de Werther, en vers (1791), L’Adieu de Werther à Charlotte (1798) et Charlotte au tombeau de Werther (1809).
Les premières revues américaines ont donc joué un rôle essentiel dans la diffusion de la littérature allemande, et en particulier de la poésie allemande, en Amérique. Elles pouvaient publier des traductions de poèmes isolés d’un auteur bien avant qu’il y ait une demande pour eux sous forme de livre. Gessner, Bürger, Gellert, Lessing et d’autres ont déjà été mentionnés à ce sujet. Il est intéressant de noter quels poètes ont été présentés au public américain grâce aux revues. Gessner et Bürger étaient les plus populaires : le premier apparaissant vingt-cinq fois et le second dix fois avant 1811.
La Suisse est décrite dans divers poèmes qui traitent de toutes les facettes de la vie et du paysage. Le plus célèbre d’entre eux est le chant suisse, traduit sous différents titres : Ranz des Vaches, Le Chant du cow-boy et Le Chant des Suisses en terre étrangère (1805, 15 octobre, 29 octobre, 1er novembre, 8 novembre, 17 décembre 1808, juin, 3 juin 1809, deux fois en 1833 et une fois en 1835).
En plus des traductions, il existe quatre imitations du même poème : Le Chant des exilés suisses (1835), Le Retour du Suisse [d’Amérique] (1836), Le Chant du Suisse pour sa patrie (1837, 1838) et Le Rêve de retour au pays du migrant suisse (1840).[30]
Le dernier groupe de poèmes à mentionner concerne le roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther. Ce livre était manifestement populaire en Amérique, bien qu’il n’ait pas provoqué le délire et le sentimentalisme généralisés qui régnaient en Allemagne. Durant notre période, le livre a été publié ici six fois en traduction, et une imitation anglaise, Les Lettres de Charlotte durant sa relation avec Werther, a connu trois réimpressions américaines.[31] Tous ces textes, ainsi que les traductions importées d’Angleterre, ont certainement contribué à faire connaître Werther dans ce pays. Il n’est donc pas surprenant de trouver dans les revues huit poèmes sur ce thème : Narcisse, contenant une référence à Werther dans le troisième strophe (1787), Le Soliloque de Charlotte – aux âmes de Werther (1787), La Mort de Werther (1787), L’Épitaphe de Werther (1787, 1791, 1805), À la lecture des Souffrances de Werther (1790), La LXIe lettre des Souffrances de Werther, en vers (1791), L’Adieu de Werther à Charlotte (1798) et Charlotte au tombeau de Werther (1809).
Les premières revues américaines ont donc joué un rôle essentiel dans la diffusion de la littérature allemande, et en particulier de la poésie allemande, en Amérique. Elles pouvaient publier des traductions de poèmes isolés d’un auteur bien avant qu’il y ait une demande pour eux sous forme de livre. Gessner, Bürger, Gellert, Lessing et d’autres ont déjà été mentionnés à ce sujet. Il est intéressant de noter quels poètes ont été présentés au public américain grâce aux revues. Gessner et Bürger étaient les plus populaires : le premier apparaissant vingt-cinq fois et le second dix fois avant 1811.
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Gessner fut peut-être le poète allemand le plus connu en Amérique. Durant cette période, son *Mort d’Abel* connut pas moins de seize éditions américaines et quatre imitations, tandis que des traductions de ses *Idylles* parurent sous forme de livre deux fois en 1802 et une fois en 1807.[32] Bürger, quant à lui, n’était connu que grâce à ces poèmes publiés dans les magazines, ou peut-être à travers des livres importés. Aucun recueil de traductions de ses poèmes ne date de cette période de l’édition américaine.
Après eux, Gellert, Lessing et Haller jouirent d’une certaine reconnaissance, tant par le biais de traductions que de critiques. Goethe, comme cela a été montré, était connu comme l’auteur de *Werter*. Quant à ses œuvres lyriques, seules deux parurent : *Le Roi des aulnes* (1798) et *Frédéric et Alice*, « plutôt imitées que traduites à partir d’un fragment introduit dans la *Claudine von Villa Bella* de Goethe » (1807). D’autres poètes, tels que Jacobi, Klopstock, Matthisson, Kotzebue, Patzke ou Bürde, trouvèrent de temps à autre un admirateur, mais on ne fit pas suffisamment pour présenter clairement leurs caractéristiques au public. En outre, il existait de nombreuses parodies et poèmes originaux, qui contribuèrent à souligner l’importance des choses allemandes. Cette influence fut d’ailleurs renforcée par les traductions d’œuvres en prose ainsi que par des articles sur la littérature, l’histoire et la biographie allemandes, dispersés dans les pages de ces périodiques. Les magazines américains accomplirent beaucoup pour la culture allemande dans ce pays. Le mouvement qui en résulta grandit jusqu’à prendre une importance généralisée quelques décennies plus tard, mais la période allant jusqu’à la fin de 1810 est intéressante car elle marque le début. Ce fut la première ère de ce type d’activité littéraire en Amérique.
NOTES DE BAS DE PAGE :
[1] John L. Haney, *German Literature in England before 1790*, dans *Americana Germanica*, IV, n° 2.
Voir également la monographie du Dr Haney, *The German Influence on Samuel Taylor Coleridge*, Philadelphie, 1902.
Georg Herzfeld, *William Taylor von Norwich*, Halle a. S., 1897.
[2] *The Works of William E. Channing*, Boston, 1849. Geo. D. Channing, vol. I-277.
Voir également la remarque de Francis Hopkinson, p. 194.
Après eux, Gellert, Lessing et Haller jouirent d’une certaine reconnaissance, tant par le biais de traductions que de critiques. Goethe, comme cela a été montré, était connu comme l’auteur de *Werter*. Quant à ses œuvres lyriques, seules deux parurent : *Le Roi des aulnes* (1798) et *Frédéric et Alice*, « plutôt imitées que traduites à partir d’un fragment introduit dans la *Claudine von Villa Bella* de Goethe » (1807). D’autres poètes, tels que Jacobi, Klopstock, Matthisson, Kotzebue, Patzke ou Bürde, trouvèrent de temps à autre un admirateur, mais on ne fit pas suffisamment pour présenter clairement leurs caractéristiques au public. En outre, il existait de nombreuses parodies et poèmes originaux, qui contribuèrent à souligner l’importance des choses allemandes. Cette influence fut d’ailleurs renforcée par les traductions d’œuvres en prose ainsi que par des articles sur la littérature, l’histoire et la biographie allemandes, dispersés dans les pages de ces périodiques. Les magazines américains accomplirent beaucoup pour la culture allemande dans ce pays. Le mouvement qui en résulta grandit jusqu’à prendre une importance généralisée quelques décennies plus tard, mais la période allant jusqu’à la fin de 1810 est intéressante car elle marque le début. Ce fut la première ère de ce type d’activité littéraire en Amérique.
NOTES DE BAS DE PAGE :
[1] John L. Haney, *German Literature in England before 1790*, dans *Americana Germanica*, IV, n° 2.
Voir également la monographie du Dr Haney, *The German Influence on Samuel Taylor Coleridge*, Philadelphie, 1902.
Georg Herzfeld, *William Taylor von Norwich*, Halle a. S., 1897.
[2] *The Works of William E. Channing*, Boston, 1849. Geo. D. Channing, vol. I-277.
Voir également la remarque de Francis Hopkinson, p. 194.
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[3] Dès 1754, William Creamer (ou Cramer) fut nommé professeur des langues française et allemande à l’Université de Pennsylvanie, poste qu’il occupa pendant vingt-et-un ans. En 1780, un poste de professeur de philologie allemande fut créé dans la même institution. J. C. Kunze, le premier à être nommé, donnait des cours en allemand sur le latin et le grec. Après 1784, son successeur, J. H. C. Helmuth, poursuivit la même politique.
Voir M. D. Learned, Discours à l’ouverture de la bibliothèque Bechstein, Université de Pennsylvanie, 21 mars 1896.
[4] La visite de Benjamin Franklin à l’Université de Göttingen est décrite dans les Göttingische Anzeigen du 13 septembre 1766, qui indiquent que la séance de la Royal Society of Sciences tenue le 19 juillet de l’année précédente avait été plus impressionnante que d’habitude. « Les deux célèbres universitaires anglais, le médecin royal, M. Pringle, et M. Benjamin Franklin, de Pennsylvanie, qui se trouvaient par hasard à Göttingen lors d’un voyage en Allemagne, prirent place en tant que membres de la société. »
Voir le récit du Dr E. J. James (The Nation, 18 avril 1895, p. 296), reproduit dans l’article de B. A. Hinsdale, Foreign Influence upon Education in the United States, publié dans le Report of the Commissioner of Education, 1897-98, vol. I, p. 604-607.
Voir également L. Viereck, German Instruction in American Schools, ibid., 1900-1901, vol. I, p. 543.
[5] Adams écrivit également un récit de son voyage en Silésie en juillet 1800. Il s’agissait de vingt-neuf lettres adressées à son frère, écrites au cours du voyage, ainsi que de treize autres ajoutées après son retour à Berlin. Bien qu’il s’agisse de communications privées, l’éditeur du Port Folio les fit figurer dans son magazine et les publia anonymement, sans supprimer les références personnelles, comme l’auteur l’aurait fait s’il avait su qu’elles seraient publiées.
« Il n’est pas certain que ces passages aient jamais attiré l’attention des personnes concernées. Tant qu’ils restèrent confinés aux colonnes d’une publication américaine de l’époque, les probabilités penchaient en faveur d’un refus de publication. Mais ce ne fut pas le cas. De plus, à l’insu et sans le consentement de l’auteur, une personne inconnue de lui, mais parfaitement au courant des faits, emporta ce recueil du Portfolio à Londres et le fit imprimer là-bas, à son propre usage, sous forme de volume in-octavo, en 1804. À partir de cette copie, il fut traduit en allemand et publié à Breslau l’année suivante, avec des notes, par Frederick Albert Zimmerman ; et en 1807, une traduction en français, réalisée par J. Dupuy, fut publiée à Paris chez Dentu.
Ainsi, ces lettres, initialement destinées à rester une correspondance purement familiale, circulèrent librement dans une grande partie de l’Europe, sans le moindre intervention de la part de l’auteur, ni aucune possibilité pour lui de les corriger ou de les modifier, ce qu’il aurait certainement fait s’il avait eu le pouvoir de le faire. »
Memoirs of John Quincy Adams, édités par Charles Francis Adams, 12 volumes, Philadelphie, 1874, vol. I, p. 240-241.
Voir M. D. Learned, Discours à l’ouverture de la bibliothèque Bechstein, Université de Pennsylvanie, 21 mars 1896.
[4] La visite de Benjamin Franklin à l’Université de Göttingen est décrite dans les Göttingische Anzeigen du 13 septembre 1766, qui indiquent que la séance de la Royal Society of Sciences tenue le 19 juillet de l’année précédente avait été plus impressionnante que d’habitude. « Les deux célèbres universitaires anglais, le médecin royal, M. Pringle, et M. Benjamin Franklin, de Pennsylvanie, qui se trouvaient par hasard à Göttingen lors d’un voyage en Allemagne, prirent place en tant que membres de la société. »
Voir le récit du Dr E. J. James (The Nation, 18 avril 1895, p. 296), reproduit dans l’article de B. A. Hinsdale, Foreign Influence upon Education in the United States, publié dans le Report of the Commissioner of Education, 1897-98, vol. I, p. 604-607.
Voir également L. Viereck, German Instruction in American Schools, ibid., 1900-1901, vol. I, p. 543.
[5] Adams écrivit également un récit de son voyage en Silésie en juillet 1800. Il s’agissait de vingt-neuf lettres adressées à son frère, écrites au cours du voyage, ainsi que de treize autres ajoutées après son retour à Berlin. Bien qu’il s’agisse de communications privées, l’éditeur du Port Folio les fit figurer dans son magazine et les publia anonymement, sans supprimer les références personnelles, comme l’auteur l’aurait fait s’il avait su qu’elles seraient publiées.
« Il n’est pas certain que ces passages aient jamais attiré l’attention des personnes concernées. Tant qu’ils restèrent confinés aux colonnes d’une publication américaine de l’époque, les probabilités penchaient en faveur d’un refus de publication. Mais ce ne fut pas le cas. De plus, à l’insu et sans le consentement de l’auteur, une personne inconnue de lui, mais parfaitement au courant des faits, emporta ce recueil du Portfolio à Londres et le fit imprimer là-bas, à son propre usage, sous forme de volume in-octavo, en 1804. À partir de cette copie, il fut traduit en allemand et publié à Breslau l’année suivante, avec des notes, par Frederick Albert Zimmerman ; et en 1807, une traduction en français, réalisée par J. Dupuy, fut publiée à Paris chez Dentu.
Ainsi, ces lettres, initialement destinées à rester une correspondance purement familiale, circulèrent librement dans une grande partie de l’Europe, sans le moindre intervention de la part de l’auteur, ni aucune possibilité pour lui de les corriger ou de les modifier, ce qu’il aurait certainement fait s’il avait eu le pouvoir de le faire. »
Memoirs of John Quincy Adams, édités par Charles Francis Adams, 12 volumes, Philadelphie, 1874, vol. I, p. 240-241.
Page 32
La publication américaine a vu le jour dans le Port Folio, I-1, le 3 janvier 1801, Philadelphie. Pour une revue de l’édition anglaise, cf. The Monthly Review or Literary Journal, XLV-350, décembre 1804, Londres.
[6] « Il [A. H. Everett] avait probablement étudié l’allemand alors qu’il était en compagnie de John Quincy Adams à Saint-Pétersbourg, où l’influence allemande était forte et où l’étude de la langue et de la littérature pouvait se faire dans les conditions les plus favorables. Le United States Magazine and Democratic Review, New York, vol. X (N. S.), 1842 — p. 461, indique qu’il a étudié à Saint-Pétersbourg, entre autres choses, les langues modernes. »
Frederick H. Wilkens, Early Influence of German Literature in America, dans Americana Germanica, III, n° 2, p. 155.
[7] M. D. Learned, German as a Culture Element in American Education, Milwaukee, 1898.
[8] New Idyls, par S. Gessner. Philadelphie, 1802.
[9] Bürger, Leonora [Wm. Taylor — quelques variantes], vol. I-221.
Bürger, The Chase [Sir Walter Scott], vol. II-413.
——, The Water King [M. G. Lewis], vol. III-92.
Goethe, The Erl-King [M. G. Lewis], vol. III-93.
——, The Erl-King’s Daughter [M. G. Lewis], vol. III-94.
Ces trois derniers textes figuraient cependant également dans Ambrosio or the Monk de Lewis, Philadelphie, 1798.
[10] La liste de Wilkens. Deux extraits de Bürger et deux de Goethe figuraient dans les recueils de Lewis, mais aucune édition exclusivement consacrée à leurs poèmes n’a été publiée. Le Messie de Klopstock a été publié trois fois avant 1811, mais pas ses poèmes plus courts.
[11] Wilkens mentionne au passage une douzaine de revues, mais aucune tentative n’a été faite pour explorer ce domaine.
[12] L’Universal American Almanack, or Yearly Mag., 1764, Philadelphie, contient un poème intitulé Golden Verse of Pythagoras.
[13] Curiosities of Literature, 1793, Philadelphie.
Miscellanies, 1796, Burlington.
A Book, ouvrage périodique, 1807, New York.
The Thistle, 1807, Boston.
Charms of Literature, 1808, Trenton.
The Hive, 1810, Hartford.
[14] Albert H. Smyth, The Philadelphia Magazines and their Contributors, 1741-1850. Philadelphie, Robert M. Lindsay, 1892. Préface, p. 5.
[15] Une liste des bibliothèques consultées est donnée au début de la partie V.
[6] « Il [A. H. Everett] avait probablement étudié l’allemand alors qu’il était en compagnie de John Quincy Adams à Saint-Pétersbourg, où l’influence allemande était forte et où l’étude de la langue et de la littérature pouvait se faire dans les conditions les plus favorables. Le United States Magazine and Democratic Review, New York, vol. X (N. S.), 1842 — p. 461, indique qu’il a étudié à Saint-Pétersbourg, entre autres choses, les langues modernes. »
Frederick H. Wilkens, Early Influence of German Literature in America, dans Americana Germanica, III, n° 2, p. 155.
[7] M. D. Learned, German as a Culture Element in American Education, Milwaukee, 1898.
[8] New Idyls, par S. Gessner. Philadelphie, 1802.
[9] Bürger, Leonora [Wm. Taylor — quelques variantes], vol. I-221.
Bürger, The Chase [Sir Walter Scott], vol. II-413.
——, The Water King [M. G. Lewis], vol. III-92.
Goethe, The Erl-King [M. G. Lewis], vol. III-93.
——, The Erl-King’s Daughter [M. G. Lewis], vol. III-94.
Ces trois derniers textes figuraient cependant également dans Ambrosio or the Monk de Lewis, Philadelphie, 1798.
[10] La liste de Wilkens. Deux extraits de Bürger et deux de Goethe figuraient dans les recueils de Lewis, mais aucune édition exclusivement consacrée à leurs poèmes n’a été publiée. Le Messie de Klopstock a été publié trois fois avant 1811, mais pas ses poèmes plus courts.
[11] Wilkens mentionne au passage une douzaine de revues, mais aucune tentative n’a été faite pour explorer ce domaine.
[12] L’Universal American Almanack, or Yearly Mag., 1764, Philadelphie, contient un poème intitulé Golden Verse of Pythagoras.
[13] Curiosities of Literature, 1793, Philadelphie.
Miscellanies, 1796, Burlington.
A Book, ouvrage périodique, 1807, New York.
The Thistle, 1807, Boston.
Charms of Literature, 1808, Trenton.
The Hive, 1810, Hartford.
[14] Albert H. Smyth, The Philadelphia Magazines and their Contributors, 1741-1850. Philadelphie, Robert M. Lindsay, 1892. Préface, p. 5.
[15] Une liste des bibliothèques consultées est donnée au début de la partie V.
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[16] M. C. Tyler, The Literary History of the American Revolution, I, 1763-1776, New York, 1897, p. 18.
[17] Smyth, op. cit., p. 20.
[18] M. C. Tyler, A History of American Literature, II, 1676-1765, New York, 1878, pp. 304, 305.
[19] On trouve dans les revues de l’époque 71 traductions de poésie allemande et 10 doublons ; 68 poèmes originaux et traductions d’autres poésies teutoniques, ainsi que 24 doublons.
[20] Aucune liste des traductions du latin et du français dans ces revues n’a été établie, de sorte qu’une comparaison numérique avec celles en langue allemande est pour l’instant impossible.
[21] John Bach McMaster, Benjamin Franklin as a Man of Letters, Boston, 1887, p. 129 et suiv.
[22] Une baisse similaire de l’influence littéraire allemande a également été observée en Angleterre après 1810.
[23] The Moss Rose, d’après le texte allemand de Krummacher. The Minerva, I-40, 4 mai 1822 et II-296, 20 décembre 1823, N.Y.
[24] Le Ranz des Vaches compte également quatre versions métriques :
1833 — The Lady’s Book, VI-164.
1833 — The Juvenile Rambler, II-84.
1835 — Amer. Mo. Mag., V-424.
1809 — The Visitor, I-72 (intitulé Cow Boy’s Chant).
[25] Boston Weekly Mag., III-60, 2 février 1805, Boston. The Visitor, I-72, 3 juin 1809, Richmond.
[26] Le catalogue du British Museum mentionne « Fables et Contes [traduits principalement à partir du texte allemand de C. F. Gellert, etc.], 1754 ».
[27] Cf. The Earth’s Division, « Traduit de Goethe [sic], par L. E. L. », Waldie’s Port Folio, Part I-123, 11 avril 1835, Phila. Voir aussi Benevolence, « Une fable tirée du texte allemand de Galleret » [sic], 1802.
[28] Amer. Mus., III, janvier-juin 1788, p. 539. Cf. Part IV, p. 194 ; voir également la remarque de W. E. Channing, Part I, p. 1.
[29] « Un écrivain allemand, L. W. Bruggeman, a publié à Stettin, en Poméranie, une province prussienne, une œuvre en anglais sur laquelle il a travaillé vingt-cinq ans. Elle contient une étude de toutes les éditions, traductions et illustrations anglaises des auteurs grecs et latins anciens. Pour réaliser cette œuvre, il a engagé d’importantes dépenses, étant contraint d’acheter et d’importer un grand nombre de livres anglais. C’est un exemple très curieux de persévérance et de travail acharné. Qu’un homme consacre sa vie à recenser les traductions des auteurs anciens dans une langue étrangère à la sienne ! C’est l’un des domaines les plus difficiles, les plus fastidieux, les moins populaires et les moins rentables de ce métier. »
[17] Smyth, op. cit., p. 20.
[18] M. C. Tyler, A History of American Literature, II, 1676-1765, New York, 1878, pp. 304, 305.
[19] On trouve dans les revues de l’époque 71 traductions de poésie allemande et 10 doublons ; 68 poèmes originaux et traductions d’autres poésies teutoniques, ainsi que 24 doublons.
[20] Aucune liste des traductions du latin et du français dans ces revues n’a été établie, de sorte qu’une comparaison numérique avec celles en langue allemande est pour l’instant impossible.
[21] John Bach McMaster, Benjamin Franklin as a Man of Letters, Boston, 1887, p. 129 et suiv.
[22] Une baisse similaire de l’influence littéraire allemande a également été observée en Angleterre après 1810.
[23] The Moss Rose, d’après le texte allemand de Krummacher. The Minerva, I-40, 4 mai 1822 et II-296, 20 décembre 1823, N.Y.
[24] Le Ranz des Vaches compte également quatre versions métriques :
1833 — The Lady’s Book, VI-164.
1833 — The Juvenile Rambler, II-84.
1835 — Amer. Mo. Mag., V-424.
1809 — The Visitor, I-72 (intitulé Cow Boy’s Chant).
[25] Boston Weekly Mag., III-60, 2 février 1805, Boston. The Visitor, I-72, 3 juin 1809, Richmond.
[26] Le catalogue du British Museum mentionne « Fables et Contes [traduits principalement à partir du texte allemand de C. F. Gellert, etc.], 1754 ».
[27] Cf. The Earth’s Division, « Traduit de Goethe [sic], par L. E. L. », Waldie’s Port Folio, Part I-123, 11 avril 1835, Phila. Voir aussi Benevolence, « Une fable tirée du texte allemand de Galleret » [sic], 1802.
[28] Amer. Mus., III, janvier-juin 1788, p. 539. Cf. Part IV, p. 194 ; voir également la remarque de W. E. Channing, Part I, p. 1.
[29] « Un écrivain allemand, L. W. Bruggeman, a publié à Stettin, en Poméranie, une province prussienne, une œuvre en anglais sur laquelle il a travaillé vingt-cinq ans. Elle contient une étude de toutes les éditions, traductions et illustrations anglaises des auteurs grecs et latins anciens. Pour réaliser cette œuvre, il a engagé d’importantes dépenses, étant contraint d’acheter et d’importer un grand nombre de livres anglais. C’est un exemple très curieux de persévérance et de travail acharné. Qu’un homme consacre sa vie à recenser les traductions des auteurs anciens dans une langue étrangère à la sienne ! C’est l’un des domaines les plus difficiles, les plus fastidieux, les moins populaires et les moins rentables de ce métier. »
Page 34
L’Allemagne, cependant, offre d’innombrables exemples de cette sorte de diligence littéraire. Il existe à Leipzig une presse abondamment pourvue d’éditions et d’interprétations de productions chinoises, abyssiniennes, coptes et syriaques.
Mo. Mag. and Amer. Rev., II-8, 1800, N. Y.
[30] Une traduction du « Ranz des Vaches » de Schiller dans « William Tell » est donnée dans The Constellation, III-266, 7 juillet 1832, N. Y.
[31] Wilkens, op. cit., p. 164 sq.
[32] Wilkens, op. cit., p. 108 sq. et 164 sq.
En Angleterre également, les Idylles étaient constamment sur le marché du livre, et La Mort d’Abel compta 20 éditions avant 1800. Cf. Herzfeld, op. cit., p. 6.
Mo. Mag. and Amer. Rev., II-8, 1800, N. Y.
[30] Une traduction du « Ranz des Vaches » de Schiller dans « William Tell » est donnée dans The Constellation, III-266, 7 juillet 1832, N. Y.
[31] Wilkens, op. cit., p. 164 sq.
[32] Wilkens, op. cit., p. 108 sq. et 164 sq.
En Angleterre également, les Idylles étaient constamment sur le marché du livre, et La Mort d’Abel compta 20 éditions avant 1800. Cf. Herzfeld, op. cit., p. 6.
Page 35
II.
Traductions de poésie allemande.
LE VIEILLARD.
D’après Gesner.
Tiré du London Magazine, octobre 1773.
[Traduction en prose.]
Royal Amer. Mag., p. 14, janvier 1774, Boston.
[Réimpression tirée du London Mag., p. 437, septembre 1773, Londres. Avant le titre : « Pour le London Magazine. »]
Salomon Gessner, Palemon, Idyllen, Première série. Concernant les traductions en prose de Gessner, cf. p. 16.]
Pour le Pennsylvania Magazine.
MYRTHILAND THYRSIS.
Une pastorale.
De l’allemand.
[Traduction en prose.]
Penna. Mag., I-359, août 1775, Philadelphie.
[S. Gessner, Myrtil. Thyrsis. Idyllen, Première série.]
Description (avec une gravure élégante) du célèbre tombeau de Madame Langhans, réalisé par M. John Augustus Nahl, ancien sculpteur du roi de Prusse, et qui se trouve dans le chœur de l’église paroissiale de Hindlebanck, à deux lieues de Berne.
Comme l’inscription et les vers de la stèle, écrits par le célèbre M. de Haller, ne pouvaient être intégrés convenablement à la gravure, nous les présentons ici, dans une traduction libre de l’original allemand.
Écoutez ! Ce son majestueux ! Entendez la trompette !
Traductions de poésie allemande.
LE VIEILLARD.
D’après Gesner.
Tiré du London Magazine, octobre 1773.
[Traduction en prose.]
Royal Amer. Mag., p. 14, janvier 1774, Boston.
[Réimpression tirée du London Mag., p. 437, septembre 1773, Londres. Avant le titre : « Pour le London Magazine. »]
Salomon Gessner, Palemon, Idyllen, Première série. Concernant les traductions en prose de Gessner, cf. p. 16.]
Pour le Pennsylvania Magazine.
MYRTHILAND THYRSIS.
Une pastorale.
De l’allemand.
[Traduction en prose.]
Penna. Mag., I-359, août 1775, Philadelphie.
[S. Gessner, Myrtil. Thyrsis. Idyllen, Première série.]
Description (avec une gravure élégante) du célèbre tombeau de Madame Langhans, réalisé par M. John Augustus Nahl, ancien sculpteur du roi de Prusse, et qui se trouve dans le chœur de l’église paroissiale de Hindlebanck, à deux lieues de Berne.
Comme l’inscription et les vers de la stèle, écrits par le célèbre M. de Haller, ne pouvaient être intégrés convenablement à la gravure, nous les présentons ici, dans une traduction libre de l’original allemand.
Écoutez ! Ce son majestueux ! Entendez la trompette !
Page 36
Voyez les tombes étonnées abandonner leur proie !
Oh Dieu ! mon Sauveur ! c’est ta voix que j’entends !
Avec mon enfant, je viens vers le jour éternel,
Réveille mon nourrisson ; ouvre maintenant tes yeux,
Laisse derrière toi la corruption de ta naissance mortelle,
Lève-toi, mon enfant, lève-toi vers ton Redempteur,
Et goûte enfin à la joie refusée sur terre,
Avant que la mort ne cède la place à la vie devant son visage ;
Espoir de joie véritable... là, purifiée des péchés,
La sérénité succède au chagrin et aux luttes, Le temps file...
L’éternité commence.
Dans cet espoir béni,
Sûre que son Sauveur accomplira sa promesse,
Elle repose dans cette tombe,
Protégée par un époux tendre et affligé,
Marie-Madeleine Waber,
Née le 8 août 1723 ;
Et qui a quitté cette vie la veille de Pâques en 1751,
Épouse de
George Langhans,
Prédicateur du gospel à Hindelbank.
Boston Mag., I-56, déc. 1783, Boston.
LE BACCHANALIEN.
(Traduit de l’allemand.)
Le tonnerre gronde terriblement dans le ciel sombre,
Je me retire rapidement au cellier ;
Ne pensez pas que je veuille fuir le tonnerre ;
Non — c’est pour chercher le meilleur vin.
Universal Asylum and Columbian Mag., IV-253, avr. 1790, Phila.
LETTER LXI. DES TRISTESSES DE
WERTER, EN VERSES.
Bien que Homère ait enflammé ma poitrine juvénile,
Oh Dieu ! mon Sauveur ! c’est ta voix que j’entends !
Avec mon enfant, je viens vers le jour éternel,
Réveille mon nourrisson ; ouvre maintenant tes yeux,
Laisse derrière toi la corruption de ta naissance mortelle,
Lève-toi, mon enfant, lève-toi vers ton Redempteur,
Et goûte enfin à la joie refusée sur terre,
Avant que la mort ne cède la place à la vie devant son visage ;
Espoir de joie véritable... là, purifiée des péchés,
La sérénité succède au chagrin et aux luttes, Le temps file...
L’éternité commence.
Dans cet espoir béni,
Sûre que son Sauveur accomplira sa promesse,
Elle repose dans cette tombe,
Protégée par un époux tendre et affligé,
Marie-Madeleine Waber,
Née le 8 août 1723 ;
Et qui a quitté cette vie la veille de Pâques en 1751,
Épouse de
George Langhans,
Prédicateur du gospel à Hindelbank.
Boston Mag., I-56, déc. 1783, Boston.
LE BACCHANALIEN.
(Traduit de l’allemand.)
Le tonnerre gronde terriblement dans le ciel sombre,
Je me retire rapidement au cellier ;
Ne pensez pas que je veuille fuir le tonnerre ;
Non — c’est pour chercher le meilleur vin.
Universal Asylum and Columbian Mag., IV-253, avr. 1790, Phila.
LETTER LXI. DES TRISTESSES DE
WERTER, EN VERSES.
Bien que Homère ait enflammé ma poitrine juvénile,
Page 37
Ma tendre imagination est profondément marquée,
Avant même que la douleur ne m’ait accablé :
Pourtant, Ossian a pris sa place ;
Ses chants pleins de douleur, avec une grâce solennelle,
Occupent maintenant mon cœur.
Vers quel monde effrayant
Le barde illustre mène mon esprit,
Pour qu’il erre parmi les bruyères et les contrées sauvages ;
Où les vents violents balayent les plaines ;
Où la lune règne faiblement ;
Et où les fantômes échappent au jour.
Entendre, depuis les montagnes escarpées,
Les sons plaintifs, venus des grottes profondes,
Du rugissement lugubre de l’eau ;
Entendre les cris désolés de la jeune fille,
Qui meurt sur la stèle de son guerrier,
Qui l’aimait tant.
Je rencontre ce barde aux cheveux argentés ;
Il erre dans la vallée sombre,
Alors que la douleur dévore son esprit :
Il tente en vain de retracer les pas de son père,
Car le temps les a effacés ;
Il ne trouve que leurs tombes.
La lune pâle sombre au milieu des vagues ;
Il la contemple tandis qu’elle lave
Ses cheveux dans la mer :
Il réfléchit au temps qui est à jamais passé,
Quand le danger l’encourageait et le poussait en avant,
Jusqu’à ce que tous ses ennemis fuient.
Lorsqu’il revint, à la lumière du crépuscule gris,
La lune brillait sur son navire de prédation,
Sur ses trophées exposés :
À son visage, je devine…
Avant même que la douleur ne m’ait accablé :
Pourtant, Ossian a pris sa place ;
Ses chants pleins de douleur, avec une grâce solennelle,
Occupent maintenant mon cœur.
Vers quel monde effrayant
Le barde illustre mène mon esprit,
Pour qu’il erre parmi les bruyères et les contrées sauvages ;
Où les vents violents balayent les plaines ;
Où la lune règne faiblement ;
Et où les fantômes échappent au jour.
Entendre, depuis les montagnes escarpées,
Les sons plaintifs, venus des grottes profondes,
Du rugissement lugubre de l’eau ;
Entendre les cris désolés de la jeune fille,
Qui meurt sur la stèle de son guerrier,
Qui l’aimait tant.
Je rencontre ce barde aux cheveux argentés ;
Il erre dans la vallée sombre,
Alors que la douleur dévore son esprit :
Il tente en vain de retracer les pas de son père,
Car le temps les a effacés ;
Il ne trouve que leurs tombes.
La lune pâle sombre au milieu des vagues ;
Il la contemple tandis qu’elle lave
Ses cheveux dans la mer :
Il réfléchit au temps qui est à jamais passé,
Quand le danger l’encourageait et le poussait en avant,
Jusqu’à ce que tous ses ennemis fuient.
Lorsqu’il revint, à la lumière du crépuscule gris,
La lune brillait sur son navire de prédation,
Sur ses trophées exposés :
À son visage, je devine…
Page 38
Une tristesse profondément enracinée remplit son esprit,
À cause de cette jeunesse qui s’est flétrie si tôt.
Lorsque je vois cette gloire éclatante
S’éteindre si vite, sombrer dans la nuit,
Et chanceler vers la tombe :
Et quand il jette un regard autour de lui
Sur cette terre froide où il doit mourir,
Le sort même des braves.—
Le voyageur viendra, crie-t-il,
Celui qui a vu ma beauté s’épanouir,
Viendra et demandera avec anxiété ;
Où est parti le barde et le guerrier,
Où est le fils illustre de Fingal,
Où se retire-t-il ?
Alors, en explorant les champs et les prairies,
Il marchera légèrement sur ma tombe,
Mais il ne me trouvera jamais :
Alors, moi, mon ami, comme un vrai chevalier,
Je tirerai mon épée pour défendre mon prince,
Et apaiser son esprit troublé.
Et une fois cela accompli, submergé de chagrin,
Je pourrais plonger cette épée profondément dans ma propre poitrine,
Et, désireux de le venger, saigner :
Pour suivre maintenant ce demi-divin,
Héros de la lignée de Fingal,
Qui fut libéré par ma main.
Universal Asylum and Columbian Mag., VI-50, janv. 1791, Phila.
[Goethe, Die Leiden des jungen Werthers. Lettre datée du 12 octobre 1772.]
A M Y N TA S . [ α ] .
Un fragment pastoral.
[Traduction en prose.]
À cause de cette jeunesse qui s’est flétrie si tôt.
Lorsque je vois cette gloire éclatante
S’éteindre si vite, sombrer dans la nuit,
Et chanceler vers la tombe :
Et quand il jette un regard autour de lui
Sur cette terre froide où il doit mourir,
Le sort même des braves.—
Le voyageur viendra, crie-t-il,
Celui qui a vu ma beauté s’épanouir,
Viendra et demandera avec anxiété ;
Où est parti le barde et le guerrier,
Où est le fils illustre de Fingal,
Où se retire-t-il ?
Alors, en explorant les champs et les prairies,
Il marchera légèrement sur ma tombe,
Mais il ne me trouvera jamais :
Alors, moi, mon ami, comme un vrai chevalier,
Je tirerai mon épée pour défendre mon prince,
Et apaiser son esprit troublé.
Et une fois cela accompli, submergé de chagrin,
Je pourrais plonger cette épée profondément dans ma propre poitrine,
Et, désireux de le venger, saigner :
Pour suivre maintenant ce demi-divin,
Héros de la lignée de Fingal,
Qui fut libéré par ma main.
Universal Asylum and Columbian Mag., VI-50, janv. 1791, Phila.
[Goethe, Die Leiden des jungen Werthers. Lettre datée du 12 octobre 1772.]
A M Y N TA S . [ α ] .
Un fragment pastoral.
[Traduction en prose.]
Page 39
Mass. Mag., IV-351, juin 1792, Boston.
[S. Gessner, Amyntas. « Au petit matin, le pauvre Amyntas arriva... » Idylles, première série.]
Éclogue pastorale.
THYRSIS ET CHLOE.
[Traduction en prose.]
Mass. Mag., V-195, avril 1793, Boston.
[S. Gessner, Thyrsis.
Nouvelles idylles de Gessner. Traduit par W. Hooper, M.D., 1776, Londres. P. 25, Thyrsis.]
AMYNTAS.
Un fragment pastoral de Gessner.
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., IV-584, octobre 1793, N.Y.
[Présent également dans Mass. Mag., IV-351, juin 1792, Boston.]
LE MATIN.
Par Haller.
La lune se retire — le voile sombre de la nature ne cache plus l’air et la terre — les étoiles scintillantes disparaissent et la chaleur renaissante du soleil éveille toutes les créatures.
Déjà, le ciel est orné de ses teintes pourpres et de ses saphirs étincelants. L’aurore, belle annonciatrice du jour, distribue gracieusement des sourires ; et la lumière des roses qui ceignent son front dissipe les brumes de la nuit.
L’éclat du monde avance depuis la porte orientale, foulant triomphalement les splendeurs brillantes de la Voie lactée ; des nuages couverts de rubis célestes s’opposent à lui avec leurs éclairs, et une flamme dorée se répand autour de l’horizon.
Les roses s’ouvrent pour saluer le soleil de leurs rosées bienveillantes ; et les lys exhalent des parfums délicieux à partir de leurs feuilles satinées.
Le cheval vigilant court vers le champ où le travail commence ; il guide avec soin et plaisir la charrue qui pénètre la terre ; pendant ce temps, ses oreilles sont ravies.
[S. Gessner, Amyntas. « Au petit matin, le pauvre Amyntas arriva... » Idylles, première série.]
Éclogue pastorale.
THYRSIS ET CHLOE.
[Traduction en prose.]
Mass. Mag., V-195, avril 1793, Boston.
[S. Gessner, Thyrsis.
Nouvelles idylles de Gessner. Traduit par W. Hooper, M.D., 1776, Londres. P. 25, Thyrsis.]
AMYNTAS.
Un fragment pastoral de Gessner.
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., IV-584, octobre 1793, N.Y.
[Présent également dans Mass. Mag., IV-351, juin 1792, Boston.]
LE MATIN.
Par Haller.
La lune se retire — le voile sombre de la nature ne cache plus l’air et la terre — les étoiles scintillantes disparaissent et la chaleur renaissante du soleil éveille toutes les créatures.
Déjà, le ciel est orné de ses teintes pourpres et de ses saphirs étincelants. L’aurore, belle annonciatrice du jour, distribue gracieusement des sourires ; et la lumière des roses qui ceignent son front dissipe les brumes de la nuit.
L’éclat du monde avance depuis la porte orientale, foulant triomphalement les splendeurs brillantes de la Voie lactée ; des nuages couverts de rubis célestes s’opposent à lui avec leurs éclairs, et une flamme dorée se répand autour de l’horizon.
Les roses s’ouvrent pour saluer le soleil de leurs rosées bienveillantes ; et les lys exhalent des parfums délicieux à partir de leurs feuilles satinées.
Le cheval vigilant court vers le champ où le travail commence ; il guide avec soin et plaisir la charrue qui pénètre la terre ; pendant ce temps, ses oreilles sont ravies.
Page 40
Par ce groupe charmant de ménestrels, qui adoucissent l’air et les forêts de leurs notes mélodieuses. Ainsi, le Ciel bienveillant allège la lourde charge du labeur ! Ô Créateur ! Tout ce que je vois n’est que l’effet de ta puissance ! Tu es l’âme de la nature et tu fais fonctionner chacune de ses parties ! Les périodes régulières et l’apparence éclatante de ces astres, ainsi que les flammes inextinguibles du soleil en rotation, proviennent de tes mains et témoignent de ton empreinte ! Tu illumines la lune solennelle pour nous guider dans l’obscurité ; tu donnes des ailes au vent invisible, et la nuit, tu enrichis la terre de rosées fécondes.
Du poussier, tu as formé ces montagnes aux sommets orgueilleux ; du sable, tu as produit des métaux ; tu as étendu ce firmament et tu l’as revêtu de nuages, afin qu’il reste pur, à l’abri du regard curieux de l’homme.
Tu as merveilleusement façonné les veines de ce poisson qui fait déborder les rivières, qui crée des tourbillons et qui répand la destruction par les battements de sa queue. Tu as créé l’éléphant et tu as donné vie à sa masse énorme, si bien qu’il ressemble à une montagne en mouvement. Tu soutiens ces arcs splendides du ciel au-dessus du vide immense ; et par ta parole, tu as fait naître de ce chaos cet univers merveilleux, le remplissant d’ordre, sans lui imposer d’autre limite que sa propre grandeur.
Grand Dieu ! Les esprits créés sont trop insignifiants pour élever la gloire de tes œuvres ! Nous nous perdons dans leur immensité. Pour les décrire, il faut être semblable à toi dans l’infini. Modestement satisfait, je reste dans mon propre cercle prescrit. Être incompréhensible ! Tes gloires éclatantes aveuglent le regard prétentieux de l’homme ! Et Celui dont la terre tire son existence n’a pas besoin des louanges d’un ver !
N. Y. Mag. or Lit. Repos., IV-720, décembre 1793, N. Y.
[Albrecht von Haller, Morgen-Gedanken, Den. 25, mars 1725.]
MATIN.
De Haller.
Phila. Minerva, I, 30 mai 1795, Phila.
[Également dans N. Y. Mag. or Lit. Repos., IV-720, décembre 1793, N. Y.]
Du poussier, tu as formé ces montagnes aux sommets orgueilleux ; du sable, tu as produit des métaux ; tu as étendu ce firmament et tu l’as revêtu de nuages, afin qu’il reste pur, à l’abri du regard curieux de l’homme.
Tu as merveilleusement façonné les veines de ce poisson qui fait déborder les rivières, qui crée des tourbillons et qui répand la destruction par les battements de sa queue. Tu as créé l’éléphant et tu as donné vie à sa masse énorme, si bien qu’il ressemble à une montagne en mouvement. Tu soutiens ces arcs splendides du ciel au-dessus du vide immense ; et par ta parole, tu as fait naître de ce chaos cet univers merveilleux, le remplissant d’ordre, sans lui imposer d’autre limite que sa propre grandeur.
Grand Dieu ! Les esprits créés sont trop insignifiants pour élever la gloire de tes œuvres ! Nous nous perdons dans leur immensité. Pour les décrire, il faut être semblable à toi dans l’infini. Modestement satisfait, je reste dans mon propre cercle prescrit. Être incompréhensible ! Tes gloires éclatantes aveuglent le regard prétentieux de l’homme ! Et Celui dont la terre tire son existence n’a pas besoin des louanges d’un ver !
N. Y. Mag. or Lit. Repos., IV-720, décembre 1793, N. Y.
[Albrecht von Haller, Morgen-Gedanken, Den. 25, mars 1725.]
MATIN.
De Haller.
Phila. Minerva, I, 30 mai 1795, Phila.
[Également dans N. Y. Mag. or Lit. Repos., IV-720, décembre 1793, N. Y.]
Page 41
Poésie traduite.
Pour le New-York Magazine.
LES ZÉPHYRES, UN IDYLE. [α].
(Traduit de l’allemand de Gesner, par W. Dunlap.)
[Traduction en prose.]
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., VI-760, déc. 1795, N. Y.
[S. Gessner, Die Zephyre.]
Poésie traduite.
Pour le New-York Magazine.
PREMIÈRE IDYLE DE GESNER.
(Traduit de l’allemand par Wm. Dunlap.)
Daphné—Chloé.
[Traduction en prose.]
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., n. s., p. 49, janv. 1796, N. Y.
[S. Gessner, Daphne. Chloé. « Sieh, schon steigt der Mond hinter dem schwarzen Berg.... » Première idyle—Deuxième suite, 1772.]
LE VIEIL HOMME.
Traduit de l’allemand de Gessner.
Phila. Minerva, I, 16 janv. 1796, Phila.
[Également dans The Royal Amer. Mag., p. 14, janv. 1774, Boston.]
FABLE
Imitée de l’allemand de Gellert.
Pendant qu’une rossignol chantait au milieu d’une forêt, les collines et les vallées voisines étaient ravies de sa mélodie exquise. Chaque oiseau sauvage oubliait de chanter, écoutant avec une admiration tendre. Aurorée s’attardait derrière la colline, attentive à ses cadences musicales ; et Philomèle, en l’honneur de la déesse, gazouillait avec une douceur inhabituelle. À ce moment-là, elle fit une pause, et le alouette prit la
Pour le New-York Magazine.
LES ZÉPHYRES, UN IDYLE. [α].
(Traduit de l’allemand de Gesner, par W. Dunlap.)
[Traduction en prose.]
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., VI-760, déc. 1795, N. Y.
[S. Gessner, Die Zephyre.]
Poésie traduite.
Pour le New-York Magazine.
PREMIÈRE IDYLE DE GESNER.
(Traduit de l’allemand par Wm. Dunlap.)
Daphné—Chloé.
[Traduction en prose.]
N. Y. Mag. ou Lit. Repos., n. s., p. 49, janv. 1796, N. Y.
[S. Gessner, Daphne. Chloé. « Sieh, schon steigt der Mond hinter dem schwarzen Berg.... » Première idyle—Deuxième suite, 1772.]
LE VIEIL HOMME.
Traduit de l’allemand de Gessner.
Phila. Minerva, I, 16 janv. 1796, Phila.
[Également dans The Royal Amer. Mag., p. 14, janv. 1774, Boston.]
FABLE
Imitée de l’allemand de Gellert.
Pendant qu’une rossignol chantait au milieu d’une forêt, les collines et les vallées voisines étaient ravies de sa mélodie exquise. Chaque oiseau sauvage oubliait de chanter, écoutant avec une admiration tendre. Aurorée s’attardait derrière la colline, attentive à ses cadences musicales ; et Philomèle, en l’honneur de la déesse, gazouillait avec une douceur inhabituelle. À ce moment-là, elle fit une pause, et le alouette prit la
Page 42
occasion de lui parler ainsi : « Votre musique recueille une juste approbation ; la variété, la clarté et la tendresse des notes sont inimitables ; néanmoins, dans une circonstance, j’ai droit à une préférence. Ma mélodie est ininterrompue ; et chaque matin commence par mes félicitations. Votre chant, au contraire, n’est entendu que rarement ; et, sauf pendant quelques semaines en été, vous n’avez aucun droit à une attention particulière. »
« Vous avez mentionné », répondit le rossignol, « la cause même de mon excellence supérieure. J’obéis aux dictats de la Nature. Je ne chante jamais que sous son impulsion ; je ne cède même pas à une inclination pressante, mais non inspirée. »
Phila. Minerva, II, 23 avril 1796, Phila.
[C. F. Gellert, Die Nachtigall und die Lerche.
Traduction libre du premier couplet ; le deuxième, qui contient l’application de la fable, est omis.]
UNE FABLE
Imitée de l’allemand de Gellert.
Clarine aimait son mari avec un attachement sincère — car il était, à ses yeux, un bon époux. Leurs désirs et leurs aversions étaient les mêmes. Il était du devoir de Clarine d’être agréable et, par une attention inlassable, de devancer les souhaits de son mari. « Une telle épouse », dit mon lecteur masculin qui pense au mariage, « une telle épouse, c’est celle que je désirerais. » — Et vous pouvez obtenir une telle épouse. — Le mari de Clarine tomba malade — une maladie dangereuse. — « Aucun espoir », dit le médecin en secouant sa terrible barbe. Clarine pleura amèrement. « Ô mort ! » s’écria-t-elle, « Ô mort ! pourrais-je faire une demande ? Épargnez mon mari ; laissez-moi être la victime à sa place. » La mort entendit, apparut, et « Quoi », dit le spectre sinistre, « quelle est ta demande ? » « Là », dit Clarine, profondément affligée, « là il gît ; accablé d’agonie, il implore votre secours rapide. »
Le Rossignol, I-199, 16 juin 1796, Boston.
[C. F. Gellert, Die zärtliche Frau. Le couplet introductif n’est pas traduit.]
LA JEUNE FILLE DE FAIR WONE.
D’après l’allemand de Bürger.
Phila. Minerva, II, 17 décembre 1796, Phila.
[G. A. Bürger, Des Pfarrers Tochter von Taubenhain.
W. Taylor de Norwich, The Lass of Fair Wone dans le Monthly Magazine, I-223, avril 1796, Londres.]
« Vous avez mentionné », répondit le rossignol, « la cause même de mon excellence supérieure. J’obéis aux dictats de la Nature. Je ne chante jamais que sous son impulsion ; je ne cède même pas à une inclination pressante, mais non inspirée. »
Phila. Minerva, II, 23 avril 1796, Phila.
[C. F. Gellert, Die Nachtigall und die Lerche.
Traduction libre du premier couplet ; le deuxième, qui contient l’application de la fable, est omis.]
UNE FABLE
Imitée de l’allemand de Gellert.
Clarine aimait son mari avec un attachement sincère — car il était, à ses yeux, un bon époux. Leurs désirs et leurs aversions étaient les mêmes. Il était du devoir de Clarine d’être agréable et, par une attention inlassable, de devancer les souhaits de son mari. « Une telle épouse », dit mon lecteur masculin qui pense au mariage, « une telle épouse, c’est celle que je désirerais. » — Et vous pouvez obtenir une telle épouse. — Le mari de Clarine tomba malade — une maladie dangereuse. — « Aucun espoir », dit le médecin en secouant sa terrible barbe. Clarine pleura amèrement. « Ô mort ! » s’écria-t-elle, « Ô mort ! pourrais-je faire une demande ? Épargnez mon mari ; laissez-moi être la victime à sa place. » La mort entendit, apparut, et « Quoi », dit le spectre sinistre, « quelle est ta demande ? » « Là », dit Clarine, profondément affligée, « là il gît ; accablé d’agonie, il implore votre secours rapide. »
Le Rossignol, I-199, 16 juin 1796, Boston.
[C. F. Gellert, Die zärtliche Frau. Le couplet introductif n’est pas traduit.]
LA JEUNE FILLE DE FAIR WONE.
D’après l’allemand de Bürger.
Phila. Minerva, II, 17 décembre 1796, Phila.
[G. A. Bürger, Des Pfarrers Tochter von Taubenhain.
W. Taylor de Norwich, The Lass of Fair Wone dans le Monthly Magazine, I-223, avril 1796, Londres.]
Page 43
Également dans la *Historic Survey of German Poetry* de Taylor, 3 vol., 1830, Londres. II-32, sous le titre *The Parson’s Daughter*.]
**VIRTUERE WAERDED :**
Une histoire pastorale.
(Du allemand de Gesner.)
[Traduction en prose.]
*Phila. Minerva*, II, 17 décembre 1796, Philadelphie.
[S. Gessner, *Daphne*.
W. Hooper, *New Idylles by Gessner*, p. 33, *Glicera*.]
**Miscellanées.**
Par Ferdinand Wallhime.
**LE VOEU**
(à l’imitation de Matthison).
Encore une fois pourrais-je souhaiter, avant que mon esprit béni
Ne descende en Élysée, demeure paisible des ombres !
Revoir ce lieu où l’enfance,
Dans des rêves aériens, jouait autour de mes sourcils.
Le buisson de mon pays, dont les branches
Recouvraient
Le nid frais du rossignol, berce plus tendrement mon
Ami,
Que tous les beaux bois de lauriers
Au-dessus de la poussière des grandes conquêtes du monde.
Le ruisseau de cette prairie, où, dans mon enfance,
Je cueillais de jeunes violettes, murmure plus mélodieusement
Au milieu des ormes autrefois plantés par mon père,
Que la source argentée de Blandus.
La colline sur laquelle les jeunes hommes, en groupes joyeux et
Gais
**VIRTUERE WAERDED :**
Une histoire pastorale.
(Du allemand de Gesner.)
[Traduction en prose.]
*Phila. Minerva*, II, 17 décembre 1796, Philadelphie.
[S. Gessner, *Daphne*.
W. Hooper, *New Idylles by Gessner*, p. 33, *Glicera*.]
**Miscellanées.**
Par Ferdinand Wallhime.
**LE VOEU**
(à l’imitation de Matthison).
Encore une fois pourrais-je souhaiter, avant que mon esprit béni
Ne descende en Élysée, demeure paisible des ombres !
Revoir ce lieu où l’enfance,
Dans des rêves aériens, jouait autour de mes sourcils.
Le buisson de mon pays, dont les branches
Recouvraient
Le nid frais du rossignol, berce plus tendrement mon
Ami,
Que tous les beaux bois de lauriers
Au-dessus de la poussière des grandes conquêtes du monde.
Le ruisseau de cette prairie, où, dans mon enfance,
Je cueillais de jeunes violettes, murmure plus mélodieusement
Au milieu des ormes autrefois plantés par mon père,
Que la source argentée de Blandus.
La colline sur laquelle les jeunes hommes, en groupes joyeux et
Gais
Page 44
Danseant autour du tronc du peuplier aux douces fleurs,
Mon cœur était empli d’une plus grande extase
Que les sommets éblouissants des Alpes scintillant sous le rose du matin.
C’est pourquoi je pourrais souhaiter, avant que mon esprit béni
Ne descende en Élysée, cette demeure paisible des ombres,
De revoir ce lieu où, dans des rêves aériens,
L’enfance jouait autour de mes sourcils.
Alors, que le génie moqueur de la mort éteigne soudain
La bougie de la vie ; alors, ravi, je me hâterai
Vers l’ombre méditative de Xénophon et de Platon
Et vers le bosquet de myrtes d’Anacréon.
Lit. Museum, ou Mo. Mag., p. 47, janv. 1797, West-Chester.
[F. Matthisson, Wunsch an Salis. « Noch einmal möcht’ ich, eh in die Schattenwelt…. »]
BÉNÉVOLENCE.
Une fable.
Imitée du texte allemand de Gellert.
Sur la tombe de Howard, la pitié verse des larmes douces,
Plorant sans cesse le sort de son bien-aimé ;
Et c’est de là que la Muse implore son aide
Pour raconter une histoire de mérite semblable.
Comme lui, avoir de la compassion pour le malheur,
Comme lui, guérir l’esprit brisé ;
Et relever la tête affaissée par la souffrance,
Telle est l’attitude de l’âme généreuse de Belinda.
Mais trop souvent, faute de chance,
Ses intentions charitables étaient contrariées ;
Car, hélas ! à quoi sert la volonté,
Sans le pouvoir d’agir pour le bien ?
Son oncle meurt et laisse sa nièce
Mon cœur était empli d’une plus grande extase
Que les sommets éblouissants des Alpes scintillant sous le rose du matin.
C’est pourquoi je pourrais souhaiter, avant que mon esprit béni
Ne descende en Élysée, cette demeure paisible des ombres,
De revoir ce lieu où, dans des rêves aériens,
L’enfance jouait autour de mes sourcils.
Alors, que le génie moqueur de la mort éteigne soudain
La bougie de la vie ; alors, ravi, je me hâterai
Vers l’ombre méditative de Xénophon et de Platon
Et vers le bosquet de myrtes d’Anacréon.
Lit. Museum, ou Mo. Mag., p. 47, janv. 1797, West-Chester.
[F. Matthisson, Wunsch an Salis. « Noch einmal möcht’ ich, eh in die Schattenwelt…. »]
BÉNÉVOLENCE.
Une fable.
Imitée du texte allemand de Gellert.
Sur la tombe de Howard, la pitié verse des larmes douces,
Plorant sans cesse le sort de son bien-aimé ;
Et c’est de là que la Muse implore son aide
Pour raconter une histoire de mérite semblable.
Comme lui, avoir de la compassion pour le malheur,
Comme lui, guérir l’esprit brisé ;
Et relever la tête affaissée par la souffrance,
Telle est l’attitude de l’âme généreuse de Belinda.
Mais trop souvent, faute de chance,
Ses intentions charitables étaient contrariées ;
Car, hélas ! à quoi sert la volonté,
Sans le pouvoir d’agir pour le bien ?
Son oncle meurt et laisse sa nièce
Page 45
Deux mille livres par an, sans aucun doute.
« Ah ! maintenant », s’écrie-t-elle, « je suis vraiment bénie,
Je vais aider les pauvres partout où je le pourrai. »
À peine avait-elle parlé que, à sa porte,
Apparaît un vieillard décrépit ;
Appuyé sur sa canne, il implore une aumône,
Et émeut sa pitié par ses larmes.
Belinda ressentit sa détresse,
Elle poussa un soupir et secoua la tête ;
Puis, à ce vieil homme de douleur,
Elle tendit un morceau de pain moisi.
Amer. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.
[C. F. Gellert, Die Gutthat.]
PRO PATRIAM MORI
D’après l’allemand de Bürger.
Pour la vertu, la liberté, les droits de l’homme, mourir
Convient aux braves : c’est la mort d’un Sauveur.
Seuls les héros les plus purs,
Teintent ainsi le champ de bataille du sang de leur cœur.
Et cette mort fière est la plus digne chez celui
Qui verse son sang pour une race semblable, pour un pays :
Trois cents Spartiates parmi ceux-là,
Que la gloire conduit dans ce triomphe glorieux.
Grande est la mort que subit un bon prince,
Celui qui tient le sceptre d’une main bienveillante :
Qu’il soit béni, lui, dont le noble épée se baisse,
Car en mourant il gagne les bénédictions d’un pays.
La mort pour un ami, un parent, un enfant, ou celle que nous aimons,
Même si elle n’est pas aussi grande, est belle à voir.
« Ah ! maintenant », s’écrie-t-elle, « je suis vraiment bénie,
Je vais aider les pauvres partout où je le pourrai. »
À peine avait-elle parlé que, à sa porte,
Apparaît un vieillard décrépit ;
Appuyé sur sa canne, il implore une aumône,
Et émeut sa pitié par ses larmes.
Belinda ressentit sa détresse,
Elle poussa un soupir et secoua la tête ;
Puis, à ce vieil homme de douleur,
Elle tendit un morceau de pain moisi.
Amer. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.
[C. F. Gellert, Die Gutthat.]
PRO PATRIAM MORI
D’après l’allemand de Bürger.
Pour la vertu, la liberté, les droits de l’homme, mourir
Convient aux braves : c’est la mort d’un Sauveur.
Seuls les héros les plus purs,
Teintent ainsi le champ de bataille du sang de leur cœur.
Et cette mort fière est la plus digne chez celui
Qui verse son sang pour une race semblable, pour un pays :
Trois cents Spartiates parmi ceux-là,
Que la gloire conduit dans ce triomphe glorieux.
Grande est la mort que subit un bon prince,
Celui qui tient le sceptre d’une main bienveillante :
Qu’il soit béni, lui, dont le noble épée se baisse,
Car en mourant il gagne les bénédictions d’un pays.
La mort pour un ami, un parent, un enfant, ou celle que nous aimons,
Même si elle n’est pas aussi grande, est belle à voir.
Page 46
C’est là ce que les troubles subtils du cœur approuvent ;
C’est le chemin vers la mort, non acheté avec de l’or.
Mais pour une simple majesté subir une blessure —
Celui qui pense que c’est grand ou glorieux se trompe :
C’est la fureur du chien gâté,
Que l’envie, la colère ou le fouet éveillent.
Et pour un tyran chercher un voyage
Vers l’enfer — c’est une mort que seul l’enfer connaît ;
Là où tombe un tel héros — le gibet,
Le trophée d’un meurtrier et le butin d’un pillard.
Amer. Universal Mag., I-141, 23 janv. 1797, Philadelphie.
[G. A. Bürger, Die Tode.]
LA VICTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.
D’après l’allemand de Bürger.
Amer. Universal Mag., I-211, 6 fév. 1797, Philadelphie.
[Également dans Phila. Minerva, II, 17 déc. 1796, Philadelphie.]
LE CRUCHON BRISÉ.
D’après l’allemand de Gesner.
[Traduction en prose.]
The Key, I-69, 10 mars 1798, Frederick Town.
[S. Gessner, Der zerbrochene Krug.]
LEONORA. [α].
Une ballade de Bürger.
La traduction suivante (faite il y a quelques années) d’une œuvre célèbre, dont d’autres versions ont paru et sont sur le point de paraître, possède un charme si particulier et des mérites intrinsèques tels que nous sommes heureux d’avoir l’autorisation de la présenter à nos lecteurs.
[La traduction suit.]
Weekly Mag., I-221, 17 mars 1798, Philadelphie.
C’est le chemin vers la mort, non acheté avec de l’or.
Mais pour une simple majesté subir une blessure —
Celui qui pense que c’est grand ou glorieux se trompe :
C’est la fureur du chien gâté,
Que l’envie, la colère ou le fouet éveillent.
Et pour un tyran chercher un voyage
Vers l’enfer — c’est une mort que seul l’enfer connaît ;
Là où tombe un tel héros — le gibet,
Le trophée d’un meurtrier et le butin d’un pillard.
Amer. Universal Mag., I-141, 23 janv. 1797, Philadelphie.
[G. A. Bürger, Die Tode.]
LA VICTOIRE DE LA PHILOSOPHIE.
D’après l’allemand de Bürger.
Amer. Universal Mag., I-211, 6 fév. 1797, Philadelphie.
[Également dans Phila. Minerva, II, 17 déc. 1796, Philadelphie.]
LE CRUCHON BRISÉ.
D’après l’allemand de Gesner.
[Traduction en prose.]
The Key, I-69, 10 mars 1798, Frederick Town.
[S. Gessner, Der zerbrochene Krug.]
LEONORA. [α].
Une ballade de Bürger.
La traduction suivante (faite il y a quelques années) d’une œuvre célèbre, dont d’autres versions ont paru et sont sur le point de paraître, possède un charme si particulier et des mérites intrinsèques tels que nous sommes heureux d’avoir l’autorisation de la présenter à nos lecteurs.
[La traduction suit.]
Weekly Mag., I-221, 17 mars 1798, Philadelphie.
Page 47
[G. A. Bürger, Lenore.
Wm. Taylor of Norwich, Lenora.
Mo. Mag. and British Register, I-135, mars 1769, Londres.
M. G. Lewis, Tales of Wonder, 1801, Londres.
La traduction parut anonymement dans la publication mentionnée ci-dessus, mais fut ensuite imprimée avec plusieurs modifications sous le titre Ellenore dans Taylor’s Historic Survey of German Poetry, II-40.
Elle figure également dans Tales of Terror and Wonder, recueilli par M. G. Lewis. Avec une introduction de Henry Morley, 1887, Londres. Voir Préface.]
À LA PETITE ENCHANTEUSE.
D’après le texte allemand de Lessing.
Viens m’embrasser, petite Enchanteresse,
Et ne pense pas qu’un baiser puisse te nuire ;
Des baisers donnés, des baisers reçus,
Ne peuvent maintenant éveiller tes craintes ;
Donne-moi donc cent baisers,
Compte bien ces doux bonheurs,
Et, sur ma vie, je te le jure,
Je te rendrai dix fois plus,
Lorsque ce sera plus audacieux de voler un baiser
Et que ma belle aura dix ans de plus.
Weekly Mag., II-30, 5 mai 1798, Philadelphie.
[G. E. Lessing, An eine kleine Schöne.]
Pour le Weekly Magazine.
LE ROSSIGNOL. UN CONTES.
(D’après le texte allemand de Lessing.)
Crois-moi, mon ami, le grand monde n’est pas fait pour les philosophes ou les poètes. Nous sommes insensibles à leur véritable valeur ; et eux, hélas ! sont souvent assez faibles pour l’échanger contre rien du tout.
Autrefois, la hirondelle était un oiseau aussi mélodieux que le rossignol ; mais elle se lassa bientôt de vivre dans des bosquets solitaires pour ne susciter l’admiration que du paysan laborieux et de la bergère innocente. Elle quitta ses modestes amis et s’installa en ville. Que fut
Wm. Taylor of Norwich, Lenora.
Mo. Mag. and British Register, I-135, mars 1769, Londres.
M. G. Lewis, Tales of Wonder, 1801, Londres.
La traduction parut anonymement dans la publication mentionnée ci-dessus, mais fut ensuite imprimée avec plusieurs modifications sous le titre Ellenore dans Taylor’s Historic Survey of German Poetry, II-40.
Elle figure également dans Tales of Terror and Wonder, recueilli par M. G. Lewis. Avec une introduction de Henry Morley, 1887, Londres. Voir Préface.]
À LA PETITE ENCHANTEUSE.
D’après le texte allemand de Lessing.
Viens m’embrasser, petite Enchanteresse,
Et ne pense pas qu’un baiser puisse te nuire ;
Des baisers donnés, des baisers reçus,
Ne peuvent maintenant éveiller tes craintes ;
Donne-moi donc cent baisers,
Compte bien ces doux bonheurs,
Et, sur ma vie, je te le jure,
Je te rendrai dix fois plus,
Lorsque ce sera plus audacieux de voler un baiser
Et que ma belle aura dix ans de plus.
Weekly Mag., II-30, 5 mai 1798, Philadelphie.
[G. E. Lessing, An eine kleine Schöne.]
Pour le Weekly Magazine.
LE ROSSIGNOL. UN CONTES.
(D’après le texte allemand de Lessing.)
Crois-moi, mon ami, le grand monde n’est pas fait pour les philosophes ou les poètes. Nous sommes insensibles à leur véritable valeur ; et eux, hélas ! sont souvent assez faibles pour l’échanger contre rien du tout.
Autrefois, la hirondelle était un oiseau aussi mélodieux que le rossignol ; mais elle se lassa bientôt de vivre dans des bosquets solitaires pour ne susciter l’admiration que du paysan laborieux et de la bergère innocente. Elle quitta ses modestes amis et s’installa en ville. Que fut
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La conséquence ? Comme les habitants de la ville n’avaient pas le loisir d’écouter son chant divin, elle l’oublia peu à peu et apprit, à la place, à construire.
Weekly Mag., II-82, 12 mai 1798, Philadelphie.
[G. E. Lessing, Die Schwalbe.]
LA CHASSE.
Par Gottfried Augustus Bürger.
Weekly Mag., II-413, 28 juillet 1798, Philadelphie.
[G. A. Bürger, Der wilde Jäger.
Sir Walter Scott, The Wild Huntsman. Publié avec William and Helen en 1796 sous le titre The Chase.
M. G. Lewis, Tales of Wonder. Intitulé The Wild Huntsmen. Par Walter Scott.
Voir la note sur Leonora, dans Weekly Mag., I-221, 17 mars 1798.]
LE ROI DES BOIS.
(L’original est de Goethe, auteur de Werter.)
Qui est-ce qui chevauche si vite à travers la forêt,
Alors que la nuit se referme autour de lui, alors que le vent glacial hurle ?
C’est le père, qui tient son jeune fils dans ses bras,
Et l’a enveloppé chaudement dans son manteau.
— « Pourquoi tremble mon trésor ? Pourquoi recule-t-il de peur ? »
« Oh père ! mon père ! Le roi des bois est près !
Le roi des bois, avec sa couronne et sa barbe longue et blanche ! »
— « Oh ! tes yeux sont trompés par les vapeurs de la nuit. »
— « Si tu veux, mon chéri, viens avec moi,
Je te donnerai de beaux vêtements ; nous jouerons un beau jeu ;
De belles fleurs poussent, blanches, écarlates et bleues. »
Weekly Mag., II-82, 12 mai 1798, Philadelphie.
[G. E. Lessing, Die Schwalbe.]
LA CHASSE.
Par Gottfried Augustus Bürger.
Weekly Mag., II-413, 28 juillet 1798, Philadelphie.
[G. A. Bürger, Der wilde Jäger.
Sir Walter Scott, The Wild Huntsman. Publié avec William and Helen en 1796 sous le titre The Chase.
M. G. Lewis, Tales of Wonder. Intitulé The Wild Huntsmen. Par Walter Scott.
Voir la note sur Leonora, dans Weekly Mag., I-221, 17 mars 1798.]
LE ROI DES BOIS.
(L’original est de Goethe, auteur de Werter.)
Qui est-ce qui chevauche si vite à travers la forêt,
Alors que la nuit se referme autour de lui, alors que le vent glacial hurle ?
C’est le père, qui tient son jeune fils dans ses bras,
Et l’a enveloppé chaudement dans son manteau.
— « Pourquoi tremble mon trésor ? Pourquoi recule-t-il de peur ? »
« Oh père ! mon père ! Le roi des bois est près !
Le roi des bois, avec sa couronne et sa barbe longue et blanche ! »
— « Oh ! tes yeux sont trompés par les vapeurs de la nuit. »
— « Si tu veux, mon chéri, viens avec moi,
Je te donnerai de beaux vêtements ; nous jouerons un beau jeu ;
De belles fleurs poussent, blanches, écarlates et bleues. »
Page 49
Sur les rives de cette rivière, tout est pour toi.”
—« Oh père ! mon père ! ne vois-tu pas
Les paroles que le Roi des fées chuchote à mon
oreille ? »—
—« Tais-toi maintenant, ma chérie, calme tes terreurs :
Tu entends parmi les branches le murmure
de la brise. »
—« Si tu veux, cher trésor, viens t’en aller avec moi,
Ma fille prendra soin de toi, si belle et si gaie ;
Ma fille, vêtue de pourpre et d’or,
Te nourrira, te embrassera et te chantera
pour t’endormir. »
—« Oh père ! mon père ! et ne vois-tu pas ?
Le Roi des fées et sa fille m’attendent ? »
—« Honte à toi, ma bien-aimée ! C’est la peur qui te
rend aveugle :
Tu vois les saules sombres qui ondulent dans
le vent. »—
—« Je t’aime ! J’adore ce visage si divin !
Je dois et je veux t’avoir, la force te fera
mienne ! »—
—« Mon père ! mon père ! Oh, tiens-moi fort maintenant !
Il me tire ! il me fait mal, et finira par m’avoir ! »—
Le père tremblait ; il accéléra encore :
À travers les collines et les forêts, il fouetta son cheval noir :
Mais lorsqu’il arriva à la porte de son propre château,
La vie ne battait plus dans le sein de l’adorable enfant.
Weekly Mag., III-93, 18 août 1798, Philadelphie.
[Goethe, Erlkönig.
M. G. Lewis, Tales of Wonder, 1801, Londres.]
—« Oh père ! mon père ! ne vois-tu pas
Les paroles que le Roi des fées chuchote à mon
oreille ? »—
—« Tais-toi maintenant, ma chérie, calme tes terreurs :
Tu entends parmi les branches le murmure
de la brise. »
—« Si tu veux, cher trésor, viens t’en aller avec moi,
Ma fille prendra soin de toi, si belle et si gaie ;
Ma fille, vêtue de pourpre et d’or,
Te nourrira, te embrassera et te chantera
pour t’endormir. »
—« Oh père ! mon père ! et ne vois-tu pas ?
Le Roi des fées et sa fille m’attendent ? »
—« Honte à toi, ma bien-aimée ! C’est la peur qui te
rend aveugle :
Tu vois les saules sombres qui ondulent dans
le vent. »—
—« Je t’aime ! J’adore ce visage si divin !
Je dois et je veux t’avoir, la force te fera
mienne ! »—
—« Mon père ! mon père ! Oh, tiens-moi fort maintenant !
Il me tire ! il me fait mal, et finira par m’avoir ! »—
Le père tremblait ; il accéléra encore :
À travers les collines et les forêts, il fouetta son cheval noir :
Mais lorsqu’il arriva à la porte de son propre château,
La vie ne battait plus dans le sein de l’adorable enfant.
Weekly Mag., III-93, 18 août 1798, Philadelphie.
[Goethe, Erlkönig.
M. G. Lewis, Tales of Wonder, 1801, Londres.]
Page 50
Le texte ci-dessus est cependant tiré d’Ambrosio, ou le Moine de Lewis (1795), qui comporte plusieurs variantes. La première réimpression américaine de Le Moine a été tirée de la quatrième édition britannique, de 1798, Philadelphie. Voir Préface.]
LA FILLE DU ROIS DES HIBOUX.
(L’original est en danois ; mais je l’ai lu dans une traduction allemande.)
Weekly Mag., III-94, 18 août 1798, Philadelphie.
[J. G. Herder, Erlkönigs Tochter dans le Quatrième Livre (Nordische Lieder) de Stimmen der Völker in Liedern. Traduit du danois.
M. G. Lewis, Contes merveilleux et Le Moine.
Voir la note sur Le Roi des hiboux.
L’original se trouve dans Kiampe Viiser.]
AMYNTAS, UN CONTES PASTORAL. [β]
(Tiré de l’allemand du célèbre Gessner.)
[Traduction en prose.]
Weekly Mag., III, 347, 358, 23 et 30 mars 1799, Philadelphie.
[S. Gessner, Mycon. Dans la version française, intitulée Amyntas.
W. Hooper, Nouvelles Idylles, p. 18.]
AMITIÉ
Traduit de l’allemand.
Musiqué par Russ.
Certes, elle ne sera pas confinée à la courte durée de la vie ;
L’amitié sacrée brillera ;
Au-delà de la tombe, l’esprit ardent
Connaîtra ses plus grands plaisirs.
Quels lieux bénis ! où plus aucun mal ne trouble,
Où le ciel approuve cette flamme ;
Où le cœur ne bat que de joie,
Et vit et aime éternellement.
Là, l’amour incomparable de l’amitié brillera,
(Comme c’est cher pour des cœurs comme les nôtres !)
LA FILLE DU ROIS DES HIBOUX.
(L’original est en danois ; mais je l’ai lu dans une traduction allemande.)
Weekly Mag., III-94, 18 août 1798, Philadelphie.
[J. G. Herder, Erlkönigs Tochter dans le Quatrième Livre (Nordische Lieder) de Stimmen der Völker in Liedern. Traduit du danois.
M. G. Lewis, Contes merveilleux et Le Moine.
Voir la note sur Le Roi des hiboux.
L’original se trouve dans Kiampe Viiser.]
AMYNTAS, UN CONTES PASTORAL. [β]
(Tiré de l’allemand du célèbre Gessner.)
[Traduction en prose.]
Weekly Mag., III, 347, 358, 23 et 30 mars 1799, Philadelphie.
[S. Gessner, Mycon. Dans la version française, intitulée Amyntas.
W. Hooper, Nouvelles Idylles, p. 18.]
AMITIÉ
Traduit de l’allemand.
Musiqué par Russ.
Certes, elle ne sera pas confinée à la courte durée de la vie ;
L’amitié sacrée brillera ;
Au-delà de la tombe, l’esprit ardent
Connaîtra ses plus grands plaisirs.
Quels lieux bénis ! où plus aucun mal ne trouble,
Où le ciel approuve cette flamme ;
Où le cœur ne bat que de joie,
Et vit et aime éternellement.
Là, l’amour incomparable de l’amitié brillera,
(Comme c’est cher pour des cœurs comme les nôtres !)
Page 51
Là, les anges possèdent leur pouvoir divin ;
C’est là leur foyer natif !
Car ici-bas, bien que le charme de l’amitié
Montre ses doux plaisirs ;
Pourtant des âmes comme les nôtres, si émues, si chaleureuses,
Toujours aspirent à un jour plus lumineux !
Phila. Repos., I, Appendix (15 nov. 1800 – 7 nov. 1801), Phila.
[Ce texte parut dans l’Appendice musical.]
Poésie originale.
LYCAS ; LES AVENIRS DES JARDINS.
Essai inspiré des Idylles de Gessner.
L’hiver tempétueux nous chasse du vert,
Et ne laisse aucune fleur pour orner le paysage ;
Les vents se lèvent — avec des coups violents,
Et font tournoyer les flocons de neige duveteuse ;
Pourtant l’imagination s’élève tendrement
Et rassemble de belles idées en volant :
Les images que dépeint le printemps florissant,
Les douceurs qui se réchauffent aux rayons brûlants de l’été,
Les fruits riches et variés du règne de l’automne
Ouvriront leurs trésors en abondance ;
Parmi eux, les meilleurs, présentés avec le plus grand soin,
Formeront une couronne, pour toi, ma belle jeune fille !
Ainsi le berger aimant, pour sa bien-aimée,
Choisit de belles fleurs pour orner ses cheveux flottants.
La beauté du jardin embellira mes modestes vers ;
Si Daphné sourit, cela compensera bien mes peines !
C’était, au matin de la jeunesse, qu’un berger découvrit
Cet art heureux de décorer la terre ;
C’est ici, s’écrie le charmé Lycas,
Lycas le jeune, doux et sage ;
Sous ce orme, la belle Adelaide donna pour la première fois
Le baiser de l’amour à son esclave dévoué
C’est là leur foyer natif !
Car ici-bas, bien que le charme de l’amitié
Montre ses doux plaisirs ;
Pourtant des âmes comme les nôtres, si émues, si chaleureuses,
Toujours aspirent à un jour plus lumineux !
Phila. Repos., I, Appendix (15 nov. 1800 – 7 nov. 1801), Phila.
[Ce texte parut dans l’Appendice musical.]
Poésie originale.
LYCAS ; LES AVENIRS DES JARDINS.
Essai inspiré des Idylles de Gessner.
L’hiver tempétueux nous chasse du vert,
Et ne laisse aucune fleur pour orner le paysage ;
Les vents se lèvent — avec des coups violents,
Et font tournoyer les flocons de neige duveteuse ;
Pourtant l’imagination s’élève tendrement
Et rassemble de belles idées en volant :
Les images que dépeint le printemps florissant,
Les douceurs qui se réchauffent aux rayons brûlants de l’été,
Les fruits riches et variés du règne de l’automne
Ouvriront leurs trésors en abondance ;
Parmi eux, les meilleurs, présentés avec le plus grand soin,
Formeront une couronne, pour toi, ma belle jeune fille !
Ainsi le berger aimant, pour sa bien-aimée,
Choisit de belles fleurs pour orner ses cheveux flottants.
La beauté du jardin embellira mes modestes vers ;
Si Daphné sourit, cela compensera bien mes peines !
C’était, au matin de la jeunesse, qu’un berger découvrit
Cet art heureux de décorer la terre ;
C’est ici, s’écrie le charmé Lycas,
Lycas le jeune, doux et sage ;
Sous ce orme, la belle Adelaide donna pour la première fois
Le baiser de l’amour à son esclave dévoué
Page 52
Tandis qu’il, d’un accent amoureux, parlait à sa bien-aimée,
Avec un cœur battant et un corps agité !
Là, faible et épuisé, mon séducteur s’abattit pour reposer,
Sur l’oreiller chaud de ma poitrine haletante !
« Lycas », dit-elle entre des sanglots,
« Prends le doux secret d’une jeune fille amoureuse :
De tous les jeunes hommes qui cherchent à émouvoir ce cœur,
Seul Lycas est celui qu’Adélaïde peut aimer !
Ô bois paisibles — ô sources solitaires —
C’est à vous que j’ai souvent avoué mes douleurs secrètes !
Et vous, fleurs douces, témoignez de la vérité
De cette flamme tendre qui a ravagé ma jeunesse ;
Souvent, vos feuilles, en s’épanouissant autour de moi,
Ont bu mes larmes chaudes comme des gouttes de rosée du matin. »
Mon cœur est plein — quel bonheur m’envahit !
Car, dans ma poitrine, l’amour a établi son trône.
Ce lieu sera toujours sacré à l’amour,
Paré de beautés luxuriantes par mes mains.
Sous cet orme, le plus ombragé des arbres,
La rose versera ses parfums dans la brise ;
Autour de son tronc, la vigne grimpante aussi élèvera
Ses fleurs blanches et pourpres haut dans les airs.
Les trésors du printemps couleront jusqu’ici ;
Le prunellier, près du lys, y fleurira.
Je parcourrai les collines et les prairies,
Et ramènerai chez moi, dans l’extase, les fleurs en fleurs :
La violette pourpre, la rose s’y ajouteront,
Les arbustes parfumés combineront tous leurs arômes,
Et naîtra ainsi un bosquet délicieux,
Qui, avec ses fleurs odorantes, parfumera les cieux !
Puis, autour de cette petite île chérie, j’amènerai,
Avec de doux méandres, cette source argentée ;
Tandis que l’aubépine et l’épine formeront
Un rempart contre les ennemis envahisseurs —
Afin que les moutons et les chèvres errantes ne viennent pas troubler
Ce lieu et gâcher la promesse de notre joie future.
Oh, alors, approchez, vous, chéris de l’amour
Avec un cœur battant et un corps agité !
Là, faible et épuisé, mon séducteur s’abattit pour reposer,
Sur l’oreiller chaud de ma poitrine haletante !
« Lycas », dit-elle entre des sanglots,
« Prends le doux secret d’une jeune fille amoureuse :
De tous les jeunes hommes qui cherchent à émouvoir ce cœur,
Seul Lycas est celui qu’Adélaïde peut aimer !
Ô bois paisibles — ô sources solitaires —
C’est à vous que j’ai souvent avoué mes douleurs secrètes !
Et vous, fleurs douces, témoignez de la vérité
De cette flamme tendre qui a ravagé ma jeunesse ;
Souvent, vos feuilles, en s’épanouissant autour de moi,
Ont bu mes larmes chaudes comme des gouttes de rosée du matin. »
Mon cœur est plein — quel bonheur m’envahit !
Car, dans ma poitrine, l’amour a établi son trône.
Ce lieu sera toujours sacré à l’amour,
Paré de beautés luxuriantes par mes mains.
Sous cet orme, le plus ombragé des arbres,
La rose versera ses parfums dans la brise ;
Autour de son tronc, la vigne grimpante aussi élèvera
Ses fleurs blanches et pourpres haut dans les airs.
Les trésors du printemps couleront jusqu’ici ;
Le prunellier, près du lys, y fleurira.
Je parcourrai les collines et les prairies,
Et ramènerai chez moi, dans l’extase, les fleurs en fleurs :
La violette pourpre, la rose s’y ajouteront,
Les arbustes parfumés combineront tous leurs arômes,
Et naîtra ainsi un bosquet délicieux,
Qui, avec ses fleurs odorantes, parfumera les cieux !
Puis, autour de cette petite île chérie, j’amènerai,
Avec de doux méandres, cette source argentée ;
Tandis que l’aubépine et l’épine formeront
Un rempart contre les ennemis envahisseurs —
Afin que les moutons et les chèvres errantes ne viennent pas troubler
Ce lieu et gâcher la promesse de notre joie future.
Oh, alors, approchez, vous, chéris de l’amour
Page 53
Venez vous installer ici, vous, douces tourterelles !
Sur ces branches étendues, perchées en hauteur,
Avec des gazouillements répétés, accueillez le soupir de l’amant !
Puis les moineaux espiègles jouent autour des roses,
Et chantent, ravis, parmi les feuilles tremblantes !
Vous, papillons, vêtus de robes d’or,
Vous dansez sur les tapis de roses dans une fête folle !
Reposez-vous ici, sur la tige ondulante du lys,
Et ajoutez une nouvelle beauté à cette promenade du soir.
Alors le berger qui passe, libre de soucis,
Lorsque le zéphyr répand les parfums dans l’air,
Inhalera ce parfum et, émerveillé, criera :
Quel lieu sacré est-ce ? Quelle déesse est proche ?
Vénus possède-t-elle cet endroit joyeux et enchanté ?
Ou bien Diane, fatiguée de la chasse,
A-t-elle choisi un lieu où abondent les douceurs les plus précieuses,
Pour y sommeiller sur ce sol consacré ?
P. D.
Port Folio, I-54, 14 fév. 1801, Phila.
[S. Gessner, Lycas, ou l’invention des jardins.]
Pour le Port Folio.
MYRTILLO.
Une idylle, tentée d’après le texte allemand de Gessner.
À la paisible tombée du jour, Myrtillo se rendit au lac,
Tandis que les rayons de la lune jouaient sur ses eaux ;
Ce lieu silencieux, éclairé par ses rayons,
La mélodie envoûtante et tendre du rossignol,
L’avaient plongé dans un état de ravissement apaisant.
Enfin, revenu à lui, il reprit le chemin du retour,
Et dans le verger verdoyant, où des vignes entrelacées
Formaient devant sa demeure solitaire un porche
De construction simple, il trouva son vénérable père — sa tête grise
Sur ces branches étendues, perchées en hauteur,
Avec des gazouillements répétés, accueillez le soupir de l’amant !
Puis les moineaux espiègles jouent autour des roses,
Et chantent, ravis, parmi les feuilles tremblantes !
Vous, papillons, vêtus de robes d’or,
Vous dansez sur les tapis de roses dans une fête folle !
Reposez-vous ici, sur la tige ondulante du lys,
Et ajoutez une nouvelle beauté à cette promenade du soir.
Alors le berger qui passe, libre de soucis,
Lorsque le zéphyr répand les parfums dans l’air,
Inhalera ce parfum et, émerveillé, criera :
Quel lieu sacré est-ce ? Quelle déesse est proche ?
Vénus possède-t-elle cet endroit joyeux et enchanté ?
Ou bien Diane, fatiguée de la chasse,
A-t-elle choisi un lieu où abondent les douceurs les plus précieuses,
Pour y sommeiller sur ce sol consacré ?
P. D.
Port Folio, I-54, 14 fév. 1801, Phila.
[S. Gessner, Lycas, ou l’invention des jardins.]
Pour le Port Folio.
MYRTILLO.
Une idylle, tentée d’après le texte allemand de Gessner.
À la paisible tombée du jour, Myrtillo se rendit au lac,
Tandis que les rayons de la lune jouaient sur ses eaux ;
Ce lieu silencieux, éclairé par ses rayons,
La mélodie envoûtante et tendre du rossignol,
L’avaient plongé dans un état de ravissement apaisant.
Enfin, revenu à lui, il reprit le chemin du retour,
Et dans le verger verdoyant, où des vignes entrelacées
Formaient devant sa demeure solitaire un porche
De construction simple, il trouva son vénérable père — sa tête grise
Page 54
Soutenu par son bras, tandis que à travers les feuilles
Les rayons de lune versaient leur éclat sur son visage.
Avec les bras enlacés et le cœur gonflé,
Il se tenait devant son père — il resta longtemps ainsi,
Ses yeux pieux fixés avec tendresse sur le sage,
Puis il leva les yeux, emplis de larmes filiales,
Et à travers les feuilles éclairées, il leva les yeux vers le ciel,
Tandis que des gouttes de gratitude roulaient sur sa joue humide.
Oh toi ! s’écria-t-il enfin, toi que, après les dieux,
Je vénère, mon père — ah, comme est doux
Ton sommeil paisible ! Comme est serein
Le sommeil des justes et des bons ! Tes pas chancelants
Étaient sans doute dirigés ici, pour une prière silencieuse
Afin de passer l’heure du soir ; mais, occupé à ton devoir,
Le sommeil t’a saisi, tandis que, pour moi,
Ta prière d’amour s’envolait vers les cieux.
Comme ma destinée est heureuse ! Les dieux bienveillants
Doivent entendre ta tendre supplication ; sinon, pourquoi notre cabane
Est-elle protégée, au milieu des branches chargées de fruits mûrs ?
Pourquoi, sinon, de telles bénédictions
S’abattent-elles sur notre troupeau sain et en pleine croissance ?
Sur les récoltes dorées de nos champs ?
Lorsque souvent la larme de joie mouillait ta joue,
En me voyant, anxieux, prendre soin de toi et te soutenir
Dans ta vieillesse fragile ; lorsque, tourné vers le firmament,
Tu levais tes yeux pleins de larmes et bénissais ton fils ;
Ah ! alors, quelles paroles ses bénédictions pouvaient-elles exprimer !
Ma poitrine se gonflait de bonheur, et les larmes
Débordaient de mes joues brillantes —
Lorsque, hier matin, appuyé sur mon bras,
Tu as quitté notre cabane pour sentir les rayons vivifiants
Du soleil chaud, et tu as vu autour de toi paître
La troupe joyeuse, les arbres chargés de fruits,
Et toute la campagne fertile en fleurs tout autour,
« Mes cheveux blanchissent dans la paix », furent alors tes paroles.
Les rayons de lune versaient leur éclat sur son visage.
Avec les bras enlacés et le cœur gonflé,
Il se tenait devant son père — il resta longtemps ainsi,
Ses yeux pieux fixés avec tendresse sur le sage,
Puis il leva les yeux, emplis de larmes filiales,
Et à travers les feuilles éclairées, il leva les yeux vers le ciel,
Tandis que des gouttes de gratitude roulaient sur sa joue humide.
Oh toi ! s’écria-t-il enfin, toi que, après les dieux,
Je vénère, mon père — ah, comme est doux
Ton sommeil paisible ! Comme est serein
Le sommeil des justes et des bons ! Tes pas chancelants
Étaient sans doute dirigés ici, pour une prière silencieuse
Afin de passer l’heure du soir ; mais, occupé à ton devoir,
Le sommeil t’a saisi, tandis que, pour moi,
Ta prière d’amour s’envolait vers les cieux.
Comme ma destinée est heureuse ! Les dieux bienveillants
Doivent entendre ta tendre supplication ; sinon, pourquoi notre cabane
Est-elle protégée, au milieu des branches chargées de fruits mûrs ?
Pourquoi, sinon, de telles bénédictions
S’abattent-elles sur notre troupeau sain et en pleine croissance ?
Sur les récoltes dorées de nos champs ?
Lorsque souvent la larme de joie mouillait ta joue,
En me voyant, anxieux, prendre soin de toi et te soutenir
Dans ta vieillesse fragile ; lorsque, tourné vers le firmament,
Tu levais tes yeux pleins de larmes et bénissais ton fils ;
Ah ! alors, quelles paroles ses bénédictions pouvaient-elles exprimer !
Ma poitrine se gonflait de bonheur, et les larmes
Débordaient de mes joues brillantes —
Lorsque, hier matin, appuyé sur mon bras,
Tu as quitté notre cabane pour sentir les rayons vivifiants
Du soleil chaud, et tu as vu autour de toi paître
La troupe joyeuse, les arbres chargés de fruits,
Et toute la campagne fertile en fleurs tout autour,
« Mes cheveux blanchissent dans la paix », furent alors tes paroles.
Page 55
Champs de ma jeunesse, soyez à jamais bénis !
Mes yeux, qui s’assombrissent, ne verront plus longtemps
Ces scènes qui ravissent le cœur ; pour des plaines plus heureuses,
Je dois vous remplacer — par des plaines au-delà des cieux.
Ah, père, bien-aimé, dois-je te perdre si tôt !
Mon plus proche ami ! — Quelle pensée douloureuse !
Près de ta tombe, avec un amour filial, j’éleverai
Un autel modeste, et avec ferveur chercherai
Chaque occasion propice pour soulager les souffrances
Des opprimés et des misérables ; chaque jour
Où se présente l’occasion heureuse de faire le bien,
Je verserai du lait doux sur la tombe d’un père,
Et parsemerai de fleurs ce lieu toujours sacré —
Il s’arrêta, mais garda les yeux, emplis de larmes,
Fixés sur le bon vieillard ; puis, en soupirant, dit :
Comme il repose paisiblement, souriant dans son sommeil !
Quelques-unes de ses vertus doivent planer
Sur lui, dans des rêves paisibles, et remplir son âme joyeuse ;
Tandis que la lune verse ses rayons sur ses tempes nues
Et brillantes, ainsi que sur sa barbe argentée ;
Oh, que la brise et la rosée du soir —
Ne te fassent aucun mal. Alors, doucement, il embrassa
Son front vieilli, le réveilla délicatement,
Et le conduisit à son lit, pour qu’il dorme plus paisiblement,
Sur les fourrures les plus moelleuses, jusqu’au bout de la nuit.
— P. D.
Port Folio, I-70, 28 février 1801, Philadelphie.
Pour le Port Folio.
MYRTILAND DAPHNE
Une idylle.
Inspiration tirée de Gessner.
Myrtil.
Où vas-tu si tôt, sœur, avant même que le soleil,
N’ait commencé sa course derrière cette colline ?
Mes yeux, qui s’assombrissent, ne verront plus longtemps
Ces scènes qui ravissent le cœur ; pour des plaines plus heureuses,
Je dois vous remplacer — par des plaines au-delà des cieux.
Ah, père, bien-aimé, dois-je te perdre si tôt !
Mon plus proche ami ! — Quelle pensée douloureuse !
Près de ta tombe, avec un amour filial, j’éleverai
Un autel modeste, et avec ferveur chercherai
Chaque occasion propice pour soulager les souffrances
Des opprimés et des misérables ; chaque jour
Où se présente l’occasion heureuse de faire le bien,
Je verserai du lait doux sur la tombe d’un père,
Et parsemerai de fleurs ce lieu toujours sacré —
Il s’arrêta, mais garda les yeux, emplis de larmes,
Fixés sur le bon vieillard ; puis, en soupirant, dit :
Comme il repose paisiblement, souriant dans son sommeil !
Quelques-unes de ses vertus doivent planer
Sur lui, dans des rêves paisibles, et remplir son âme joyeuse ;
Tandis que la lune verse ses rayons sur ses tempes nues
Et brillantes, ainsi que sur sa barbe argentée ;
Oh, que la brise et la rosée du soir —
Ne te fassent aucun mal. Alors, doucement, il embrassa
Son front vieilli, le réveilla délicatement,
Et le conduisit à son lit, pour qu’il dorme plus paisiblement,
Sur les fourrures les plus moelleuses, jusqu’au bout de la nuit.
— P. D.
Port Folio, I-70, 28 février 1801, Philadelphie.
Pour le Port Folio.
MYRTILAND DAPHNE
Une idylle.
Inspiration tirée de Gessner.
Myrtil.
Où vas-tu si tôt, sœur, avant même que le soleil,
N’ait commencé sa course derrière cette colline ?
Page 56
À peine le rossignol entend-il les rayons du matin,
Qu’il ose moduler son chant mélodieux.
Le coq matinal, dont les plumes les plus riches l’ornent,
N’a encore que faiblement salué l’aube dorée ;
Tandis que toi, attirée par une force inconnue,
Tu effleures d’un pas pressé la rosée argentée !
Quel festin prépares-tu aujourd’hui,
Puisque ton panier, plein de fleurs, parfume l’air ?
Daphné :
Bienvenue, cher frère. Où te mène ton chemin,
Au milieu des brumes froides du petit jour ?
Pour quel noble dessein sors-tu de ce bosquet fraîchement formé,
En cette heure silencieuse du crépuscule ?
Pour moi — j’ai cueilli la violette et la rose,
Et j’ai cherché chaque fleur qui pousse autour de notre chaumière.
Pendant que sur le sommeil paisible de nos parents
S’étendent leurs ailes, je les répandrai sur leur lit tranquille ;
Alors, lorsque les rayons du soleil doreront les cieux éclatants,
Au milieu de parfums enivrants, ils ouvriront leurs yeux vieillissants ;
Leurs cœurs alors bondiront de joie pieuse,
En voyant les fleurs en pleine floraison, groupées autour d’eux.
Myrtil :
Ma bien-aimée, même la vie elle-même ne peut être agréable pour moi sans l’amour d’une sœur.
Pour moi, chère fille, lorsque nous nous sommes rencontrés hier soir,
Juste au moment où le soleil prenait des teintes dorées,
Notre père, reposant sur notre colline préférée,
Tandis que nous veillions avec tendresse sur ses volontés,
« Comme c’est doux, disait-il, de construire là-bas,
Un bosquet ombragé pour se reposer, à l’abri des soucis ! »
J’ai entendu son souhait, comme si je ne l’avais pas entendu,
Mais j’ai gardé mes pensées fixées fermement sur cet endroit,
Et avant même que l’aurore n’envoie ses premiers rayons,
J’ai hâté le pas vers la colline.
Qu’il ose moduler son chant mélodieux.
Le coq matinal, dont les plumes les plus riches l’ornent,
N’a encore que faiblement salué l’aube dorée ;
Tandis que toi, attirée par une force inconnue,
Tu effleures d’un pas pressé la rosée argentée !
Quel festin prépares-tu aujourd’hui,
Puisque ton panier, plein de fleurs, parfume l’air ?
Daphné :
Bienvenue, cher frère. Où te mène ton chemin,
Au milieu des brumes froides du petit jour ?
Pour quel noble dessein sors-tu de ce bosquet fraîchement formé,
En cette heure silencieuse du crépuscule ?
Pour moi — j’ai cueilli la violette et la rose,
Et j’ai cherché chaque fleur qui pousse autour de notre chaumière.
Pendant que sur le sommeil paisible de nos parents
S’étendent leurs ailes, je les répandrai sur leur lit tranquille ;
Alors, lorsque les rayons du soleil doreront les cieux éclatants,
Au milieu de parfums enivrants, ils ouvriront leurs yeux vieillissants ;
Leurs cœurs alors bondiront de joie pieuse,
En voyant les fleurs en pleine floraison, groupées autour d’eux.
Myrtil :
Ma bien-aimée, même la vie elle-même ne peut être agréable pour moi sans l’amour d’une sœur.
Pour moi, chère fille, lorsque nous nous sommes rencontrés hier soir,
Juste au moment où le soleil prenait des teintes dorées,
Notre père, reposant sur notre colline préférée,
Tandis que nous veillions avec tendresse sur ses volontés,
« Comme c’est doux, disait-il, de construire là-bas,
Un bosquet ombragé pour se reposer, à l’abri des soucis ! »
J’ai entendu son souhait, comme si je ne l’avais pas entendu,
Mais j’ai gardé mes pensées fixées fermement sur cet endroit,
Et avant même que l’aurore n’envoie ses premiers rayons,
J’ai hâté le pas vers la colline.
Page 57
Et ils ont construit le bosquet, à ses côtés verdoyants,
Avec des branches ondulantes et brunes, solidement liées ;
Vois, sœur, vois, le travail est enfin achevé ;
Ne me trahis pas avant que j’aie obtenu sa bénédiction,
Avant qu’il ne vienne lui-même par ici ;
Ah, alors, nous célébrerons cette journée avec joie.
Daphné :
Comme il sera surpris, frère, quand pour la première fois le bosquet lointain apparaîtra à ses yeux !
Mais laisse-moi me hâter et déposer doucement sur leur lit
Mon offrande matinale de parfum.
Myrtil :
Lorsqu’ils se réveilleront au milieu de ce tas parfumé,
Ils s’adresseront un sourire tendre ;
Et diront : « C’est l’œuvre de notre Daphné, chère enfant ;
Ainsi notre amour a enchanté les heures du matin. »
Quelle tendresse de prendre soin avec attention
Pendant que nous dormions profondément !
Daphné :
Oui, frère, quand, à son heure habituelle,
Il ouvrira sa fenêtre et verra ton bosquet,
« Certainement (s’exclamera-t-il), je ne vois pas bien,
Ou bien sur cette colline un berceau apparaît à mes yeux ;
Oui, c’est l’œuvre de Myrtil — car privé de son sommeil doux,
Il a quitté son lit nocturne : tels sont ses projets,
Tels sont ses pensées filiales, et ainsi il apaise nos années qui déclinent. »
Et quand, avec joie, nous accueillerons les rayons du matin,
Nous célébrerons avec bonheur cette journée heureuse ;
Chaque travail commencé aujourd’hui prospérera,
Et paix et joie régneront dans chaque bosquet.
P. D.
Port Folio, I-80, 7 mars 1801, Philadelphie.
Avec des branches ondulantes et brunes, solidement liées ;
Vois, sœur, vois, le travail est enfin achevé ;
Ne me trahis pas avant que j’aie obtenu sa bénédiction,
Avant qu’il ne vienne lui-même par ici ;
Ah, alors, nous célébrerons cette journée avec joie.
Daphné :
Comme il sera surpris, frère, quand pour la première fois le bosquet lointain apparaîtra à ses yeux !
Mais laisse-moi me hâter et déposer doucement sur leur lit
Mon offrande matinale de parfum.
Myrtil :
Lorsqu’ils se réveilleront au milieu de ce tas parfumé,
Ils s’adresseront un sourire tendre ;
Et diront : « C’est l’œuvre de notre Daphné, chère enfant ;
Ainsi notre amour a enchanté les heures du matin. »
Quelle tendresse de prendre soin avec attention
Pendant que nous dormions profondément !
Daphné :
Oui, frère, quand, à son heure habituelle,
Il ouvrira sa fenêtre et verra ton bosquet,
« Certainement (s’exclamera-t-il), je ne vois pas bien,
Ou bien sur cette colline un berceau apparaît à mes yeux ;
Oui, c’est l’œuvre de Myrtil — car privé de son sommeil doux,
Il a quitté son lit nocturne : tels sont ses projets,
Tels sont ses pensées filiales, et ainsi il apaise nos années qui déclinent. »
Et quand, avec joie, nous accueillerons les rayons du matin,
Nous célébrerons avec bonheur cette journée heureuse ;
Chaque travail commencé aujourd’hui prospérera,
Et paix et joie régneront dans chaque bosquet.
P. D.
Port Folio, I-80, 7 mars 1801, Philadelphie.
Page 58
[S. Gessner, Mirtil et Daphné.]
TRADUCTION DES IDYLES DE GESSNER.
Delia ! quand dans les yeux de ton amant,
À ton approche monte une douce lueur,
Quand, de son oreille envoûtée, il écoute
La chanson émouvante de ta douce langue,
Tu répands la joie sur les scènes les plus tristes,
Et l’hiver porte le sourire du printemps.
Quand je me promène avec toi à travers les prairies,
L’herbe fraîchement fauchée est plus parfumée,
Quand, à tes côtés, je cueille des fleurs,
Les bourgeons gonflent avec plus d’éclat de fierté,
Et s’inclinent pour rencontrer ta main neigeuse,
Ou s’enroulent amoureusement sous tes pieds.
Mais quand tu me presses dans tes bras,
Quand tu me bénis d’un long, long baiser,
Ah ! alors en vain, les plus belles fleurs
Exercent leur pouvoir de souffle parfumé ;
En vain la Nature apporte ses douceurs,
En vain elle porte le sourire du printemps.
Alors, Delia ! rien sur terre que toi,
Mes sens enivrés ne sentent ni ne voient,
Possédés alors par la folie amoureuse,
Mon cœur tremblant bat contre ta poitrine,
Alors, submergé de bonheur, je m’abandonne tendrement,
Ne vivant que pour le baiser de Delia.
Q. V.
Port Folio, I-87, 14 mars 1801, Phila.
LEONORA. [β].
Une histoire, tirée de l’allemand.
TRADUCTION DES IDYLES DE GESSNER.
Delia ! quand dans les yeux de ton amant,
À ton approche monte une douce lueur,
Quand, de son oreille envoûtée, il écoute
La chanson émouvante de ta douce langue,
Tu répands la joie sur les scènes les plus tristes,
Et l’hiver porte le sourire du printemps.
Quand je me promène avec toi à travers les prairies,
L’herbe fraîchement fauchée est plus parfumée,
Quand, à tes côtés, je cueille des fleurs,
Les bourgeons gonflent avec plus d’éclat de fierté,
Et s’inclinent pour rencontrer ta main neigeuse,
Ou s’enroulent amoureusement sous tes pieds.
Mais quand tu me presses dans tes bras,
Quand tu me bénis d’un long, long baiser,
Ah ! alors en vain, les plus belles fleurs
Exercent leur pouvoir de souffle parfumé ;
En vain la Nature apporte ses douceurs,
En vain elle porte le sourire du printemps.
Alors, Delia ! rien sur terre que toi,
Mes sens enivrés ne sentent ni ne voient,
Possédés alors par la folie amoureuse,
Mon cœur tremblant bat contre ta poitrine,
Alors, submergé de bonheur, je m’abandonne tendrement,
Ne vivant que pour le baiser de Delia.
Q. V.
Port Folio, I-87, 14 mars 1801, Phila.
LEONORA. [β].
Une histoire, tirée de l’allemand.
Page 59
« Ah, William ! Es-tu mort ou traître ? »
cria Leonora depuis son lit.
« J’ai rêvé que tu ne reviendrais jamais. »
William avait combattu dans l’armée de Frédéric
à Prague — et quel était son sort, s’il avait été vaincu
ou s’il était traître, elle ne pouvait le savoir.
La reine de Hongrie et le roi de Prusse,
fatigués enfin des querelles,
décidèrent de mettre fin au conflit ;
Et chacun de leurs armées reprit alors le chemin du foyer,
avec chants et cris,
avec cymbales, tambours et flûtes.
Alors qu’ils marchaient, décorés de branches,
de chaque porte, les vieux et les jeunes
sortirent pour accueillir les troupes.
« Dieu soit loué », crièrent tous les enfants et les parents,
et « Bienvenue, bienvenue », dirent de nombreuses fiancées,
comme des amis séparés depuis longtemps se retrouvent.
Ils se réjouissaient, tandis que la pauvre Leonora était affligée :
elle ne donna aucun baiser, n’en reçut aucun ;
personne ne savait rien de William ;
elle se frappait les mains et se déchirait les cheveux ;
jusqu’à ce qu’, seule, dans un désespoir profond,
perdant la raison, elle s’effondre.
Sa mère vint rapidement à son secours,
« Ah ! dis-moi », cria-t-elle, « au nom de la miséricorde,
« Qu’est-ce que cette douleur folle ? »
« Mère, c’est fini — toutes les espérances sont parties,
« Dieu n’a pas de pitié, William est mort,
« Ma douleur n’a plus de soulagement. »
« Pardonnez, ô pardonnez, Seigneur !
« Mon enfant, implore son amour par des prières,
« L’Omnipotent ne se trompe jamais ? »
cria Leonora depuis son lit.
« J’ai rêvé que tu ne reviendrais jamais. »
William avait combattu dans l’armée de Frédéric
à Prague — et quel était son sort, s’il avait été vaincu
ou s’il était traître, elle ne pouvait le savoir.
La reine de Hongrie et le roi de Prusse,
fatigués enfin des querelles,
décidèrent de mettre fin au conflit ;
Et chacun de leurs armées reprit alors le chemin du foyer,
avec chants et cris,
avec cymbales, tambours et flûtes.
Alors qu’ils marchaient, décorés de branches,
de chaque porte, les vieux et les jeunes
sortirent pour accueillir les troupes.
« Dieu soit loué », crièrent tous les enfants et les parents,
et « Bienvenue, bienvenue », dirent de nombreuses fiancées,
comme des amis séparés depuis longtemps se retrouvent.
Ils se réjouissaient, tandis que la pauvre Leonora était affligée :
elle ne donna aucun baiser, n’en reçut aucun ;
personne ne savait rien de William ;
elle se frappait les mains et se déchirait les cheveux ;
jusqu’à ce qu’, seule, dans un désespoir profond,
perdant la raison, elle s’effondre.
Sa mère vint rapidement à son secours,
« Ah ! dis-moi », cria-t-elle, « au nom de la miséricorde,
« Qu’est-ce que cette douleur folle ? »
« Mère, c’est fini — toutes les espérances sont parties,
« Dieu n’a pas de pitié, William est mort,
« Ma douleur n’a plus de soulagement. »
« Pardonnez, ô pardonnez, Seigneur !
« Mon enfant, implore son amour par des prières,
« L’Omnipotent ne se trompe jamais ? »
Page 60
Ô mère ! Mère ! Paroles vaines,
Peut-il s’inquiéter de mon sort,
Lui qui n’a jamais entendu mes prières ?
Sois patiente, enfant, crois en Dieu,
Il fera ce qu’il peut et soulagera,
Efforce-toi de confier sa puissance.
Ô mère ! Mère ! Tout est vain,
Quelle confiance peut ramener à la vie ?
Le passé est à jamais révolu.
Qui sait s’il vit encore ;
Peut-être vit-il loin d’ici,
Et ne pense plus à toi.
Oublie, oublie ce jeune homme infidèle,
Chasse ta tristesse, apaise ton chagrin,
Puisque William s’est avéré faux.
Mère, tout espoir a quitté mon esprit,
Le passé est révolu, notre Dieu est cruel ;
Pourquoi m’a-t-il donné la vie ?
Ah, que cette lumière haïe et abominable
Disparaisse à jamais de ma vue,
Viens, mort, viens, bienvenue, mort !
Père indulgent, épargne mon enfant,
Son agonie l’a rendue folle,
Elle ne sait pas ce qu’elle fait.
Fille, oublie ton amour terrestre,
Regarde celui qui règne au-dessus,
Où les joies succèdent aux malheurs.
Mère, qu’est-ce que les joies pour moi maintenant ?
Avec William, l’enfer pourrait être un paradis,
Sans lui, le paradis est un enfer.
Disparaît, disparais, ô lumière haïe,
Que la mort m’emporte dans la nuit éternelle,
Adieu à tout espoir, avec l’amour.
Peut-il s’inquiéter de mon sort,
Lui qui n’a jamais entendu mes prières ?
Sois patiente, enfant, crois en Dieu,
Il fera ce qu’il peut et soulagera,
Efforce-toi de confier sa puissance.
Ô mère ! Mère ! Tout est vain,
Quelle confiance peut ramener à la vie ?
Le passé est à jamais révolu.
Qui sait s’il vit encore ;
Peut-être vit-il loin d’ici,
Et ne pense plus à toi.
Oublie, oublie ce jeune homme infidèle,
Chasse ta tristesse, apaise ton chagrin,
Puisque William s’est avéré faux.
Mère, tout espoir a quitté mon esprit,
Le passé est révolu, notre Dieu est cruel ;
Pourquoi m’a-t-il donné la vie ?
Ah, que cette lumière haïe et abominable
Disparaisse à jamais de ma vue,
Viens, mort, viens, bienvenue, mort !
Père indulgent, épargne mon enfant,
Son agonie l’a rendue folle,
Elle ne sait pas ce qu’elle fait.
Fille, oublie ton amour terrestre,
Regarde celui qui règne au-dessus,
Où les joies succèdent aux malheurs.
Mère, qu’est-ce que les joies pour moi maintenant ?
Avec William, l’enfer pourrait être un paradis,
Sans lui, le paradis est un enfer.
Disparaît, disparais, ô lumière haïe,
Que la mort m’emporte dans la nuit éternelle,
Adieu à tout espoir, avec l’amour.
Page 61
Ainsi, trop précipitamment, Leonora s’efforça de douter de la vérité de l’amour céleste. Elle pleura et se frappa la poitrine ; elle pria pour la mort, jusqu’à ce que la lune, avec toutes les étoiles, brille en silence, apaisant ainsi le monde pour qu’il puisse se reposer.
Soudain, écoutez ! Quel bruit soudain à l’extérieur ! Elle entend des pas sur le sol : un cavalier doit être près ! Il s’arrête, sonne… Écoutez ! Alors que le bruit s’éteint peu à peu, une voix familière s’adresse à ses oreilles attentives :
« Réveille-toi, Leonora ; dors-tu, ou ris-tu sans réfléchir, ou pleures-tu sans cesse ? William est-il bienvenu chez lui ? »
« Cher William, toi ! Tu es revenu, et en bonne santé ! J’ai dormi et pleuré… Mais pourquoi, dis-moi, viens-tu si tard dans la nuit ? »
« Ce n’est qu’à minuit que nous osons voyager. C’est pour toi que je viens de Prague, même si c’est tard. Pour moi ! Reste ici et repose-toi ; les vents sauvages soufflent sur ces terres désolées. Ah, cher William ! Pourquoi tant de hâte ? Laisse-moi d’abord te réchauffer dans mes bras. »
« Laissez les vents souffler sur ces terres désolées ; mon devoir m’oblige à me hâter. Vite, monte sur mon cheval. Que les vents soufflent partout, avant l’aube, nous aurons parcouru deux cents lieues, afin d’atteindre notre lit nuptial. »
« Quoi, William ! Pour une chambre nuptiale, voyager si loin de chez soi en pleine nuit ? »
« Leonora, c’est ainsi décidé. »
Soudain, écoutez ! Quel bruit soudain à l’extérieur ! Elle entend des pas sur le sol : un cavalier doit être près ! Il s’arrête, sonne… Écoutez ! Alors que le bruit s’éteint peu à peu, une voix familière s’adresse à ses oreilles attentives :
« Réveille-toi, Leonora ; dors-tu, ou ris-tu sans réfléchir, ou pleures-tu sans cesse ? William est-il bienvenu chez lui ? »
« Cher William, toi ! Tu es revenu, et en bonne santé ! J’ai dormi et pleuré… Mais pourquoi, dis-moi, viens-tu si tard dans la nuit ? »
« Ce n’est qu’à minuit que nous osons voyager. C’est pour toi que je viens de Prague, même si c’est tard. Pour moi ! Reste ici et repose-toi ; les vents sauvages soufflent sur ces terres désolées. Ah, cher William ! Pourquoi tant de hâte ? Laisse-moi d’abord te réchauffer dans mes bras. »
« Laissez les vents souffler sur ces terres désolées ; mon devoir m’oblige à me hâter. Vite, monte sur mon cheval. Que les vents soufflent partout, avant l’aube, nous aurons parcouru deux cents lieues, afin d’atteindre notre lit nuptial. »
« Quoi, William ! Pour une chambre nuptiale, voyager si loin de chez soi en pleine nuit ? »
« Leonora, c’est ainsi décidé. »
Page 62
« Regarde autour de toi, mon amour, la lune brille clairement,
Les morts avancent rapidement ; n’aie pas peur,
Nous atteindrons notre lit nuptial. »
« Ah, William ! Où veux-tu te hâter ainsi ?
Quoi ! Là-bas ? Ce lit nuptial lointain ? »
« Leonora, sans retard.
Il est loin d’ici ; froid et étroit :
Seulement six planches le composent ;
Nos invités nous attendent, partons ! »
Elle monta légèrement sur son coursier,
Et enlaça William de ses bras blancs,
Comme une guirlande de lys.
Ils partirent au galop le plus rapide,
Les pierres et les étincelles volant autour d’eux,
Haletants, à bout de souffle.
Les objets défilaient de tous côtés,
Les ponts tonnaient à leur passage ;
« As-tu peur, mon amour ?
La mort avance vite, la lune brille clairement,
Les morts effraient-ils Leonora ? »
« Ah, non ! Pourquoi parler des morts ? »
Écoute ! Alors qu’ils pressent leur course,
Une cloche retentit, un chant funèbre solennel ;
Des corbeaux rauques se joignent au chant.
Ils voient un cercueil sur un brancard,
Un prêtre et des pleureurs apparaissent aussi,
Avançant lentement à travers la plaine.
On entendait tristement le chant funèbre ;
« Ce que le Seigneur donne, il le reprend ;
La vie n’est qu’une ombre éphémère.
Une histoire racontée — une fleur qui tombe ;
La mort, quand on s’y attend le moins, vient,
Et nous emmène à son lit. »
Les morts avancent rapidement ; n’aie pas peur,
Nous atteindrons notre lit nuptial. »
« Ah, William ! Où veux-tu te hâter ainsi ?
Quoi ! Là-bas ? Ce lit nuptial lointain ? »
« Leonora, sans retard.
Il est loin d’ici ; froid et étroit :
Seulement six planches le composent ;
Nos invités nous attendent, partons ! »
Elle monta légèrement sur son coursier,
Et enlaça William de ses bras blancs,
Comme une guirlande de lys.
Ils partirent au galop le plus rapide,
Les pierres et les étincelles volant autour d’eux,
Haletants, à bout de souffle.
Les objets défilaient de tous côtés,
Les ponts tonnaient à leur passage ;
« As-tu peur, mon amour ?
La mort avance vite, la lune brille clairement,
Les morts effraient-ils Leonora ? »
« Ah, non ! Pourquoi parler des morts ? »
Écoute ! Alors qu’ils pressent leur course,
Une cloche retentit, un chant funèbre solennel ;
Des corbeaux rauques se joignent au chant.
Ils voient un cercueil sur un brancard,
Un prêtre et des pleureurs apparaissent aussi,
Avançant lentement à travers la plaine.
On entendait tristement le chant funèbre ;
« Ce que le Seigneur donne, il le reprend ;
La vie n’est qu’une ombre éphémère.
Une histoire racontée — une fleur qui tombe ;
La mort, quand on s’y attend le moins, vient,
Et nous emmène à son lit. »
Page 63
« Arrêtez ! » cria William d’un ton impérieux.
« Je ramène chez moi une belle épouse ;
Viens, à notre fête de mariage ;
Vous, ceux qui pleurez, partez, nous n’avons pas besoin de vos chants ;
Et tandis que nous nous hâtons,
Donnez-nous votre bénédiction, prêtre.
Chantez encore, car la vie est comme une ombre ;
C’est une histoire racontée, ou des fleurs qui se fanent :
De tels chants procurent du plaisir.
Et lorsque nous irons dans notre chambre,
Enterrez vos morts, avec cris et douleur ;
Ce rituel convient à la nuit. »
Pendant que William parle, ils restent silencieux,
Puis, obéissants, ils s’éloignent,
Mais le coursier fougueux continue sa course effrénée,
Le feu et les pierres le poursuivent,
Comme des tourbillons qui le frappent de tous côtés.
À droite et à gauche, des arbres, des collines et des villes défilent devant leurs yeux,
Tandis qu’ils avancent sans souffle ;
Avec la lune brillante, nous allons vite, comme la mort elle-même ;
Leonora a-t-elle peur des morts ?
« Ah ! Laissez les morts en paix. »
Voici, là où le pâle rayon de la lune
Fait faiblement briller des roues et des gibets,
Main dans la main, une foule
D’impies et de fantômes plane près d’eux,
Ou vole autour d’un malheureux épuisé,
Lorsque William crie à haute voix :
« Venez ici, vous, bande d’esprits volants,
Suivez-moi jusqu’à ce que j’arrive chez moi ;
Nous avons besoin d’une danse de mariage. »
« Je ramène chez moi une belle épouse ;
Viens, à notre fête de mariage ;
Vous, ceux qui pleurez, partez, nous n’avons pas besoin de vos chants ;
Et tandis que nous nous hâtons,
Donnez-nous votre bénédiction, prêtre.
Chantez encore, car la vie est comme une ombre ;
C’est une histoire racontée, ou des fleurs qui se fanent :
De tels chants procurent du plaisir.
Et lorsque nous irons dans notre chambre,
Enterrez vos morts, avec cris et douleur ;
Ce rituel convient à la nuit. »
Pendant que William parle, ils restent silencieux,
Puis, obéissants, ils s’éloignent,
Mais le coursier fougueux continue sa course effrénée,
Le feu et les pierres le poursuivent,
Comme des tourbillons qui le frappent de tous côtés.
À droite et à gauche, des arbres, des collines et des villes défilent devant leurs yeux,
Tandis qu’ils avancent sans souffle ;
Avec la lune brillante, nous allons vite, comme la mort elle-même ;
Leonora a-t-elle peur des morts ?
« Ah ! Laissez les morts en paix. »
Voici, là où le pâle rayon de la lune
Fait faiblement briller des roues et des gibets,
Main dans la main, une foule
D’impies et de fantômes plane près d’eux,
Ou vole autour d’un malheureux épuisé,
Lorsque William crie à haute voix :
« Venez ici, vous, bande d’esprits volants,
Suivez-moi jusqu’à ce que j’arrive chez moi ;
Nous avons besoin d’une danse de mariage. »
Page 64
Comme lorsque les feuilles des arbres flétris
S’agitent au souffle d’une brise légère,
Les esprits chuchoteurs avancent.
Mais bientôt, à pas pressés, le groupe
Se hâta en bavardant, car William volait,
Enlacé par la belle effrayée :
Plus vite que des flèches, ou que le vent,
Alors qu’un éclair jaillissait derrière lui,
Comme des lueurs dans les airs.
Non seulement le paysage défilait,
Mais les nuages et les étoiles semblaient aussi voler.
« Ainsi, au-dessus des collines et des landes,
Nous chevauchons comme la mort ; dis-moi, belle jeune fille,
Au clair de lune, crains-tu les morts ? »
« Ah ! ne parle plus de mort. »
« Le coq a chanté — Partons ! partons !
La mer s’ retire : je sens arriver le jour.
En avant ! loin d’ici !
Bientôt notre destin doit s’accomplir,
Les morts courent vite — hourra ! c’est fait,
Le lit nuptial est proche. »
De hautes portes en fer grillagé, en vain,
Barraient leur chemin. — Avec les rênes lâchées,
Pendant que William pressait son destrier,
Il frappa les verrous ; ils s’ouvrirent,
Un cimetière sombre apparut ;
Leur chemin passait au milieu des morts.
Comme maintenant, à moitié voilée par les nuages,
La lune, de ses rayons faibles, éclairait les objets,
Où les pierres tombales apparaissent à peine,
Une tombe fraîchement creusée arrête le couple,
S’écria William, et il enlaça la belle,
« Notre lit nuptial est ici. »
S’agitent au souffle d’une brise légère,
Les esprits chuchoteurs avancent.
Mais bientôt, à pas pressés, le groupe
Se hâta en bavardant, car William volait,
Enlacé par la belle effrayée :
Plus vite que des flèches, ou que le vent,
Alors qu’un éclair jaillissait derrière lui,
Comme des lueurs dans les airs.
Non seulement le paysage défilait,
Mais les nuages et les étoiles semblaient aussi voler.
« Ainsi, au-dessus des collines et des landes,
Nous chevauchons comme la mort ; dis-moi, belle jeune fille,
Au clair de lune, crains-tu les morts ? »
« Ah ! ne parle plus de mort. »
« Le coq a chanté — Partons ! partons !
La mer s’ retire : je sens arriver le jour.
En avant ! loin d’ici !
Bientôt notre destin doit s’accomplir,
Les morts courent vite — hourra ! c’est fait,
Le lit nuptial est proche. »
De hautes portes en fer grillagé, en vain,
Barraient leur chemin. — Avec les rênes lâchées,
Pendant que William pressait son destrier,
Il frappa les verrous ; ils s’ouvrirent,
Un cimetière sombre apparut ;
Leur chemin passait au milieu des morts.
Comme maintenant, à moitié voilée par les nuages,
La lune, de ses rayons faibles, éclairait les objets,
Où les pierres tombales apparaissent à peine,
Une tombe fraîchement creusée arrête le couple,
S’écria William, et il enlaça la belle,
« Notre lit nuptial est ici. »
Page 65
À peine avait-il parlé que, hélas, sa chair se détacha de lui comme du bois sec ; ses yeux quittèrent sa tête. Seule une boîte crânienne et des os nus remplacèrent William disparu : c’était la Mort qui avait emporté la jeune fille.
Le coursier, crachant du feu, se dressa ; enveloppé de fumée, il disparut. La pauvre Leonora tomba. Des spectres effrayants planaient autour d’elle ; elle entendait de profonds gémissements venant du fond de la terre, et des démons montaient de l’enfer.
Ils dansaient et criaient d’une voix effroyable : « Elle ne demande aucune pitié pour son âme ; son parcours terrestre est terminé. Lorsque les mortels, téméraires et impies, osent défier Dieu et chercher le désespoir, nous les retenons comme nôtres. »
« Pourtant », dit-on d’une voix plus douce, « invoquez le Seigneur tant que vous avez encore la vie ; unissez votre cœur au sien. Lorsque l’homme se repent et se soumet, Dieu aime apaiser son esprit affligé et lui accorder un bonheur éternel. »
« Nous retenons comme nôtres ceux qui, impies, osent défier Dieu et chercher le désespoir », crièrent à nouveau les spectres. « Les menaces du destin sont vaines lorsque l’homme se soumet ; Dieu aime apaiser l’esprit affligé », répondit la voix plus douce.
Avant même de perdre connaissance, Leonora murmura faiblement : « Que ta volonté soit faite, Seigneur, que ta colère cesse. »
Le coursier, crachant du feu, se dressa ; enveloppé de fumée, il disparut. La pauvre Leonora tomba. Des spectres effrayants planaient autour d’elle ; elle entendait de profonds gémissements venant du fond de la terre, et des démons montaient de l’enfer.
Ils dansaient et criaient d’une voix effroyable : « Elle ne demande aucune pitié pour son âme ; son parcours terrestre est terminé. Lorsque les mortels, téméraires et impies, osent défier Dieu et chercher le désespoir, nous les retenons comme nôtres. »
« Pourtant », dit-on d’une voix plus douce, « invoquez le Seigneur tant que vous avez encore la vie ; unissez votre cœur au sien. Lorsque l’homme se repent et se soumet, Dieu aime apaiser son esprit affligé et lui accorder un bonheur éternel. »
« Nous retenons comme nôtres ceux qui, impies, osent défier Dieu et chercher le désespoir », crièrent à nouveau les spectres. « Les menaces du destin sont vaines lorsque l’homme se soumet ; Dieu aime apaiser l’esprit affligé », répondit la voix plus douce.
Avant même de perdre connaissance, Leonora murmura faiblement : « Que ta volonté soit faite, Seigneur, que ta colère cesse. »
Page 66
La prière s’envola doucement au gré du vent ;
Les spectres disparurent dans l’air,
Et tout redevint calme et paisible.
Maintenant, des teintes rouges ornent le ciel,
Et des rayons d’or annoncent l’aube ;
La nuit est chassée.
Le soleil monte, apportant une nouvelle chaleur,
Une nouvelle espérance, une nouvelle joie ; toute la nature vit
Et célèbre ce jour glorieux.
Plus de fantômes effrayants à proximité ;
L’amour et sa suite souriante apparaissent ;
Ils cueillent les fleurs les plus douces,
Pour les répandre sur le chemin de la jeunesse,
Pour orner le lit nuptial, lorsque Vérité
Et Beauté exercent leur pouvoir.
Ah ! — Si votre pouvoir pouvait détourner la tempête
Qui menace le bonheur ! — Si la passion pouvait durer !
Vous, chers enchanteurs, dites-moi :
Quelle joie plus pure le Ciel pourrait-il accorder,
Que celle que procure la flamme ardente de l’amour,
Qui fait gonfler nos poitrines haletantes ?
Des esprits doux agitent leur baguette aérienne,
Deux cœurs fidèles exigent vos soins ;
Voici ! Sur la plaine, guidé par votre charme, un jeune homme revient ;
Son cœur brûle d’espoir ;
L’espoir n’est pas toujours vain.
« Réveille-toi, Leonora ! — Réveille-toi pour l’amour !
Pour toi, il a tissé sa plus belle couronne ; »
La mort a en vain visé de son dard.
Le passé n’était qu’un rêve ; elle s’est réveillée —
Il vit ; c’était William lui-même qui parlait,
Et l’a serrée contre son cœur.
Les spectres disparurent dans l’air,
Et tout redevint calme et paisible.
Maintenant, des teintes rouges ornent le ciel,
Et des rayons d’or annoncent l’aube ;
La nuit est chassée.
Le soleil monte, apportant une nouvelle chaleur,
Une nouvelle espérance, une nouvelle joie ; toute la nature vit
Et célèbre ce jour glorieux.
Plus de fantômes effrayants à proximité ;
L’amour et sa suite souriante apparaissent ;
Ils cueillent les fleurs les plus douces,
Pour les répandre sur le chemin de la jeunesse,
Pour orner le lit nuptial, lorsque Vérité
Et Beauté exercent leur pouvoir.
Ah ! — Si votre pouvoir pouvait détourner la tempête
Qui menace le bonheur ! — Si la passion pouvait durer !
Vous, chers enchanteurs, dites-moi :
Quelle joie plus pure le Ciel pourrait-il accorder,
Que celle que procure la flamme ardente de l’amour,
Qui fait gonfler nos poitrines haletantes ?
Des esprits doux agitent leur baguette aérienne,
Deux cœurs fidèles exigent vos soins ;
Voici ! Sur la plaine, guidé par votre charme, un jeune homme revient ;
Son cœur brûle d’espoir ;
L’espoir n’est pas toujours vain.
« Réveille-toi, Leonora ! — Réveille-toi pour l’amour !
Pour toi, il a tissé sa plus belle couronne ; »
La mort a en vain visé de son dard.
Le passé n’était qu’un rêve ; elle s’est réveillée —
Il vit ; c’était William lui-même qui parlait,
Et l’a serrée contre son cœur.
Page 67
Balto. Weekly Mag., I-280, 29 avril 1801, Balto.
[G. A. Bürger, Lenore. Les huit dernières strophes sont une invention du traducteur.]
Pour le Portfolio.
Monsieur l’Ancienne École,
Si vous permettez à un élève absentéiste de jeter un coup d’œil dans votre séminaire littéraire, il osera vous présenter les lignes ci-jointes, écrites à la hâte, en offrande de paix ; mais il ne sera pas outre mesure irrité si vous choisissez de les transformer en offrande brûlée, en punition juste pour le temps gaspillé.
En tout cas, la sentence que vous prononcerez ne pourra faire l’objet d’aucun recours.
Votre sincère bienveillant,
L’auteur.
DAMON ET DAPHNÉ, UN IDYLLE,
(Matrimoniale,)
Adapté de Gessner.
[G. A. Bürger, Lenore. Les huit dernières strophes sont une invention du traducteur.]
Pour le Portfolio.
Monsieur l’Ancienne École,
Si vous permettez à un élève absentéiste de jeter un coup d’œil dans votre séminaire littéraire, il osera vous présenter les lignes ci-jointes, écrites à la hâte, en offrande de paix ; mais il ne sera pas outre mesure irrité si vous choisissez de les transformer en offrande brûlée, en punition juste pour le temps gaspillé.
En tout cas, la sentence que vous prononcerez ne pourra faire l’objet d’aucun recours.
Votre sincère bienveillant,
L’auteur.
DAMON ET DAPHNÉ, UN IDYLLE,
(Matrimoniale,)
Adapté de Gessner.
Page 68
Damon.
La tempête sombre, Daphné, est passée,
On n’entend plus la voix effrayante du tonnerre ;
Ne tremble donc pas, ma fille, la lueur de l’éclair
Ne perce plus les nuages noirs de ses rayons.
Quittons ce abri, accueillons le ciel bleu,
Car vois : les moutons qui cherchaient ce refuge sûr
Chassent maintenant les gouttes de pluie de leur laine
Et les répandent à nouveau sur les prairies éclatantes.
Quittons donc ce charmant abri pour goûter aux beautés de cette heure douce ;
Pour voir les rayons du soleil orner le sol humide
Et répandre leur splendeur riche et radieuse autour d’eux.
Main dans la main, ils sortirent de la grotte ;
La douce Daphné posa sur son compagnon
Ses yeux pleins de tendresse, serrant sa main sincère.
Daphné.
Comme ce paysage est charmant, souriant ! dit-elle ;
À travers les nuages dispersés apparaît
Le ciel bleu, dissipant toutes nos peurs.
Les nuages, en passant rapidement dans l’air,
Projettent leurs ombres sur l’herbe scintillante.
Vois, Damon, maintenant, de l’autre côté de la colline,
Ils projettent leur ombre sur les troupeaux et les chaumières ;
Et voilà ! Ils ont disparu ; tandis qu’ils courent sur les prairies fleuries,
La colline est de nouveau éclairée par le soleil.
Damon.
L’arc-en-ciel s’étend d’une colline à l’autre,
Avec ses arcs radieux au-dessus de ce pays joyeux ;
Au milieu des nuages gris, un bon présage apparaît ;
Chaque couleur brille de paix et de sécurité :
La vallée paisible sourit sous ses rayons,
Et reconnaît sa beauté dans ses ruisseaux qui coulent.
La tempête sombre, Daphné, est passée,
On n’entend plus la voix effrayante du tonnerre ;
Ne tremble donc pas, ma fille, la lueur de l’éclair
Ne perce plus les nuages noirs de ses rayons.
Quittons ce abri, accueillons le ciel bleu,
Car vois : les moutons qui cherchaient ce refuge sûr
Chassent maintenant les gouttes de pluie de leur laine
Et les répandent à nouveau sur les prairies éclatantes.
Quittons donc ce charmant abri pour goûter aux beautés de cette heure douce ;
Pour voir les rayons du soleil orner le sol humide
Et répandre leur splendeur riche et radieuse autour d’eux.
Main dans la main, ils sortirent de la grotte ;
La douce Daphné posa sur son compagnon
Ses yeux pleins de tendresse, serrant sa main sincère.
Daphné.
Comme ce paysage est charmant, souriant ! dit-elle ;
À travers les nuages dispersés apparaît
Le ciel bleu, dissipant toutes nos peurs.
Les nuages, en passant rapidement dans l’air,
Projettent leurs ombres sur l’herbe scintillante.
Vois, Damon, maintenant, de l’autre côté de la colline,
Ils projettent leur ombre sur les troupeaux et les chaumières ;
Et voilà ! Ils ont disparu ; tandis qu’ils courent sur les prairies fleuries,
La colline est de nouveau éclairée par le soleil.
Damon.
L’arc-en-ciel s’étend d’une colline à l’autre,
Avec ses arcs radieux au-dessus de ce pays joyeux ;
Au milieu des nuages gris, un bon présage apparaît ;
Chaque couleur brille de paix et de sécurité :
La vallée paisible sourit sous ses rayons,
Et reconnaît sa beauté dans ses ruisseaux qui coulent.
Page 69
Daphné, de ses bras tendres, enlaça son bien-aimé ;
Et s’écria :
Daphné :
Vois, les zéphyrs doux soufflent à nouveau ;
Plus joyeux, ils jouent parmi les fleurs,
Parés des gouttes de pluie et de la lumière du jour.
Les papillons, vêtus de leurs plus riches atours,
Et les insectes voltigeants se réjouissent de quitter l’ombre,
Leurs ailes de velours tressaillent dans de rapides vibrations,
Tandis que sur la surface du lac voisin,
Où les buissons et les saules sont débarrassés de toute tache,
Les branches frémissantes brillent à nouveau ;
Encore une fois, le paysan voit dans son sein
Le ciel bleu et concave ainsi que les arbres qui s’étendent.
Damon :
Daphné, enlace-moi de tes bras en cercle,
Quelle joie sacrée réchauffe ma poitrine gonflée !
Où que nous tournions nos regards, quelles merveilles s’offrent à nos yeux,
Quelles sources inépuisables de ravissement jaillissent !
De la plus humble plante à l’étoile brillante du jour,
Qui éclaire la nature de son rayon vivifiant,
Tout, absolument tout, doit susciter notre admiration,
Et faire résonner nos voix aux notes de louange !
Comme mon cœur se gonfle, lorsque, depuis le sommet de cette montagne,
Je contemple le paysage qui s’étend en contrebas.
Ou, quand, au milieu de l’herbe, dans la quiétude champêtre,
Je pose mes membres sous les arbres aux branches étendues,
Je contemple les diverses fleurs et plantes,
Ainsi que leurs habitants infiniment délicats.
Ou encore, pendant les heures solennelles de la nuit,
Quand je vois les étoiles orner le ciel de leur lumière ;
Quand les changements gracieux des saisons tracent
Le parcours de la vie végétale.
Lorsque toutes ces merveilles déferlent à travers mes sens,
Et s’écria :
Daphné :
Vois, les zéphyrs doux soufflent à nouveau ;
Plus joyeux, ils jouent parmi les fleurs,
Parés des gouttes de pluie et de la lumière du jour.
Les papillons, vêtus de leurs plus riches atours,
Et les insectes voltigeants se réjouissent de quitter l’ombre,
Leurs ailes de velours tressaillent dans de rapides vibrations,
Tandis que sur la surface du lac voisin,
Où les buissons et les saules sont débarrassés de toute tache,
Les branches frémissantes brillent à nouveau ;
Encore une fois, le paysan voit dans son sein
Le ciel bleu et concave ainsi que les arbres qui s’étendent.
Damon :
Daphné, enlace-moi de tes bras en cercle,
Quelle joie sacrée réchauffe ma poitrine gonflée !
Où que nous tournions nos regards, quelles merveilles s’offrent à nos yeux,
Quelles sources inépuisables de ravissement jaillissent !
De la plus humble plante à l’étoile brillante du jour,
Qui éclaire la nature de son rayon vivifiant,
Tout, absolument tout, doit susciter notre admiration,
Et faire résonner nos voix aux notes de louange !
Comme mon cœur se gonfle, lorsque, depuis le sommet de cette montagne,
Je contemple le paysage qui s’étend en contrebas.
Ou, quand, au milieu de l’herbe, dans la quiétude champêtre,
Je pose mes membres sous les arbres aux branches étendues,
Je contemple les diverses fleurs et plantes,
Ainsi que leurs habitants infiniment délicats.
Ou encore, pendant les heures solennelles de la nuit,
Quand je vois les étoiles orner le ciel de leur lumière ;
Quand les changements gracieux des saisons tracent
Le parcours de la vie végétale.
Lorsque toutes ces merveilles déferlent à travers mes sens,
Page 70
Ils remplissent mon âme enflée d’une admiration pure ;
Les pensées succèdent aux pensées en une succession rapide,
En pleurant, je m’agenouille devant celui qui a créé la terre ;
À lui, j’avoue ma admiration,
Père de la lumière, de la vie, de tout bonheur :
Rien alors ne peut émouvoir mon âme avec une joie égale,
Si ce n’est le plaisir de connaître l’amour de ma Daphné.
Daphné.
Damon, autour de moi aussi des merveilles surgissent,
Et remplissent ma poitrine d’une douce surprise.
Oh, soyons donc enlacés dans un tendre étreinte,
Lorsque l’aube, en s’approchant, lève son visage rougeoyant,
Lorsque la douce Vénus montre ses beautés plus suaves,
Ou lorsque la lumière de la lune répand sa splendeur dans l’air,
Laissons alors nos pensées se reposer sur de tels objets,
Tandis que, pressés l’un contre l’autre, nous exprimons à voix brisée notre émerveillement,
Et tournons nos esprits vers le trône éternel du ciel.
Comme est indescriptible cette joie,
Lorsque de tels transports, unis à l’amour le plus tendre,
Se rejoignent.
P. D.
Port Folio, I-171, 30 mai 1801, Phila.
[S. Gessner, Damon. Daphne.]
Pour le Port Folio.
LE MOUET, UN CONTES.
D’après l’allemand de Gellert.
Que les insectes pensent, tout comme ils parlent,
N’a aujourd’hui besoin que d’une petite éloquence pour être prouvé ;
Ésope, que même les enfants apprécient en grec,
L’a affirmé il y a quelques milliers d’années.
Fontaine, en français, a dit exactement la même chose ;
Qui donc oserait nier le droit des reptiles ?
Les pensées succèdent aux pensées en une succession rapide,
En pleurant, je m’agenouille devant celui qui a créé la terre ;
À lui, j’avoue ma admiration,
Père de la lumière, de la vie, de tout bonheur :
Rien alors ne peut émouvoir mon âme avec une joie égale,
Si ce n’est le plaisir de connaître l’amour de ma Daphné.
Daphné.
Damon, autour de moi aussi des merveilles surgissent,
Et remplissent ma poitrine d’une douce surprise.
Oh, soyons donc enlacés dans un tendre étreinte,
Lorsque l’aube, en s’approchant, lève son visage rougeoyant,
Lorsque la douce Vénus montre ses beautés plus suaves,
Ou lorsque la lumière de la lune répand sa splendeur dans l’air,
Laissons alors nos pensées se reposer sur de tels objets,
Tandis que, pressés l’un contre l’autre, nous exprimons à voix brisée notre émerveillement,
Et tournons nos esprits vers le trône éternel du ciel.
Comme est indescriptible cette joie,
Lorsque de tels transports, unis à l’amour le plus tendre,
Se rejoignent.
P. D.
Port Folio, I-171, 30 mai 1801, Phila.
[S. Gessner, Damon. Daphne.]
Pour le Port Folio.
LE MOUET, UN CONTES.
D’après l’allemand de Gellert.
Que les insectes pensent, tout comme ils parlent,
N’a aujourd’hui besoin que d’une petite éloquence pour être prouvé ;
Ésope, que même les enfants apprécient en grec,
L’a affirmé il y a quelques milliers d’années.
Fontaine, en français, a dit exactement la même chose ;
Qui donc oserait nier le droit des reptiles ?
Page 71
Pour les facultés, le monde les estime si peu,
Qu’on les remarque à peine, que ce soit en y pensant ou non ?
Dans un temple où l’art du constructeur,
Unissait grandeur et élégance ;
Où la juste proportion régnait en chaque partie,
Et où une grâce simple s’alliait à une force solide.
Sur le mur d’un tel temple, perchée en hauteur,
Se trouvait une mouche solennelle, pensive, philosophique.
Car les mouches ont un air si grave, empreint de sagesse,
Elles tiennent souvent leur tête sur une seule patte,
Et plient fréquemment leur front en rides,
Seulement parce qu’elles se livrent à de profondes réflexions ;
Et elles plongent jusqu’au fond pour connaître
La source de toutes choses en ce bas-monde.
Ainsi, plongée dans une profonde contemplation,
Avec une demi-douzaine de rides sur le front,
Cette mouche commença à regarder autour d’elle,
Et se demanda d’où venait ce bâtiment et comment ?
Je ne vois aucun créateur de cette œuvre,
dit-elle — et j’ai du mal à croire qu’il en existe un ;
Car qui pourrait bien être un tel créateur ?
« L’Art », dit une araignée sage. « C’est l’Art qui a construit l’œuvre que vous voyez,
Car, où que vous portiez le regard,
Vous découvrez des lois et un ordre établis ;
Et donc, une belle conclusion s’impose :
c’est de la main de l’Art que ce bâtiment a vu le jour. »
À cela, la mouche, fière de ses idées,
Rit à haute voix,
Et, avec un sourire moqueur, répondit :
« Monsieur très savant, j’ai souvent tenté
De voir cet Art-là, mais je n’ai jamais pu l’apercevoir ;
Et plus j’y pense, plus je constate
Que votre Art n’est qu’une fiction de l’esprit. »
Qu’on les remarque à peine, que ce soit en y pensant ou non ?
Dans un temple où l’art du constructeur,
Unissait grandeur et élégance ;
Où la juste proportion régnait en chaque partie,
Et où une grâce simple s’alliait à une force solide.
Sur le mur d’un tel temple, perchée en hauteur,
Se trouvait une mouche solennelle, pensive, philosophique.
Car les mouches ont un air si grave, empreint de sagesse,
Elles tiennent souvent leur tête sur une seule patte,
Et plient fréquemment leur front en rides,
Seulement parce qu’elles se livrent à de profondes réflexions ;
Et elles plongent jusqu’au fond pour connaître
La source de toutes choses en ce bas-monde.
Ainsi, plongée dans une profonde contemplation,
Avec une demi-douzaine de rides sur le front,
Cette mouche commença à regarder autour d’elle,
Et se demanda d’où venait ce bâtiment et comment ?
Je ne vois aucun créateur de cette œuvre,
dit-elle — et j’ai du mal à croire qu’il en existe un ;
Car qui pourrait bien être un tel créateur ?
« L’Art », dit une araignée sage. « C’est l’Art qui a construit l’œuvre que vous voyez,
Car, où que vous portiez le regard,
Vous découvrez des lois et un ordre établis ;
Et donc, une belle conclusion s’impose :
c’est de la main de l’Art que ce bâtiment a vu le jour. »
À cela, la mouche, fière de ses idées,
Rit à haute voix,
Et, avec un sourire moqueur, répondit :
« Monsieur très savant, j’ai souvent tenté
De voir cet Art-là, mais je n’ai jamais pu l’apercevoir ;
Et plus j’y pense, plus je constate
Que votre Art n’est qu’une fiction de l’esprit. »
Page 72
Apprenez maintenant de moi comment ce même temple a vu le jour :
Il arriva, par hasard, un jour,
Que d’innombrables cailloux volèrent ensemble ;
En se déposant, ils formèrent cette coquille creuse,
Où vous et moi, ô amie araignée, habitons ;
Dites, qu’y a-t-il de plus évidemment vrai ?
On pardonne une telle idée à une mouche ;
Mais si de grands génies vivaient,
Qui considéreraient l’ordre parfait de ce monde
Comme né uniquement du hasard,
Et proclameraient le hasard comme auteur de leur vie,
Plutôt que de s’incliner devant le trône éternel de Dieu,
La seule excuse qu’un tel credo admet,
C’est que ses adeptes ont perdu la raison.
L.
Port Folio, I-192, 13 juin 1801, Phila.
[C. F. Gellert, Die Fliege.]
Pour le Port Folio.
LE SUICIDE.
D’après l’allemand de Gellert.
Ô jeunesse, à ce que je vais vous raconter,
Alors que de douces larmes mouillent vos yeux,
Plaignez le sort malheureux de l’amant,
Et apprenez quelles misères naissent de l’amour.
Un jeune homme de valeur exemplaire,
Le réconfort de son père âgé,
Aux vertus qui, apparues dès son plus jeune âge,
Pouvaient inspirer les espoirs les plus beaux.
Sous l’emprise des charmes puissants de la beauté,
Chloé ressentit une douleur tendre ;
Il lui demanda amour avec ardeur,
Mais trouva ses tendres supplications vaines.
Il arriva, par hasard, un jour,
Que d’innombrables cailloux volèrent ensemble ;
En se déposant, ils formèrent cette coquille creuse,
Où vous et moi, ô amie araignée, habitons ;
Dites, qu’y a-t-il de plus évidemment vrai ?
On pardonne une telle idée à une mouche ;
Mais si de grands génies vivaient,
Qui considéreraient l’ordre parfait de ce monde
Comme né uniquement du hasard,
Et proclameraient le hasard comme auteur de leur vie,
Plutôt que de s’incliner devant le trône éternel de Dieu,
La seule excuse qu’un tel credo admet,
C’est que ses adeptes ont perdu la raison.
L.
Port Folio, I-192, 13 juin 1801, Phila.
[C. F. Gellert, Die Fliege.]
Pour le Port Folio.
LE SUICIDE.
D’après l’allemand de Gellert.
Ô jeunesse, à ce que je vais vous raconter,
Alors que de douces larmes mouillent vos yeux,
Plaignez le sort malheureux de l’amant,
Et apprenez quelles misères naissent de l’amour.
Un jeune homme de valeur exemplaire,
Le réconfort de son père âgé,
Aux vertus qui, apparues dès son plus jeune âge,
Pouvaient inspirer les espoirs les plus beaux.
Sous l’emprise des charmes puissants de la beauté,
Chloé ressentit une douleur tendre ;
Il lui demanda amour avec ardeur,
Mais trouva ses tendres supplications vaines.
Page 73
Alors qu’à ses pieds il implore son amour,
La cruelle Chloé lui ordonne de s’en aller ;
— Oui ! s’écrie-t-il, ô dame insultante,
Vous ne m’entendrez plus jamais soupirer.
Puis il pose sa main sur son épée,
Tandis que le désespoir sauvage anime ses gestes ;
Il la tire — examine la pointe mortelle,
Et la remet — dans son fourreau.
U.
Port Folio, I-192, 13 juin 1801, Phila.
[C. F. Gellert, Der Selbstmord.]
DU ALLEMAND.
Pendant que cette sphère vivifiante du jour
Donne sa lumière à William,
Il ne s’éloignera d’aucune autre jeune fille
Ni ne négligera l’aimable Anna.
Ainsi Will dit-il à Nance, avec ardeur ;
Et je pense qu’il tint sa promesse,
Car, jusqu’à ce que le soleil se couche,
Il ne rencontra pas Sophy dans le pré.
Port Folio, I-280, 29 août 1801, Phila.
Pour le Port Folio.
DU ALLEMAND DE GELLERT.
L’OURS DANSEUR
Une fable.
Un ours, qui avait longtemps dansé pour obtenir du pain,
S’enfuit un matin de chez son gardien ;
Il retourna dans les forêts de son pays natal.
La cruelle Chloé lui ordonne de s’en aller ;
— Oui ! s’écrie-t-il, ô dame insultante,
Vous ne m’entendrez plus jamais soupirer.
Puis il pose sa main sur son épée,
Tandis que le désespoir sauvage anime ses gestes ;
Il la tire — examine la pointe mortelle,
Et la remet — dans son fourreau.
U.
Port Folio, I-192, 13 juin 1801, Phila.
[C. F. Gellert, Der Selbstmord.]
DU ALLEMAND.
Pendant que cette sphère vivifiante du jour
Donne sa lumière à William,
Il ne s’éloignera d’aucune autre jeune fille
Ni ne négligera l’aimable Anna.
Ainsi Will dit-il à Nance, avec ardeur ;
Et je pense qu’il tint sa promesse,
Car, jusqu’à ce que le soleil se couche,
Il ne rencontra pas Sophy dans le pré.
Port Folio, I-280, 29 août 1801, Phila.
Pour le Port Folio.
DU ALLEMAND DE GELLERT.
L’OURS DANSEUR
Une fable.
Un ours, qui avait longtemps dansé pour obtenir du pain,
S’enfuit un matin de chez son gardien ;
Il retourna dans les forêts de son pays natal.
Page 74
Et, par ses frères ours, il fut accueilli avec gentillesse :
Leur joie de le voir fit rugir la forêt,
Ils léchèrent ses cuisses, ils le caressèrent de leur patte ;
Et quand chaque ours vit son voisin,
Leur cri était : « Voilà ! Notre Brun est là encore. »
Immédiatement, le jeune voyageur commença
À raconter toutes ses aventures,
Et tout ce qu’il avait vu, fait ou entendu
Dans des contrées lointaines.
Et quand vint le tour de raconter
Ses exploits de danse, il se mit à sautiller,
Comme si les chaînes de son ancien maître
Étaient de nouveau attachées autour de son cou.
Les ours de la forêt sont rarement dressés à danser ;
Pourtant, en voyant Brun agiter ses membres,
L’envie s’empara d’eux tous de danser eux aussi,
Et, avec maladresse, ils tentèrent d’imiter ses gestes.
À peine un d’entre eux ne trébucha-t-il pas rapidement,
Et, en titubant, il tomba de tout son long ;
Plus ils échouaient, plus Brun sautillait vivement,
Pour montrer leur manque de talent et prouver le sien.
Mais maintenant, leur colère s’enflamme à cause de ses jeux ;
« Partez ! Allez-vous-en, vous fou ridicule ! » hurlaient-ils ;
« Fallait-il vraiment que vous soyez plus sage que nous tous ? »
Et aussitôt, d’un même accord, ils l’expulsèrent en hululant.
Voudriez-vous éviter la haine de votre voisin ?
Faites attention à ne pas surpasser ses talents !
Et plus vos réalisations sont grandes,
Plus cachez-les avec soin.
Car, bien que, au début, la voix de la renommée
Leur joie de le voir fit rugir la forêt,
Ils léchèrent ses cuisses, ils le caressèrent de leur patte ;
Et quand chaque ours vit son voisin,
Leur cri était : « Voilà ! Notre Brun est là encore. »
Immédiatement, le jeune voyageur commença
À raconter toutes ses aventures,
Et tout ce qu’il avait vu, fait ou entendu
Dans des contrées lointaines.
Et quand vint le tour de raconter
Ses exploits de danse, il se mit à sautiller,
Comme si les chaînes de son ancien maître
Étaient de nouveau attachées autour de son cou.
Les ours de la forêt sont rarement dressés à danser ;
Pourtant, en voyant Brun agiter ses membres,
L’envie s’empara d’eux tous de danser eux aussi,
Et, avec maladresse, ils tentèrent d’imiter ses gestes.
À peine un d’entre eux ne trébucha-t-il pas rapidement,
Et, en titubant, il tomba de tout son long ;
Plus ils échouaient, plus Brun sautillait vivement,
Pour montrer leur manque de talent et prouver le sien.
Mais maintenant, leur colère s’enflamme à cause de ses jeux ;
« Partez ! Allez-vous-en, vous fou ridicule ! » hurlaient-ils ;
« Fallait-il vraiment que vous soyez plus sage que nous tous ? »
Et aussitôt, d’un même accord, ils l’expulsèrent en hululant.
Voudriez-vous éviter la haine de votre voisin ?
Faites attention à ne pas surpasser ses talents !
Et plus vos réalisations sont grandes,
Plus cachez-les avec soin.
Car, bien que, au début, la voix de la renommée
Page 75
Je chanterai vos louanges vers le ciel :
Bientôt, l’envie détruira votre nom,
Et transformera vos plus belles œuvres en crimes les plus abominables.
L.
27 novembre 1801.
Port Folio, I-400, 12 décembre 1801, Philadelphie.
[C. F. Gellert, Der Tanzbär.]
LA BONNE ACTION. UN CONTES.
Imité du texte allemand de Gelleret.
Balance and Columbian Repos., I-132, 27 avril 1802, Hudson (N.Y.).
[Gellert, Die Gutthat. Également dans l’Am. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.]
AMINTA.
Une idylle — par Gessner.
[Traduction en prose.]
Weekly Visitor or Ladies’ Misc., I-20, 23 octobre 1802, N.Y.
[S. Gessner, Daphne. Mary Collyer, Gessner’s Idyls, 1802, Liverpool. II-121, Aminta.]
UNE INVITATION AU PLAISIR.
D’après le texte allemand.
Dis-moi, qui pourrait rester dans une tristesse sans joie,
Alors que la jeunesse et le printemps embellissent le paysage,
Et mépriser les plaisirs offerts,
Avec un cœur ingrat et un visage renfrogné ?
Vois, le plaisir apparaît avec des rires et des sourires,
Alors que les roses parsèment le chemin ;
Elle nous invite à partager la fête de la vie,
Où que nos pas de pèlerins nous mènent.
Et toujours, le bosquet reste frais et vert,
Et la source coule clairement.
Bientôt, l’envie détruira votre nom,
Et transformera vos plus belles œuvres en crimes les plus abominables.
L.
27 novembre 1801.
Port Folio, I-400, 12 décembre 1801, Philadelphie.
[C. F. Gellert, Der Tanzbär.]
LA BONNE ACTION. UN CONTES.
Imité du texte allemand de Gelleret.
Balance and Columbian Repos., I-132, 27 avril 1802, Hudson (N.Y.).
[Gellert, Die Gutthat. Également dans l’Am. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.]
AMINTA.
Une idylle — par Gessner.
[Traduction en prose.]
Weekly Visitor or Ladies’ Misc., I-20, 23 octobre 1802, N.Y.
[S. Gessner, Daphne. Mary Collyer, Gessner’s Idyls, 1802, Liverpool. II-121, Aminta.]
UNE INVITATION AU PLAISIR.
D’après le texte allemand.
Dis-moi, qui pourrait rester dans une tristesse sans joie,
Alors que la jeunesse et le printemps embellissent le paysage,
Et mépriser les plaisirs offerts,
Avec un cœur ingrat et un visage renfrogné ?
Vois, le plaisir apparaît avec des rires et des sourires,
Alors que les roses parsèment le chemin ;
Elle nous invite à partager la fête de la vie,
Où que nos pas de pèlerins nous mènent.
Et toujours, le bosquet reste frais et vert,
Et la source coule clairement.
Page 76
La reine resplendissante de la nuit brille encore,
Comme autrefois au Paradis elle apparut :
Les raisins versent leur nectar pourpre,
Pour apaiser le cœur opprimé par le chagrin ;
Et toujours la branche solitaire du soir
Invite et cache le baiser volé.
La mélodie envoûtante de Philomèle,
Répondant au vent qui s’apaise,
Apaise la douleur qui bat dans la poitrine,
Et charme tendrement la vallée attentive ;
Le spectacle de la création s’étend devant nous :—
Quel spectacle béni ! Comme il est merveilleusement brillant et beau !
Jusqu’à ce que la main froide de la Mort ferme mes yeux,
Laissez-moi partager ces dons généreux !
Weekly Visitor ou Ladies’ Misc., I-64, 27 nov. 1802, N.Y.
Documents originaux.
Pour le Port Folio.
THE AMERICAN LOUNGER.
Par Samuel Saunter, Esq.
N° XLIII.
Et vous, ô lauriers, cyprès, et toi, myrte proche,
Ainsi disposés, car vous mêlez de délicieux parfums.
—Virgile.
À Samuel Saunter, Esq.
Monsieur,
Comme je vois que votre projet, tout comme celui de Coleman et Thornton dans « Connoisseur », ainsi que celui de votre parent Solomon Saunter dans « Literary Leisure », admetnt la poésie autant que la prose, que l’on peut consommer tour à tour, comme on mange du pain et du fromage, je vous envoie une traduction, de l’allemand de Lessing, ainsi que quelques textes originaux.
Vôtre,
Harley.
Comme autrefois au Paradis elle apparut :
Les raisins versent leur nectar pourpre,
Pour apaiser le cœur opprimé par le chagrin ;
Et toujours la branche solitaire du soir
Invite et cache le baiser volé.
La mélodie envoûtante de Philomèle,
Répondant au vent qui s’apaise,
Apaise la douleur qui bat dans la poitrine,
Et charme tendrement la vallée attentive ;
Le spectacle de la création s’étend devant nous :—
Quel spectacle béni ! Comme il est merveilleusement brillant et beau !
Jusqu’à ce que la main froide de la Mort ferme mes yeux,
Laissez-moi partager ces dons généreux !
Weekly Visitor ou Ladies’ Misc., I-64, 27 nov. 1802, N.Y.
Documents originaux.
Pour le Port Folio.
THE AMERICAN LOUNGER.
Par Samuel Saunter, Esq.
N° XLIII.
Et vous, ô lauriers, cyprès, et toi, myrte proche,
Ainsi disposés, car vous mêlez de délicieux parfums.
—Virgile.
À Samuel Saunter, Esq.
Monsieur,
Comme je vois que votre projet, tout comme celui de Coleman et Thornton dans « Connoisseur », ainsi que celui de votre parent Solomon Saunter dans « Literary Leisure », admetnt la poésie autant que la prose, que l’on peut consommer tour à tour, comme on mange du pain et du fromage, je vous envoie une traduction, de l’allemand de Lessing, ainsi que quelques textes originaux.
Vôtre,
Harley.
Page 77
Un jour heureux, je demandai à ma belle :
Comment devrais-je l’appeler dans mes vers ?
Quel nom doux, venu de Rome ou de Grèce ?
Iphigénie, Clélie, Chloé,
Laura, Lesbie, Delia, Doris,
Dorimène ou Lucrèce ?
Ah ! répondit ma tendre bien-aimée,
Chéri, que sont les noms sinon du vent ?
Choisis celui qui convient le mieux,
Clélie, Iphigénie, Chloé,
Laura, Lesbie, Delia, Doris—
Mais n’oublie pas de m’appeler—ta bien-aimée.
Port Folio, III-25, janv. 1803, Phila.
[Lessing, Die Namen.]
LA NAVIGATION
Traduit du français de Gessner.
Elle vole ! Le navire vole, emportant
Vers des côtes lointaines ma Daphné, belle comme mai.
Protégez-la, vous amants ! Laissez chaque tempête se calmer ;
Que seuls les zéphyrs gonflent les voiles ;
Les vagues coulent doucement le long du navire,
Tandis qu’elle, songeuse, vous regarde glisser sans but ;
Ah ! glissez doucement, prolongez sa rêverie,
Car alors, dieux ! c’est alors qu’elle pense à moi.
Lorsque nous approcherons des bosquets qui ombragent la rive,
Oiseaux, chantez pour elle vos mélodies les plus douces ;
Qu’aucun bruit ne se fasse entendre, si ce n’est ceux qui apaisent,
Et, ô mer, que ta surface azurée reste lisse.
Depuis que tes filles ont cherché leurs grottes liquides,
Aucune mission plus charmante n’a été confiée à tes vagues.
Sa beauté claire, éclatante et pure montre
La blancheur du lys et la fraîcheur de la rose.
Même Vénus n’avait pas plus de charmes, ni une fleur plus belle.
Comment devrais-je l’appeler dans mes vers ?
Quel nom doux, venu de Rome ou de Grèce ?
Iphigénie, Clélie, Chloé,
Laura, Lesbie, Delia, Doris,
Dorimène ou Lucrèce ?
Ah ! répondit ma tendre bien-aimée,
Chéri, que sont les noms sinon du vent ?
Choisis celui qui convient le mieux,
Clélie, Iphigénie, Chloé,
Laura, Lesbie, Delia, Doris—
Mais n’oublie pas de m’appeler—ta bien-aimée.
Port Folio, III-25, janv. 1803, Phila.
[Lessing, Die Namen.]
LA NAVIGATION
Traduit du français de Gessner.
Elle vole ! Le navire vole, emportant
Vers des côtes lointaines ma Daphné, belle comme mai.
Protégez-la, vous amants ! Laissez chaque tempête se calmer ;
Que seuls les zéphyrs gonflent les voiles ;
Les vagues coulent doucement le long du navire,
Tandis qu’elle, songeuse, vous regarde glisser sans but ;
Ah ! glissez doucement, prolongez sa rêverie,
Car alors, dieux ! c’est alors qu’elle pense à moi.
Lorsque nous approcherons des bosquets qui ombragent la rive,
Oiseaux, chantez pour elle vos mélodies les plus douces ;
Qu’aucun bruit ne se fasse entendre, si ce n’est ceux qui apaisent,
Et, ô mer, que ta surface azurée reste lisse.
Depuis que tes filles ont cherché leurs grottes liquides,
Aucune mission plus charmante n’a été confiée à tes vagues.
Sa beauté claire, éclatante et pure montre
La blancheur du lys et la fraîcheur de la rose.
Même Vénus n’avait pas plus de charmes, ni une fleur plus belle.
Page 78
Lorsqu’, émergeant de l’écume resplendissante de la mer,
Elle monta en souriant dans sa voiture d’argent,
Et brilla avec éclat comme l’étoile du matin.
Les Tritons enchantés quittèrent leurs jeux bruyants,
Et les nymphes aux cheveux bleus leur cour de cristal ;
Indifférents à leurs froncements ou à leurs sourires jaloux,
Tandis que la reine de la beauté séduit tous les regards avides.
Ils contemplent, plongés dans une extase délicieuse,
Et suivent ses mouvements sur l’étendue lisse.
H *** T.
Boston Weekly Mag., 1-72, 19 février 1803, Boston.
[S. Gessner, La Navigation.
Traduction française de Die Schiffahrt.]
Monsieur Hogan,
Les textes ci-joints, signés Oscar, sont l’œuvre d’un gentleman résidant dans une région éloignée de l’État. Ils ont été écrits uniquement dans le but de divertir ses heures de loisir. Si vous les jugez dignes de publication, vous êtes libre de les insérer dans le Repository.
—Un abonné.
CHANT DU MATIN DE LOUANGE.
D’après le texte allemand de Patzke.
« Louez le Seigneur ! Le soleil du matin. »
Oh, louez le Seigneur ! Le soleil du matin,
Réveille le jeune homme joyeux du sommeil ;
Et toutes les joies de la création,
Nous reviennent, renouvelées en flots.
Oh, louez le Seigneur ! Vous, ruisseaux les plus doux,
Offrez-lui votre parfum le plus précoce ;
Oiseaux, utilisez vos voix mélodieuses ;
Louez-le dans les prairies et dans les champs.
Oh, louez le Seigneur ! Même depuis son antre,
Le sauvage du désert proclame sa louange ;
Et, ô mon âme ! combien plus encore
Devrais-tu élever ta voix en hymnes ?
Elle monta en souriant dans sa voiture d’argent,
Et brilla avec éclat comme l’étoile du matin.
Les Tritons enchantés quittèrent leurs jeux bruyants,
Et les nymphes aux cheveux bleus leur cour de cristal ;
Indifférents à leurs froncements ou à leurs sourires jaloux,
Tandis que la reine de la beauté séduit tous les regards avides.
Ils contemplent, plongés dans une extase délicieuse,
Et suivent ses mouvements sur l’étendue lisse.
H *** T.
Boston Weekly Mag., 1-72, 19 février 1803, Boston.
[S. Gessner, La Navigation.
Traduction française de Die Schiffahrt.]
Monsieur Hogan,
Les textes ci-joints, signés Oscar, sont l’œuvre d’un gentleman résidant dans une région éloignée de l’État. Ils ont été écrits uniquement dans le but de divertir ses heures de loisir. Si vous les jugez dignes de publication, vous êtes libre de les insérer dans le Repository.
—Un abonné.
CHANT DU MATIN DE LOUANGE.
D’après le texte allemand de Patzke.
« Louez le Seigneur ! Le soleil du matin. »
Oh, louez le Seigneur ! Le soleil du matin,
Réveille le jeune homme joyeux du sommeil ;
Et toutes les joies de la création,
Nous reviennent, renouvelées en flots.
Oh, louez le Seigneur ! Vous, ruisseaux les plus doux,
Offrez-lui votre parfum le plus précoce ;
Oiseaux, utilisez vos voix mélodieuses ;
Louez-le dans les prairies et dans les champs.
Oh, louez le Seigneur ! Même depuis son antre,
Le sauvage du désert proclame sa louange ;
Et, ô mon âme ! combien plus encore
Devrais-tu élever ta voix en hymnes ?
Page 79
—Oscar.
Phila. Repos., III-152, 7 mai 1803, Phila.
ODE AU PRINTEMPS
Traduite de l’allemand.
« Freude wirbelt in den Lüften. »
La joie vient en riant avec la brise ;
Le bonheur se répand partout ;
Les chanteurs gazouillent dans les arbres ;
La nature orne gaiement le sol.
Le ciel déploie sa plus riche parure,
Étoiles scintillantes — bleu céleste ;
Les fées dansent avec des gestes gracieux ;
Ou savourent, ravies, la rosée du matin.
Doux et souriants, les zéphyrs errent,
À travers les bosquets d’un vert éclatant ;
Ils jouent avec les lilas au loin —
Ici, avec les roses en pleine floraison.
Les abeilles bourdonnantes, sur leurs ailes fines,
Vagabondent prudemment à travers les fleurs :
Elles cherchent dans tous leurs royaumes floraux
Le nectar qu’elles rapportent chez elles.
Dans la vallée pourpre brodée,
L’amour, accompagné des Grâces,
Raconte son doux et envoûtant récit,
Tandis que les belles rougissantes cachent leur visage.
Comme est belle la création,
En cette période de gaieté et de joie ?
Tout est vie — toute animation :
Rien ne vient troubler nos plaisirs.
—Oscar.
Phila. Repos., III-152, 7 mai 1803, Phila.
ODE AU PRINTEMPS
Traduite de l’allemand.
« Freude wirbelt in den Lüften. »
La joie vient en riant avec la brise ;
Le bonheur se répand partout ;
Les chanteurs gazouillent dans les arbres ;
La nature orne gaiement le sol.
Le ciel déploie sa plus riche parure,
Étoiles scintillantes — bleu céleste ;
Les fées dansent avec des gestes gracieux ;
Ou savourent, ravies, la rosée du matin.
Doux et souriants, les zéphyrs errent,
À travers les bosquets d’un vert éclatant ;
Ils jouent avec les lilas au loin —
Ici, avec les roses en pleine floraison.
Les abeilles bourdonnantes, sur leurs ailes fines,
Vagabondent prudemment à travers les fleurs :
Elles cherchent dans tous leurs royaumes floraux
Le nectar qu’elles rapportent chez elles.
Dans la vallée pourpre brodée,
L’amour, accompagné des Grâces,
Raconte son doux et envoûtant récit,
Tandis que les belles rougissantes cachent leur visage.
Comme est belle la création,
En cette période de gaieté et de joie ?
Tout est vie — toute animation :
Rien ne vient troubler nos plaisirs.
—Oscar.
Page 80
Phila. Repos., III-152, 7 mai 1803, Phila.
[Pour la note introductive, cf. le texte précédent.]
CHANT UNIVERSEL DE LOUANGE.
Une ode sapphique.
D’après l’allemand de Bürde.
« Tout ce qui a un souffle, loue le Seigneur ! »
Vous tous qui vivez et respirez, louez le Seigneur !
Avec des flots sacrés de joie et d’allégresse,
Nos âmes sont pénétrées.
Goûtez et voyez combien Il est grand, combien Il est bon !
Seul son amour et sa miséricorde, sa vérité et sa grâce,
Nous mènent à des joies éternelles.
Ô âmes enveloppées qui servez le Seigneur,
Chérubins ! Séraphins ! Anges et Esprits !
L’amour est votre félicité.
Assoiffées, nos âmes – assoiffées de ces flots vivants ;
Bénis et sacrés ! et aimez-Le pour toujours !
Celui qui, dans l’amour, nous a créés.
Oui, nous l’aimerons et l’adorerons ! oui, la poussière
Aime son Rédempteur ; et toutes nos larmes angoissées
Lui-même les essuiera.
—Oscar.
Phila. Repos., III-152, 7 mai 1803, Phila.
[Pour la note introductive, cf. Le Chant matinal de louange, précédent.]
LES DÉRIDES DES CHAUSSURERS.
Un chant du cordonnier William.
D’après Kotzebue.
Bien que les oisifs fassent la fête, mangent et boivent,
Et s’enfoncent sur des coussins moelleux,
[Pour la note introductive, cf. le texte précédent.]
CHANT UNIVERSEL DE LOUANGE.
Une ode sapphique.
D’après l’allemand de Bürde.
« Tout ce qui a un souffle, loue le Seigneur ! »
Vous tous qui vivez et respirez, louez le Seigneur !
Avec des flots sacrés de joie et d’allégresse,
Nos âmes sont pénétrées.
Goûtez et voyez combien Il est grand, combien Il est bon !
Seul son amour et sa miséricorde, sa vérité et sa grâce,
Nous mènent à des joies éternelles.
Ô âmes enveloppées qui servez le Seigneur,
Chérubins ! Séraphins ! Anges et Esprits !
L’amour est votre félicité.
Assoiffées, nos âmes – assoiffées de ces flots vivants ;
Bénis et sacrés ! et aimez-Le pour toujours !
Celui qui, dans l’amour, nous a créés.
Oui, nous l’aimerons et l’adorerons ! oui, la poussière
Aime son Rédempteur ; et toutes nos larmes angoissées
Lui-même les essuiera.
—Oscar.
Phila. Repos., III-152, 7 mai 1803, Phila.
[Pour la note introductive, cf. Le Chant matinal de louange, précédent.]
LES DÉRIDES DES CHAUSSURERS.
Un chant du cordonnier William.
D’après Kotzebue.
Bien que les oisifs fassent la fête, mangent et boivent,
Et s’enfoncent sur des coussins moelleux,
Page 81
Ils ne sont pas à l’abri des malheurs :
Car chacun doit avoir sa part
De soucis, et doit savoir où
La chaussure lui pince le pied.
Quand il pleut, les sages portent des bottes,
Mais ils mettent des chaussures quand tout est beau,
Et agissent au fur et à mesure ;
Aucun homme qui ait jamais porté une chaussure
Ne dira, si elle est belle et fidèle,
Qu’elle ne lui a jamais pincé le pied.
Balance and Columbian Repos., II-288, 6 septembre 1803, Hudson (N.Y.).
LA BONNE VOLONTÉ. — UN FABLE.
Imité du allemand de Gellert.
Port Folio, III-352, 29 octobre 1803, Philadelphie.
[Également dans l’Amer. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.]
LE CONSEIL UTILE.
[Traduction en prose.]
Phila. Repos., IV-4, 7 janvier 1804, Philadelphie.
[S. Gessner, Der Blumenstrauss.
W. Hooper, New Idylles, p. 37.]
Pour le Philadelphia Repository.
ESPOIR.
Comme la lumière claire du matin
Perce la nuit sombre,
Et réjouit le monde entier
De la splendeur du jour,
Ainsi, lorsque la grande tristesse—
Ne laisse à l’homme aucune joie,
Lorsque désespoir, angoisse et douleur
Car chacun doit avoir sa part
De soucis, et doit savoir où
La chaussure lui pince le pied.
Quand il pleut, les sages portent des bottes,
Mais ils mettent des chaussures quand tout est beau,
Et agissent au fur et à mesure ;
Aucun homme qui ait jamais porté une chaussure
Ne dira, si elle est belle et fidèle,
Qu’elle ne lui a jamais pincé le pied.
Balance and Columbian Repos., II-288, 6 septembre 1803, Hudson (N.Y.).
LA BONNE VOLONTÉ. — UN FABLE.
Imité du allemand de Gellert.
Port Folio, III-352, 29 octobre 1803, Philadelphie.
[Également dans l’Amer. Universal Mag., I-28, 2 janvier 1797, Philadelphie.]
LE CONSEIL UTILE.
[Traduction en prose.]
Phila. Repos., IV-4, 7 janvier 1804, Philadelphie.
[S. Gessner, Der Blumenstrauss.
W. Hooper, New Idylles, p. 37.]
Pour le Philadelphia Repository.
ESPOIR.
Comme la lumière claire du matin
Perce la nuit sombre,
Et réjouit le monde entier
De la splendeur du jour,
Ainsi, lorsque la grande tristesse—
Ne laisse à l’homme aucune joie,
Lorsque désespoir, angoisse et douleur
Page 82
Il sent ce cœur pauvre et angoissé.
Lorsque le soleil de l’espérance se lève,
Et que dans sa poitrine affligée son cours commence ;
Alors la tristesse s’évanouit,
Et la poitrine est pleine de joie.
Libéré de désespoir, d’angoisse et de douleur,
Le cœur anxieux trouve enfin du répit ;
Ô ! Le soleil de l’espérance apporte
La félicité et une grande joie.
—Adelio.
⁂ Une traduction poétique est demandée.
Phila. Repos., IV-56, 18 février 1804, Phila.
Pour le Philadelphia Repository.
Traduction
des vers allemands d’Adelio parus dans le dernier numéro du Repository.
ESPOIR.
De même que la lumière éclatante du matin
Chasse les ombres sombres de la nuit,
Et que tout l’univers se réjouit
À la vue magnifique du jour—
Ainsi, lorsque les destins contraires décident
Que l’homme n’a droit qu’à la misère,
Lorsqu’ils inspirent désespoir et douleur
Au cœur tourmenté et agonisant—
Alors, le soleil de l’Espoir prend son cours
À travers cette poitrine agitée ;
Alors disparaît l’adversité,
Et laisse place à la félicité.
Lorsque le soleil de l’espérance se lève,
Et que dans sa poitrine affligée son cours commence ;
Alors la tristesse s’évanouit,
Et la poitrine est pleine de joie.
Libéré de désespoir, d’angoisse et de douleur,
Le cœur anxieux trouve enfin du répit ;
Ô ! Le soleil de l’espérance apporte
La félicité et une grande joie.
—Adelio.
⁂ Une traduction poétique est demandée.
Phila. Repos., IV-56, 18 février 1804, Phila.
Pour le Philadelphia Repository.
Traduction
des vers allemands d’Adelio parus dans le dernier numéro du Repository.
ESPOIR.
De même que la lumière éclatante du matin
Chasse les ombres sombres de la nuit,
Et que tout l’univers se réjouit
À la vue magnifique du jour—
Ainsi, lorsque les destins contraires décident
Que l’homme n’a droit qu’à la misère,
Lorsqu’ils inspirent désespoir et douleur
Au cœur tourmenté et agonisant—
Alors, le soleil de l’Espoir prend son cours
À travers cette poitrine agitée ;
Alors disparaît l’adversité,
Et laisse place à la félicité.
Page 83
L’ sein est épargné par l’horreur,
Le désespoir et la douleur trouvent le repos ;
Le soleil de l’Espoir apporte la joie,
Et un bonheur d’une lumière suprême.
Traducteur.
Phila. Repos., IV-64, 25 février 1804, Phila.
PASSAGE TIRÉ DE LA MESSEIAH DE KLOPSTOCK.
Ainsi, à l’heure de minuit, la peste s’approche de la ville endormie.
Allongée sur ses ailes vastement déployées, elle se tient tapie sous les remparts :
la Mort, portant le souffle mortel. Pour l’instant, les habitants paisibles ne sont pas inquiets ;
près de sa lampe nocturne, le sage continue de veiller ; et, en haut, des amis,
au milieu de vins non profanés, à l’abri de bosquets parfumés,
parlent de l’âme et de l’amitié, et évaluent leur durée immortelle.
Mais trop tôt, la Mort effrayante, en un jour de souffrance,
se jettera sur eux, s’étendra sur eux ; en un jour de gémissements et d’angoisse...
Quand, les mains crispées, la fiancée pleurera à haute voix pour son fiancé ;
Quand, privée de tous ses enfants, la mère désespérée
maudira avec fureur le jour où elle a enfanté, et où elle est née... quand,
les yeux creusés par la fatigue, au milieu des cadavres, même les fossoyeurs chanceleront... jusqu’à ce que l’ange de la Mort, descendant,
pensif au milieu des nuages d’orage, voie tout cela solitaire et silencieux.
Le désespoir et la douleur trouvent le repos ;
Le soleil de l’Espoir apporte la joie,
Et un bonheur d’une lumière suprême.
Traducteur.
Phila. Repos., IV-64, 25 février 1804, Phila.
PASSAGE TIRÉ DE LA MESSEIAH DE KLOPSTOCK.
Ainsi, à l’heure de minuit, la peste s’approche de la ville endormie.
Allongée sur ses ailes vastement déployées, elle se tient tapie sous les remparts :
la Mort, portant le souffle mortel. Pour l’instant, les habitants paisibles ne sont pas inquiets ;
près de sa lampe nocturne, le sage continue de veiller ; et, en haut, des amis,
au milieu de vins non profanés, à l’abri de bosquets parfumés,
parlent de l’âme et de l’amitié, et évaluent leur durée immortelle.
Mais trop tôt, la Mort effrayante, en un jour de souffrance,
se jettera sur eux, s’étendra sur eux ; en un jour de gémissements et d’angoisse...
Quand, les mains crispées, la fiancée pleurera à haute voix pour son fiancé ;
Quand, privée de tous ses enfants, la mère désespérée
maudira avec fureur le jour où elle a enfanté, et où elle est née... quand,
les yeux creusés par la fatigue, au milieu des cadavres, même les fossoyeurs chanceleront... jusqu’à ce que l’ange de la Mort, descendant,
pensif au milieu des nuages d’orage, voie tout cela solitaire et silencieux.
Page 84
Il contemple ce vaste désert, et reste longuement immobile devant les tombes.
« Peut-être un autre écrivain saura-t-il intégrer ce beau tableau dans du vers libre de manière si habile que le public sera convaincu que les beautés de Klopstock peuvent être adoptées sans étrangeté, et que ses particularités peuvent être conservées sans affectation ; que cette originalité, compagne inévitable des néologismes, est tout aussi superflue pour un génie que hostile à la grâce ; que l’hexamètre, tant qu’il n’est pas familier, doit rebuter, et, une fois familier, peut irriter ; qu’il manque d’une ordonnance musicale dans le son ; et que son mouvement capricieux s’oppose au pas solennel de la majesté, s’accordant mieux aux paysages ordinaires de Théocrite qu’aux visions célestes de Klopstock. »
Extrait de « Critique du Messie de Klopstock ».
Lit. Mag. and Amer. Reg., I-468, mars 1804, Philadelphie.
[F. G. Klopstock, Le Messie.]
L’ESPRIT GUARDIEN.
D’après le texte allemand de Matthison.
Chaque fois que la lumière du jour s’éloigne,
Une silhouette souriante salue mon amour,
Et se promène près du ruisseau murmurant,
Et glisse sous les arbres touffus :
Ah ! alors l’esprit de mon Henry voit cela :
Il t’apporte une joie douce et la paix.
Et lorsque, à la lumière calme de la lune,
Tu rêves peut-être d’amour et de moi,
Alors que la brise joue à travers les pins,
Et chuchote une mélodie mourante —
Quand des sentiments tendres provoquent un soupir —
L’esprit de ton Henry plane près de toi.
Lorsque de doux songes envahissent l’esprit,
Alors que tu revis le passé agréable ;
Si tu ressens une pression légère,
Comme un baiser de zéphyr sur les lèvres et les mains ;
Et si la flamme vacillante s’éteint —
Alors, près de toi, se trouve l’ombre de ton amant.
Et lorsque, à l’heure solennelle de minuit,
Les planètes brillent doucement…
« Peut-être un autre écrivain saura-t-il intégrer ce beau tableau dans du vers libre de manière si habile que le public sera convaincu que les beautés de Klopstock peuvent être adoptées sans étrangeté, et que ses particularités peuvent être conservées sans affectation ; que cette originalité, compagne inévitable des néologismes, est tout aussi superflue pour un génie que hostile à la grâce ; que l’hexamètre, tant qu’il n’est pas familier, doit rebuter, et, une fois familier, peut irriter ; qu’il manque d’une ordonnance musicale dans le son ; et que son mouvement capricieux s’oppose au pas solennel de la majesté, s’accordant mieux aux paysages ordinaires de Théocrite qu’aux visions célestes de Klopstock. »
Extrait de « Critique du Messie de Klopstock ».
Lit. Mag. and Amer. Reg., I-468, mars 1804, Philadelphie.
[F. G. Klopstock, Le Messie.]
L’ESPRIT GUARDIEN.
D’après le texte allemand de Matthison.
Chaque fois que la lumière du jour s’éloigne,
Une silhouette souriante salue mon amour,
Et se promène près du ruisseau murmurant,
Et glisse sous les arbres touffus :
Ah ! alors l’esprit de mon Henry voit cela :
Il t’apporte une joie douce et la paix.
Et lorsque, à la lumière calme de la lune,
Tu rêves peut-être d’amour et de moi,
Alors que la brise joue à travers les pins,
Et chuchote une mélodie mourante —
Quand des sentiments tendres provoquent un soupir —
L’esprit de ton Henry plane près de toi.
Lorsque de doux songes envahissent l’esprit,
Alors que tu revis le passé agréable ;
Si tu ressens une pression légère,
Comme un baiser de zéphyr sur les lèvres et les mains ;
Et si la flamme vacillante s’éteint —
Alors, près de toi, se trouve l’ombre de ton amant.
Et lorsque, à l’heure solennelle de minuit,
Les planètes brillent doucement…
Page 85
Comme la harpe d’Éole, à tes côtés,
Tu entends ces mots : « À jamais tienne ! »
Alors dors doucement, mon esprit est là,
Et paix et joie viennent à ma belle.
Phila. Repos., IV-160, 19 mai 1804, Phila.
[Friedrich Matthisson, Lied aus der Ferne.]
LEONORA DE BÜRGER. [γ].
[Dans un article sur Lenore de Bürger, on trouve trois strophes de huit vers de la traduction de Spencer, ainsi que deux strophes de six vers de la traduction de Stanley.
W. R. Spencer, Leonora. Traduit de l’allemand par G. A. Bürgher. Londres, 1796.
J. T. Stanley, Leonora. Traduction libre de l’allemand ; 2e éd., Londres, 1796.]
Port Folio, IV-167, 26 mai 1804, Phila.
UN SONNET
Traduit de Jacobi.
Dis-moi où s’est enfuie la violette
Qui fleurissait si joyeusement ;
Sautant sous les pas de la belle Flora,
En offrant les plus délicieux parfums ?
Pour les jeunes hommes, le printemps est fini,
Et la violette ne fleurit plus.
Dis où se cache la rose rosie,
Fierté du matin parfumé ;
Guirlande digne des sourcils de la beauté,
Qui orne collines et vallées ?
La jeune fille a fui l’été,
Et la rose sans espoir est morte !
Conduis-moi alors vers ce ruisseau,
Qui coule si librement ;
Il arrose tant de jonquilles,
Qui brillent sur ses rives —
Le soleil et le vent épuisent ses réserves :
Tu entends ces mots : « À jamais tienne ! »
Alors dors doucement, mon esprit est là,
Et paix et joie viennent à ma belle.
Phila. Repos., IV-160, 19 mai 1804, Phila.
[Friedrich Matthisson, Lied aus der Ferne.]
LEONORA DE BÜRGER. [γ].
[Dans un article sur Lenore de Bürger, on trouve trois strophes de huit vers de la traduction de Spencer, ainsi que deux strophes de six vers de la traduction de Stanley.
W. R. Spencer, Leonora. Traduit de l’allemand par G. A. Bürgher. Londres, 1796.
J. T. Stanley, Leonora. Traduction libre de l’allemand ; 2e éd., Londres, 1796.]
Port Folio, IV-167, 26 mai 1804, Phila.
UN SONNET
Traduit de Jacobi.
Dis-moi où s’est enfuie la violette
Qui fleurissait si joyeusement ;
Sautant sous les pas de la belle Flora,
En offrant les plus délicieux parfums ?
Pour les jeunes hommes, le printemps est fini,
Et la violette ne fleurit plus.
Dis où se cache la rose rosie,
Fierté du matin parfumé ;
Guirlande digne des sourcils de la beauté,
Qui orne collines et vallées ?
La jeune fille a fui l’été,
Et la rose sans espoir est morte !
Conduis-moi alors vers ce ruisseau,
Qui coule si librement ;
Il arrose tant de jonquilles,
Qui brillent sur ses rives —
Le soleil et le vent épuisent ses réserves :
Page 86
Ce ruisseau s’écoule plus !
Conduis-moi à l’ombre du ponton,
Où les roses s’épanouissent encore ;
Lieu chéri de la jeunesse et des jeunes filles,
Où résonnent des chansons d’amour—
Tempête et orage se déchaînent,
Les arbres sans feuilles gémissent sous le vent !
Dis-moi où se cache la jeune paysanne,
Qui orne ce lit de paille ;
Je l’ai souvent rencontrée dans la clairière,
Belle et fraîche comme le matin ?
Ami, combien est courte la floraison de la beauté,
cherche-la dans cette tombe couverte d’herbe !
Où erre donc ce jeune homme aux chants mélodieux,
Qui chantait les plaisirs de la campagne,
Les roses et les violettes, les ruisseaux et les plaines,
Aux rythmes les plus doux ?
Fille, l’éclat de la vie s’envole vite,
La mort a fermé les yeux du poète.
Companion and Weekly Misc., I-104, 26 janvier 1805, Balto.
[J. G. Jacobi, Vergänglichkeit.
W. Taylor of Norwich, op. cit. II-106, Élégie. (Variantes au vers V).]
Voici une chanson à boire allemande, populaire dans le Rhingau, et probablement l’inspiration du vieux Hock qu’elle célèbre.
Couronné de feuilles, le gobelet plein d’amour,
Buvez-le joyeusement jusqu’à la dernière goutte ;
En toute l’Europe, messieurs distingués,
On ne trouve plus un vin pareil.
C’est la patrie qui en fournit sa richesse,
Comment pouvait-il être si bon autrefois ?
Comment pouvait-il être si noble et calme ?
Conduis-moi à l’ombre du ponton,
Où les roses s’épanouissent encore ;
Lieu chéri de la jeunesse et des jeunes filles,
Où résonnent des chansons d’amour—
Tempête et orage se déchaînent,
Les arbres sans feuilles gémissent sous le vent !
Dis-moi où se cache la jeune paysanne,
Qui orne ce lit de paille ;
Je l’ai souvent rencontrée dans la clairière,
Belle et fraîche comme le matin ?
Ami, combien est courte la floraison de la beauté,
cherche-la dans cette tombe couverte d’herbe !
Où erre donc ce jeune homme aux chants mélodieux,
Qui chantait les plaisirs de la campagne,
Les roses et les violettes, les ruisseaux et les plaines,
Aux rythmes les plus doux ?
Fille, l’éclat de la vie s’envole vite,
La mort a fermé les yeux du poète.
Companion and Weekly Misc., I-104, 26 janvier 1805, Balto.
[J. G. Jacobi, Vergänglichkeit.
W. Taylor of Norwich, op. cit. II-106, Élégie. (Variantes au vers V).]
Voici une chanson à boire allemande, populaire dans le Rhingau, et probablement l’inspiration du vieux Hock qu’elle célèbre.
Couronné de feuilles, le gobelet plein d’amour,
Buvez-le joyeusement jusqu’à la dernière goutte ;
En toute l’Europe, messieurs distingués,
On ne trouve plus un vin pareil.
C’est la patrie qui en fournit sa richesse,
Comment pouvait-il être si bon autrefois ?
Comment pouvait-il être si noble et calme ?
Page 87
Et pourtant plein de force et de courage ?
Au Rhin, au Rhin, c’est là que poussent nos vignes ;
Que le Rhin soit béni !
Elles y poussent le long des rives et nous donnent
Ce vin si délicieux.
Buvez donc, et laissez-nous, sur tous les chemins,
Être joyeux et heureux ;
Et, si nous savions qu’un homme est triste,
Nous lui donnerions du vin.
Au Rhin, au Rhin, c’est là que poussent nos vignes ;
Que le Rhin soit béni !
Elles y poussent le long des rives et nous donnent
Ce vin si délicieux.
Buvez donc, et laissez-nous, sur tous les chemins,
Être joyeux et heureux ;
Et, si nous savions qu’un homme est triste,
Nous lui donnerions du vin.
Page 88
Adam, pendant un temps au Paradis,
Profita de sa vie nouvelle :
Il fut surpris en train de dormir ; trois fois
Sa côte devint une épouse.
Pauvre père Adam, quel invité !
Cette dose si malchanceuse
Fit du premier instant de ton repos
Le dernier de ta quiétude.
Mais une mauvaise femme à la fois
Apparaît sur terre.
Pour que chacun croie l’avoir,
J’avoue — c’est surprenant.
Loin, loin — Lucinda séduit les hommes.
Quand elle s’approche,
Et que l’on voit clairement,
Loin, loin — on la désire encore.
Phila. Repos., V-128, 20 avril 1805, Phila.
Dans les intéressants Voyages sur le Rhin du Dr Cogan, il a conservé une ode allemande
À la soirée. Ceux qui sont curieux de voir la Muse teutonne, sous les traits d’un musicien mélancolique, peuvent y trouver leur satisfaction.
Komm, stiller abend, neider,
Auf unsre kleine flur;
Dir tönen unsre lieder,
Wie schön bist du, natur!
Schon steigt die abendröthe
Herab ins kühle thal;
Bald glantz in sanfter röthe
Der sonne letzter strahl.
Profita de sa vie nouvelle :
Il fut surpris en train de dormir ; trois fois
Sa côte devint une épouse.
Pauvre père Adam, quel invité !
Cette dose si malchanceuse
Fit du premier instant de ton repos
Le dernier de ta quiétude.
Mais une mauvaise femme à la fois
Apparaît sur terre.
Pour que chacun croie l’avoir,
J’avoue — c’est surprenant.
Loin, loin — Lucinda séduit les hommes.
Quand elle s’approche,
Et que l’on voit clairement,
Loin, loin — on la désire encore.
Phila. Repos., V-128, 20 avril 1805, Phila.
Dans les intéressants Voyages sur le Rhin du Dr Cogan, il a conservé une ode allemande
À la soirée. Ceux qui sont curieux de voir la Muse teutonne, sous les traits d’un musicien mélancolique, peuvent y trouver leur satisfaction.
Komm, stiller abend, neider,
Auf unsre kleine flur;
Dir tönen unsre lieder,
Wie schön bist du, natur!
Schon steigt die abendröthe
Herab ins kühle thal;
Bald glantz in sanfter röthe
Der sonne letzter strahl.
Page 89
Un silence règne partout,
Seul chante le chœur des oiseaux,
De haut, sur les branches sombres,
Leur chant nocturne vers le ciel.
Viens, douce nuit, reviens encore,
Contempler notre humble chaumière ;
Entends nos chants joyeux,
Comme tu es belle, ô nature.
Le soleil se retire derrière ces collines,
Et sombre dans la mer,
En lançant ses rayons doux et bienveillants,
Oh, jeune fille rougissante, vers toi.
Il te cède son souffle apaisant,
Invitant tous au repos ;
Les oiseaux terminent cette journée heureuse
En chantant sur ta poitrine.
Viens, douce nuit, reviens encore,
Contempler notre humble chaumière ;
Entends nos chants joyeux,
Doux à toi et à la nature.
Port Folio, V-149, 18 mai 1805, Phila.
DU TEXTE ALLEMAND DE LESSING.
Ah ! pourquoi suis-je si éphémère, demandai-je à Jupiter, Beauté ?
Seul ce qui est éphémère est beau, répondit le dieu en souriant !
Seul chante le chœur des oiseaux,
De haut, sur les branches sombres,
Leur chant nocturne vers le ciel.
Viens, douce nuit, reviens encore,
Contempler notre humble chaumière ;
Entends nos chants joyeux,
Comme tu es belle, ô nature.
Le soleil se retire derrière ces collines,
Et sombre dans la mer,
En lançant ses rayons doux et bienveillants,
Oh, jeune fille rougissante, vers toi.
Il te cède son souffle apaisant,
Invitant tous au repos ;
Les oiseaux terminent cette journée heureuse
En chantant sur ta poitrine.
Viens, douce nuit, reviens encore,
Contempler notre humble chaumière ;
Entends nos chants joyeux,
Doux à toi et à la nature.
Port Folio, V-149, 18 mai 1805, Phila.
DU TEXTE ALLEMAND DE LESSING.
Ah ! pourquoi suis-je si éphémère, demandai-je à Jupiter, Beauté ?
Seul ce qui est éphémère est beau, répondit le dieu en souriant !
Page 90
L’Amour, la Jeunesse, le Printemps, les Ruisseaux,
et la Rosée, tous l’entendirent ;
Ils s’éloignèrent lentement, pleurant depuis le trône de Jupiter !
Port Folio, I-40, 25 janv. 1806, Phila.
LA JAMBES EN BOIS. [α].
Une histoire helvétique.
D’après l’allemand de Solomon Gessner.
[Traduction en prose.]
Polyanthos, I-192, fév. 1806, Boston.
[S. Gessner, Das hölzerne Bein.
W. Hooper, New Idylles, p. 78.]
Il arrive rarement que les Muses du Nord chantent plus doucement que dans le refrain suivant :
CHANT—D’APRÈS L’ALLEMAND.
J’avais à peine vu seize étés,
Et je parcourais mes vallées natales ;
Mes pensées ne s’éloignaient pas des lieux verdoyants,
Baignés de buissons et de ruisseaux.
Quand un jour apparut un jeune étranger ;
Je ne le désirais ni ne le cherchais ;
Il vint, mais d’où, je ne l’ai jamais su,
Et il parla ce que l’amour lui avait appris.
Ses cheveux formaient de gracieuses boucles,
Tous les yeux sont charmés en les voyant,
Et ils retombaient sur ses épaules charmantes,
Où les zéphyrs capricieux les agitaient.
Son regard azuré, plein de parole,
Semblait toujours supplier doucement,
Et un tel regard, si clair et si bleu,
et la Rosée, tous l’entendirent ;
Ils s’éloignèrent lentement, pleurant depuis le trône de Jupiter !
Port Folio, I-40, 25 janv. 1806, Phila.
LA JAMBES EN BOIS. [α].
Une histoire helvétique.
D’après l’allemand de Solomon Gessner.
[Traduction en prose.]
Polyanthos, I-192, fév. 1806, Boston.
[S. Gessner, Das hölzerne Bein.
W. Hooper, New Idylles, p. 78.]
Il arrive rarement que les Muses du Nord chantent plus doucement que dans le refrain suivant :
CHANT—D’APRÈS L’ALLEMAND.
J’avais à peine vu seize étés,
Et je parcourais mes vallées natales ;
Mes pensées ne s’éloignaient pas des lieux verdoyants,
Baignés de buissons et de ruisseaux.
Quand un jour apparut un jeune étranger ;
Je ne le désirais ni ne le cherchais ;
Il vint, mais d’où, je ne l’ai jamais su,
Et il parla ce que l’amour lui avait appris.
Ses cheveux formaient de gracieuses boucles,
Tous les yeux sont charmés en les voyant,
Et ils retombaient sur ses épaules charmantes,
Où les zéphyrs capricieux les agitaient.
Son regard azuré, plein de parole,
Semblait toujours supplier doucement,
Et un tel regard, si clair et si bleu,
Page 91
Jamais elle ne brilla pour la perte d’une jeune fille.
Son visage était beau, ses joues rouges,
Toujours empourprées ;
Et tout ce qu’il disait était dit avec grâce,
Bien que bien au-delà de mes connaissances.
Où que je m’égarasse, le jeune homme était près,
Son regard exprimant une douce tristesse ;
« Douce jeune fille ! » disait-il, puis il regardait et soupirait,
Comme si son cœur se brisait.
Et une fois, alors qu’il baissait la tête,
J’aurais voulu demander ce que cela signifiait ;
Alors il passa ses bras autour de mon cou,
Et des larmes douces expliquèrent sa peine.
Une telle liberté n’avait jamais été prise jusqu’alors,
Et maintenant elle n’était pas offensante ;
La honte teinta mes joues d’une rougeur,
Mes yeux restaient baissés.
Je ne dis rien, il lut dans mon regard,
Comme s’il était en colère ;
Non — pas un mot — il s’en alla,
Ah ! si seulement il revenait.
Port Folio, I-189, 29 mars 1806, Philadelphie.
Poésie pastorale.
Extrait de « Nouvelles Idylles » de Gessner.
LES ZÉPHYRES. [β].
[Traduction en prose.]
Weekly Visitant, I-158, 17 mai 1806, Salem.
[S. Gessner, Die Zephyre.
W. Hooper, New Idylles, p. 16.]
Son visage était beau, ses joues rouges,
Toujours empourprées ;
Et tout ce qu’il disait était dit avec grâce,
Bien que bien au-delà de mes connaissances.
Où que je m’égarasse, le jeune homme était près,
Son regard exprimant une douce tristesse ;
« Douce jeune fille ! » disait-il, puis il regardait et soupirait,
Comme si son cœur se brisait.
Et une fois, alors qu’il baissait la tête,
J’aurais voulu demander ce que cela signifiait ;
Alors il passa ses bras autour de mon cou,
Et des larmes douces expliquèrent sa peine.
Une telle liberté n’avait jamais été prise jusqu’alors,
Et maintenant elle n’était pas offensante ;
La honte teinta mes joues d’une rougeur,
Mes yeux restaient baissés.
Je ne dis rien, il lut dans mon regard,
Comme s’il était en colère ;
Non — pas un mot — il s’en alla,
Ah ! si seulement il revenait.
Port Folio, I-189, 29 mars 1806, Philadelphie.
Poésie pastorale.
Extrait de « Nouvelles Idylles » de Gessner.
LES ZÉPHYRES. [β].
[Traduction en prose.]
Weekly Visitant, I-158, 17 mai 1806, Salem.
[S. Gessner, Die Zephyre.
W. Hooper, New Idylles, p. 16.]
Page 92
Extrait des « Nouvelles Idylles » de Gessner.
LA CARNATION.
[Traduction en prose.]
Weekly Visitant, I-159, 17 mai 1806, Salem.
[S. Gessner, Die Nelke.
W. Hooper, New Idylles, p. 7.]
LE NOM INCONNU.
Imitation de l’ode de Klopstock à sa future maîtresse. Par Thomas Campbell, auteur de
Les Plaisirs de l’espoir.
Evening Fire-Side ou Lit. Misc., II-165, 24 mai 1806, Phila.
[F. G. Klopstock, Die künftige Geliebte.
L’imitation ci-dessus parut pour la première fois dans un journal, le Newport Mercury, n° 2160, 30 août 1803, Newport.]
LE CHASSEUR DE POUSSIERS — UN CHANT.
Modifié d’une mélodie allemande, tirée de l’opéra « Die Zauberlôte ».
Je suis un garçon qui siffle sans réfléchir,
Mes instants s’envolent sur des ailes de rossignol ;
Il n’y a pas de chasseur de poussières plus célèbre
Dans tout le monde — à dix miles à la ronde !
Ah ! qui, comme moi, peut étendre son filet ?
Ou accorder ce joyeux flageolet ?
Alors pourquoi — ô pourquoi devrais-je m’attrister,
Puisque tous les oiseaux errants m’appartiennent ?
Le merle et le pinson dans la vallée,
Le doux rossignol reclus,
Le boucard, la mésange et le rossignol des bois, tous
Obéissent à mon appel quand je crie :
Oh ! si seulement je pouvais confectionner un piège ingénieux
Pour capturer cette belle timide et coquette,
Dans le filet délicat de Cupidon,
Toutes ces jolies filles seraient miennes !
LA CARNATION.
[Traduction en prose.]
Weekly Visitant, I-159, 17 mai 1806, Salem.
[S. Gessner, Die Nelke.
W. Hooper, New Idylles, p. 7.]
LE NOM INCONNU.
Imitation de l’ode de Klopstock à sa future maîtresse. Par Thomas Campbell, auteur de
Les Plaisirs de l’espoir.
Evening Fire-Side ou Lit. Misc., II-165, 24 mai 1806, Phila.
[F. G. Klopstock, Die künftige Geliebte.
L’imitation ci-dessus parut pour la première fois dans un journal, le Newport Mercury, n° 2160, 30 août 1803, Newport.]
LE CHASSEUR DE POUSSIERS — UN CHANT.
Modifié d’une mélodie allemande, tirée de l’opéra « Die Zauberlôte ».
Je suis un garçon qui siffle sans réfléchir,
Mes instants s’envolent sur des ailes de rossignol ;
Il n’y a pas de chasseur de poussières plus célèbre
Dans tout le monde — à dix miles à la ronde !
Ah ! qui, comme moi, peut étendre son filet ?
Ou accorder ce joyeux flageolet ?
Alors pourquoi — ô pourquoi devrais-je m’attrister,
Puisque tous les oiseaux errants m’appartiennent ?
Le merle et le pinson dans la vallée,
Le doux rossignol reclus,
Le boucard, la mésange et le rossignol des bois, tous
Obéissent à mon appel quand je crie :
Oh ! si seulement je pouvais confectionner un piège ingénieux
Pour capturer cette belle timide et coquette,
Dans le filet délicat de Cupidon,
Toutes ces jolies filles seraient miennes !
Page 93
Lorsque toutes m’appartiendraient — parmi les autres,
je choisirais celle que j’aimerais le plus ;
Et si ma charmante compagne était gentille,
si elle souriait et m’embrassait avec tendresse,
c’est avec elle que je nouerais les liens du mariage,
que je ferais de mon pauvre lit la cage d’Hymène,
et que j’aimerais jusqu’à épuiser cette vie éphémère,
comme Robin des Bois et sa femme !
Mo. Anthology and Boston Rev., III-591, nov. 1806, Boston.
[E. Schickaneder, Die Zauberflöte. Opéra en deux actes de Mozart. Texte de Ludwig Giesecke, par E. Schickaneder.
James Montgomery, The Wanderer of Switzerland and Other Poems, Londres, 1806. Première édition américaine à partir de la deuxième édition londonienne, N.Y., 1807. P. 93.]
LA CHASSE.
Dans le troisième numéro[33] du Port Folio, nous avons inséré une parodie très humoristique de la ballade suivante de Bürger. D’après les critiques en langue allemande, l’original est extrêmement beau. Son mérite fut autrefois si hautement apprécié en Angleterre qu’un grand nombre de traducteurs se mirent aussitôt en compétition pour gagner la faveur du public. La version qui suit, que nous pensons être l’œuvre de Sir Walter Scott, mérite amplement une place dans ce journal.
[La traduction de Scott suit.]
Port Folio, III-100, 14 fév. 1807, Philadelphie.
[Également dans Weekly Mag., II-413, 28 juil. 1798, Philadelphie.]
Le chant charmant suivant a été traduit de l’allemand par M. Herbert.
« Salut, soleil oriental, lumière propice !
Salut, globe nouveau de la journée !
Vois, derrière les hauteurs couronnées de bois,
ton rayon scintillant émerge.
Regarde-le briller dans le ruisseau,
et sur la goutte de rosée !
Ô, puissent les rayons vivifiants de la joie douce
mélanger leurs rayons purs aux tiens ! »
je choisirais celle que j’aimerais le plus ;
Et si ma charmante compagne était gentille,
si elle souriait et m’embrassait avec tendresse,
c’est avec elle que je nouerais les liens du mariage,
que je ferais de mon pauvre lit la cage d’Hymène,
et que j’aimerais jusqu’à épuiser cette vie éphémère,
comme Robin des Bois et sa femme !
Mo. Anthology and Boston Rev., III-591, nov. 1806, Boston.
[E. Schickaneder, Die Zauberflöte. Opéra en deux actes de Mozart. Texte de Ludwig Giesecke, par E. Schickaneder.
James Montgomery, The Wanderer of Switzerland and Other Poems, Londres, 1806. Première édition américaine à partir de la deuxième édition londonienne, N.Y., 1807. P. 93.]
LA CHASSE.
Dans le troisième numéro[33] du Port Folio, nous avons inséré une parodie très humoristique de la ballade suivante de Bürger. D’après les critiques en langue allemande, l’original est extrêmement beau. Son mérite fut autrefois si hautement apprécié en Angleterre qu’un grand nombre de traducteurs se mirent aussitôt en compétition pour gagner la faveur du public. La version qui suit, que nous pensons être l’œuvre de Sir Walter Scott, mérite amplement une place dans ce journal.
[La traduction de Scott suit.]
Port Folio, III-100, 14 fév. 1807, Philadelphie.
[Également dans Weekly Mag., II-413, 28 juil. 1798, Philadelphie.]
Le chant charmant suivant a été traduit de l’allemand par M. Herbert.
« Salut, soleil oriental, lumière propice !
Salut, globe nouveau de la journée !
Vois, derrière les hauteurs couronnées de bois,
ton rayon scintillant émerge.
Regarde-le briller dans le ruisseau,
et sur la goutte de rosée !
Ô, puissent les rayons vivifiants de la joie douce
mélanger leurs rayons purs aux tiens ! »
Page 94
Les Zéphyrs, maintenant, avec leurs ailes joueuses,
Quittent leurs lits rosés ;
Et, répandant autour d’eux les douceurs du printemps,
Ils éveillent leurs compagnons endormis.
Le sommeil léger et toutes ses formes aériennes
S’envolent avec l’aube :
Comme de petits amours, que leurs essaims
Jouent sur la poitrine de Chloé !
Ô Zéphyrs, hâtez-vous ! Prenez dans chaque fleur
Les parfums les plus suaves ;
Et emportez-les au pavillon de Chloé ;
Car bientôt la jeune fille doit se réveiller !
Et, planant autour de son lit parfumé,
Appelez-moi par des brises vers ma belle ;
Allez, jouez autour de sa tête gracieuse,
Et parfumez ses cheveux dorés !
Puis chuchotez doucement à son oreille
Que, avant que le soleil ne se lève,
Près de cette fontaine aux murmures doux,
J’ai murmuré son nom dans des soupirs.
Quittent leurs lits rosés ;
Et, répandant autour d’eux les douceurs du printemps,
Ils éveillent leurs compagnons endormis.
Le sommeil léger et toutes ses formes aériennes
S’envolent avec l’aube :
Comme de petits amours, que leurs essaims
Jouent sur la poitrine de Chloé !
Ô Zéphyrs, hâtez-vous ! Prenez dans chaque fleur
Les parfums les plus suaves ;
Et emportez-les au pavillon de Chloé ;
Car bientôt la jeune fille doit se réveiller !
Et, planant autour de son lit parfumé,
Appelez-moi par des brises vers ma belle ;
Allez, jouez autour de sa tête gracieuse,
Et parfumez ses cheveux dorés !
Puis chuchotez doucement à son oreille
Que, avant que le soleil ne se lève,
Près de cette fontaine aux murmures doux,
J’ai murmuré son nom dans des soupirs.
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De qui les ruisseaux chantants lavent les prairies solitaires ?
Ô Ciel ! quand ces yeux pourront-ils à nouveau se poser
Sur les lieux où tout mon printemps de vie s’est écoulé ;
Où, souvent en réponse au filet d’eau qui coulait,
Sylvie et l’amour emplissaient mes chants naïfs ?
Alors que la brise parfumée de Zéphyr, douce et légère, apportait
Une tristesse agréable à mon âme méditative :
Les soucis, et leur suite effrayante, étaient loin ;
Alors que, calme, sous la protection des bois, je reposais
Au milieu des ombres, insensible aux rayons du jour.
Ici — malheur ! — loin des lieux de plaisir,
Je mène une guerre sans fin contre la tristesse :
Opprimé par le chagrin, mes instants s’écoulent,
Sans connaître ni joie ni paix.
Loin des lieux où ma vie a commencé,
Loin de mes parents, banni de cette terre !
Durant les heures chaudes de la jeunesse, libre de toute contrainte,
Je restais seul, dans une liberté dangereuse.
Ah ! lieux de joie terrestre ! ah ! ombres bien-aimées !
Bientôt peut-être mes pas fouleront vos prairies printanières.
Ah ! si le Ciel bienveillant me permettait d’explorer
Encore une fois vos lieux de tranquillité !
Dès maintenant, pour l’œil visionnaire de l’Imagination,
L’espoir montre l’heure heureuse du bonheur proche ;
Le ciel bleuit, lorsque la tempête est passée ;
Et le repos paisible succède à la tempête du chagrin.
Prospérez, vous, lieux de toutes les nouvelles joies !
Étendez largement vos branches vers mon regard émerveillé !
Tandis que, ne cherchant plus à errer, mes pieds fatigués
Recherchent le refuge doux de votre retraite paisible.
Maintenant, une maladie pâle envahit mon corps faible,
Et entrave mon zèle pour la sagesse et pour la gloire.
Maintenant, l’espoir tendre s’affaiblit, accablé par la déception ;
Ô Ciel ! quand ces yeux pourront-ils à nouveau se poser
Sur les lieux où tout mon printemps de vie s’est écoulé ;
Où, souvent en réponse au filet d’eau qui coulait,
Sylvie et l’amour emplissaient mes chants naïfs ?
Alors que la brise parfumée de Zéphyr, douce et légère, apportait
Une tristesse agréable à mon âme méditative :
Les soucis, et leur suite effrayante, étaient loin ;
Alors que, calme, sous la protection des bois, je reposais
Au milieu des ombres, insensible aux rayons du jour.
Ici — malheur ! — loin des lieux de plaisir,
Je mène une guerre sans fin contre la tristesse :
Opprimé par le chagrin, mes instants s’écoulent,
Sans connaître ni joie ni paix.
Loin des lieux où ma vie a commencé,
Loin de mes parents, banni de cette terre !
Durant les heures chaudes de la jeunesse, libre de toute contrainte,
Je restais seul, dans une liberté dangereuse.
Ah ! lieux de joie terrestre ! ah ! ombres bien-aimées !
Bientôt peut-être mes pas fouleront vos prairies printanières.
Ah ! si le Ciel bienveillant me permettait d’explorer
Encore une fois vos lieux de tranquillité !
Dès maintenant, pour l’œil visionnaire de l’Imagination,
L’espoir montre l’heure heureuse du bonheur proche ;
Le ciel bleuit, lorsque la tempête est passée ;
Et le repos paisible succède à la tempête du chagrin.
Prospérez, vous, lieux de toutes les nouvelles joies !
Étendez largement vos branches vers mon regard émerveillé !
Tandis que, ne cherchant plus à errer, mes pieds fatigués
Recherchent le refuge doux de votre retraite paisible.
Maintenant, une maladie pâle envahit mon corps faible,
Et entrave mon zèle pour la sagesse et pour la gloire.
Maintenant, l’espoir tendre s’affaiblit, accablé par la déception ;
Page 96
Refroidi par la négligence, chaque souhait ardent se perd.
Sur le faible monticule, les vagues impitoyables de l’océan déferlent,
Et apportent la destruction avec chaque marée ;
Pendant que Mars, descendant de son char cramoisi,
Avec des mains féroces attise les flammes ardentes de la guerre.
Qu’elle apporte son aide douce pour consoler ;
Tous les maux humains se hâtent vers leur fin.
La tempête diminue à chaque rafale qu’elle souffle ;
Au-delà des malheurs, les douceurs du repos s’accroissent.
Celui qui n’a jamais ressenti la pression de la détresse,
N’a jamais connu non plus l’excès intense du plaisir revenu.
Le temps, qui porte la souffrance sur des ailes rapides,
Peut peut-être apporter bonheur à mon cœur haletant ;
Moi, sur mes collines natales, je pourrai encore respirer
L’influence plus pure du vent environnant.
Observer, II-95, 8 août 1807, Balto.
[Albrecht von Haller, Sehnsucht nach dem Vaterlande.]
Walter Scott, dont le nom honoré est désormais parfaitement connu de tous ceux qui aiment la description poétique, a récemment publié une ballade que nous tenons à conserver dans ce journal. La gaieté du début, en contraste avec la solennité de la conclusion de cette ballade effrayante, ne peut manquer d’impressionner tous ceux qui apprécient Le Château d’Otrante ou Le Roman de la forêt.
FRÉDÉRIQUE ET ALICE.
Cette histoire est plutôt imitée que traduite d’un fragment présent dans « Claudine von Villa Bella » de Goethe, où elle est chantée par un membre d’une bande de bandits pour attirer l’attention de la famille, tandis que ses complices pénètrent dans le château. Tout mérite qu’elle puisse avoir lui est dû à mon ami M. Lewis, à qui elle fut envoyée dans un état extrêmement rudimentaire ; et qui, après quelques améliorations substantielles, la publia dans ses « Tales of Wonder ».
[Le poème suit.]
Port Folio, IV-134, 29 août 1807, Phila.
[Goethe, Claudine von Villa Bella, Acte II. Chanson de « Rugantino » (Karlos von Castellvecchio).
M. G. Lewis, Tales of Wonder.]
LA TABLE DE LA JUSTICE.
D’après l’allemand de Buerger.
Sur le faible monticule, les vagues impitoyables de l’océan déferlent,
Et apportent la destruction avec chaque marée ;
Pendant que Mars, descendant de son char cramoisi,
Avec des mains féroces attise les flammes ardentes de la guerre.
Qu’elle apporte son aide douce pour consoler ;
Tous les maux humains se hâtent vers leur fin.
La tempête diminue à chaque rafale qu’elle souffle ;
Au-delà des malheurs, les douceurs du repos s’accroissent.
Celui qui n’a jamais ressenti la pression de la détresse,
N’a jamais connu non plus l’excès intense du plaisir revenu.
Le temps, qui porte la souffrance sur des ailes rapides,
Peut peut-être apporter bonheur à mon cœur haletant ;
Moi, sur mes collines natales, je pourrai encore respirer
L’influence plus pure du vent environnant.
Observer, II-95, 8 août 1807, Balto.
[Albrecht von Haller, Sehnsucht nach dem Vaterlande.]
Walter Scott, dont le nom honoré est désormais parfaitement connu de tous ceux qui aiment la description poétique, a récemment publié une ballade que nous tenons à conserver dans ce journal. La gaieté du début, en contraste avec la solennité de la conclusion de cette ballade effrayante, ne peut manquer d’impressionner tous ceux qui apprécient Le Château d’Otrante ou Le Roman de la forêt.
FRÉDÉRIQUE ET ALICE.
Cette histoire est plutôt imitée que traduite d’un fragment présent dans « Claudine von Villa Bella » de Goethe, où elle est chantée par un membre d’une bande de bandits pour attirer l’attention de la famille, tandis que ses complices pénètrent dans le château. Tout mérite qu’elle puisse avoir lui est dû à mon ami M. Lewis, à qui elle fut envoyée dans un état extrêmement rudimentaire ; et qui, après quelques améliorations substantielles, la publia dans ses « Tales of Wonder ».
[Le poème suit.]
Port Folio, IV-134, 29 août 1807, Phila.
[Goethe, Claudine von Villa Bella, Acte II. Chanson de « Rugantino » (Karlos von Castellvecchio).
M. G. Lewis, Tales of Wonder.]
LA TABLE DE LA JUSTICE.
D’après l’allemand de Buerger.
Page 97
Charms of Lit., p. 103, 1808, Trenton.
[Également dans Phila. Minerva, II, 17 déc. 1796, Phila.]
LA JAMBES EN BOIS. [β].
Un idylle suisse.
Par Gessner.
[Traduction en prose.]
Charms of Lit., p. 401, 1808, Trenton.
[S. Gessner, Das hölzerne Bein.]
DU TEXTE ALLEMAND DE GESNER.
Salut, matin, à ton rayon levant
Qui dore de lumière le sommet de la montagne,
Et brille et scintille dans le ruisseau
Qui serpente le long de la vallée en bas !
Joie, santé et bonheur radieux
Accueillent tes pas, suivent ta marche ;
Le Zéphyr, qui dormait la nuit
Parmi les fleurs qui pleurent sous la rosée,
Essaye ses ailes avec une vigueur nouvelle,
Et se lève de son lit parfumé ;
Et les rêves qui planaient autour des yeux fatigués
Des mortels ont maintenant disparu.
Hâtez-vous, vents, et portez à travers l’air
Les parfums de chaque fleur,
Et agitez vos ailes autour de ma Belle,
Qui dort dans ce pavillon rose ;
Peignez ses lèvres et les teintes brillantes de ses joues,
Et soulèvez sa poitrine qui se soulève,
Et quand vous aurez chassé les douces rosées du sommeil,
Et rompu doucement les liens du repos,
[Également dans Phila. Minerva, II, 17 déc. 1796, Phila.]
LA JAMBES EN BOIS. [β].
Un idylle suisse.
Par Gessner.
[Traduction en prose.]
Charms of Lit., p. 401, 1808, Trenton.
[S. Gessner, Das hölzerne Bein.]
DU TEXTE ALLEMAND DE GESNER.
Salut, matin, à ton rayon levant
Qui dore de lumière le sommet de la montagne,
Et brille et scintille dans le ruisseau
Qui serpente le long de la vallée en bas !
Joie, santé et bonheur radieux
Accueillent tes pas, suivent ta marche ;
Le Zéphyr, qui dormait la nuit
Parmi les fleurs qui pleurent sous la rosée,
Essaye ses ailes avec une vigueur nouvelle,
Et se lève de son lit parfumé ;
Et les rêves qui planaient autour des yeux fatigués
Des mortels ont maintenant disparu.
Hâtez-vous, vents, et portez à travers l’air
Les parfums de chaque fleur,
Et agitez vos ailes autour de ma Belle,
Qui dort dans ce pavillon rose ;
Peignez ses lèvres et les teintes brillantes de ses joues,
Et soulèvez sa poitrine qui se soulève,
Et quand vous aurez chassé les douces rosées du sommeil,
Et rompu doucement les liens du repos,
Page 98
Ô, chuchote à son oreille attentive,
Que jamais matin éclatant n’a paré le ciel :
Ces ruisseaux m’ont vu verser la larme,
Et m’ont entendu pousser pour elle le soupir !
Lady’s Weekly Misc., VII-112, 11 juin 1808, N.Y.
[S. Gessner, Morgenlied.]
CHANT DU MATIN.
(Morgenlied), d’après le texte allemand de Gesner.
Bienvenue, globe matinal précocement levé !
Bienvenue, jour naissant !
Porté au-dessus des montagnes couvertes de bois,
Vois sa lumière qui arrive !
Maintenant elle brille au-dessus des ruisseaux babillants ;
Elle boit la rosée de chaque fleur ;
Avec des éclats glorieux et réjouissants,
Elle éveille le monde une fois de plus.
D’abord, les zéphyrs, au-dessus des fleurs endormies,
Quittent leur couche et jouent ;
Ils soufflent sur les fleurs en soupirs innombrables,
Et diffusent le parfum du jour.
Imagine maintenant que son règne prend fin,
Toutes les visions s’envolent ;
La joue de Chloé n’est plus pâle,
Les Amours se lèvent autour d’elle.
Hâte-toi, Zéphyr, emporte des roses
Tous leurs plus beaux bourgeons !
Hâte-toi vers l’endroit où repose Chloé,
Éveille-la de sa tombe !
Retourne au lit de la plus belle,
Folle, autour de son oreiller ;
Sur ses lèvres et sa poitrine gracieuse,
Lave ton souffle le plus doux !
Elle éveille les murmures au vent,
Se réveille de son rêve matinal ;
Pendant ce temps, le ruisseau, à travers la vallée,
Que jamais matin éclatant n’a paré le ciel :
Ces ruisseaux m’ont vu verser la larme,
Et m’ont entendu pousser pour elle le soupir !
Lady’s Weekly Misc., VII-112, 11 juin 1808, N.Y.
[S. Gessner, Morgenlied.]
CHANT DU MATIN.
(Morgenlied), d’après le texte allemand de Gesner.
Bienvenue, globe matinal précocement levé !
Bienvenue, jour naissant !
Porté au-dessus des montagnes couvertes de bois,
Vois sa lumière qui arrive !
Maintenant elle brille au-dessus des ruisseaux babillants ;
Elle boit la rosée de chaque fleur ;
Avec des éclats glorieux et réjouissants,
Elle éveille le monde une fois de plus.
D’abord, les zéphyrs, au-dessus des fleurs endormies,
Quittent leur couche et jouent ;
Ils soufflent sur les fleurs en soupirs innombrables,
Et diffusent le parfum du jour.
Imagine maintenant que son règne prend fin,
Toutes les visions s’envolent ;
La joue de Chloé n’est plus pâle,
Les Amours se lèvent autour d’elle.
Hâte-toi, Zéphyr, emporte des roses
Tous leurs plus beaux bourgeons !
Hâte-toi vers l’endroit où repose Chloé,
Éveille-la de sa tombe !
Retourne au lit de la plus belle,
Folle, autour de son oreiller ;
Sur ses lèvres et sa poitrine gracieuse,
Lave ton souffle le plus doux !
Elle éveille les murmures au vent,
Se réveille de son rêve matinal ;
Pendant ce temps, le ruisseau, à travers la vallée,
Page 99
J’ai d’abord prononcé son nom.
Émeraude, n. f., I-562, 10 septembre 1808, Boston.
[S. Gessner, Morgenlied.]
TRADUCTION DE « L’OUBLI » DE SCHELLER
(Du allemand.)
Ô bien-aimée de mon cœur, hélas, mon tendre cœur
pleure sur le destin de mon sort déchirant ;
Pour parcourir le vaste monde, tu t’éloignes maintenant de moi,
Mais souviens-toi toujours de moi, « n’oublie pas ».
Si, en cercles de beauté et d’amour,
tu as la chance d’adorer une douce jeune fille,
Oh ! alors que mon esprit réprime tes hésitations,
Et te chuchote doucement : « n’oublie pas ».
Si par malheur un destin cruel devait jamais te séparer de moi,
Comme serait triste et mélancolique mon sort affligé,
Je errerais à jamais sur le chemin sombre du chagrin,
Et ne sourirais plus de joie, alors « n’oublie pas ».
Si, au plein épanouissement des premières fleurs de ma vie,
il m’était donné de te quitter, toi que j’aime, et ce monde,
Que ton dernier soupir soit celui qui s’échappe de ma poitrine,
Alors pense à combien je t’aime ; « Oh ! n’oublie pas ».
Pourtant, bien que nous soyons séparés maintenant, dans les royaumes bénis du ciel,
Nous nous reverrons bientôt, libérés du funeste destin de la vie ;
Nous nous rencontrerons dans une joie chère, nous nous rencontrerons dans un amour doux,
Alors je n’aurai plus besoin de dire : « Oh ! n’oublie pas ».
Z.
Gleaner, I-325, mars 1809, Lancaster (Penn.).
Émeraude, n. f., I-562, 10 septembre 1808, Boston.
[S. Gessner, Morgenlied.]
TRADUCTION DE « L’OUBLI » DE SCHELLER
(Du allemand.)
Ô bien-aimée de mon cœur, hélas, mon tendre cœur
pleure sur le destin de mon sort déchirant ;
Pour parcourir le vaste monde, tu t’éloignes maintenant de moi,
Mais souviens-toi toujours de moi, « n’oublie pas ».
Si, en cercles de beauté et d’amour,
tu as la chance d’adorer une douce jeune fille,
Oh ! alors que mon esprit réprime tes hésitations,
Et te chuchote doucement : « n’oublie pas ».
Si par malheur un destin cruel devait jamais te séparer de moi,
Comme serait triste et mélancolique mon sort affligé,
Je errerais à jamais sur le chemin sombre du chagrin,
Et ne sourirais plus de joie, alors « n’oublie pas ».
Si, au plein épanouissement des premières fleurs de ma vie,
il m’était donné de te quitter, toi que j’aime, et ce monde,
Que ton dernier soupir soit celui qui s’échappe de ma poitrine,
Alors pense à combien je t’aime ; « Oh ! n’oublie pas ».
Pourtant, bien que nous soyons séparés maintenant, dans les royaumes bénis du ciel,
Nous nous reverrons bientôt, libérés du funeste destin de la vie ;
Nous nous rencontrerons dans une joie chère, nous nous rencontrerons dans un amour doux,
Alors je n’aurai plus besoin de dire : « Oh ! n’oublie pas ».
Z.
Gleaner, I-325, mars 1809, Lancaster (Penn.).
Page 100
TRADUCTION DE L’ALLEMAND.
Quiconque a lu les compositions métriques prophétiques de Van Vander Horderclogeth se souvient certainement du poème situé au folio 3697, dont la traduction suivante est une version ; il commence ainsi :
—
Vrom Grouter gruder grout gropstock, Zordur zoop, etc.
Beelzebub, sombre et triste, était assis,
Avec ses impies et ses démons autour de lui,
Lorsque le marteau tonitruant de la grille extérieure de l’Enfer
Fit retentir un son si effrayant et si fort sur la porte,
Que tout l’Erebus résonna de ce bruit.
Très rapidement, les jeunes démons volèrent vers le portail,
Et le long couloir sombre fut ouvert ;
Alors un monstre à mâchoire de chouette apparut devant eux,
Sa silhouette si maigre, sa teinte si pâle,
Que tous les démons tremblèrent et restèrent stupéfaits.
Ses yeux étaient verts, pourris dans leurs orbites,
Son nez saillait et était large,
Son corps était vêtu d’un manteau poussiéreux,
Sur son crâne il portait un grattoir à trois pointes,
Et deux volumes[34] étaient accrochés à son côté.
Son haleine et les mots qu’il prononçait étaient si répugnants,
Que ses dents avaient depuis longtemps pourri —
Puis il fit un signe aux démons,
Pour leur montrer leur maître ; les démons obéirent
Et le conduisirent là où reposait Beelzebub.
Le vieux Beelzebub se leva lorsque le monstre entra,
Et resta un instant, effrayé,
Car ils se ressemblaient suffisamment pour être parents,
À ceci près que l’un avait des pieds intacts et une peau claire,
Et l’autre avait des cornes sur la tête.
Quiconque a lu les compositions métriques prophétiques de Van Vander Horderclogeth se souvient certainement du poème situé au folio 3697, dont la traduction suivante est une version ; il commence ainsi :
—
Vrom Grouter gruder grout gropstock, Zordur zoop, etc.
Beelzebub, sombre et triste, était assis,
Avec ses impies et ses démons autour de lui,
Lorsque le marteau tonitruant de la grille extérieure de l’Enfer
Fit retentir un son si effrayant et si fort sur la porte,
Que tout l’Erebus résonna de ce bruit.
Très rapidement, les jeunes démons volèrent vers le portail,
Et le long couloir sombre fut ouvert ;
Alors un monstre à mâchoire de chouette apparut devant eux,
Sa silhouette si maigre, sa teinte si pâle,
Que tous les démons tremblèrent et restèrent stupéfaits.
Ses yeux étaient verts, pourris dans leurs orbites,
Son nez saillait et était large,
Son corps était vêtu d’un manteau poussiéreux,
Sur son crâne il portait un grattoir à trois pointes,
Et deux volumes[34] étaient accrochés à son côté.
Son haleine et les mots qu’il prononçait étaient si répugnants,
Que ses dents avaient depuis longtemps pourri —
Puis il fit un signe aux démons,
Pour leur montrer leur maître ; les démons obéirent
Et le conduisirent là où reposait Beelzebub.
Le vieux Beelzebub se leva lorsque le monstre entra,
Et resta un instant, effrayé,
Car ils se ressemblaient suffisamment pour être parents,
À ceci près que l’un avait des pieds intacts et une peau claire,
Et l’autre avait des cornes sur la tête.
Page 101
« D’où viens-tu ? » dit Belzébuth ; « étranger,
proclame-le,
Car si Satan peut deviner juste,
Tu es assurément un héros célèbre pour avoir tranché des gorges,
Car jamais aucun esprit n’est venu dans ces régions
Avec une apparence aussi diabolique que la tienne. »
« Je n’ai coupé aucune gorge », répondit le gobelin maigre,
d’une voix creuse et stridente ;
« J’ai trompé, harcelé, escroqué, menti,
J’ai semé la sédition et le mensonge partout,
Et je n’ai jamais cessé de faire le mal. »
« Mon nom est —— —— ; » à peine l’eut-il dit,
Que Belzébuth se leva en souriant ;
Il embrassa le monstre immonde, qui montra lui aussi
Sa joie à cette rencontre ; et tous deux firent
Résonner tout l’enfer de leurs cris.
Ordeal, I-157, 11 mars 1809, Boston.
LE CHASSEUR DE COULES.
Une chanson. Adaptée d’une mélodie allemande, de l’opéra « Dizauberlote ». Gleaner, I-374, avril 1809,
Lancaster (Penn.).
[Également dans Mo. Anthology et Boston Rev., III-591, novembre 1806, Boston.]
À CHLOÉ.
D’après le texte allemand de Gesner.
[Traduction en prose.]
Visitor, I-154, 4 novembre 1809, Richmond.
[S. Gessner, An Chloen.]
CHANSON.
D’après le texte allemand de Jacobi.
Boston Mirror, II-88, 30 décembre 1809, Boston.
[Même que « Un sonnet », de Jacobi, dans Companion and Weekly Misc., I-104, 26 janvier 1805, Baltimor.]
proclame-le,
Car si Satan peut deviner juste,
Tu es assurément un héros célèbre pour avoir tranché des gorges,
Car jamais aucun esprit n’est venu dans ces régions
Avec une apparence aussi diabolique que la tienne. »
« Je n’ai coupé aucune gorge », répondit le gobelin maigre,
d’une voix creuse et stridente ;
« J’ai trompé, harcelé, escroqué, menti,
J’ai semé la sédition et le mensonge partout,
Et je n’ai jamais cessé de faire le mal. »
« Mon nom est —— —— ; » à peine l’eut-il dit,
Que Belzébuth se leva en souriant ;
Il embrassa le monstre immonde, qui montra lui aussi
Sa joie à cette rencontre ; et tous deux firent
Résonner tout l’enfer de leurs cris.
Ordeal, I-157, 11 mars 1809, Boston.
LE CHASSEUR DE COULES.
Une chanson. Adaptée d’une mélodie allemande, de l’opéra « Dizauberlote ». Gleaner, I-374, avril 1809,
Lancaster (Penn.).
[Également dans Mo. Anthology et Boston Rev., III-591, novembre 1806, Boston.]
À CHLOÉ.
D’après le texte allemand de Gesner.
[Traduction en prose.]
Visitor, I-154, 4 novembre 1809, Richmond.
[S. Gessner, An Chloen.]
CHANSON.
D’après le texte allemand de Jacobi.
Boston Mirror, II-88, 30 décembre 1809, Boston.
[Même que « Un sonnet », de Jacobi, dans Companion and Weekly Misc., I-104, 26 janvier 1805, Baltimor.]
Page 102
Je publie la suivante nouvelle traduction de « Le Chasseur sauvage », d’abord en raison de sa supériorité sur toutes les autres, et ensuite parce que j’ai l’intention, dans un prochain numéro, de mettre particulièrement en évidence ce chef-d’œuvre du poète allemand.
LE CHASSEUR SAUVAGE.
Fort, très fort, le baron souffle dans son cor ;
Et voici, une suite noble
À cheval, à pied, avec un bruit assourdissant,
Qui parcourt la plaine.
À travers les bruyères, à travers les champs, la meute aboyante
Fonce rapidement, libérée de ses chaînes ;
À travers les bruyères, à travers les champs, sur leurs traces,
Le cheval ardent hennit fort.
Et maintenant, l’aube sacrée du sabbat
Éclairait haut les cieux de ses rayons pourpres,
Et la coupole de chaque temple consacré
Réfléchissait la lumière du jour.
Maintenant, les cloches sonores et claires
Résonnaient aux oreilles attentives,
Et vers le ciel s’élevaient de nombreuses voix
Portant des hymnes de louange et de prière.
Vite, toujours vite, le long des chemins croisés,
Ils avançaient avec des cris enthousiastes :
Regardez ! à droite et à gauche, deux cavaliers étranges
Mènent leurs montures rapides.
Qui étaient ces cavaliers à droite et à gauche ?
J’en peux deviner l’identité :
Qui étaient ces cavaliers à droite et à gauche ?
Je ne pourrai jamais le dire.
Celui de droite, au visage beau et gracieux,
LE CHASSEUR SAUVAGE.
Fort, très fort, le baron souffle dans son cor ;
Et voici, une suite noble
À cheval, à pied, avec un bruit assourdissant,
Qui parcourt la plaine.
À travers les bruyères, à travers les champs, la meute aboyante
Fonce rapidement, libérée de ses chaînes ;
À travers les bruyères, à travers les champs, sur leurs traces,
Le cheval ardent hennit fort.
Et maintenant, l’aube sacrée du sabbat
Éclairait haut les cieux de ses rayons pourpres,
Et la coupole de chaque temple consacré
Réfléchissait la lumière du jour.
Maintenant, les cloches sonores et claires
Résonnaient aux oreilles attentives,
Et vers le ciel s’élevaient de nombreuses voix
Portant des hymnes de louange et de prière.
Vite, toujours vite, le long des chemins croisés,
Ils avançaient avec des cris enthousiastes :
Regardez ! à droite et à gauche, deux cavaliers étranges
Mènent leurs montures rapides.
Qui étaient ces cavaliers à droite et à gauche ?
J’en peux deviner l’identité :
Qui étaient ces cavaliers à droite et à gauche ?
Je ne pourrai jamais le dire.
Celui de droite, au visage beau et gracieux,
Page 103
Un destrier d’un blanc laiteux le montait ;
Doux comme les cieux du printemps, son visage
Brillait d’une lumière céleste.
La éperon gauche stimulait sa pointe ardente,
Rouge comme la flamme du four ;
Il rôdait sombrement, et de ses yeux
Venaient des éclairs mortels.
« Bienvenue à notre noble sport », dit le baron en les saluant gracieusement ;
« Car je sais bien que vous estimez bon
De chasser les soucis moroses. »
« Aucun plaisir n’égale la chasse ;
Ni la terre, ni le ciel ne peuvent en offrir un autre », dit-il — il agita son chapeau en l’air,
Et partit en tête vers les champs.
« Arrête-toi ! » cria le cavalier plus doux ;
« Éloigne-toi des cors et des chiens !
N’entends-tu pas les cloches, n’entends-tu pas le chœur,
Qui mêlent leurs sons sacrés ? »
« Ils noient le vacarme de la chasse ;
Oh ! ne chassez pas aujourd’hui,
Et ne laissez pas les conseils d’un démon
Détruire l’influence de votre ange meilleur. »
« Continuez à chasser, continuez », cria son compagnon,
« Sans prêter attention au sortilège de ce vieillard ;
Qu’importent pour nous les cris du chœur ?
Ou le tintement des cloches ? »
« Que la chasse te plaise davantage ;
Et apprends de moi
Comme notre sport est courageux, comme il est noble,
Libéré des terreurs bigotes. »
Doux comme les cieux du printemps, son visage
Brillait d’une lumière céleste.
La éperon gauche stimulait sa pointe ardente,
Rouge comme la flamme du four ;
Il rôdait sombrement, et de ses yeux
Venaient des éclairs mortels.
« Bienvenue à notre noble sport », dit le baron en les saluant gracieusement ;
« Car je sais bien que vous estimez bon
De chasser les soucis moroses. »
« Aucun plaisir n’égale la chasse ;
Ni la terre, ni le ciel ne peuvent en offrir un autre », dit-il — il agita son chapeau en l’air,
Et partit en tête vers les champs.
« Arrête-toi ! » cria le cavalier plus doux ;
« Éloigne-toi des cors et des chiens !
N’entends-tu pas les cloches, n’entends-tu pas le chœur,
Qui mêlent leurs sons sacrés ? »
« Ils noient le vacarme de la chasse ;
Oh ! ne chassez pas aujourd’hui,
Et ne laissez pas les conseils d’un démon
Détruire l’influence de votre ange meilleur. »
« Continuez à chasser, continuez », cria son compagnon,
« Sans prêter attention au sortilège de ce vieillard ;
Qu’importent pour nous les cris du chœur ?
Ou le tintement des cloches ? »
« Que la chasse te plaise davantage ;
Et apprends de moi
Comme notre sport est courageux, comme il est noble,
Libéré des terreurs bigotes. »
Page 104
« Bien dit ! bien dit ! en toi je reconnais
Le feu d’un héros ;
Ces folies pieuses ne nous touchent pas,
Nous ne tenons ni au prêtre, ni à la chorale. »
« Et toi, crois-moi, fou saint,
Ta fureur bigote est vaine ;
Des prières et des chapelets, quel plaisir
Peuvent espérer les amateurs de sports ? »
Ils se hâtent toujours, toujours plus vite,
À travers vallées, collines et plaines ;
Et toujours aux côtés du baron
Se tiennent les deux cavaliers.
Vois, haletant, vois, un cerf d’un blanc laiteux
S’élance de là-bas, parmi les épines :
« Maintenant, usez vite de cheval et de pied ;
Maintenant, soufflez plus fort dans la corne ! »
Vois, un chasseur tombe ! vois, ses membres
Se tordent sous les douleurs de la mort !
« Reste là et pourris : aucune mort de scélérat
Ne gâchera notre noble jeu. »
Le cerf bondit avec une agilité surprenante,
À travers tout le pays ;
Il cherche maintenant un refuge plus proche,
Là où mûrissent les épis de blé.
Vois, le pauvre propriétaire du champ
S’approche, les yeux pleins de larmes ;
« Oh, pitié, pitié, bons seigneurs ! »
Hélas ! en vain il crie.
« Épargnez ce maigre trésor que le pauvre
Peut gagner par son labeur acharné ! »
Maintenant, le cavalier plus doux met en garde.
Le feu d’un héros ;
Ces folies pieuses ne nous touchent pas,
Nous ne tenons ni au prêtre, ni à la chorale. »
« Et toi, crois-moi, fou saint,
Ta fureur bigote est vaine ;
Des prières et des chapelets, quel plaisir
Peuvent espérer les amateurs de sports ? »
Ils se hâtent toujours, toujours plus vite,
À travers vallées, collines et plaines ;
Et toujours aux côtés du baron
Se tiennent les deux cavaliers.
Vois, haletant, vois, un cerf d’un blanc laiteux
S’élance de là-bas, parmi les épines :
« Maintenant, usez vite de cheval et de pied ;
Maintenant, soufflez plus fort dans la corne ! »
Vois, un chasseur tombe ! vois, ses membres
Se tordent sous les douleurs de la mort !
« Reste là et pourris : aucune mort de scélérat
Ne gâchera notre noble jeu. »
Le cerf bondit avec une agilité surprenante,
À travers tout le pays ;
Il cherche maintenant un refuge plus proche,
Là où mûrissent les épis de blé.
Vois, le pauvre propriétaire du champ
S’approche, les yeux pleins de larmes ;
« Oh, pitié, pitié, bons seigneurs ! »
Hélas ! en vain il crie.
« Épargnez ce maigre trésor que le pauvre
Peut gagner par son labeur acharné ! »
Maintenant, le cavalier plus doux met en garde.
Page 105
Le baron doit revenir.
Mais rien ne persuade son compagnon sévère,
Qui préfère les actes les plus sombres ;
C’est à lui de faire fléchir le cœur du baron,
Sans se soucier des prières de pitié.
« Partez ! » crie le noble impérieux ;
« Partez et laissez-nous en paix !
Allez-vous-en ! Sinon, par tous les pouvoirs de l’enfer,
Vous serez aussi chassé ! »
« Venez, mes hommes ! Faisons voir à ce scélérat
Que mes menaces n’étaient pas vaines :
Qu’on frappe fort son visage misérable
Avec les fouets de toute ma troupe. »
On le dit, on le fait : rapidement, par-dessus la clôture,
Le baron saute en premier ;
Vite suivent le chien, le cheval et l’homme,
Et le ciel résonne de leurs cris.
Le ciel retentit de leurs hurlements,
Tandis que l’homme, le cheval et le chien,
Écrasent sans pitié chaque oreille mûre,
Sur tout ce terrain fumant.
À travers les landes et les champs, sur les collines et dans les vallées,
Effrayé par les cris qui approchent,
Toujours poursuivi de près, mais toujours hors de portée,
La victime désignée s’enfuit.
Maintenant, au milieu des troupeaux qui paissent
Sur cette plaine verdoyante,
Il espère, caché aux yeux de tous,
Trouver un refuge sûr.
En vain, car maintenant la troupe sauvage
Mais rien ne persuade son compagnon sévère,
Qui préfère les actes les plus sombres ;
C’est à lui de faire fléchir le cœur du baron,
Sans se soucier des prières de pitié.
« Partez ! » crie le noble impérieux ;
« Partez et laissez-nous en paix !
Allez-vous-en ! Sinon, par tous les pouvoirs de l’enfer,
Vous serez aussi chassé ! »
« Venez, mes hommes ! Faisons voir à ce scélérat
Que mes menaces n’étaient pas vaines :
Qu’on frappe fort son visage misérable
Avec les fouets de toute ma troupe. »
On le dit, on le fait : rapidement, par-dessus la clôture,
Le baron saute en premier ;
Vite suivent le chien, le cheval et l’homme,
Et le ciel résonne de leurs cris.
Le ciel retentit de leurs hurlements,
Tandis que l’homme, le cheval et le chien,
Écrasent sans pitié chaque oreille mûre,
Sur tout ce terrain fumant.
À travers les landes et les champs, sur les collines et dans les vallées,
Effrayé par les cris qui approchent,
Toujours poursuivi de près, mais toujours hors de portée,
La victime désignée s’enfuit.
Maintenant, au milieu des troupeaux qui paissent
Sur cette plaine verdoyante,
Il espère, caché aux yeux de tous,
Trouver un refuge sûr.
En vain, car maintenant la troupe sauvage
Page 106
Pressé de toutes parts par ses poursuivants,
Voici le berger effrayé, prosterné aux pieds du baron.
La peur pour la sécurité de son troupeau
Inspire à sa langue tremblante ces mots :
« Épargnez-les, je vous en prie, ces bêtes inoffensives,
Et ne commettez pas l’injustice envers un orphelin. »
« Songez : votre fureur détruirait tout
Ce qu’a une veuve sans amis ! »
Il parla ainsi ; l’étranger bienveillant s’efforça
De susciter en lui une pitié douce.
Son frère morose, lui, ne se laisse pas convaincre,
Il préfère les actes les plus sombres ;
C’est à lui de dominer le cœur du baron,
Indifférent aux appels de la miséricorde.
« Va-t’en, chien audacieux ! » s’écrie-t-il ;
« Ce serait un soulagement pour mon cœur
Si je pouvais te voir transformé en bête,
Toi et ta progéniture misérable. »
« Alors, jusqu’aux portes mêmes du ciel,
Qui oserait me dire non ?
Avec joie, je chasserais cette race perdue ;
Allons, mes compagnons, sans retard ! »
Voici, partout, la foule meurtrière
Qui inflige tant de blessures mortelles ;
Au milieu des tués, voici le cerf
Qui s’effondre, ensanglanté, sur le sol.
Pourtant, il rassemble encore toute sa force
Pour un dernier effort désespéré ;
Chancelant, il fuit ; ses flancs argentés
Sont couverts de sueur et de sang.
Voici le berger effrayé, prosterné aux pieds du baron.
La peur pour la sécurité de son troupeau
Inspire à sa langue tremblante ces mots :
« Épargnez-les, je vous en prie, ces bêtes inoffensives,
Et ne commettez pas l’injustice envers un orphelin. »
« Songez : votre fureur détruirait tout
Ce qu’a une veuve sans amis ! »
Il parla ainsi ; l’étranger bienveillant s’efforça
De susciter en lui une pitié douce.
Son frère morose, lui, ne se laisse pas convaincre,
Il préfère les actes les plus sombres ;
C’est à lui de dominer le cœur du baron,
Indifférent aux appels de la miséricorde.
« Va-t’en, chien audacieux ! » s’écrie-t-il ;
« Ce serait un soulagement pour mon cœur
Si je pouvais te voir transformé en bête,
Toi et ta progéniture misérable. »
« Alors, jusqu’aux portes mêmes du ciel,
Qui oserait me dire non ?
Avec joie, je chasserais cette race perdue ;
Allons, mes compagnons, sans retard ! »
Voici, partout, la foule meurtrière
Qui inflige tant de blessures mortelles ;
Au milieu des tués, voici le cerf
Qui s’effondre, ensanglanté, sur le sol.
Pourtant, il rassemble encore toute sa force
Pour un dernier effort désespéré ;
Chancelant, il fuit ; ses flancs argentés
Sont couverts de sueur et de sang.
Page 107
Et maintenant il cherche un dernier refuge,
Au fond d’une vallée sombre et obscure,
Où se dresse, parmi des chênes touffus,
La cellule sacrée d’un ermite.
Même ici, cette troupe follement avide
Se précipite avec une fureur impie ;
Mais voilà ! la persuasion sur ses lèvres,
Le sage vénérable apparaît.
« Cesse ta poursuite ! Ne viens pas ainsi
Envahir le domicile libre de la religion ;
Car sache que les gémissements de cette créature tourmentée
Ont déjà atteint son dieu. »
« Ils crient vers le trône de miséricorde du ciel,
Pour demander vengeance sur ta tête ;
Ô reviens, reviens en repentance, avant même
Que la flèche vengeresse ne soit lancée. »
Encore une fois, en vain, le doux étranger plaide
Pour la cause de la religion ;
Encore une fois, hélas ! son frère morose
Conduit une victime consentante.
« En avant ! » crie le pécheur endurci ;
« Vas-tu troubler notre jeu ?
Non ! J’irai hardiment poursuivre ma quête
Jusqu’au plus profond du ciel lui-même. »
« Que m’importent alors ta fureur pieuse ?
Je n’ai peur d’aucun mortel :
Même pas d’un dieu, armé de toutes ses terribles forces,
Qui pourrait arrêter ma route déterminée. »
Il craque son fouet, il sonne sa corne,
Il appelle ses serviteurs ;
Voilà ! chevaux, chiens, sage et cellule.
Au fond d’une vallée sombre et obscure,
Où se dresse, parmi des chênes touffus,
La cellule sacrée d’un ermite.
Même ici, cette troupe follement avide
Se précipite avec une fureur impie ;
Mais voilà ! la persuasion sur ses lèvres,
Le sage vénérable apparaît.
« Cesse ta poursuite ! Ne viens pas ainsi
Envahir le domicile libre de la religion ;
Car sache que les gémissements de cette créature tourmentée
Ont déjà atteint son dieu. »
« Ils crient vers le trône de miséricorde du ciel,
Pour demander vengeance sur ta tête ;
Ô reviens, reviens en repentance, avant même
Que la flèche vengeresse ne soit lancée. »
Encore une fois, en vain, le doux étranger plaide
Pour la cause de la religion ;
Encore une fois, hélas ! son frère morose
Conduit une victime consentante.
« En avant ! » crie le pécheur endurci ;
« Vas-tu troubler notre jeu ?
Non ! J’irai hardiment poursuivre ma quête
Jusqu’au plus profond du ciel lui-même. »
« Que m’importent alors ta fureur pieuse ?
Je n’ai peur d’aucun mortel :
Même pas d’un dieu, armé de toutes ses terribles forces,
Qui pourrait arrêter ma route déterminée. »
Il craque son fouet, il sonne sa corne,
Il appelle ses serviteurs ;
Voilà ! chevaux, chiens, sage et cellule.
Page 108
Tout disparaît de sa vue.
Tout, tout est parti ! — pas un seul obstacle
Que son œil avide ne puisse distinguer ;
Et le silence, silencieux comme la mort, a étouffé
Les cris de la chasse.
En vain il pousse les flancs de son coursier,
Ni en arrière ni en avant il ne progresse ;
Il souffle dans son cor, il crie à haute voix,
Mais n’entend aucun écho.
Et maintenant, enfermé dans la nuit la plus profonde,
Noire comme la tombe silencieuse,
Il entend gronder la tempête furieuse,
Comme rugissent les vagues lointaines.
De plus en plus fort, la tempête
Hurlle à travers l’air agité ;
Dix mille tonnerres du haut des cieux
Portent la voix du jugement.
Maudit aux yeux de Dieu et des hommes,
Indifférent aux menaces ou aux prières ;
Créateur, ni créé, rien
Ne saurait épargner ta fureur folle.
« Ne crois pas en vain que le seigneur de la création
Ait entendu les gémissements de sa créature ;
Dès maintenant, la torche de la vengeance brûle
Haute au-dessus de son trône effrayant. »
« Écoute maintenant ton destin ! Pour l’éternité,
Un exemple effroyable te sera donné,
Pour toujours poursuis ta course sauvage,
Poussé par des chiens infernaux. »
La voix s’était tue ; l’éclair sulfureux
Tout, tout est parti ! — pas un seul obstacle
Que son œil avide ne puisse distinguer ;
Et le silence, silencieux comme la mort, a étouffé
Les cris de la chasse.
En vain il pousse les flancs de son coursier,
Ni en arrière ni en avant il ne progresse ;
Il souffle dans son cor, il crie à haute voix,
Mais n’entend aucun écho.
Et maintenant, enfermé dans la nuit la plus profonde,
Noire comme la tombe silencieuse,
Il entend gronder la tempête furieuse,
Comme rugissent les vagues lointaines.
De plus en plus fort, la tempête
Hurlle à travers l’air agité ;
Dix mille tonnerres du haut des cieux
Portent la voix du jugement.
Maudit aux yeux de Dieu et des hommes,
Indifférent aux menaces ou aux prières ;
Créateur, ni créé, rien
Ne saurait épargner ta fureur folle.
« Ne crois pas en vain que le seigneur de la création
Ait entendu les gémissements de sa créature ;
Dès maintenant, la torche de la vengeance brûle
Haute au-dessus de son trône effrayant. »
« Écoute maintenant ton destin ! Pour l’éternité,
Un exemple effroyable te sera donné,
Pour toujours poursuis ta course sauvage,
Poussé par des chiens infernaux. »
La voix s’était tue ; l’éclair sulfureux
Page 109
Tiré rapidement depuis l’un ou l’autre pôle ;
La douleur secoua le bosquet ; un froid effroi s’empara
De l’âme du misérable tremblant.
Encore la tempête montante gronde,
Encore les éclairs dansent ;
Chaque membre, chaque nerf
Est gelé d’effroi.
Il voit un bras noiraud de géant
Émerger du sol béant ;
Il sent un démon saisir sa tête
Et la tordre brutalement.
À présent, en torrents de tous côtés,
Un flot de feu se déverse ;
Sur chaque vague dévastatrice,
Grognit bruyamment la progéniture infernale.
La lumière brille d’une lueur sombre et effrayante,
Parfois rouge, parfois verte, parfois bleue ;
Pendant que, de l’autre côté du gouffre, la horde diabolique
Poursuit sa proie destinée.
En vain il crie de désespoir fou,
En vain il tente de s’envoler ;
Toujours, derrière lui, cette bande née de l’enfer
Continue son œuvre maudite.
Le jour, à de nombreuses brasses de profondeur
Sous le visage souriant de la terre ;
La nuit, haut dans l’air agité,
Ils poursuivent leur chasse sans fin.
En vain il essaie de détourner les yeux,
Dans une terreur folle ;
Ainsi, jamais ces scènes insupportables
Ne pourront échapper à sa vue tourmentée.
La douleur secoua le bosquet ; un froid effroi s’empara
De l’âme du misérable tremblant.
Encore la tempête montante gronde,
Encore les éclairs dansent ;
Chaque membre, chaque nerf
Est gelé d’effroi.
Il voit un bras noiraud de géant
Émerger du sol béant ;
Il sent un démon saisir sa tête
Et la tordre brutalement.
À présent, en torrents de tous côtés,
Un flot de feu se déverse ;
Sur chaque vague dévastatrice,
Grognit bruyamment la progéniture infernale.
La lumière brille d’une lueur sombre et effrayante,
Parfois rouge, parfois verte, parfois bleue ;
Pendant que, de l’autre côté du gouffre, la horde diabolique
Poursuit sa proie destinée.
En vain il crie de désespoir fou,
En vain il tente de s’envoler ;
Toujours, derrière lui, cette bande née de l’enfer
Continue son œuvre maudite.
Le jour, à de nombreuses brasses de profondeur
Sous le visage souriant de la terre ;
La nuit, haut dans l’air agité,
Ils poursuivent leur chasse sans fin.
En vain il essaie de détourner les yeux,
Dans une terreur folle ;
Ainsi, jamais ces scènes insupportables
Ne pourront échapper à sa vue tourmentée.
Page 110
Il doit encore voir ces chiens de l’enfer,
Planant près de sa trace ;
Il doit encore voir le fléau vengeur,
Prêt à fondre sur lui.
C’est là la chasse du baron sauvage ;
Et bien des jeunes du village,
Et bien des amateurs de chasse (osent-ils en parler ?)
Pourraient attester de cette vérité effroyable.
Car souvent, dans les contrées sauvages,
Ils entendent cette troupe diabolique,
Tantôt hurlant aigrement, tantôt maudissant fort,
Venir tonner à travers les airs.
Aucune main ne pourra arrêter ces chiens de l’enfer
Ni éteindre cette mer de feu,
Jusqu’au jour terrible du jugement divin
Qui fera cesser l’existence du monde !
Rambler’s Mag., I-137, [1809], N. Y.
[G. A. Bürger, Der wilde Jäger.]
NOTES DE BAS DE PAGE :
[33] Parodie de « Earl Walter » de Bürger, dans Port Folio, III-44, 17 janvier 1807. Voir p. 165.
[34] Je n’ai pas pu découvrir ce que étaient ces volumes. Il y a une courte note en allemand, qui suggère qu’ils s’intitulaient Dulder Soudth.
Planant près de sa trace ;
Il doit encore voir le fléau vengeur,
Prêt à fondre sur lui.
C’est là la chasse du baron sauvage ;
Et bien des jeunes du village,
Et bien des amateurs de chasse (osent-ils en parler ?)
Pourraient attester de cette vérité effroyable.
Car souvent, dans les contrées sauvages,
Ils entendent cette troupe diabolique,
Tantôt hurlant aigrement, tantôt maudissant fort,
Venir tonner à travers les airs.
Aucune main ne pourra arrêter ces chiens de l’enfer
Ni éteindre cette mer de feu,
Jusqu’au jour terrible du jugement divin
Qui fera cesser l’existence du monde !
Rambler’s Mag., I-137, [1809], N. Y.
[G. A. Bürger, Der wilde Jäger.]
NOTES DE BAS DE PAGE :
[33] Parodie de « Earl Walter » de Bürger, dans Port Folio, III-44, 17 janvier 1807. Voir p. 165.
[34] Je n’ai pas pu découvrir ce que étaient ces volumes. Il y a une courte note en allemand, qui suggère qu’ils s’intitulaient Dulder Soudth.
Page 111
III.
Traductions de poésies néerlandaises, danoises, norvégiennes et islandaises, ainsi que poèmes originaux concernant les pays germaniques.
Nous apprenons d’Annopolis-Royal qu’une pièce de théâtre a été représentée l’hiver dernier pour divertir les officiers et les dames de ce lieu, et que les vers suivants faisaient partie du prologue composé et récité à cette occasion.
Tandis qu’il cherche à soulager la détresse d’une reine généreuse, opprimée par des souverains fiers et ambitieux, notre roi emploie les moyens les plus efficaces : il apaise certains par la paix, où la tempête s’apaise ; contre d’autres, plus réticents à se soumettre, il mène ses Bretons sur le champ de bataille germanique. Là, au prix de grands sacrifices, l’ennemi insultant a découvert ce qu’il en coûte aux Bretons de disputer ce sol. Nous, nous continuons à jouir de la paix dans ce climat froid, et nous passons notre temps en distractions innocentes, etc.
Amer. Mag. and Hist. Chron., I-348, avril 1744, Boston.
L’HIVER, un poème.
Du même auteur [c’est-à-dire Annandius].
La douzième strophe :
Heureux trois fois ils sont ! Mais pourquoi, ô ma muse, tant de faveur pour les distractions rurales ? La ville bondée offre-t-elle vraiment plus de joie que les champs glacés et enneigés ?
Traductions de poésies néerlandaises, danoises, norvégiennes et islandaises, ainsi que poèmes originaux concernant les pays germaniques.
Nous apprenons d’Annopolis-Royal qu’une pièce de théâtre a été représentée l’hiver dernier pour divertir les officiers et les dames de ce lieu, et que les vers suivants faisaient partie du prologue composé et récité à cette occasion.
Tandis qu’il cherche à soulager la détresse d’une reine généreuse, opprimée par des souverains fiers et ambitieux, notre roi emploie les moyens les plus efficaces : il apaise certains par la paix, où la tempête s’apaise ; contre d’autres, plus réticents à se soumettre, il mène ses Bretons sur le champ de bataille germanique. Là, au prix de grands sacrifices, l’ennemi insultant a découvert ce qu’il en coûte aux Bretons de disputer ce sol. Nous, nous continuons à jouir de la paix dans ce climat froid, et nous passons notre temps en distractions innocentes, etc.
Amer. Mag. and Hist. Chron., I-348, avril 1744, Boston.
L’HIVER, un poème.
Du même auteur [c’est-à-dire Annandius].
La douzième strophe :
Heureux trois fois ils sont ! Mais pourquoi, ô ma muse, tant de faveur pour les distractions rurales ? La ville bondée offre-t-elle vraiment plus de joie que les champs glacés et enneigés ?
Page 112
Ici, les gens sont espiègles et bien vêtus,
Et la beauté épanouie est caressée
Sous toutes les formes que l’art peut imaginer—
Avec des flatteries apaisantes et des mensonges solennels,
Et tout ce que les nymphes prônent à tort.
Ici règnent la mode et les tendances,
Et en douze mois, elles deviennent déjà démodées,
Ainsi, elles changent sans cesse,
Pourtant, elles plaisent toujours — chose vraiment étrange !
Et ici, on raconte tout ce qui est nouveau :
Ce que font Londoun ou Richlieu,
Même les expéditions secrètes—
Et puis les hauts faits du grand Frédéric,
Lorsqu’il bat les armées impériales.
De tels sujets occupent les heures oisives ;
Il n’y a rien d’autre qui vaille notre temps.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-238, fév. 1758, Phila.
Aux propriétaires, etc.
Messieurs :
L’honneur d’être père m’a donné le désir de faire connaître au monde l’ode suivante,
Qui représente ma propre naissance, véritable, honnête et légitime. Je ne connais donc pas de meilleure méthode
Que de la confier aux soins de messieurs dotés de vos capacités et de votre réputation ; car si elle restait entre mes mains, elle mourrait dans l’oubli.
Philadelphie, 25 février. Philandreia.
SUR LA VICTOIRE COMPLÈTE OBTENUE PAR SA MAJESTÉ PRUSSIENNE SUR LES ARMÉES FRANÇAISES ET IMPÉRIALES, LE 5 NOVEMBRE 1757.
Une ode pindarique.
C’est lui ! C’est lui ! Je l’entends de loin,
Tonner comme le Dieu de la Guerre ;
Vers les plaines de Rosbach, dans une armée redoutable,
Le héros divin dirige ses pas !
Écoutez ! Le bruit assourdissant des tambours !
Il vient, il vient !
Et la beauté épanouie est caressée
Sous toutes les formes que l’art peut imaginer—
Avec des flatteries apaisantes et des mensonges solennels,
Et tout ce que les nymphes prônent à tort.
Ici règnent la mode et les tendances,
Et en douze mois, elles deviennent déjà démodées,
Ainsi, elles changent sans cesse,
Pourtant, elles plaisent toujours — chose vraiment étrange !
Et ici, on raconte tout ce qui est nouveau :
Ce que font Londoun ou Richlieu,
Même les expéditions secrètes—
Et puis les hauts faits du grand Frédéric,
Lorsqu’il bat les armées impériales.
De tels sujets occupent les heures oisives ;
Il n’y a rien d’autre qui vaille notre temps.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-238, fév. 1758, Phila.
Aux propriétaires, etc.
Messieurs :
L’honneur d’être père m’a donné le désir de faire connaître au monde l’ode suivante,
Qui représente ma propre naissance, véritable, honnête et légitime. Je ne connais donc pas de meilleure méthode
Que de la confier aux soins de messieurs dotés de vos capacités et de votre réputation ; car si elle restait entre mes mains, elle mourrait dans l’oubli.
Philadelphie, 25 février. Philandreia.
SUR LA VICTOIRE COMPLÈTE OBTENUE PAR SA MAJESTÉ PRUSSIENNE SUR LES ARMÉES FRANÇAISES ET IMPÉRIALES, LE 5 NOVEMBRE 1757.
Une ode pindarique.
C’est lui ! C’est lui ! Je l’entends de loin,
Tonner comme le Dieu de la Guerre ;
Vers les plaines de Rosbach, dans une armée redoutable,
Le héros divin dirige ses pas !
Écoutez ! Le bruit assourdissant des tambours !
Il vient, il vient !
Page 113
Voici, le terrible roi de Prusse est là !
Il parle, il parle ! Écoutez avec attention !
Sa voix bien connue, les vaillants guerriers l’entendent,
Et ils plient leurs ailes largement étendues, tant à l’avant qu’à l’arrière,
Qui l’entourent en partie.
Sévère comme le visage de la guerre, et pourtant serein,
Avec une grâce attirante et une majesté imposante,
Tel apparaissait ce puissant monarque.
Chaque cœur brûlait de fureur guerrière,
Tandis que de ses lèvres coulaient ces mots émouvants—
« Mes braves troupes, mes chers et fidèles amis,
L’heure est enfin venue, où dépend
Tout ce qui nous est cher, ou devrait l’être,
Du sabre dégainé et de la lance scintillante.
Vous combattez pour des protestants à naître : votre cause est juste,
Et vous l’avez défendue jusqu’à présent, au milieu d’océans de sang.
Et témoignez que votre prince, jusqu’à présent,
A partagé chaque péril dans cette guerre glorieuse ;
Et jamais une langue envieuse ne dira
Que votre chef a fui la faim, le froid,
Et a laissé ce fardeau à ses vétérans courageux.
Oh ! non ; mes fidèles troupes !
Avec vous se tient votre Frédéric,
Prêt à offrir la liberté
En versant ces gouttes de sang qui coulent autour de son cœur »—
Il parla : Et des acclamations retentissantes,
Comme le tonnerre jaillissant d’un nuage,
Frappèrent l’ennemi approchant de terreur ;
Et ce son fougueux
Remplit les vastes plaines alentour,
Avec des cris sauvages de « Huzzah ».
Chaque guerrier, plein de fureur,
Se tient, haletant, prêt au combat ;
Et maintenant, la voix d’une joie furieuse
Il parle, il parle ! Écoutez avec attention !
Sa voix bien connue, les vaillants guerriers l’entendent,
Et ils plient leurs ailes largement étendues, tant à l’avant qu’à l’arrière,
Qui l’entourent en partie.
Sévère comme le visage de la guerre, et pourtant serein,
Avec une grâce attirante et une majesté imposante,
Tel apparaissait ce puissant monarque.
Chaque cœur brûlait de fureur guerrière,
Tandis que de ses lèvres coulaient ces mots émouvants—
« Mes braves troupes, mes chers et fidèles amis,
L’heure est enfin venue, où dépend
Tout ce qui nous est cher, ou devrait l’être,
Du sabre dégainé et de la lance scintillante.
Vous combattez pour des protestants à naître : votre cause est juste,
Et vous l’avez défendue jusqu’à présent, au milieu d’océans de sang.
Et témoignez que votre prince, jusqu’à présent,
A partagé chaque péril dans cette guerre glorieuse ;
Et jamais une langue envieuse ne dira
Que votre chef a fui la faim, le froid,
Et a laissé ce fardeau à ses vétérans courageux.
Oh ! non ; mes fidèles troupes !
Avec vous se tient votre Frédéric,
Prêt à offrir la liberté
En versant ces gouttes de sang qui coulent autour de son cœur »—
Il parla : Et des acclamations retentissantes,
Comme le tonnerre jaillissant d’un nuage,
Frappèrent l’ennemi approchant de terreur ;
Et ce son fougueux
Remplit les vastes plaines alentour,
Avec des cris sauvages de « Huzzah ».
Chaque guerrier, plein de fureur,
Se tient, haletant, prêt au combat ;
Et maintenant, la voix d’une joie furieuse
Page 114
De nouveau, il éclate dans le ciel voûté ;
Et les rochers rugueux répercutent
Le son solennel de la trompette guerrière —
« Détruire ! détruire ! détruire ! »
Comme l’eau qui, jaillissant du flanc d’une montagne,
Démolit des rochers entiers avec sa vague impétueuse ;
Et qui, déferlant à travers les plaines avec fureur,
Emporte la cabane du berger et ses moutons,
Dans les vagues tumultueuses des abîmes stupéfaits ;
Ainsi chaque groupe,
Épée à la main,
Se jette sur l’ennemi ;
Tonnant, étincelant,
S’affrontant avec férocité
Arme contre arme —
Les charmes de la gloire,
Enflamment chaque poitrine d’un éclat martial,
Ah, voyez quelles scènes pitoyables apparaissent.
Lorsque les guerriers rendent leur dernier souffle ;
Maintenant, des gémissements d’agonie parviennent aux oreilles,
Ils sombrent dans une mort glorieuse.
La fureur prussienne confond l’ennemi,
Certains chancellent, tombent, sont tués,
D’autres, couverts de sang et de blessures,
Gisent en se tordant sur la plaine,
Surpris et confus,
Entourés d’horreur,
Et de peur pâle, presque morts,
Ils sont vaincus et fuient.
Écoutez ! écoutez ! le son de la trompette
Un cri de victoire se répand partout ;
Et la Victoire résonne dans les vallées,
Et la Victoire résonne dans les ravins,
Et la Victoire résonne sur les collines touffues !
Alors que des tonnerres murmureurs roulent dans le ciel.
Vous avez peut-être vu les éclairs ailés voler ;
Vite comme une pensée, les éclats scintillent
Et les rochers rugueux répercutent
Le son solennel de la trompette guerrière —
« Détruire ! détruire ! détruire ! »
Comme l’eau qui, jaillissant du flanc d’une montagne,
Démolit des rochers entiers avec sa vague impétueuse ;
Et qui, déferlant à travers les plaines avec fureur,
Emporte la cabane du berger et ses moutons,
Dans les vagues tumultueuses des abîmes stupéfaits ;
Ainsi chaque groupe,
Épée à la main,
Se jette sur l’ennemi ;
Tonnant, étincelant,
S’affrontant avec férocité
Arme contre arme —
Les charmes de la gloire,
Enflamment chaque poitrine d’un éclat martial,
Ah, voyez quelles scènes pitoyables apparaissent.
Lorsque les guerriers rendent leur dernier souffle ;
Maintenant, des gémissements d’agonie parviennent aux oreilles,
Ils sombrent dans une mort glorieuse.
La fureur prussienne confond l’ennemi,
Certains chancellent, tombent, sont tués,
D’autres, couverts de sang et de blessures,
Gisent en se tordant sur la plaine,
Surpris et confus,
Entourés d’horreur,
Et de peur pâle, presque morts,
Ils sont vaincus et fuient.
Écoutez ! écoutez ! le son de la trompette
Un cri de victoire se répand partout ;
Et la Victoire résonne dans les vallées,
Et la Victoire résonne dans les ravins,
Et la Victoire résonne sur les collines touffues !
Alors que des tonnerres murmureurs roulent dans le ciel.
Vous avez peut-être vu les éclairs ailés voler ;
Vite comme une pensée, les éclats scintillent
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À travers l’immense étendue —
Ainsi volaient les guerriers agiles,
Lorsqu’ils mettaient en déroute leurs ennemis,
Avec ce cri universel :
« Poursuivez ! poursuivez ! poursuivez ! »
Au-dessus des cadavres des héros tués,
Chevauchaient les puissants vainqueurs ;
Là où des armures tremblantes jonchaient la plaine,
Teintée de sang pourpre ;
Maintenant, tonnant derrière eux, brisé,
Il répand destruction, mort et terreur,
Jusqu’à ce que le jour l’abandonne, et que la nuit sombre,
Dans l’obscurité la plus épaisse des ombres menaçantes, descende
Pour venir en aide à ses amis effrayants,
Et cacher les vaincus aux yeux du vainqueur !
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-240, fév. 1758, Phila.
ODE À LA VICTOIRE CONQUISE PAR LE ROI DE PRUSSE,
Par le même [c’est-à-dire, Annandius].
I.
Salut, monarque incomparable ! prince renommé !
Que ta tête soit longtemps couronnée de lauriers,
Grâce aux victoires remportées !
Depuis longtemps tu te dresses pour la liberté,
Dans les champs cramoisis de la guerre et du sang,
Afin que la paix puisse être retrouvée.
II.
Lorsque l’Autriche et la Gaule ambitieuse
Décidèrent à asservir les royaumes,
Voici le puissant prince de Prusse !
Avec un œil vigilant et une main guerrière,
Il les fait frémir de terreur,
Élevé par la providence.
Ainsi volaient les guerriers agiles,
Lorsqu’ils mettaient en déroute leurs ennemis,
Avec ce cri universel :
« Poursuivez ! poursuivez ! poursuivez ! »
Au-dessus des cadavres des héros tués,
Chevauchaient les puissants vainqueurs ;
Là où des armures tremblantes jonchaient la plaine,
Teintée de sang pourpre ;
Maintenant, tonnant derrière eux, brisé,
Il répand destruction, mort et terreur,
Jusqu’à ce que le jour l’abandonne, et que la nuit sombre,
Dans l’obscurité la plus épaisse des ombres menaçantes, descende
Pour venir en aide à ses amis effrayants,
Et cacher les vaincus aux yeux du vainqueur !
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-240, fév. 1758, Phila.
ODE À LA VICTOIRE CONQUISE PAR LE ROI DE PRUSSE,
Par le même [c’est-à-dire, Annandius].
I.
Salut, monarque incomparable ! prince renommé !
Que ta tête soit longtemps couronnée de lauriers,
Grâce aux victoires remportées !
Depuis longtemps tu te dresses pour la liberté,
Dans les champs cramoisis de la guerre et du sang,
Afin que la paix puisse être retrouvée.
II.
Lorsque l’Autriche et la Gaule ambitieuse
Décidèrent à asservir les royaumes,
Voici le puissant prince de Prusse !
Avec un œil vigilant et une main guerrière,
Il les fait frémir de terreur,
Élevé par la providence.
Page 116
III.
Comme lorsque le lion lève la tête,
la forêt entière est emplie de terreur ;
chaque créature cherche son repaire.
Ou bien quand le grand Léviathan
se montre dans toute sa puissance,
il effraie les mers entières.
IV.
Dans les annales glorieuses restera longtemps
le jour où, sur les plaines de Thuringe,
Soubise s’enfuit devant lui ;
où les troupes nombreuses de Hilbourghausen
ne purent résister au courage prussien,
presque mortes de terreur.
V.
Ils s’enfuirent à la hâte et bénirent la nuit,
qui les cachait aux yeux du vainqueur
et facilitait leur retraite.
Près des murs de Freybourg, ils traversèrent l’Unstrut.
Sur les collines d’Eckersberg, harcelés,
ils pleurèrent leur sort funeste.
VI.
Ô prince glorieux ! Ô armée vaillante !
Qui supportez la faim, le froid et le labeur
avec un esprit brave et inébranlable !
À vous, l’Autriche fière se soumettra,
et Louis accueillera avec tendresse
le Prussien comme son ami.
VII.
En caractères d’or pur,
tes paroles méritent d’être consignées
avant même la bataille ;
chacun des soldats reste l’ami du grand Frédéric,
qui sait défendre les droits de son pays.
Comme lorsque le lion lève la tête,
la forêt entière est emplie de terreur ;
chaque créature cherche son repaire.
Ou bien quand le grand Léviathan
se montre dans toute sa puissance,
il effraie les mers entières.
IV.
Dans les annales glorieuses restera longtemps
le jour où, sur les plaines de Thuringe,
Soubise s’enfuit devant lui ;
où les troupes nombreuses de Hilbourghausen
ne purent résister au courage prussien,
presque mortes de terreur.
V.
Ils s’enfuirent à la hâte et bénirent la nuit,
qui les cachait aux yeux du vainqueur
et facilitait leur retraite.
Près des murs de Freybourg, ils traversèrent l’Unstrut.
Sur les collines d’Eckersberg, harcelés,
ils pleurèrent leur sort funeste.
VI.
Ô prince glorieux ! Ô armée vaillante !
Qui supportez la faim, le froid et le labeur
avec un esprit brave et inébranlable !
À vous, l’Autriche fière se soumettra,
et Louis accueillera avec tendresse
le Prussien comme son ami.
VII.
En caractères d’or pur,
tes paroles méritent d’être consignées
avant même la bataille ;
chacun des soldats reste l’ami du grand Frédéric,
qui sait défendre les droits de son pays.
Page 117
Lorsque ses féroces ennemis envahissent.
VIII.
Qui donc resterait en arrière au combat,
Celui qui sert un prince si grand, si bon,
Dans chaque péril imminent ?
Lorsque la vie des monarques est en jeu,
Quel sujet abandonnerait son roi ?
Quelle place reste-t-il pour la peur ?
IX.
L’Europe a posé sur toi son regard,
Grand monarque ! Tous comptent sur toi
Pour maintenir son équilibre.
Que cette grande fin couronne tes efforts,
Que ta renommée soit éternelle,
Lorsque tu dormiras dans la poussière.
Philadelphie, 10 février 1758.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-240, fév. 1758, Phila.
Les mêmes motifs louables qui ont incité l’auteur à nous envoyer le poème suivant nous pousseront à le publier ce mois-ci, bien que nous soyons déjà submergés de matériaux. Nous estimons être dans notre devoir, en tant que Britanniques et Protestants, de saisir toute occasion de célébrer un héros aussi illustre que le Roi de Prusse ; et, même si les vers peuvent sembler peu dignes, s’ils contribuent ne serait-ce qu’un peu à évoquer l’imitation de ses nobles et presque divines réalisations pour la cause de la Religion et de la Liberté, notre objectif sera pleinement atteint.
SUR LA GLORIEUSE VICTOIRE OBTENUE PAR
LE HÉROÏQUE ROI DE PRUSSE SUR
L’ARMÉE IMPÉRIALE PRÈS DE NEUMARK EN
SILÉSIE LE 5 DÉCEMBRE 1757.
I.
Ma muse ! Essaye encore la lyre ;
Réveille-toi ! Réveille-toi ! Tout ton feu poétique !
Les exploits du grand Frédéric exigent encore
Des éloges plus amples.
Que ses grandes actions inspirent les vers,
VIII.
Qui donc resterait en arrière au combat,
Celui qui sert un prince si grand, si bon,
Dans chaque péril imminent ?
Lorsque la vie des monarques est en jeu,
Quel sujet abandonnerait son roi ?
Quelle place reste-t-il pour la peur ?
IX.
L’Europe a posé sur toi son regard,
Grand monarque ! Tous comptent sur toi
Pour maintenir son équilibre.
Que cette grande fin couronne tes efforts,
Que ta renommée soit éternelle,
Lorsque tu dormiras dans la poussière.
Philadelphie, 10 février 1758.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-240, fév. 1758, Phila.
Les mêmes motifs louables qui ont incité l’auteur à nous envoyer le poème suivant nous pousseront à le publier ce mois-ci, bien que nous soyons déjà submergés de matériaux. Nous estimons être dans notre devoir, en tant que Britanniques et Protestants, de saisir toute occasion de célébrer un héros aussi illustre que le Roi de Prusse ; et, même si les vers peuvent sembler peu dignes, s’ils contribuent ne serait-ce qu’un peu à évoquer l’imitation de ses nobles et presque divines réalisations pour la cause de la Religion et de la Liberté, notre objectif sera pleinement atteint.
SUR LA GLORIEUSE VICTOIRE OBTENUE PAR
LE HÉROÏQUE ROI DE PRUSSE SUR
L’ARMÉE IMPÉRIALE PRÈS DE NEUMARK EN
SILÉSIE LE 5 DÉCEMBRE 1757.
I.
Ma muse ! Essaye encore la lyre ;
Réveille-toi ! Réveille-toi ! Tout ton feu poétique !
Les exploits du grand Frédéric exigent encore
Des éloges plus amples.
Que ses grandes actions inspirent les vers,
Page 118
Et que tes chants soient mélodieux.
II.
L’illustre Hannibal jadis,
César le brave et Scipion hardi,
Pour les batailles remportées, sont hautement inscrits
Sur les pages de l’histoire !
Que le nom de Frédéric soit mentionné avec les leurs,
Le héros de son époque !
III.
Rosbach ! ta plaine appartient au vainqueur !
Elle était pleine de cris et de gémissements d’agonie,
De membres déchirés et d’os brisés —
Ils gisaient en tas !
Les Gaulois vaincus pleurent encore
Ce jour funeste.
IV.
Oui, Frédéric, désireux de nouvelles conquêtes,
Poursuit sa route à la manière d’Alexandre,
Comme s’il voulait soumettre le monde entier —
Prince intrépide !
Chacun de tes actes prouve que tu es un héros grand et véritable.
V.
D’abord, la Silésie réclame du secours ;
Ses pertes y augmentent sa douleur ;
Là-bas, les Prussiens et leur chef,
Pour venir en aide à Bevern,
Entreprendtent des marches précipitées ; et bientôt,
Ils remplissent noblement leur rôle.
VI.
Vois ! vois ! l’homme divin avance !
Il mène les troupes aguerries au combat,
Accoutumées au labeur et aux exploits guerriers.
II.
L’illustre Hannibal jadis,
César le brave et Scipion hardi,
Pour les batailles remportées, sont hautement inscrits
Sur les pages de l’histoire !
Que le nom de Frédéric soit mentionné avec les leurs,
Le héros de son époque !
III.
Rosbach ! ta plaine appartient au vainqueur !
Elle était pleine de cris et de gémissements d’agonie,
De membres déchirés et d’os brisés —
Ils gisaient en tas !
Les Gaulois vaincus pleurent encore
Ce jour funeste.
IV.
Oui, Frédéric, désireux de nouvelles conquêtes,
Poursuit sa route à la manière d’Alexandre,
Comme s’il voulait soumettre le monde entier —
Prince intrépide !
Chacun de tes actes prouve que tu es un héros grand et véritable.
V.
D’abord, la Silésie réclame du secours ;
Ses pertes y augmentent sa douleur ;
Là-bas, les Prussiens et leur chef,
Pour venir en aide à Bevern,
Entreprendtent des marches précipitées ; et bientôt,
Ils remplissent noblement leur rôle.
VI.
Vois ! vois ! l’homme divin avance !
Il mène les troupes aguerries au combat,
Accoutumées au labeur et aux exploits guerriers.
Page 119
Une race robuste !
De tels soldats sont vraiment les amis des princes,
Et ils rendent honneur à leur chef.
VII.
Le son de la trompette et le bruit assourdissant
Des tambours de guerre augmentent leur joie ;
Ils ne sont pas menés de force, mais par choix,
Et courageux au combat,
Ils défendent la cause de leur pays ;
Guerre ! Guerre ! telle est leur joie !
VIII.
Maintenant, ils engagent le combat avec des cris furieux ;
Ils participent à une bataille féroce et acharnée,
Et finalement ils mettent en déroute l’ennemi intraitable ;
Et ils crient à haute voix —
Ô ! Prussiens incomparables ! Ne vous rendez jamais ;
Poursuivez ! Coupez-les de toute retraite ! Détruisez !
IX.
Les vainqueurs intrépides, ici et là,
Propagent une destruction féroce à l’arrière,
Leurs ennemis, tremblants de peur,
Abandonnent leurs armes ;
Ceux qui jadis étaient arrogants et sévères,
Croyaient que le champ de bataille leur appartenait.
X.
Voyez-les triomphants emporter
Les étendards impériaux qui flottent gaiement !
Mille trophées bordent le chemin ;
En revenant,
Sous leurs pieds, une proie malchanceuse,
Les vaincus pleurent.
XI.
Voici la plaine teintée de sang pourpre.
De tels soldats sont vraiment les amis des princes,
Et ils rendent honneur à leur chef.
VII.
Le son de la trompette et le bruit assourdissant
Des tambours de guerre augmentent leur joie ;
Ils ne sont pas menés de force, mais par choix,
Et courageux au combat,
Ils défendent la cause de leur pays ;
Guerre ! Guerre ! telle est leur joie !
VIII.
Maintenant, ils engagent le combat avec des cris furieux ;
Ils participent à une bataille féroce et acharnée,
Et finalement ils mettent en déroute l’ennemi intraitable ;
Et ils crient à haute voix —
Ô ! Prussiens incomparables ! Ne vous rendez jamais ;
Poursuivez ! Coupez-les de toute retraite ! Détruisez !
IX.
Les vainqueurs intrépides, ici et là,
Propagent une destruction féroce à l’arrière,
Leurs ennemis, tremblants de peur,
Abandonnent leurs armes ;
Ceux qui jadis étaient arrogants et sévères,
Croyaient que le champ de bataille leur appartenait.
X.
Voyez-les triomphants emporter
Les étendards impériaux qui flottent gaiement !
Mille trophées bordent le chemin ;
En revenant,
Sous leurs pieds, une proie malchanceuse,
Les vaincus pleurent.
XI.
Voici la plaine teintée de sang pourpre.
Page 120
Et l’armure frémissante des tués !
Leurs rêves d’honneur, ah ! combien vains ?
Haletants, ils gisent !
Tantôt ils se plaignent de leurs blessures,
Tantôt ils s’effondrent, s’évanouissent et meurent.
XII.
Telle est l’issue des affaires humaines,
Le sort des empereurs et des rois ;
La mort apporte la catastrophe derrière elle,
Effrayant à voir !
Ce que chante le grand pape ou Homère,
C’est bien au-delà de mes capacités.
XIII.
Mais Charles et le vaillant Daun battent en retraite,
Ils qui commandaient jadis une grande armée —
À Breslau, maintenant en ruines,
Ils se retrouvent :
Là, ils déplorent leur destin funeste,
Et cette défaite désolante.
XIV.
Le chef prussien les poursuit à grande vitesse,
À son approche, ils sont remplis de terreur,
Effrayés par son bras redoutable,
Ils ont fui si tard !
Ô Frédéric ! prince incomparable, continue,
Poursuis ta glorieuse route !
XV.
Ces héros lui livrent la ville,
Et le reconnaissent comme un héros encore plus grand ;
Celui qui put bientôt abattre ses murs,
Et les renverser.
Qu’il porte longtemps la couronne prussienne,
Et maîtrise chaque ennemi orgueilleux.
Leurs rêves d’honneur, ah ! combien vains ?
Haletants, ils gisent !
Tantôt ils se plaignent de leurs blessures,
Tantôt ils s’effondrent, s’évanouissent et meurent.
XII.
Telle est l’issue des affaires humaines,
Le sort des empereurs et des rois ;
La mort apporte la catastrophe derrière elle,
Effrayant à voir !
Ce que chante le grand pape ou Homère,
C’est bien au-delà de mes capacités.
XIII.
Mais Charles et le vaillant Daun battent en retraite,
Ils qui commandaient jadis une grande armée —
À Breslau, maintenant en ruines,
Ils se retrouvent :
Là, ils déplorent leur destin funeste,
Et cette défaite désolante.
XIV.
Le chef prussien les poursuit à grande vitesse,
À son approche, ils sont remplis de terreur,
Effrayés par son bras redoutable,
Ils ont fui si tard !
Ô Frédéric ! prince incomparable, continue,
Poursuis ta glorieuse route !
XV.
Ces héros lui livrent la ville,
Et le reconnaissent comme un héros encore plus grand ;
Celui qui put bientôt abattre ses murs,
Et les renverser.
Qu’il porte longtemps la couronne prussienne,
Et maîtrise chaque ennemi orgueilleux.
Page 121
—Annandius.
11 mars 1758.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-279, mars 1757, Phila.
TRANSLATION ALTERNATIVE DE L’ODE DU ROI DE PRUSSE.
I.
Ô Dieu ! Dieu tout-puissant !
Invincible, inconnu !
Créateur, père de tous ;
Que chaque nation implore ;
Que le Barbare vénère dans le vent.
Par quel nom te plaira-t-il
Que je m’adresse à toi ? Ô esprit infini,
Tout sage et éternel !
Au pied de ton trône sacré, je baisse avec la plus grande humilité
ma tête.
II.
Abandonné par mes seuls amis,
Dans un pays étranger,
Où l’hiver était sur le point de nous tuer ;
L’ennemi enragé de tous côtés,
Avec leurs instruments sauvages,
L’épée et le feu dévastateurs,
Comme s’ils étaient des sacrificateurs,
Ils vinrent avec leur fureur mortelle,
Et se hâtèrent de nous détruire en poussant des cris de triomphe.
III.
Mais dans ta vue perçante,
Comme sont vaines les armées puissantes !
Moi, toujours intrépide, j’ose le combat ;
Mon bouclier et ma lance étant ma cause :
Et voici les armées qui s’affrontent ;
Elles tournent le dos, nous les suivons pour punir :
11 mars 1758.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-279, mars 1757, Phila.
TRANSLATION ALTERNATIVE DE L’ODE DU ROI DE PRUSSE.
I.
Ô Dieu ! Dieu tout-puissant !
Invincible, inconnu !
Créateur, père de tous ;
Que chaque nation implore ;
Que le Barbare vénère dans le vent.
Par quel nom te plaira-t-il
Que je m’adresse à toi ? Ô esprit infini,
Tout sage et éternel !
Au pied de ton trône sacré, je baisse avec la plus grande humilité
ma tête.
II.
Abandonné par mes seuls amis,
Dans un pays étranger,
Où l’hiver était sur le point de nous tuer ;
L’ennemi enragé de tous côtés,
Avec leurs instruments sauvages,
L’épée et le feu dévastateurs,
Comme s’ils étaient des sacrificateurs,
Ils vinrent avec leur fureur mortelle,
Et se hâtèrent de nous détruire en poussant des cris de triomphe.
III.
Mais dans ta vue perçante,
Comme sont vaines les armées puissantes !
Moi, toujours intrépide, j’ose le combat ;
Mon bouclier et ma lance étant ma cause :
Et voici les armées qui s’affrontent ;
Elles tournent le dos, nous les suivons pour punir :
Page 122
Chacun de mes soldats victorieux semble porter en lui le tonnerre le plus terrible de la guerre ; et chaque bras vaut mille autres dans la fureur du combat.
IV.
Alors je te dois ce succès à la fortune ! Pourquoi donc ? La justice m’a secouru ; du haut des cieux, elle a baissé les yeux ; et lorsqu’elle a vu les parties en conflit, elle a levé la main pour peser le droit de chacun ; et comme elle a constaté que l’équilibre penchait, elle a brandi son épée.
Le roi de Prusse s’occupe, en temps de paix, de la manière suivante : il se lève à cinq heures ; travaille jusqu’à sept heures ; s’habille, reçoit des lettres et des pétitions jusqu’à neuf heures ; de neuf à onze heures, il est avec ses ministres ; puis il va sur la parade pour faire exercer les gardes ; il dîne une demi-heure après midi avec quelques-uns de ses officiers ; une demi-heure après une heure, il se retire jusqu’à cinq heures ; ensuite quelqu’un lui lit des textes jusqu’à sept heures ; puis vient le concert ; à neuf heures, arrivent les hommes de génie ; ils dînent une demi-heure plus tard et discutent jusqu’à onze heures ; puis le roi se retire, et à minuit, il se couche. — Il est homme d’État, soldat, écrivain et musicien ; infatigable dans son travail ; il surveille et dirige tout avec méthode ; très économe ; sans façons de cour ; les officiers oisifs de la cour ont les titres habituels ; mais pas de salaire pour ces inactifs, bien qu’ils soient pour la plupart des officiers.
PARAPHRASE DU TROISIÈME PSAUME, DEDIÉE À LA MAJESTÉ PRUSSIENNE.
Regarde, ô Dieu ! prête attention à mon cri ! Mes espoirs dépendent de toi : je suis encerclé, sans allié ; sois mon bouclier et mon ami. Les rois et princes se sont coalisés, attaquant de tous côtés pour perpétrer des intrigues noires ; mais toi, tu peux les repousser. Depuis longtemps, je crains leurs signes et leurs hochements de tête.
IV.
Alors je te dois ce succès à la fortune ! Pourquoi donc ? La justice m’a secouru ; du haut des cieux, elle a baissé les yeux ; et lorsqu’elle a vu les parties en conflit, elle a levé la main pour peser le droit de chacun ; et comme elle a constaté que l’équilibre penchait, elle a brandi son épée.
Le roi de Prusse s’occupe, en temps de paix, de la manière suivante : il se lève à cinq heures ; travaille jusqu’à sept heures ; s’habille, reçoit des lettres et des pétitions jusqu’à neuf heures ; de neuf à onze heures, il est avec ses ministres ; puis il va sur la parade pour faire exercer les gardes ; il dîne une demi-heure après midi avec quelques-uns de ses officiers ; une demi-heure après une heure, il se retire jusqu’à cinq heures ; ensuite quelqu’un lui lit des textes jusqu’à sept heures ; puis vient le concert ; à neuf heures, arrivent les hommes de génie ; ils dînent une demi-heure plus tard et discutent jusqu’à onze heures ; puis le roi se retire, et à minuit, il se couche. — Il est homme d’État, soldat, écrivain et musicien ; infatigable dans son travail ; il surveille et dirige tout avec méthode ; très économe ; sans façons de cour ; les officiers oisifs de la cour ont les titres habituels ; mais pas de salaire pour ces inactifs, bien qu’ils soient pour la plupart des officiers.
PARAPHRASE DU TROISIÈME PSAUME, DEDIÉE À LA MAJESTÉ PRUSSIENNE.
Regarde, ô Dieu ! prête attention à mon cri ! Mes espoirs dépendent de toi : je suis encerclé, sans allié ; sois mon bouclier et mon ami. Les rois et princes se sont coalisés, attaquant de tous côtés pour perpétrer des intrigues noires ; mais toi, tu peux les repousser. Depuis longtemps, je crains leurs signes et leurs hochements de tête.
Page 123
Dans de secrètes cabales, ils criaient :
« Il n’y a aucun secours pour lui auprès de Dieu ;
Nous diviserons son royaume. »
Au milieu de l’éclat effrayant de leur armée,
Tu m’as donné une force intérieure,
Enseignant à mon bras l’art de la guerre,
À mes doigts comment se battre.
Bien que des troupes aguerries assiègent mon camp,
Expérimentées dans les périls de la guerre,
Je m’allonge calmement pour dormir
Dans tes bras protecteurs.
Je ne craindrai pas non plus leurs vaines vantardises,
Même si des milliers et des milliers se joignent à eux ;
Puisque tu es le Dieu des armées,
Et que la victoire t’appartient.
Lève-toi, ô Dieu, et défends ma cause,
Ô ! sauve-moi par ta puissance ;
Si j’ai jamais respecté tes lois,
Guide cette heure importante !
C’est fait ! — Ils frissonnent de désarroi ;
Mes troupes tiennent bon :
Vois ! leurs lignes de bataille cèdent,
Et nous sommes couronnés de victoire !
Le succès, ô rois, n’est pas votre don ;
Il appartient au ciel :
La victoire n’est pas toujours aux plus rapides,
Ni la bataille aux plus forts.
New Amer. Mag., n° IV-78, avril 1758, Woodbridge, N.J.
Discours du prince de Brunswick
aux troupes hanovriennes et hessoises.
Ainsi parla Brunswick, si vaillant, aux troupes blessées :
« Devons-nous supporter docilement le joug gallois !
Vous, ô vétérans, accablés de douleurs
Et de peines de guerre, allez-vous traîner des chaînes honteuses ?»
« Il n’y a aucun secours pour lui auprès de Dieu ;
Nous diviserons son royaume. »
Au milieu de l’éclat effrayant de leur armée,
Tu m’as donné une force intérieure,
Enseignant à mon bras l’art de la guerre,
À mes doigts comment se battre.
Bien que des troupes aguerries assiègent mon camp,
Expérimentées dans les périls de la guerre,
Je m’allonge calmement pour dormir
Dans tes bras protecteurs.
Je ne craindrai pas non plus leurs vaines vantardises,
Même si des milliers et des milliers se joignent à eux ;
Puisque tu es le Dieu des armées,
Et que la victoire t’appartient.
Lève-toi, ô Dieu, et défends ma cause,
Ô ! sauve-moi par ta puissance ;
Si j’ai jamais respecté tes lois,
Guide cette heure importante !
C’est fait ! — Ils frissonnent de désarroi ;
Mes troupes tiennent bon :
Vois ! leurs lignes de bataille cèdent,
Et nous sommes couronnés de victoire !
Le succès, ô rois, n’est pas votre don ;
Il appartient au ciel :
La victoire n’est pas toujours aux plus rapides,
Ni la bataille aux plus forts.
New Amer. Mag., n° IV-78, avril 1758, Woodbridge, N.J.
Discours du prince de Brunswick
aux troupes hanovriennes et hessoises.
Ainsi parla Brunswick, si vaillant, aux troupes blessées :
« Devons-nous supporter docilement le joug gallois !
Vous, ô vétérans, accablés de douleurs
Et de peines de guerre, allez-vous traîner des chaînes honteuses ?»
Page 124
« Regardez ! Voyez où des bandes hostiles s’emparent de vos biens, dévastent vos terres ; vos filles, vos épouses sont emmenées de force, réduites en esclavage pour les fils fiers de la Gaule, afin d’en faire leur proie ! Écoutez ! Comment, par des cris perçants, la jeune fille, soumise de force, implore l’aide de son père ; dans ses agonies, elle répète le nom de son frère, pour que les scélérats soient châtiés et sa réputation sauvée ! Debout, Germains ! Debout ! Prenez une vengeance glorieuse ; la religion, l’honneur, la liberté, tout est en jeu ! » … « Assez », crièrent-ils, « laissez Ferdinand avancer, nous osons le suivre là où il ose nous mener. » Encouragés par les injustices subies par leur pays, ils se saisissent des armes, résolus à la sauver ou à mourir. New Amer. Mag., n° IV-80, avril 1758, Woodbridge, N.J.
SUR UN CHARGEMENT DE GANTS FRANÇAIS SAISI PAR LES PRUSSIENS.
Lewis, face à l’hiver rigoureux et au climat rude, envoie un gant à chacun de ses capitaines, sachant que ses troupes sont trop fragiles pour résister à l’ennemi sans un vêtement chaud pour protéger leurs poignets ; car qui pourrait charger son fusil ou tenir son pistolet, lorsque ses doigts endoloris sont engourdis par le froid ? La Prusse, quant à elle, adopte une stratégie différente en guerre : ses vétérans endurants attaquent sans gants, défiant la rigueur de l’air glacial, combattant et triomphant avec les articulations nues. Bourbon ! Si des couronnes et des triomphes sont ton but, pense à un moyen plus sage d’acquérir la gloire : d’autres moyens sont nécessaires pour soumettre tes rivaux ; des gants doux, sans épées tranchantes, ne suffiront jamais ; tes troupes frissonnantes feraient mieux s’il te plaçais quelque chose capable de réchauffer leur cœur ; on admirerait moins leur bravoure que leurs pieds.
SUR UN CHARGEMENT DE GANTS FRANÇAIS SAISI PAR LES PRUSSIENS.
Lewis, face à l’hiver rigoureux et au climat rude, envoie un gant à chacun de ses capitaines, sachant que ses troupes sont trop fragiles pour résister à l’ennemi sans un vêtement chaud pour protéger leurs poignets ; car qui pourrait charger son fusil ou tenir son pistolet, lorsque ses doigts endoloris sont engourdis par le froid ? La Prusse, quant à elle, adopte une stratégie différente en guerre : ses vétérans endurants attaquent sans gants, défiant la rigueur de l’air glacial, combattant et triomphant avec les articulations nues. Bourbon ! Si des couronnes et des triomphes sont ton but, pense à un moyen plus sage d’acquérir la gloire : d’autres moyens sont nécessaires pour soumettre tes rivaux ; des gants doux, sans épées tranchantes, ne suffiront jamais ; tes troupes frissonnantes feraient mieux s’il te plaçais quelque chose capable de réchauffer leur cœur ; on admirerait moins leur bravoure que leurs pieds.
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Avec des combats incessants... et peu de moments de repos pendant les vols,
Ton bras ne manquerait jamais le succès,
Si les batailles se gagnaient grâce à des pieds agiles.
New Amer. Mag., n° IV-80, avril 1758, Woodbridge dans le New Jersey.
L’ODE DU ROI DE PRUSSE
J’IMITE INRHIME.
1.
Père de tous ! Seigneur tout-puissant !
Infiniment inconnu !
Adoré par les païens comme par les saints,
Bien que différemment, pourtant un ;
Quel grand nom dois-je employer
Pour t’appeler, roi éternel ?
Oh ! comment exprimer ma gratitude ?
Oh ! comment chanter tes louanges ?
Mais, ô grand Dieu ! toujours omniscient et juste,
Permet à une infime particule de poussière de s’incliner devant ton trône.
2.
Abandonné par tous ses amis partout,
Seul, il doit supporter l’assaut,
La rigueur du froid hivernal,
Et se trouver dans une terre étrangère ;
L’ennemi, furieux de toutes parts,
Prépare des armes terribles
De formes et de styles divers,
Et nous les destine comme partage.
Ciel ! Avec quelle fureur ils chargent ;
Ils assiègent la victoire, mais oublient que l’homme est né pour mourir !
3.
Pourtant celui qui a souvent dit
Que le nombre ne sert à rien,
Ne nous a pas inspirés à désespérer.
Ton bras ne manquerait jamais le succès,
Si les batailles se gagnaient grâce à des pieds agiles.
New Amer. Mag., n° IV-80, avril 1758, Woodbridge dans le New Jersey.
L’ODE DU ROI DE PRUSSE
J’IMITE INRHIME.
1.
Père de tous ! Seigneur tout-puissant !
Infiniment inconnu !
Adoré par les païens comme par les saints,
Bien que différemment, pourtant un ;
Quel grand nom dois-je employer
Pour t’appeler, roi éternel ?
Oh ! comment exprimer ma gratitude ?
Oh ! comment chanter tes louanges ?
Mais, ô grand Dieu ! toujours omniscient et juste,
Permet à une infime particule de poussière de s’incliner devant ton trône.
2.
Abandonné par tous ses amis partout,
Seul, il doit supporter l’assaut,
La rigueur du froid hivernal,
Et se trouver dans une terre étrangère ;
L’ennemi, furieux de toutes parts,
Prépare des armes terribles
De formes et de styles divers,
Et nous les destine comme partage.
Ciel ! Avec quelle fureur ils chargent ;
Ils assiègent la victoire, mais oublient que l’homme est né pour mourir !
3.
Pourtant celui qui a souvent dit
Que le nombre ne sert à rien,
Ne nous a pas inspirés à désespérer.
Page 126
Mais tenez bon, combattez et triomphez :
Lorsque la bataille commença, l’ennemi recula,
Grâce à un courage supérieur,
Et nous laissa une journée glorieuse,
Couronnée de butins et d’honneurs :
Chaque soldat prussien se montra un héros,
Causant cent morts, remportant cent victoires.
4.
Est-ce donc au hasard que je dois
Ce succès inattendu ?
Le hasard est aveugle, ce ne peut être ça ;
Je dois en chercher une autre explication :
La Justice, belle jeune fille céleste, vit
Cette terrible lutte s’engager,
Vit cela, et son rayon sacré demeura
Suspens dans les cieux :
La balance autrichienne fut renversée par la nôtre ;
La Justice approuva, et ordonna aussitôt que le champ de bataille devînt
Notre propriété.
New Amer. Mag., n° V-119, mai 1758, Woodbridge, N.J.
LA RELAXATION DE LA GUERRE :
OU LA PHILOSOPHIE DU HÉROS, etc. ÉCRIT PAR LE ROI DE PRUSSE, PENDANT SON RÉSIDENCE À BRESLAU.
L’amour est soutenu par l’espoir,
La zèle par la récompense obtenue ;
Dans le pouvoir, l’autorité commence,
La faiblesse gagne en force grâce à la prudence ;
L’honnêteté est la richesse du crédit,
La tempérance, le soutien de la santé ;
L’esprit naît d’une satisfaction calme,
La satisfaction vient de la compétence,
Et la compétence, comme tout le monde peut le voir,
Proviennent d’une bonne économie.
Lorsque la bataille commença, l’ennemi recula,
Grâce à un courage supérieur,
Et nous laissa une journée glorieuse,
Couronnée de butins et d’honneurs :
Chaque soldat prussien se montra un héros,
Causant cent morts, remportant cent victoires.
4.
Est-ce donc au hasard que je dois
Ce succès inattendu ?
Le hasard est aveugle, ce ne peut être ça ;
Je dois en chercher une autre explication :
La Justice, belle jeune fille céleste, vit
Cette terrible lutte s’engager,
Vit cela, et son rayon sacré demeura
Suspens dans les cieux :
La balance autrichienne fut renversée par la nôtre ;
La Justice approuva, et ordonna aussitôt que le champ de bataille devînt
Notre propriété.
New Amer. Mag., n° V-119, mai 1758, Woodbridge, N.J.
LA RELAXATION DE LA GUERRE :
OU LA PHILOSOPHIE DU HÉROS, etc. ÉCRIT PAR LE ROI DE PRUSSE, PENDANT SON RÉSIDENCE À BRESLAU.
L’amour est soutenu par l’espoir,
La zèle par la récompense obtenue ;
Dans le pouvoir, l’autorité commence,
La faiblesse gagne en force grâce à la prudence ;
L’honnêteté est la richesse du crédit,
La tempérance, le soutien de la santé ;
L’esprit naît d’une satisfaction calme,
La satisfaction vient de la compétence,
Et la compétence, comme tout le monde peut le voir,
Proviennent d’une bonne économie.
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Les servantes, pour attiser le feu d’un amant,
N’ont besoin que de douceur, non de charmes ;
Les auteurs tirent plus de profit de la Vérité
Que des tours qui ne plaisent qu’en vain ;
Les arts contribuent moins que les vertus
À unir le bonheur et la vie ;
Celui qui veut obtenir le bonheur
Doit préférer la prudence à l’esprit,
La santé radieuse aux richesses,
Et le calme irréprochable à la fortune.
Ne rien devoir, et ne rien accumuler,
Un petit terrain, un modeste logement,
Une petite bien-aimée, fidèle et gentille,
Voilà les bénédictions pour mon esprit.
Quand l’hiver arrive, je désire
Une petite pièce, mais un feu abondant,
Des verres modérés, du vin généreux,
Peu de plats lorsque je dîne.
Oui, mes pensées sobres sont ainsi :
L’homme ne doit jamais avoir trop ;
Trop… Quel sens solide !
Trois mots suffisent pour l’exprimer !
Trop de repos engourdit l’esprit ;
Trop de conflits distrait l’humanité ;
Trop de négligence, c’est paresse ;
Trop d’ardeur, c’est le fruit de la folie ;
Trop d’amour perturbe notre paix ;
Trop de vie physique détruit ;
Trop de ruse, c’est un art trompeur ;
Trop de fermeté, c’est manque de cœur ;
Trop d’économie fait du malin ;
Ceux qui sont trop courageux sont téméraires ;
Trop de richesses pèsent comme un fardeau ;
Trop de renommée cause angoisse ;
Trop de plaisir mène à la mort ;
Trop d’esprit est chose dangereuse ;
Trop de confiance est le guide de la folie.
N’ont besoin que de douceur, non de charmes ;
Les auteurs tirent plus de profit de la Vérité
Que des tours qui ne plaisent qu’en vain ;
Les arts contribuent moins que les vertus
À unir le bonheur et la vie ;
Celui qui veut obtenir le bonheur
Doit préférer la prudence à l’esprit,
La santé radieuse aux richesses,
Et le calme irréprochable à la fortune.
Ne rien devoir, et ne rien accumuler,
Un petit terrain, un modeste logement,
Une petite bien-aimée, fidèle et gentille,
Voilà les bénédictions pour mon esprit.
Quand l’hiver arrive, je désire
Une petite pièce, mais un feu abondant,
Des verres modérés, du vin généreux,
Peu de plats lorsque je dîne.
Oui, mes pensées sobres sont ainsi :
L’homme ne doit jamais avoir trop ;
Trop… Quel sens solide !
Trois mots suffisent pour l’exprimer !
Trop de repos engourdit l’esprit ;
Trop de conflits distrait l’humanité ;
Trop de négligence, c’est paresse ;
Trop d’ardeur, c’est le fruit de la folie ;
Trop d’amour perturbe notre paix ;
Trop de vie physique détruit ;
Trop de ruse, c’est un art trompeur ;
Trop de fermeté, c’est manque de cœur ;
Trop d’économie fait du malin ;
Ceux qui sont trop courageux sont téméraires ;
Trop de richesses pèsent comme un fardeau ;
Trop de renommée cause angoisse ;
Trop de plaisir mène à la mort ;
Trop d’esprit est chose dangereuse ;
Trop de confiance est le guide de la folie.
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Trop d’Esprit n’est que fierté ;
C’est un sot qui est trop libre,
Trop de générosité doit être faible ;
Trop de complaisance, c’est un scélérat,
Trop de zèle, c’est être esclave.
Ce TROP, bien qu’il paraisse mauvais,
Peut se transformer facilement en bien, selon vous ;
Mais vous vous trompez, mon ami,
Car tout dépend des petites choses.
Les petites choses produisent de grands effets,
Que ce soit pour le plaisir ou pour l’utilité ;
Les petites choses font souvent pencher la balance,
Lorsque nous échouons en amour ou en droit ;
Les petites choses valident les grandes actions,
Les petites choses font plier même la beauté fière ;
Les petites choses inspirent le poète,
Les petites choses distraient souvent l’esprit ;
Les petites choses, plus ou moins,
Nous donnent ou nous privent du succès ;
Les petites choses, quand nous espérons, peuvent nous réjouir,
Les petites choses nous frappent quand nous craignons :
Toutes les flammes que connaissent les amants,
Sont éteintes ou attisées par les petites choses.
N.B. Ce petit poème se vend 6d. sterling à Londres, et 3d. ici.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-440, juin 1758, Phila.
CONSEILS DANS LES JOURNAUX PUBLIQUES,
DE ALADY, QUI A OFFERT AU ROI DE PRUSSE
UN CADEAU DE MILLE LIVRES.
Que les Autrichiens arrogants cessent de crier :
« Frédéric, notre ennemi, n’a pas d’allié. »
Les belles Britanniques sont de son côté,
Et préparent la prochaine campagne ;
Elles transfèrent leurs richesses dans ses coffres...
L’argent est le nerf de la guerre.
Pour lui, elles plaident et ont beaucoup à dire.
C’est un sot qui est trop libre,
Trop de générosité doit être faible ;
Trop de complaisance, c’est un scélérat,
Trop de zèle, c’est être esclave.
Ce TROP, bien qu’il paraisse mauvais,
Peut se transformer facilement en bien, selon vous ;
Mais vous vous trompez, mon ami,
Car tout dépend des petites choses.
Les petites choses produisent de grands effets,
Que ce soit pour le plaisir ou pour l’utilité ;
Les petites choses font souvent pencher la balance,
Lorsque nous échouons en amour ou en droit ;
Les petites choses valident les grandes actions,
Les petites choses font plier même la beauté fière ;
Les petites choses inspirent le poète,
Les petites choses distraient souvent l’esprit ;
Les petites choses, plus ou moins,
Nous donnent ou nous privent du succès ;
Les petites choses, quand nous espérons, peuvent nous réjouir,
Les petites choses nous frappent quand nous craignons :
Toutes les flammes que connaissent les amants,
Sont éteintes ou attisées par les petites choses.
N.B. Ce petit poème se vend 6d. sterling à Londres, et 3d. ici.
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-440, juin 1758, Phila.
CONSEILS DANS LES JOURNAUX PUBLIQUES,
DE ALADY, QUI A OFFERT AU ROI DE PRUSSE
UN CADEAU DE MILLE LIVRES.
Que les Autrichiens arrogants cessent de crier :
« Frédéric, notre ennemi, n’a pas d’allié. »
Les belles Britanniques sont de son côté,
Et préparent la prochaine campagne ;
Elles transfèrent leurs richesses dans ses coffres...
L’argent est le nerf de la guerre.
Pour lui, elles plaident et ont beaucoup à dire.
Page 129
Pour lui, ils deviennent dévots et prient !
Pour lui, leur ardeur guerrière monte,
Et ils arment à nouveau leurs yeux meurtriers ;
Ces guerriers brillants n’ont jamais été vaincus,
Mais remportent une conquête par la retraite.
New Amer. Mag., n° VII-172, juillet 1758, Woodbridge, N.J.
Messieurs,
Le petit poème suivant a été composé à la hâte, à la demande et pour le divertissement d’un groupe choisi d’amis passionnés de culture, qui m’ont informé à la dernière minute de leur intention de dîner avec moi et de porter un toast à la santé du champion protestant, comme ils appelaient le roi de Prusse. Ils furent assez indulgents pour exprimer leur approbation unanime de ce texte, et insistèrent pour que je vous le soumette, afin (si vous partagez leur avis) qu’il occupe une page dans votre magazine. J’espère que aucun lecteur ne pensera que la dignité du sujet soit diminuée simplement par le ton familier dans lequel il est écrit : lorsqu’on considère que ce style semble le plus adapté à l’occasion, les vers composés de onze pieds doivent être lus, comme les iambes grecs (qui étaient autrefois beaucoup utilisés lors des festins), avec moins de solennité et plus de rapidité que ne le permettrait la mesure héroïque habituelle de dix pieds dans notre langue.
Kent, Maryland, 14 juillet 1758.
LE ROYAL COMET.
Pour lui, leur ardeur guerrière monte,
Et ils arment à nouveau leurs yeux meurtriers ;
Ces guerriers brillants n’ont jamais été vaincus,
Mais remportent une conquête par la retraite.
New Amer. Mag., n° VII-172, juillet 1758, Woodbridge, N.J.
Messieurs,
Le petit poème suivant a été composé à la hâte, à la demande et pour le divertissement d’un groupe choisi d’amis passionnés de culture, qui m’ont informé à la dernière minute de leur intention de dîner avec moi et de porter un toast à la santé du champion protestant, comme ils appelaient le roi de Prusse. Ils furent assez indulgents pour exprimer leur approbation unanime de ce texte, et insistèrent pour que je vous le soumette, afin (si vous partagez leur avis) qu’il occupe une page dans votre magazine. J’espère que aucun lecteur ne pensera que la dignité du sujet soit diminuée simplement par le ton familier dans lequel il est écrit : lorsqu’on considère que ce style semble le plus adapté à l’occasion, les vers composés de onze pieds doivent être lus, comme les iambes grecs (qui étaient autrefois beaucoup utilisés lors des festins), avec moins de solennité et plus de rapidité que ne le permettrait la mesure héroïque habituelle de dix pieds dans notre langue.
Kent, Maryland, 14 juillet 1758.
LE ROYAL COMET.
Page 130
Astronomes erronés, ne regardez pas si haut :
La comète annoncée n’est pas encore dans le ciel.
Elle brille ici sur terre, bien qu’envoyée du Ciel ;
Et elle a brillé de manière remarquable l’an dernier — cinquante-sept.
Sous la figure audacieuse de Wodon, il y a trois mille ans,
Elle répandit son éclat sur l’ancienne Germanie.
Ensuite, revêtue de la forme d’Arminius, elle revint ;
Et, fatale aux légions maudites de Rome, elle brûla.
Maintenant, accompagnée de tous les tonnerres de la guerre,
Notre grand Frédéric de Prusse est cette Étoile flamboyante !
Il est l’émissaire du Ciel contre les nations opprimées ; mais pour les tyrans, c’est un signe
De vengeance divine.
Le Nord l’a vu passer de façon excentrique et rapide :
(Car les héros et les étoiles semblent les plus brillants près du pôle)
Il répand ses rayons en faveur de la Grande-Bretagne ;
Tandis que la prostituée impudique de Babel est effrayée par ses terreurs.
L’ours russe féroce est terrifié par ses splendeurs ;
Et l’aigle orgueilleux d’Autriche recule maintenant devant sa lumière.
Alors qu’il inspire avec chaleur les fils joyeux de la liberté,
Les lys de France sont tous brûlés dans ses flammes.
La fausse Stockholm découvrira que le Baltique n’est plus un obstacle.
Maintenant à Vienne, il sera bientôt à Paris.
Depuis l’Europe, son influence, jetée par-delà l’océan,
Animera ici, ô George, ton nouveau monde.
Il est l’allié de nos lois, de notre religion, de nos droits,
Et il annonce la conquête des envahisseurs sauvages ;
Des chrétiens mal nommés, qui déshonorent leur nature,
Qui trahissent la forme humaine et défigurent l’image de Dieu.
Salut, Éclat vivant, dont le nom honoré
Honorisera, le premier des mortels, les annales de la gloire !
Que sa gloire se répande, à travers chaque âge et chaque climat,
Jusqu’à l’extrême limite de l’espace et du temps
La comète annoncée n’est pas encore dans le ciel.
Elle brille ici sur terre, bien qu’envoyée du Ciel ;
Et elle a brillé de manière remarquable l’an dernier — cinquante-sept.
Sous la figure audacieuse de Wodon, il y a trois mille ans,
Elle répandit son éclat sur l’ancienne Germanie.
Ensuite, revêtue de la forme d’Arminius, elle revint ;
Et, fatale aux légions maudites de Rome, elle brûla.
Maintenant, accompagnée de tous les tonnerres de la guerre,
Notre grand Frédéric de Prusse est cette Étoile flamboyante !
Il est l’émissaire du Ciel contre les nations opprimées ; mais pour les tyrans, c’est un signe
De vengeance divine.
Le Nord l’a vu passer de façon excentrique et rapide :
(Car les héros et les étoiles semblent les plus brillants près du pôle)
Il répand ses rayons en faveur de la Grande-Bretagne ;
Tandis que la prostituée impudique de Babel est effrayée par ses terreurs.
L’ours russe féroce est terrifié par ses splendeurs ;
Et l’aigle orgueilleux d’Autriche recule maintenant devant sa lumière.
Alors qu’il inspire avec chaleur les fils joyeux de la liberté,
Les lys de France sont tous brûlés dans ses flammes.
La fausse Stockholm découvrira que le Baltique n’est plus un obstacle.
Maintenant à Vienne, il sera bientôt à Paris.
Depuis l’Europe, son influence, jetée par-delà l’océan,
Animera ici, ô George, ton nouveau monde.
Il est l’allié de nos lois, de notre religion, de nos droits,
Et il annonce la conquête des envahisseurs sauvages ;
Des chrétiens mal nommés, qui déshonorent leur nature,
Qui trahissent la forme humaine et défigurent l’image de Dieu.
Salut, Éclat vivant, dont le nom honoré
Honorisera, le premier des mortels, les annales de la gloire !
Que sa gloire se répande, à travers chaque âge et chaque climat,
Jusqu’à l’extrême limite de l’espace et du temps
Page 131
Celui que les vertus de Trajan et de Titus unissent ;
Le vainqueur des empires, et la joie de l’humanité !
Salut, éclat propice, né de la source de la lumière,
Qui fais rébriller et orner chaque hémisphère sombre !
Comparé à lui, tous les autres rois semblent,
Comme de petits étincellements faibles, autour de la sphère brillante de Cynthie.
L’étonnement des monarques, un patriote impérial,
Doté d’un esprit de vigueur éthérée !
Par leur valeur, inférieure à la sienne malgré une envie fade,
Les anciens chefs prétendaient un droit aux honneurs célestes !
De leurs tas funéraires en flammes, les aigles s’envolaient ;
Les héros de la terre devenaient dieux, et les rois morts étaient vénérés.
Juste et défenseur, il combat pour ta cause,
Et son épée, pointée comme l’éclair, il la tire à contrecœur,
Son courage grandit face aux périls accumulés ;
Et ses triomphes augmentent avec le nombre de ses ennemis.
Vous, Césars, vous, Bourbons, fléaux de Dieu,
Vous avez vu sur les ailes du vent comment il chevauchait :
Vénèrez donc le champion des cieux, qui, chargé
De votre destin,
Apaisera les armées coalisées de Gaule, de Satan et de Rome !
Lorsque la foule géante de la terre, chacun avec de multiples mains,
Attaqua le trône de Jupiter en bandes confédérées ;
Ainsi Évius affirma le trône de son père,
Et entassa sur les agresseurs une montagne de feu !
Vous, soleils innombrables, ses parents, là-haut,
Pendant six mille ans, qui pourriez-vous découvrir ;
Qui, comme lui, serait né d’une naissance mortelle ordinaire ;
Même si Alfred et Édouard ont un jour honoré la terre ?
Rougissez, rougissez, pirates au sceptre, qui traînez votre faible
feu :
Vous, météores, qui expirez en éblouissant un instant !
Le vainqueur des empires, et la joie de l’humanité !
Salut, éclat propice, né de la source de la lumière,
Qui fais rébriller et orner chaque hémisphère sombre !
Comparé à lui, tous les autres rois semblent,
Comme de petits étincellements faibles, autour de la sphère brillante de Cynthie.
L’étonnement des monarques, un patriote impérial,
Doté d’un esprit de vigueur éthérée !
Par leur valeur, inférieure à la sienne malgré une envie fade,
Les anciens chefs prétendaient un droit aux honneurs célestes !
De leurs tas funéraires en flammes, les aigles s’envolaient ;
Les héros de la terre devenaient dieux, et les rois morts étaient vénérés.
Juste et défenseur, il combat pour ta cause,
Et son épée, pointée comme l’éclair, il la tire à contrecœur,
Son courage grandit face aux périls accumulés ;
Et ses triomphes augmentent avec le nombre de ses ennemis.
Vous, Césars, vous, Bourbons, fléaux de Dieu,
Vous avez vu sur les ailes du vent comment il chevauchait :
Vénèrez donc le champion des cieux, qui, chargé
De votre destin,
Apaisera les armées coalisées de Gaule, de Satan et de Rome !
Lorsque la foule géante de la terre, chacun avec de multiples mains,
Attaqua le trône de Jupiter en bandes confédérées ;
Ainsi Évius affirma le trône de son père,
Et entassa sur les agresseurs une montagne de feu !
Vous, soleils innombrables, ses parents, là-haut,
Pendant six mille ans, qui pourriez-vous découvrir ;
Qui, comme lui, serait né d’une naissance mortelle ordinaire ;
Même si Alfred et Édouard ont un jour honoré la terre ?
Rougissez, rougissez, pirates au sceptre, qui traînez votre faible
feu :
Vous, météores, qui expirez en éblouissant un instant !
Page 132
De qui la soif de puissance vaine tache la page de ton histoire ?
Quels vers luisants regardez-vous, et combien perdus dans sa gloire ?
Rougissez, bouchers, dont les bannières rouges couvrent de honte le massacre ;
Que l’Honnête et le Grand portent des noms différents !
Allez gaspiller la création pour l’empire et l’or :
Vous pouvez gagner le monde, mais lui se conquiert lui-même !
Pour épargner, il soumet ; comme il cherchait à défendre ;
La guerre affreuse est son moyen forcé : mais une paix juste est son but aimé.
Bien qu’il puisse élever des trophées après des batailles sur vos terres,
Il considère cela comme un éloge de seconde catégorie.
Celui qui, grâce à ses victoires, ne pense jamais qu’il y ait honte
À soupirer que celles-ci soient acquises au prix du sang de sa race.
Le premier serviteur du peuple, humble dans sa position ;
Il a trouvé sa véritable gloire dans une législation sage.
Le grand père de son pays, béni de mille bénédictions,
Qui sacrifie le sien pour la paix et le repos du monde !
Toujours seulement ambitieux d’une renommée méritée,
Et d’oliviers avec des lauriers pour orner sa couronne.
Dis, poète, philosophe, critique, divin,
Qu’es-tu ? — Puisque tout, sauf l’omniscience, t’appartient.
Autodidacte, bien qu’il soit roi ! Et maintenant destiné à prouver
Que Minerve, comme toi, est née parfaite de Jupiter.
Comme toi, célèbre pour sa sagesse ; comme toi pour ses avertissements :
La déesse de la science, et la déesse des armes !
Dans ses paroles, dans ses actes, nous lisons son grand cœur ;
Trop généreux pour la fraude, et trop sage pour les artifices.
Toujours réfléchissant à l’origine de toute grandeur ;
Et dépendant uniquement de toi, Roi des Rois !
Le compagnon de ses vétérans dans chaque exploit noble ;
Le premier à l’attaque, et le dernier en retraite,
Un homme d’État et un monarque, pourtant fidèle à sa parole ;
Un soldat d’honneur, plus brillant que son épée.
Celui que le pouvoir n’a jamais corrompu ; celui que la science orne :
Quels vers luisants regardez-vous, et combien perdus dans sa gloire ?
Rougissez, bouchers, dont les bannières rouges couvrent de honte le massacre ;
Que l’Honnête et le Grand portent des noms différents !
Allez gaspiller la création pour l’empire et l’or :
Vous pouvez gagner le monde, mais lui se conquiert lui-même !
Pour épargner, il soumet ; comme il cherchait à défendre ;
La guerre affreuse est son moyen forcé : mais une paix juste est son but aimé.
Bien qu’il puisse élever des trophées après des batailles sur vos terres,
Il considère cela comme un éloge de seconde catégorie.
Celui qui, grâce à ses victoires, ne pense jamais qu’il y ait honte
À soupirer que celles-ci soient acquises au prix du sang de sa race.
Le premier serviteur du peuple, humble dans sa position ;
Il a trouvé sa véritable gloire dans une législation sage.
Le grand père de son pays, béni de mille bénédictions,
Qui sacrifie le sien pour la paix et le repos du monde !
Toujours seulement ambitieux d’une renommée méritée,
Et d’oliviers avec des lauriers pour orner sa couronne.
Dis, poète, philosophe, critique, divin,
Qu’es-tu ? — Puisque tout, sauf l’omniscience, t’appartient.
Autodidacte, bien qu’il soit roi ! Et maintenant destiné à prouver
Que Minerve, comme toi, est née parfaite de Jupiter.
Comme toi, célèbre pour sa sagesse ; comme toi pour ses avertissements :
La déesse de la science, et la déesse des armes !
Dans ses paroles, dans ses actes, nous lisons son grand cœur ;
Trop généreux pour la fraude, et trop sage pour les artifices.
Toujours réfléchissant à l’origine de toute grandeur ;
Et dépendant uniquement de toi, Roi des Rois !
Le compagnon de ses vétérans dans chaque exploit noble ;
Le premier à l’attaque, et le dernier en retraite,
Un homme d’État et un monarque, pourtant fidèle à sa parole ;
Un soldat d’honneur, plus brillant que son épée.
Celui que le pouvoir n’a jamais corrompu ; celui que la science orne :
Page 133
Celui qui, ne serait-ce qu’en idée, méprise la corruption des cours :
— Pourquoi donc serions-nous étonnés qu’il la dédaigne,
Lorsque le sang du bon George coule abondamment dans ses veines ?
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-551, août 1758, Phila.
Lettre de M. Voltaire à Sa Majesté prussienne.
Traduite.
Gentil prince ! que le monde admiratif doit reconnaître
Comme né de la vérité et de la nature pour orner un trône :
Que l’aube de son empire, telle un rayon solaire,
Réjouit la moitié du Nord d’espoirs en un jour durable ;
Recevez l’hommage que vous envoient les Muses,
Vous, leur favori ! leur gardien ! et leur ami !
Êtes-vous déjà sur le trône ?... Et votre bonté daigne-t-elle
Reconnaître votre poète et considérer ses vers ?
Ô moment heureux ! ô grâce bienfaisante !
Le sourire de Frédéric embrasse-t-il mes pas errants ?
Sa grande âme, douée du baume de la sagesse,
(Toujours bienveillante, toujours calme !)
Abandonne-t-elle toute dignité royale
Pour rencontrer l’amant humble de l’humanité ?
Et votre main peut-elle m’offrir ce don royal
De me faire l’ami de votre cœur distingué ?
La renommée raconte depuis longtemps que Phoebus, lumineux céleste,
Qui répand sa lumière vivante sur le vaste monde,
A ainsi obéi à Jupiter... il a quitté son char splendide
Pour vivre parmi les hommes et les humaniser :
Plus ses sourcils ne révélaient leurs rayons habituels,
Un aspect de berger cachait le dieu exilé ;
Dans les contrées sauvages de Phrygie, auprès d’un peuple inculte,
Il chanta avec une grâce divinement agréable,
Et la nation barbare, dans son cœur adouci,
Accueillit l’amour de la vertu et des arts !
Même les cœurs les plus rudes ressentirent une forte persuasion.
— Pourquoi donc serions-nous étonnés qu’il la dédaigne,
Lorsque le sang du bon George coule abondamment dans ses veines ?
Amer. Mag. and Mo. Chron., I-551, août 1758, Phila.
Lettre de M. Voltaire à Sa Majesté prussienne.
Traduite.
Gentil prince ! que le monde admiratif doit reconnaître
Comme né de la vérité et de la nature pour orner un trône :
Que l’aube de son empire, telle un rayon solaire,
Réjouit la moitié du Nord d’espoirs en un jour durable ;
Recevez l’hommage que vous envoient les Muses,
Vous, leur favori ! leur gardien ! et leur ami !
Êtes-vous déjà sur le trône ?... Et votre bonté daigne-t-elle
Reconnaître votre poète et considérer ses vers ?
Ô moment heureux ! ô grâce bienfaisante !
Le sourire de Frédéric embrasse-t-il mes pas errants ?
Sa grande âme, douée du baume de la sagesse,
(Toujours bienveillante, toujours calme !)
Abandonne-t-elle toute dignité royale
Pour rencontrer l’amant humble de l’humanité ?
Et votre main peut-elle m’offrir ce don royal
De me faire l’ami de votre cœur distingué ?
La renommée raconte depuis longtemps que Phoebus, lumineux céleste,
Qui répand sa lumière vivante sur le vaste monde,
A ainsi obéi à Jupiter... il a quitté son char splendide
Pour vivre parmi les hommes et les humaniser :
Plus ses sourcils ne révélaient leurs rayons habituels,
Un aspect de berger cachait le dieu exilé ;
Dans les contrées sauvages de Phrygie, auprès d’un peuple inculte,
Il chanta avec une grâce divinement agréable,
Et la nation barbare, dans son cœur adouci,
Accueillit l’amour de la vertu et des arts !
Même les cœurs les plus rudes ressentirent une forte persuasion.
Page 134
On nous a appris à penser, à raisonner, et à créer !
À se connaître soi-même, à reconnaître les liens sociaux,
Et à comprendre que l’on n’est pas fait pour vivre seul !
Alors toutes les sciences utiles sont nées,
Et le travail paisible a béni la terre souriante :
Les hommes, désormais unis, ont perdu leur ancienne colère,
La nature s’est réjouie et a béni son âge d’or ;
Un âge conçu par le ciel pour l’homme, désormais perdu,
Jusqu’à ce qu’un Frédéric le restaure !
Il arriva que, dans la forêt, Apollon errait,
Avant que des foules ne peuplent une partie de l’ombre ;
Près du ruisseau frais, il passa sa journée
Et éveilla la lyre dorée pour chanter la sagesse !
Un jeune inconnu, attentif au son,
Ajusta sa flûte pour imiter cette mélodie ;
Le dieu, satisfait de ce talent rustique,
Approuva son effort et daigna être son guide !
Il aida ses mains tremblantes à toucher les cordes,
Chuchota les paroles et lui montra comment chanter !
Le jeune homme, s’améliorant, bénit cette aide précieuse,
Sans encore reconnaître en son maître le dieu :
Il ignorait la flamme immortelle qui brûlait dans son cœur,
Mais il l’aimait comme un berger et l’admirait !
En moi, grand prince, cette image se renouvelle,
Je sens en moi une chaleur semblable à celle des proches ;
Pour te louer, je touche la lyre consciente,
Je me demande d’où vient ce feu noble dans ma poitrine ?
Dites-moi ce qui m’inspire, ô heureux peuples,
Qui vivez sous le règne oriental de mon Frédéric :
De la Rhin rapide jusqu’au Meine aux eaux argentées,
Sont-ce les sujets paisibles de son règne serein ?
Ou vous, sur les rives ambrées de la Prusse,
Qui bénissez son nom et saluez sa puissance protectrice !
Oui... que les terres consentantes exaltent ses vertus,
Et que la renommée, de toutes ses voix, répète ses louanges !
Qui restaurera le règne d’Astrea,
Et fera cesser aux malheureux les soupirs de déception ?
À se connaître soi-même, à reconnaître les liens sociaux,
Et à comprendre que l’on n’est pas fait pour vivre seul !
Alors toutes les sciences utiles sont nées,
Et le travail paisible a béni la terre souriante :
Les hommes, désormais unis, ont perdu leur ancienne colère,
La nature s’est réjouie et a béni son âge d’or ;
Un âge conçu par le ciel pour l’homme, désormais perdu,
Jusqu’à ce qu’un Frédéric le restaure !
Il arriva que, dans la forêt, Apollon errait,
Avant que des foules ne peuplent une partie de l’ombre ;
Près du ruisseau frais, il passa sa journée
Et éveilla la lyre dorée pour chanter la sagesse !
Un jeune inconnu, attentif au son,
Ajusta sa flûte pour imiter cette mélodie ;
Le dieu, satisfait de ce talent rustique,
Approuva son effort et daigna être son guide !
Il aida ses mains tremblantes à toucher les cordes,
Chuchota les paroles et lui montra comment chanter !
Le jeune homme, s’améliorant, bénit cette aide précieuse,
Sans encore reconnaître en son maître le dieu :
Il ignorait la flamme immortelle qui brûlait dans son cœur,
Mais il l’aimait comme un berger et l’admirait !
En moi, grand prince, cette image se renouvelle,
Je sens en moi une chaleur semblable à celle des proches ;
Pour te louer, je touche la lyre consciente,
Je me demande d’où vient ce feu noble dans ma poitrine ?
Dites-moi ce qui m’inspire, ô heureux peuples,
Qui vivez sous le règne oriental de mon Frédéric :
De la Rhin rapide jusqu’au Meine aux eaux argentées,
Sont-ce les sujets paisibles de son règne serein ?
Ou vous, sur les rives ambrées de la Prusse,
Qui bénissez son nom et saluez sa puissance protectrice !
Oui... que les terres consentantes exaltent ses vertus,
Et que la renommée, de toutes ses voix, répète ses louanges !
Qui restaurera le règne d’Astrea,
Et fera cesser aux malheureux les soupirs de déception ?
Page 135
Comme autrefois guidée par la voix de la renommée,
La princesse du sud vint au Roi de la sagesse ;
À l’appel de Frédéric... voyez-la ravie d’obéir,
Les fils du savoir empruntent leur chemin joyeux ;
Pour entendre ce sens qui attire toujours l’attention ;
Et bénir cette bonté qui guide ses lois ;
Près de son trône, la Philosophie sourira,
Pour voir son prince approuver le labeur de ses enfants !
Tandis que la Science se réjouit de voir ses regards bienveillants
Inspirer la muse, sa générosité récompense sans cesse ;
Non loin, la Charité calme restera debout,
Étendant à la Piété sa main fraternelle :
La Justice chassera la force arbitraire,
Et le Commerce invitera une abondance joyeuse :
Mais la Bonté, première... vêtue d’une forme angélique,
(Telle qu’elle vit dans le cœur royal de Frédéric !)
Sous ses ailes, elle fera trouver aux dignes
Un abri contre les tempêtes qui tourmentent l’humanité ;
L’ami de la vérité, jeté par la fraude ou la méchanceté
À travers tous les labyrinthes d’un monde infidèle.
Celui que l’envie persécute et les bigots haïssent,
Y jouira d’un refuge paisible ;
Avec LUI, qui méprise l’orgueil vide ou le sang,
Mais partage sa grandeur avec les sages et les bons !
Même si sa prudence préserve de la guerre,
Sa douceur surveille de loin les maux !
Même si ses bras pourraient conquérir des lauriers césariens,
L’olivier pacifique convient à son esprit plus grand :
Pourtant, en toute circonstance, il voit la tempête en sécurité,
En paix ou en guerre... le bien-aimé de la Muse !
Dans n’importe quel état, succès assuré,
Car tout son but est de défendre et de bénir !
Pourtant, tandis que des nuages menaçants étendent leur obscurité,
Il s’arme pour la guerre... mais sans crainte !
Aucune forme gigantesque ne constitue un vain défilé,
Aucune figure éclatante du métier des guerriers :
Il recherche le courage sans la pompe de l’art.
La princesse du sud vint au Roi de la sagesse ;
À l’appel de Frédéric... voyez-la ravie d’obéir,
Les fils du savoir empruntent leur chemin joyeux ;
Pour entendre ce sens qui attire toujours l’attention ;
Et bénir cette bonté qui guide ses lois ;
Près de son trône, la Philosophie sourira,
Pour voir son prince approuver le labeur de ses enfants !
Tandis que la Science se réjouit de voir ses regards bienveillants
Inspirer la muse, sa générosité récompense sans cesse ;
Non loin, la Charité calme restera debout,
Étendant à la Piété sa main fraternelle :
La Justice chassera la force arbitraire,
Et le Commerce invitera une abondance joyeuse :
Mais la Bonté, première... vêtue d’une forme angélique,
(Telle qu’elle vit dans le cœur royal de Frédéric !)
Sous ses ailes, elle fera trouver aux dignes
Un abri contre les tempêtes qui tourmentent l’humanité ;
L’ami de la vérité, jeté par la fraude ou la méchanceté
À travers tous les labyrinthes d’un monde infidèle.
Celui que l’envie persécute et les bigots haïssent,
Y jouira d’un refuge paisible ;
Avec LUI, qui méprise l’orgueil vide ou le sang,
Mais partage sa grandeur avec les sages et les bons !
Même si sa prudence préserve de la guerre,
Sa douceur surveille de loin les maux !
Même si ses bras pourraient conquérir des lauriers césariens,
L’olivier pacifique convient à son esprit plus grand :
Pourtant, en toute circonstance, il voit la tempête en sécurité,
En paix ou en guerre... le bien-aimé de la Muse !
Dans n’importe quel état, succès assuré,
Car tout son but est de défendre et de bénir !
Pourtant, tandis que des nuages menaçants étendent leur obscurité,
Il s’arme pour la guerre... mais sans crainte !
Aucune forme gigantesque ne constitue un vain défilé,
Aucune figure éclatante du métier des guerriers :
Il recherche le courage sans la pompe de l’art.
Page 136
Et il s’élève au service du cœur :
Il se vante de toute sa gloire d’être juste,
(Un orgueil au-delà même du titre d’Auguste !)
Ce temps-là assure, le plus impartial des amis,
Et garde son nom jusqu’à ce que la nature atteigne sa fin !
Ainsi, lorsque sous la maudite race césarienne
Rome ressentit les horreurs de sa première honte ;
Le grand Trajan surgit, doué de toutes les vertus,
Pour offrir au monde épuisé les délices du repos :
Ni sang, ni conquête ne marquèrent son règne sans tache ;
C’était la bonté qui formait cette chaîne inviolable ;
Même les rois de l’Inde acceptèrent volontiers le joug,
Car la bonté est un lien que nul sauvage ne peut briser !
Pas les murs de Salem souillés par du sang volontaire,
Un crime que la clémence de son vainqueur put résister :
Pas toutes ses honneurs réduits en poussière,
Qui firent de Titus un homme bon, miséricordieux ou juste :
L’amour tissa le charme grâce auquel sa grandeur s’éleva,
Un charme ! Que des mondes unis ne peuvent contrer !
Voici le modèle glorieux qui marque votre ascension !
Ne quittez pas non plus les étapes par lesquelles il atteignit les cieux :
Essayez de le surpasser ! (mais le ciel refuse ce destin !)
Il pleura un jour ! ... que VOUS ne perdriez jamais !
New Amer. Mag., n° XI-283, nov. 1758, Woodbridge dans le N.J.
TRADUCTION D’UN POÈME DU ROI DE PRUSSE À MONSIEUR VOLTAIRE.
Voltaire, croyez-moi, si je me trouvais maintenant
Dans la tranquillité de la vie privée,
Et que le ciel, pour répondre aux besoins de la nature,
Me permît de regarder avec froide indifférence
La hâte ailée du destin qui s’éloigne,
Et de rire avec vous de cette déesse.
La farce insipide de l’existence fastidieuse,
Le poids réel des devoirs impériaux,
La révérence flexible du courtisan infidèle,
Il se vante de toute sa gloire d’être juste,
(Un orgueil au-delà même du titre d’Auguste !)
Ce temps-là assure, le plus impartial des amis,
Et garde son nom jusqu’à ce que la nature atteigne sa fin !
Ainsi, lorsque sous la maudite race césarienne
Rome ressentit les horreurs de sa première honte ;
Le grand Trajan surgit, doué de toutes les vertus,
Pour offrir au monde épuisé les délices du repos :
Ni sang, ni conquête ne marquèrent son règne sans tache ;
C’était la bonté qui formait cette chaîne inviolable ;
Même les rois de l’Inde acceptèrent volontiers le joug,
Car la bonté est un lien que nul sauvage ne peut briser !
Pas les murs de Salem souillés par du sang volontaire,
Un crime que la clémence de son vainqueur put résister :
Pas toutes ses honneurs réduits en poussière,
Qui firent de Titus un homme bon, miséricordieux ou juste :
L’amour tissa le charme grâce auquel sa grandeur s’éleva,
Un charme ! Que des mondes unis ne peuvent contrer !
Voici le modèle glorieux qui marque votre ascension !
Ne quittez pas non plus les étapes par lesquelles il atteignit les cieux :
Essayez de le surpasser ! (mais le ciel refuse ce destin !)
Il pleura un jour ! ... que VOUS ne perdriez jamais !
New Amer. Mag., n° XI-283, nov. 1758, Woodbridge dans le N.J.
TRADUCTION D’UN POÈME DU ROI DE PRUSSE À MONSIEUR VOLTAIRE.
Voltaire, croyez-moi, si je me trouvais maintenant
Dans la tranquillité de la vie privée,
Et que le ciel, pour répondre aux besoins de la nature,
Me permît de regarder avec froide indifférence
La hâte ailée du destin qui s’éloigne,
Et de rire avec vous de cette déesse.
La farce insipide de l’existence fastidieuse,
Le poids réel des devoirs impériaux,
La révérence flexible du courtisan infidèle,
Page 137
La caresse de la foule capricieuse,
Et le vide plein de paroles vaines,
Je les connais bien par une longue expérience ;
Et, bien que né prince et poète,
Je méprise les flatteries vaines de la gloire.
Car lorsque les ciseaux impitoyables du destin
Ont coupé le fil précaire de ma vie,
Et m’ont rangé parmi les morts inconscients,
À quoi bon avoir été grand,
Ou que la langue incertaine de la renommée
Chante mon nom dans le temple de la mémoire ?
Un seul instant de bonheur pendant que nous vivons
Pèse plus que des âges entiers de gloire ;
Alors, que reçoivent les puissants
De ce qui est proprement à eux ?
Une douce quiétude, une joie sincère,
La paix domestique et les plaisirs ludiques,
Le trône royal et les palais s’envolent,
Et, nés pour la liberté, ils préfèrent
Des scènes douces et silencieuses de loisir agréable
À ce que nous, monarques, achetons si cher :
La pompe épineuse des soucis liés au sceptre.
Ma douleur ou mon bonheur ne dépendront jamais
Du caprice changeant de la fortune,
Car, qu’elle soit mon ennemie ou mon amie,
Je passerai la nuit en calme repos ;
Et je ne chercherai jamais, par une obéissance vigilante,
Son sourire, ni je ne craindrai son froncement de sourcils.
Mais de notre condition nous tirons
Des préceptes infaillibles sur la façon de vivre,
Et chaque rang exige des actes précis
Par lesquels se mesure la valeur humaine.
Voltaire, dans sa cellule privée,
Dans des royaumes où l’honnêteté ancienne
Est une propriété héréditaire,
Et où la liberté sacrée aime à résider,
Peut abandonner toute son âme paisible.
Et le vide plein de paroles vaines,
Je les connais bien par une longue expérience ;
Et, bien que né prince et poète,
Je méprise les flatteries vaines de la gloire.
Car lorsque les ciseaux impitoyables du destin
Ont coupé le fil précaire de ma vie,
Et m’ont rangé parmi les morts inconscients,
À quoi bon avoir été grand,
Ou que la langue incertaine de la renommée
Chante mon nom dans le temple de la mémoire ?
Un seul instant de bonheur pendant que nous vivons
Pèse plus que des âges entiers de gloire ;
Alors, que reçoivent les puissants
De ce qui est proprement à eux ?
Une douce quiétude, une joie sincère,
La paix domestique et les plaisirs ludiques,
Le trône royal et les palais s’envolent,
Et, nés pour la liberté, ils préfèrent
Des scènes douces et silencieuses de loisir agréable
À ce que nous, monarques, achetons si cher :
La pompe épineuse des soucis liés au sceptre.
Ma douleur ou mon bonheur ne dépendront jamais
Du caprice changeant de la fortune,
Car, qu’elle soit mon ennemie ou mon amie,
Je passerai la nuit en calme repos ;
Et je ne chercherai jamais, par une obéissance vigilante,
Son sourire, ni je ne craindrai son froncement de sourcils.
Mais de notre condition nous tirons
Des préceptes infaillibles sur la façon de vivre,
Et chaque rang exige des actes précis
Par lesquels se mesure la valeur humaine.
Voltaire, dans sa cellule privée,
Dans des royaumes où l’honnêteté ancienne
Est une propriété héréditaire,
Et où la liberté sacrée aime à résider,
Peut abandonner toute son âme paisible.
Page 138
Guidé par la page immortelle de Platon,
Dans une solitude silencieuse, résigné
Aux vertus douces d’un sage ;
Mais moi, contre qui des tourbillons sauvages mènent
Une guerre féroce avec leurs ailes dévastatrices,
Je dois affronter la fureur de la tempête,
En pensée, dans la vie, dans la mort, un roi.
New Amer. Mag., n° XVII-470, mai 1759, Woodbridge, N.J.
Un proverbe néerlandais.
Le feu, l’eau, la femme, voilà la ruine de l’homme,
dit le sage professeur Vander Brüin.
L’an dernier, une maison que j’avais louée a été détruite par les flammes ;
je dois en payer le prix.
Ce printemps, les pluies ont inondé mes terres ;
ma meilleure jument flamande a été noyée.
Je suis esclave aux yeux de Clara :
le Gitan connaît son pouvoir et s’enfuit.
Le feu, l’eau, la femme, voilà ma ruine :
et grande est ta sagesse, Vander Brüin.
Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.
Ode à la mort
De Frédéric II, roi de Prusse.
Traduite du français par le Dr Hawkesworth.
Peut-être encore quelques années ou jours,
ou quelques instants passeront en silence,
et le temps n’existera plus pour moi ;
ces yeux ne verront plus le soleil,
la terre répandra sa poussière sur ces membres,
et le rêve fantastique de la vie sera terminé.
Hélas ! Je touche ce bord effrayant,
jeté du bord de la nature, je sombre,
et une obscurité sans fin m’enveloppe !
Dans une solitude silencieuse, résigné
Aux vertus douces d’un sage ;
Mais moi, contre qui des tourbillons sauvages mènent
Une guerre féroce avec leurs ailes dévastatrices,
Je dois affronter la fureur de la tempête,
En pensée, dans la vie, dans la mort, un roi.
New Amer. Mag., n° XVII-470, mai 1759, Woodbridge, N.J.
Un proverbe néerlandais.
Le feu, l’eau, la femme, voilà la ruine de l’homme,
dit le sage professeur Vander Brüin.
L’an dernier, une maison que j’avais louée a été détruite par les flammes ;
je dois en payer le prix.
Ce printemps, les pluies ont inondé mes terres ;
ma meilleure jument flamande a été noyée.
Je suis esclave aux yeux de Clara :
le Gitan connaît son pouvoir et s’enfuit.
Le feu, l’eau, la femme, voilà ma ruine :
et grande est ta sagesse, Vander Brüin.
Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.
Ode à la mort
De Frédéric II, roi de Prusse.
Traduite du français par le Dr Hawkesworth.
Peut-être encore quelques années ou jours,
ou quelques instants passeront en silence,
et le temps n’existera plus pour moi ;
ces yeux ne verront plus le soleil,
la terre répandra sa poussière sur ces membres,
et le rêve fantastique de la vie sera terminé.
Hélas ! Je touche ce bord effrayant,
jeté du bord de la nature, je sombre,
et une obscurité sans fin m’enveloppe !
Page 139
Oui, la Mort est toujours à ma portée,
Près de mon lit elle se tient en garde,
Et constamment elle est présente à ma table.
Terre, air, feu et eau s’unissent
Contre cette vie éphémère qui est la mienne,
Et où puis-je chercher du secours ?
Si l’Art, par des ruses flatteuses,
Prétend me protéger comme un ami gardien,
C’est par l’Art que je meurs, avant même que la Nature ne le commande.
Je vois ce tyran de l’esprit,
Cet idole de chair réduite en poussière,
Jadis ressuscitée de la poussière par une puissance divine :
Ses traits changent, elle est pâle, elle est froide —
Ô spectre effrayant ! Contempler ton visage, c’est le faire mien.
Et puis-je donc, avec une fierté coupable,
Que ni la peur ni la honte ne peuvent apaiser ou cacher,
Continuer à chérir et à orner cette chair ?
En voyant ainsi ce que je serai bientôt,
Puis-je exiger que l’on s’incline devant moi,
Ou regarder tout autour de moi avec mépris ?
Mais alors, cette étincelle qui réchauffe, qui guide,
Qui vit, qui pense, quel destin l’attend ?
Peut-elle être de la poussière, un simple amas de terre ?
Se soumettre à la mort ! L’âme, l’esprit,
Celui qui mesure le ciel et monte avec le vent,
Celui qui connaît d’un seul coup lui-même et Dieu ?
Grande Cause de tout, au-dessus, en dessous,
Celui qui te connaît doit te connaître pour toujours,
Immortel et divin !
Imprime ton image sur mon âme ;
C’est là la preuve d’une existence sans fin,
Et cela fait de l’Éternité ma propriété.
Près de mon lit elle se tient en garde,
Et constamment elle est présente à ma table.
Terre, air, feu et eau s’unissent
Contre cette vie éphémère qui est la mienne,
Et où puis-je chercher du secours ?
Si l’Art, par des ruses flatteuses,
Prétend me protéger comme un ami gardien,
C’est par l’Art que je meurs, avant même que la Nature ne le commande.
Je vois ce tyran de l’esprit,
Cet idole de chair réduite en poussière,
Jadis ressuscitée de la poussière par une puissance divine :
Ses traits changent, elle est pâle, elle est froide —
Ô spectre effrayant ! Contempler ton visage, c’est le faire mien.
Et puis-je donc, avec une fierté coupable,
Que ni la peur ni la honte ne peuvent apaiser ou cacher,
Continuer à chérir et à orner cette chair ?
En voyant ainsi ce que je serai bientôt,
Puis-je exiger que l’on s’incline devant moi,
Ou regarder tout autour de moi avec mépris ?
Mais alors, cette étincelle qui réchauffe, qui guide,
Qui vit, qui pense, quel destin l’attend ?
Peut-elle être de la poussière, un simple amas de terre ?
Se soumettre à la mort ! L’âme, l’esprit,
Celui qui mesure le ciel et monte avec le vent,
Celui qui connaît d’un seul coup lui-même et Dieu ?
Grande Cause de tout, au-dessus, en dessous,
Celui qui te connaît doit te connaître pour toujours,
Immortel et divin !
Imprime ton image sur mon âme ;
C’est là la preuve d’une existence sans fin,
Et cela fait de l’Éternité ma propriété.
Page 140
Transporter les pensées ! — mais suis-je sûr
Que la vie éternelle apportera la joie ?
Seule joie aux justes, ainsi décrété !
Le misérable coupable, à son terme,
Va là où la vengeance accorde une vie éternelle,
Pour que suive une misère sans fin.
Grand Dieu, combien cette scène est effrayante !
Un souffle, un souffle éphémère entre ;
Et puis-je plaisanter, rire et jouer ?
À la terre, hélas ! trop fermement attaché,
Les arbres, profondément enracinés dans le sol,
Tremblent lorsqu’on les arrache.
Joies vaines, que la grandeur enviable obtient,
Comment vous liez-vous par des liens de soie,
Qui exigent une force herculéenne pour être brisés !
Comment, avec de nouveaux terreurs, avez-vous armé
La puissance dont le moindre regard effraie !
Combien de morts en une seule vous faites !
Pourtant, stupéfait, je vois
La race insouciante de l’homme, audacieusement dans l’erreur,
Oublier ou mépriser les lois de la mort ;
Aucun projet ne coïncide avec elles,
Ni vœux, ni efforts, ni espoirs ne les guident,
Chacun croit respirer l’immortalité.
Chacun, aveugle à l’heure fatale qui approche,
Ourdit des intrigues ou lutte pour la richesse ou le pouvoir,
Et ose provoquer des dangers mortels :
Et celui qui peine à atteindre
L’âge d’un siècle, projette des gains futurs,
Et subit un coup inattendu.
Continuez, bande désespérée et indomptable,
Méprisez les rochers, les golfes, les vents, explorez mer et terre,
Et détruisez de nouveaux mondes partout où vous les trouverez.
Que la vie éternelle apportera la joie ?
Seule joie aux justes, ainsi décrété !
Le misérable coupable, à son terme,
Va là où la vengeance accorde une vie éternelle,
Pour que suive une misère sans fin.
Grand Dieu, combien cette scène est effrayante !
Un souffle, un souffle éphémère entre ;
Et puis-je plaisanter, rire et jouer ?
À la terre, hélas ! trop fermement attaché,
Les arbres, profondément enracinés dans le sol,
Tremblent lorsqu’on les arrache.
Joies vaines, que la grandeur enviable obtient,
Comment vous liez-vous par des liens de soie,
Qui exigent une force herculéenne pour être brisés !
Comment, avec de nouveaux terreurs, avez-vous armé
La puissance dont le moindre regard effraie !
Combien de morts en une seule vous faites !
Pourtant, stupéfait, je vois
La race insouciante de l’homme, audacieusement dans l’erreur,
Oublier ou mépriser les lois de la mort ;
Aucun projet ne coïncide avec elles,
Ni vœux, ni efforts, ni espoirs ne les guident,
Chacun croit respirer l’immortalité.
Chacun, aveugle à l’heure fatale qui approche,
Ourdit des intrigues ou lutte pour la richesse ou le pouvoir,
Et ose provoquer des dangers mortels :
Et celui qui peine à atteindre
L’âge d’un siècle, projette des gains futurs,
Et subit un coup inattendu.
Continuez, bande désespérée et indomptable,
Méprisez les rochers, les golfes, les vents, explorez mer et terre,
Et détruisez de nouveaux mondes partout où vous les trouverez.
Page 141
Saisis, hâte-toi de saisir le prix étincelant,
Et méprise les soupirs, les larmes et les prières,
Sans épargner le sol sacré du temple.
Ils partent, réussissent, mais regardent à nouveau :
La main désespérée que tu cherches en vain,
Est maintenant piétinée dans la poussière du mépris des paysans.
Mais qui, ayant vu leurs trésors s’accumuler,
Ayant entendu ce rebelle insatiable,
Aurait jamais cru qu’ils étaient nés mortels ?
Vois le vainqueur du monde monter sur son char :
Le sang marque son passage, loin et large ;
Il régnera sans doute tant que les âges passeront ;
Non, disparu comme un nuage du matin,
Le héros n’a eu droit qu’à combattre, à conquérir et à mourir.
Et est-ce vrai, je demande avec effroi,
Que des nations entassées les unes sur les autres ont versé leur sang
Sous la roue ardente de son char,
Pour orner de trophées l’endroit
Où son corps pâle fut laissé pour pourrir,
Devenant la proie du reptile affamé ?
Oui, la fortune, lassée de son jeu,
Jette au loin son jouet, ce héros ;
À peine reste-t-on visible sous forme humaine :
L’effroi glace ma poitrine, mes yeux débordent,
Autour de mes sourcils aucune rose ne brille ;
Le cyprès est mon vert funèbre.
Pourtant, en cette heure de douleur et de craintes,
Quand la Vérité effrayante se révèle,
Une force inconnue s’empare de ma poitrine ;
Mes pensées sont ramenées au monde,
Mes pieds foulent le labyrinthe de la folie,
Et l’Imagination rêve que la vie est bénie.
Et méprise les soupirs, les larmes et les prières,
Sans épargner le sol sacré du temple.
Ils partent, réussissent, mais regardent à nouveau :
La main désespérée que tu cherches en vain,
Est maintenant piétinée dans la poussière du mépris des paysans.
Mais qui, ayant vu leurs trésors s’accumuler,
Ayant entendu ce rebelle insatiable,
Aurait jamais cru qu’ils étaient nés mortels ?
Vois le vainqueur du monde monter sur son char :
Le sang marque son passage, loin et large ;
Il régnera sans doute tant que les âges passeront ;
Non, disparu comme un nuage du matin,
Le héros n’a eu droit qu’à combattre, à conquérir et à mourir.
Et est-ce vrai, je demande avec effroi,
Que des nations entassées les unes sur les autres ont versé leur sang
Sous la roue ardente de son char,
Pour orner de trophées l’endroit
Où son corps pâle fut laissé pour pourrir,
Devenant la proie du reptile affamé ?
Oui, la fortune, lassée de son jeu,
Jette au loin son jouet, ce héros ;
À peine reste-t-on visible sous forme humaine :
L’effroi glace ma poitrine, mes yeux débordent,
Autour de mes sourcils aucune rose ne brille ;
Le cyprès est mon vert funèbre.
Pourtant, en cette heure de douleur et de craintes,
Quand la Vérité effrayante se révèle,
Une force inconnue s’empare de ma poitrine ;
Mes pensées sont ramenées au monde,
Mes pieds foulent le labyrinthe de la folie,
Et l’Imagination rêve que la vie est bénie.
Page 142
Comme l’esprit d’une impératrice est faible,
Que les guirlandes fleuries du Plaisir peuvent lier,
Et emmener captive vers ses autels !
La raison faible cède à la fureur de la Folie,
Et tout le monde devient la scène de la Sottise,
Et tous ceux qui agissent sont en vérité des fous.
Et pourtant, cette fuite étrange et soudaine,
Des soucis sombres vers une joie insouciante,
Cette capriciosité si légère et vaine,
Dans le rêve illusoire et éphémère de la vie,
Où ni les hommes ni les choses ne sont ce qu’ils semblent,
C’est là tout le vrai bien que nous obtenons.
New Haven Gaz. and Conn. Mag., I-339, 7 déc. 1786, New Haven.
NARCISSA
[Un poème, dont le troisième strophe est le suivant :]
Peut-être, comme Werter[40], pensif à l’ombre,
Je pleure en vain, et maudis le destin impitoyable
Ou tandis que j’aime la jeune fille compatissante,
Les nuages noirs de l’adversité m’entourent.
Columbian Mag. or Mo. Misc., I-245, janv. 1787, Phila.
LE SOLILLOQUE DE CHARLOTTE — AUX AMIS DE WERTER.
Par le défunt docteur Ladd.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi ?
Je erre dans l’obscurité :
Et avec les larmes d’une douleur silencieuse,
Chaque nuit j’arrose ta tombe.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi ?
Tes amis, ta famille s’enfuient ?
Ne reconnais-tu plus Charlotte ?
Les amis n’ont-ils plus de charme pour toi ?
Que les guirlandes fleuries du Plaisir peuvent lier,
Et emmener captive vers ses autels !
La raison faible cède à la fureur de la Folie,
Et tout le monde devient la scène de la Sottise,
Et tous ceux qui agissent sont en vérité des fous.
Et pourtant, cette fuite étrange et soudaine,
Des soucis sombres vers une joie insouciante,
Cette capriciosité si légère et vaine,
Dans le rêve illusoire et éphémère de la vie,
Où ni les hommes ni les choses ne sont ce qu’ils semblent,
C’est là tout le vrai bien que nous obtenons.
New Haven Gaz. and Conn. Mag., I-339, 7 déc. 1786, New Haven.
NARCISSA
[Un poème, dont le troisième strophe est le suivant :]
Peut-être, comme Werter[40], pensif à l’ombre,
Je pleure en vain, et maudis le destin impitoyable
Ou tandis que j’aime la jeune fille compatissante,
Les nuages noirs de l’adversité m’entourent.
Columbian Mag. or Mo. Misc., I-245, janv. 1787, Phila.
LE SOLILLOQUE DE CHARLOTTE — AUX AMIS DE WERTER.
Par le défunt docteur Ladd.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi ?
Je erre dans l’obscurité :
Et avec les larmes d’une douleur silencieuse,
Chaque nuit j’arrose ta tombe.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi ?
Tes amis, ta famille s’enfuient ?
Ne reconnais-tu plus Charlotte ?
Les amis n’ont-ils plus de charme pour toi ?
Page 143
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi,
Toute seule, pleine de craintes ?
Vois : tes amis sont livrés au malheur,
Et Charlotte reste en larmes.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi,
Pour que je vagabonde autour de ta tombe ?
Hélas ! des pressentiments de malheur
Prédisaient ton destin funeste.
Pourquoi, Werter, m’as-tu laissée ainsi,
Dans un désespoir terrible ?
Ces pistolets prédisaient ton sort :
Ah ! pourquoi Charlotte était-elle là !
Pourquoi, Werter, m’as-tu laissée ainsi ?
Hélas ! tu as trahi mon amour,
En me laissant pleurer ici-bas,
Alors que tu es béni là-haut.
Werter, tu ne m’abandonneras pas ainsi :
Nous ne devons pas être séparés :
Je quitte ce monde — j’aille au ciel !
Werter, je volerai vers toi.
Amer. Museum, I-180, fév. 1787, Phila.
LA MORT DE WERTER.
I
Dis-moi, est-ce la main de Charlotte qui a donné ces pistolets ?
Viens, vous, chers symboles, sacrés à mon amour —
Puisqu’ils lui ont été donnés, vivre serait un crime —
Non ; venez, pistolets, je prouve votre mort.
II
Mais d’abord un baiser, car c’est là que Charlotte vous a touchés,
Vous, reliques sacrées, vous êtes maintenant les plus chers ;
Bien que Charlotte soit très affligée par vos actes,
Toute seule, pleine de craintes ?
Vois : tes amis sont livrés au malheur,
Et Charlotte reste en larmes.
Pourquoi, Werter, m’abandonnes-tu ainsi,
Pour que je vagabonde autour de ta tombe ?
Hélas ! des pressentiments de malheur
Prédisaient ton destin funeste.
Pourquoi, Werter, m’as-tu laissée ainsi,
Dans un désespoir terrible ?
Ces pistolets prédisaient ton sort :
Ah ! pourquoi Charlotte était-elle là !
Pourquoi, Werter, m’as-tu laissée ainsi ?
Hélas ! tu as trahi mon amour,
En me laissant pleurer ici-bas,
Alors que tu es béni là-haut.
Werter, tu ne m’abandonneras pas ainsi :
Nous ne devons pas être séparés :
Je quitte ce monde — j’aille au ciel !
Werter, je volerai vers toi.
Amer. Museum, I-180, fév. 1787, Phila.
LA MORT DE WERTER.
I
Dis-moi, est-ce la main de Charlotte qui a donné ces pistolets ?
Viens, vous, chers symboles, sacrés à mon amour —
Puisqu’ils lui ont été donnés, vivre serait un crime —
Non ; venez, pistolets, je prouve votre mort.
II
Mais d’abord un baiser, car c’est là que Charlotte vous a touchés,
Vous, reliques sacrées, vous êtes maintenant les plus chers ;
Bien que Charlotte soit très affligée par vos actes,
Page 144
Et même Albert laisse couler une larme de pitié.
III
Que le ciel pardonne cet acte irréfléchi !
Il m’a donné des passions que je ne pouvais maîtriser :
Mais si, pauvre Werter, il est un crime de saigner,
Que le Dieu du ciel ait pitié de ton âme.
IV
Charlotte, je pars ! — Mes pistolets sont chargés :
Mes dernières pensées, celles de ma mort, sont tournées vers toi !
Je pars ! Je traverse le chemin inexploré de la mort ;
Une fois, pour toujours, Charlotte — Oh ! adieu !
Amer. Museum, I-474, mai 1787, Philadelphie.
ÉPITAPHE DE WERTER.
I
Étranger ! qui que tu sois, toi qui, depuis en bas,
Gravis cette colline verdoyante d’un pas assuré ;
Verse des larmes de compassion, car l’étranger sait,
Ici repose le fils de la tristesse et de la détresse.
II
Bien que son âme fût animée de toutes les vertus,
Bien que, à sa naissance, la fortune trompeuse lui souriât,
En une heure tragique, il aima trop passionnément ;
La fortune infidèle fronça les sourcils, et il devint l’enfant de la tristesse.
III
Le ciel lui a donné des passions, tout comme il a donné la vertu,
Mais il ne lui a pas donné la force de les maîtriser :
Subjugué par elles, il dort dans la tombe —
Le dernier refuge de l’âme contre les souffrances terrestres.
IV
Autour de sa tombe, la plus douce herbe poussera ;
Et des fleurs annuelles y fleuriront à jamais.
III
Que le ciel pardonne cet acte irréfléchi !
Il m’a donné des passions que je ne pouvais maîtriser :
Mais si, pauvre Werter, il est un crime de saigner,
Que le Dieu du ciel ait pitié de ton âme.
IV
Charlotte, je pars ! — Mes pistolets sont chargés :
Mes dernières pensées, celles de ma mort, sont tournées vers toi !
Je pars ! Je traverse le chemin inexploré de la mort ;
Une fois, pour toujours, Charlotte — Oh ! adieu !
Amer. Museum, I-474, mai 1787, Philadelphie.
ÉPITAPHE DE WERTER.
I
Étranger ! qui que tu sois, toi qui, depuis en bas,
Gravis cette colline verdoyante d’un pas assuré ;
Verse des larmes de compassion, car l’étranger sait,
Ici repose le fils de la tristesse et de la détresse.
II
Bien que son âme fût animée de toutes les vertus,
Bien que, à sa naissance, la fortune trompeuse lui souriât,
En une heure tragique, il aima trop passionnément ;
La fortune infidèle fronça les sourcils, et il devint l’enfant de la tristesse.
III
Le ciel lui a donné des passions, tout comme il a donné la vertu,
Mais il ne lui a pas donné la force de les maîtriser :
Subjugué par elles, il dort dans la tombe —
Le dernier refuge de l’âme contre les souffrances terrestres.
IV
Autour de sa tombe, la plus douce herbe poussera ;
Et des fleurs annuelles y fleuriront à jamais.
Page 145
Ici, les fées apporteront leurs plus beaux cadeaux,
Et les passants étrangers verseront une larme pleine de pitié.
Musée américain, I-474, mai 1787, Philadelphie.
[Dr. Ladd, Épitaphe de Werter.]
La descente d’Odin. Une ode.
New Haven Gaz. and Conn. Mag., III-N° 21, 29 mai 1788, New Haven.
[Thomas Gray, Poèmes.
Publié par Dodsley—Londres, juillet 1768.
Publié par Foulis—Glasgow, septembre 1768.
Les deux éditions contiennent La descente d’Odin. « Le poème a été écrit à Cambridge en 1761. C’est une paraphrase du vieux chant islandais appelé Vegtams Kvida, et parfois Baldrs draumar. L’original se trouve dans Bartholinus, de causis contemnendæ mortis ; Copenhague, 1689, in-quarto. Gray a omis de traduire les quatre premières lignes. » Cf. Œuvres de Thomas Gray, éditées par Edmund Gosse. New York, 1885. I-60.]
Esquisse caractéristique des Néerlandais de Long Island.
Sur ces plaines encore, leur nombreuse race survit,
Et, nés pour le travail, ils continuent de prospérer ;
À travers pluie et soleil, travaillant pour leurs héritiers,
Ils n’ont sur cette terre aucune nation comme la leur.
Où qu’ils s’installent, toute la nature sourit autour d’eux—
Les bosquets ploient sous les fruits, et l’abondance couvre le sol ;
On ne voit pas d’arbres stériles pour ombrager leurs demeures ;
Les arbres doivent être fertiles, et leurs habitations propres ;
Aucune fantaisie oisive n’ose y trouver place,
Ni espérer attirer l’attention du maître.
Tout tend vers quelque chose qui doit produire un profit,
Tout sert un but, et chaque chose a sa fonction.
Des peines éternelles maintiennent leurs foyers à flot,
Propres comme l’extérieur du manteau du dimanche.
La roue, le métier à tisser, le travail des femmes sont employés—
Ce sont là tout leur plaisir, toute leur joie chérie.
La jeune fille aux côtes robustes n’est mue par aucune passion oisive.
Et les passants étrangers verseront une larme pleine de pitié.
Musée américain, I-474, mai 1787, Philadelphie.
[Dr. Ladd, Épitaphe de Werter.]
La descente d’Odin. Une ode.
New Haven Gaz. and Conn. Mag., III-N° 21, 29 mai 1788, New Haven.
[Thomas Gray, Poèmes.
Publié par Dodsley—Londres, juillet 1768.
Publié par Foulis—Glasgow, septembre 1768.
Les deux éditions contiennent La descente d’Odin. « Le poème a été écrit à Cambridge en 1761. C’est une paraphrase du vieux chant islandais appelé Vegtams Kvida, et parfois Baldrs draumar. L’original se trouve dans Bartholinus, de causis contemnendæ mortis ; Copenhague, 1689, in-quarto. Gray a omis de traduire les quatre premières lignes. » Cf. Œuvres de Thomas Gray, éditées par Edmund Gosse. New York, 1885. I-60.]
Esquisse caractéristique des Néerlandais de Long Island.
Sur ces plaines encore, leur nombreuse race survit,
Et, nés pour le travail, ils continuent de prospérer ;
À travers pluie et soleil, travaillant pour leurs héritiers,
Ils n’ont sur cette terre aucune nation comme la leur.
Où qu’ils s’installent, toute la nature sourit autour d’eux—
Les bosquets ploient sous les fruits, et l’abondance couvre le sol ;
On ne voit pas d’arbres stériles pour ombrager leurs demeures ;
Les arbres doivent être fertiles, et leurs habitations propres ;
Aucune fantaisie oisive n’ose y trouver place,
Ni espérer attirer l’attention du maître.
Tout tend vers quelque chose qui doit produire un profit,
Tout sert un but, et chaque chose a sa fonction.
Des peines éternelles maintiennent leurs foyers à flot,
Propres comme l’extérieur du manteau du dimanche.
La roue, le métier à tisser, le travail des femmes sont employés—
Ce sont là tout leur plaisir, toute leur joie chérie.
La jeune fille aux côtes robustes n’est mue par aucune passion oisive.
Page 146
Aucune idée agréable d’amour romantique ;
Celui qui trouve le chemin le plus court vers son cœur,
Celui qui vient avec de l’or et la courtise pour qu’elle soit gentille.
Elle ne tient pas compte du courage, des connaissances, de l’esprit ou de la naissance,
Elle ne pense pas au jeune homme — elle lui demande plutôt ce qu’il vaut.
Aucune peur féminine ne triomphe dans sa poitrine ferme,
Elle dirige le gouvernail et ajuste les voiles ;
Dans une petite barque, elle trouve le chemin du marché,
Tire sur les cordes ou dirige le bateau selon le vent :
Pendant ce temps, Hans, attaché devant, soumis à sa volonté,
Fume sa pipe et s’étonne de ses compétences.
Que la santé accompagne leurs efforts — qu’ils puissent continuer ainsi —
Malédiction à ma plume ! Quelles vertus ai-je décrites !
Est-ce là le goût général ? Non — répond la vérité —
Si l’on aime la beauté, sans aucune dissimulation,
Vois (là où le cercle social voulait apporter de la grâce)
Le bel habitant de New York qui ombrage son visage charmant ;
Elle, dès son plus jeune âge initiée aux conversations plus heureuses à la maison,
Préfère les travaux propres à son sexe ;
Loin des regards, elle pratique quelque art préféré,
Et laisse aux hommes plus robustes les tâches plus rudes.
Amer. Museum, VII, janvier-juin 1790, Appendice I-42, Phila.
CONSEILS POUR SURMONTER LES TRISTESSES DE WERTER.
Jeune homme égaré ! Ton amour, poussé à la folie,
A rejeté toute réflexion calme et tout raisonnement sobre.
Un peu de temps avait déjà montré que les charmes de Charlotte
S’étaient affaiblis et avaient pâli dans les bras de Werter :
Car la culpabilité et la méchanceté ne pouvaient jamais coexister avec toi ;
Et une amitié vertueuse t’a bientôt libéré.
Mais si tu avais triomphé de la chute de cette belle,
Alors, comme maintenant, tu aurais rencontré la balle fatale ;
Une douleur encore plus aiguë aurait frappé ton esprit
Que celle que ton âme meurtrie ressent aujourd’hui.
Personne n’ose dire que la miséricorde étendra son aide ;
Celui qui trouve le chemin le plus court vers son cœur,
Celui qui vient avec de l’or et la courtise pour qu’elle soit gentille.
Elle ne tient pas compte du courage, des connaissances, de l’esprit ou de la naissance,
Elle ne pense pas au jeune homme — elle lui demande plutôt ce qu’il vaut.
Aucune peur féminine ne triomphe dans sa poitrine ferme,
Elle dirige le gouvernail et ajuste les voiles ;
Dans une petite barque, elle trouve le chemin du marché,
Tire sur les cordes ou dirige le bateau selon le vent :
Pendant ce temps, Hans, attaché devant, soumis à sa volonté,
Fume sa pipe et s’étonne de ses compétences.
Que la santé accompagne leurs efforts — qu’ils puissent continuer ainsi —
Malédiction à ma plume ! Quelles vertus ai-je décrites !
Est-ce là le goût général ? Non — répond la vérité —
Si l’on aime la beauté, sans aucune dissimulation,
Vois (là où le cercle social voulait apporter de la grâce)
Le bel habitant de New York qui ombrage son visage charmant ;
Elle, dès son plus jeune âge initiée aux conversations plus heureuses à la maison,
Préfère les travaux propres à son sexe ;
Loin des regards, elle pratique quelque art préféré,
Et laisse aux hommes plus robustes les tâches plus rudes.
Amer. Museum, VII, janvier-juin 1790, Appendice I-42, Phila.
CONSEILS POUR SURMONTER LES TRISTESSES DE WERTER.
Jeune homme égaré ! Ton amour, poussé à la folie,
A rejeté toute réflexion calme et tout raisonnement sobre.
Un peu de temps avait déjà montré que les charmes de Charlotte
S’étaient affaiblis et avaient pâli dans les bras de Werter :
Car la culpabilité et la méchanceté ne pouvaient jamais coexister avec toi ;
Et une amitié vertueuse t’a bientôt libéré.
Mais si tu avais triomphé de la chute de cette belle,
Alors, comme maintenant, tu aurais rencontré la balle fatale ;
Une douleur encore plus aiguë aurait frappé ton esprit
Que celle que ton âme meurtrie ressent aujourd’hui.
Personne n’ose dire que la miséricorde étendra son aide ;
Page 147
Mais qui, parmi eux, n’aurait pas eu peur,
Si, d’un baiser, tu avais trahi Charlotte.
—Laura.
Universal Asylum and Columbian Mag., V-269, oct. 1790, Phila.
ÉPITAPHE DU VENT
Par le regretté Dr Ladd.
Mass. Mag., III-114, fév. 1791, Boston.
[Également dans Amer. Museum, I-474, mai 1787, Phila.]
ELLA A TALE.
L’histoire raconte que Sivard, roi de Suède, entra en Norvège avec une armée nombreuse et commit les pires atrocités ; mais il fut finalement renversé, son armée mise en déroute, et lui-même tué par l’une de ces femmes qu’il avait brutalisées.
Entre les collines norvégiennes s’étend une plaine,
Formée par la nature pour les jeux ;
Le guerrier expérimenté et le jeune vaillant
S’y rendent pour les compétitions annuelles.
Au-dessus de leurs têtes pendait un front argenté,
Qui projetait une ombre abondante ;
De là semblaient jaillir ces mots majestueux—
« Des ennemis féroces envahissent vos jeux ! »
Ils levèrent les yeux — un guerrier apparut à leur vue ;
Il tenait haut sa lance,
Entièrement armé, d’une brillance insupportable,
Où dansaient des éclats éblouissants.
Un rayon de soleil occidental voltigeait autour de son casque ;
Il semblait plus qu’un homme ;
Et la voix qui résonna à leurs oreilles semblait venir d’un être plus que mortel.
« Ô fils de Norvège ! écoutez mon récit,
Si, d’un baiser, tu avais trahi Charlotte.
—Laura.
Universal Asylum and Columbian Mag., V-269, oct. 1790, Phila.
ÉPITAPHE DU VENT
Par le regretté Dr Ladd.
Mass. Mag., III-114, fév. 1791, Boston.
[Également dans Amer. Museum, I-474, mai 1787, Phila.]
ELLA A TALE.
L’histoire raconte que Sivard, roi de Suède, entra en Norvège avec une armée nombreuse et commit les pires atrocités ; mais il fut finalement renversé, son armée mise en déroute, et lui-même tué par l’une de ces femmes qu’il avait brutalisées.
Entre les collines norvégiennes s’étend une plaine,
Formée par la nature pour les jeux ;
Le guerrier expérimenté et le jeune vaillant
S’y rendent pour les compétitions annuelles.
Au-dessus de leurs têtes pendait un front argenté,
Qui projetait une ombre abondante ;
De là semblaient jaillir ces mots majestueux—
« Des ennemis féroces envahissent vos jeux ! »
Ils levèrent les yeux — un guerrier apparut à leur vue ;
Il tenait haut sa lance,
Entièrement armé, d’une brillance insupportable,
Où dansaient des éclats éblouissants.
Un rayon de soleil occidental voltigeait autour de son casque ;
Il semblait plus qu’un homme ;
Et la voix qui résonna à leurs oreilles semblait venir d’un être plus que mortel.
« Ô fils de Norvège ! écoutez mon récit,
Page 148
« Cessez, ô jeux rustiques ;
Sivard marche à travers la vallée de Dulvellon,
Cessez ces jeux de paix !
Le sanglant Sivard mène ses Suédois conquérants,
Il seme le chaos dans notre honte ;
L’homme, la femme et l’enfant saignent —
La Norvège n’est plus qu’un nom !
Le mari voit — malédiction sur la luxure du tyran —
Il voit sa belle épouse —
Sa vertu, sa valeur et son honneur réduits en poussière —
Ô où est la fierté de la Norvège !
Réveillez-vous ! Réveillez les Norvégiens ! Prenez vos armes,
Que les casques couvrent chaque front ;
Affrontons ces démons suédois dans la plaine,
Et anéantissons leurs triomphes.
Ah, si vous aviez vu ce que ces pauvres yeux ont vu !
C’est Sivard qui a commis cet acte —
Notre monarque aux cheveux blancs et notre reine impuissante,
Moi — oui, j’ai vu leur sang couler.
Leur fille Ella — non, je ne dirai pas !
Les Norvégiens ne doivent jamais demander —
Ne jamais entendre ce qu’a subi la servante royale ;
Je vois vos âmes en feu.
Oh, saisissez vos épées, vos lances, vos casques et
vos boucliers !
Oh, défendez votre renommée !
Sivard et la Suède menacent les champs de Norvège ;
Souvenez-vous du nom de Norvège. »
Il parla — les larmes coulent abondamment, une flamme ardente brûle dans les yeux des jeunes hommes,
La colère remplit chaque cœur honnête ;
Ils veulent effacer leurs taches avec le sang suédois.
Sivard marche à travers la vallée de Dulvellon,
Cessez ces jeux de paix !
Le sanglant Sivard mène ses Suédois conquérants,
Il seme le chaos dans notre honte ;
L’homme, la femme et l’enfant saignent —
La Norvège n’est plus qu’un nom !
Le mari voit — malédiction sur la luxure du tyran —
Il voit sa belle épouse —
Sa vertu, sa valeur et son honneur réduits en poussière —
Ô où est la fierté de la Norvège !
Réveillez-vous ! Réveillez les Norvégiens ! Prenez vos armes,
Que les casques couvrent chaque front ;
Affrontons ces démons suédois dans la plaine,
Et anéantissons leurs triomphes.
Ah, si vous aviez vu ce que ces pauvres yeux ont vu !
C’est Sivard qui a commis cet acte —
Notre monarque aux cheveux blancs et notre reine impuissante,
Moi — oui, j’ai vu leur sang couler.
Leur fille Ella — non, je ne dirai pas !
Les Norvégiens ne doivent jamais demander —
Ne jamais entendre ce qu’a subi la servante royale ;
Je vois vos âmes en feu.
Oh, saisissez vos épées, vos lances, vos casques et
vos boucliers !
Oh, défendez votre renommée !
Sivard et la Suède menacent les champs de Norvège ;
Souvenez-vous du nom de Norvège. »
Il parla — les larmes coulent abondamment, une flamme ardente brûle dans les yeux des jeunes hommes,
La colère remplit chaque cœur honnête ;
Ils veulent effacer leurs taches avec le sang suédois.
Page 149
Chaque pensée fut exprimée.
Alors Rollo aux cheveux roux, avançant avec fureur, s’écria :
« Qui que tu sois, descends !
Nous vivons sur les collines, soumis à toutes les épreuves,
Et la guerre est notre lot.
Laissez Sivard venir, nous affronterons le tyran ici :
Mais toi, étranger, descends. »
Il vint — Le vieux Athold le regarda d’un air sévère ;
Il le regarda — puis cessa de froncer les sourcils.
« Soit qu’Athold ait oublié le visage de son monarque,
Soit que tu sois vraiment son fils !
Eric, de la noble lignée royale de Norvège ! » —
Les nouvelles se répandirent rapidement.
Avec des cris, ils se pressèrent pour voir le beau chef ;
Le vieillard baisa sa main :
De part et d’autre, les marques de tristesse apparaissaient rapidement,
Puis Athold s’adressa à l’assemblée —
« Fils de Norvège, retournez chez vous,
Prenez épée et bouclier,
Et avant que les teintes pourpres du matin n’illuminent l’air,
Affrontez Eric sur le champ de bataille.
« Ô prince ! va avec le vieux Athold,
Et dors un sommeil réparateur ;
Athold chantera pour apaiser la douleur qui monte,
Ou brisera sa harpe et pleurera ! »
C’était la nuit — Dans la salle d’Athold, chacun prit sa place ;
Il chanta comme à d’autres moments ;
Les larmes coulaient rapidement sur le visage du héros,
Et des gémissements répondirent.
Le matin arriva, lumineux ; et, armés de leurs armes usées,
Alors Rollo aux cheveux roux, avançant avec fureur, s’écria :
« Qui que tu sois, descends !
Nous vivons sur les collines, soumis à toutes les épreuves,
Et la guerre est notre lot.
Laissez Sivard venir, nous affronterons le tyran ici :
Mais toi, étranger, descends. »
Il vint — Le vieux Athold le regarda d’un air sévère ;
Il le regarda — puis cessa de froncer les sourcils.
« Soit qu’Athold ait oublié le visage de son monarque,
Soit que tu sois vraiment son fils !
Eric, de la noble lignée royale de Norvège ! » —
Les nouvelles se répandirent rapidement.
Avec des cris, ils se pressèrent pour voir le beau chef ;
Le vieillard baisa sa main :
De part et d’autre, les marques de tristesse apparaissaient rapidement,
Puis Athold s’adressa à l’assemblée —
« Fils de Norvège, retournez chez vous,
Prenez épée et bouclier,
Et avant que les teintes pourpres du matin n’illuminent l’air,
Affrontez Eric sur le champ de bataille.
« Ô prince ! va avec le vieux Athold,
Et dors un sommeil réparateur ;
Athold chantera pour apaiser la douleur qui monte,
Ou brisera sa harpe et pleurera ! »
C’était la nuit — Dans la salle d’Athold, chacun prit sa place ;
Il chanta comme à d’autres moments ;
Les larmes coulaient rapidement sur le visage du héros,
Et des gémissements répondirent.
Le matin arriva, lumineux ; et, armés de leurs armes usées,
Page 150
Les vétérans rustiques arrivèrent :
Et de nombreux jeunes, inexpérimentés face aux périls,
Portaient désormais le nom de patriotes.
Ils entendirent de loin le bruit de l’armée de Sivard ;
Le jeune Eric frappa son bouclier ;
Puis il brandit haut sa lourde lance,
Et la fit tournoyer sur le champ de bataille.
Venaient ensuite l’aîné Athold, le fort Rollo ;
Le noir Calmar levait sa masse ;
Culullin, Marco, Streno se précipitaient,
Avec toute cette race robuste.
Le Suédois arriva avec fureur ; fier de sa force et de son nombre,
Il méprisait ses ennemis faibles ;
Mais bientôt le rugissement de la bataille retentit,
Et de nombreux Suédois tombèrent.
Le fort Rollo tua le redoutable Olaus ;
Quinze hommes saignèrent à côté de lui ;
L’aîné Athold fracassa la tête du brave Adolphus,
Dans toute sa fierté juvénile.
Mais Eric ! Eric ! résonna autour du champ de bataille ;
Il continuait de crier vers Sivard ;
Les Suédois, haletants, gisaient amassés au sol —
Sivard ! Les collines se repliaient.
Dans sa fureur, Sivard saisit son bouclier brillant,
Son armure, son casque et sa lance ;
Il monta sur son char et tonna sur le champ de bataille ;
Désormais, la Norvège ne connaît plus la peur.
Le grand Rollo tomba sous son bras redoutable ;
Ses chevaux étaient tachés de sang ;
Le jeune Eric sourit en entendant les cris de guerre.
Et de nombreux jeunes, inexpérimentés face aux périls,
Portaient désormais le nom de patriotes.
Ils entendirent de loin le bruit de l’armée de Sivard ;
Le jeune Eric frappa son bouclier ;
Puis il brandit haut sa lourde lance,
Et la fit tournoyer sur le champ de bataille.
Venaient ensuite l’aîné Athold, le fort Rollo ;
Le noir Calmar levait sa masse ;
Culullin, Marco, Streno se précipitaient,
Avec toute cette race robuste.
Le Suédois arriva avec fureur ; fier de sa force et de son nombre,
Il méprisait ses ennemis faibles ;
Mais bientôt le rugissement de la bataille retentit,
Et de nombreux Suédois tombèrent.
Le fort Rollo tua le redoutable Olaus ;
Quinze hommes saignèrent à côté de lui ;
L’aîné Athold fracassa la tête du brave Adolphus,
Dans toute sa fierté juvénile.
Mais Eric ! Eric ! résonna autour du champ de bataille ;
Il continuait de crier vers Sivard ;
Les Suédois, haletants, gisaient amassés au sol —
Sivard ! Les collines se repliaient.
Dans sa fureur, Sivard saisit son bouclier brillant,
Son armure, son casque et sa lance ;
Il monta sur son char et tonna sur le champ de bataille ;
Désormais, la Norvège ne connaît plus la peur.
Le grand Rollo tomba sous son bras redoutable ;
Ses chevaux étaient tachés de sang ;
Le jeune Eric sourit en entendant les cris de guerre.
Page 151
Et il vola pour arrêter l’inondation.
Il rugissait, il écumait — la lance assoiffée volait avec fureur,
Le premier cheval tomba :
Stupéfait, Sivard ressentit une peur inhabituelle,
« Tyran, tu es condamné à saigner ! »
Le jeune homme se leva — l’épée s’enfonça profondément,
Dans le front du tyran :
Les Suédois s’envolèrent rapidement, abandonnant leur maître haï,
Son orgueil puissant fut abattu.
Désormais, les fils de Norvège saluent leur grand libérateur,
Mais voilà ! il saigne ! il tombe !
Le vieux Athold enlève son casque et son armure brillante,
Et il invoque ses dieux.
Il soulève le casque, et sur le cou neigeux
Les cheveux soyeux tombent rapidement —
Si seulement ces membres pouvaient être arrêtés par le conquérant Sivard !
Ô pouvoir du grand désespoir !
La vie s’épuise vite — elle lève sa tête languide,
Elle tente de lever la main pour saluer ;
Elle avoue à tous, dit la belle Ella —
« Merci, merci, braves compagnons :
« La liberté vous récompense — rien d’autre Ella ne peut donner,
« Prostrée, pauvre Ella gît ;
« Sivard est mort ! Et Ella ne veut pas vivre. »
Elle saigne — elle s’évanouit — elle meurt !
N. Y. Mag. or Lit. Repos., II-235, avril 1791, N. Y.
PAYSAN DES ALPES.
Là où des falaises se dressent sous la couronne d’hiver,
Et à travers des forêts sombres de pins tout autour,
Dans les profonds ravins, les torrents enneigés éclaboussent.
Il rugissait, il écumait — la lance assoiffée volait avec fureur,
Le premier cheval tomba :
Stupéfait, Sivard ressentit une peur inhabituelle,
« Tyran, tu es condamné à saigner ! »
Le jeune homme se leva — l’épée s’enfonça profondément,
Dans le front du tyran :
Les Suédois s’envolèrent rapidement, abandonnant leur maître haï,
Son orgueil puissant fut abattu.
Désormais, les fils de Norvège saluent leur grand libérateur,
Mais voilà ! il saigne ! il tombe !
Le vieux Athold enlève son casque et son armure brillante,
Et il invoque ses dieux.
Il soulève le casque, et sur le cou neigeux
Les cheveux soyeux tombent rapidement —
Si seulement ces membres pouvaient être arrêtés par le conquérant Sivard !
Ô pouvoir du grand désespoir !
La vie s’épuise vite — elle lève sa tête languide,
Elle tente de lever la main pour saluer ;
Elle avoue à tous, dit la belle Ella —
« Merci, merci, braves compagnons :
« La liberté vous récompense — rien d’autre Ella ne peut donner,
« Prostrée, pauvre Ella gît ;
« Sivard est mort ! Et Ella ne veut pas vivre. »
Elle saigne — elle s’évanouit — elle meurt !
N. Y. Mag. or Lit. Repos., II-235, avril 1791, N. Y.
PAYSAN DES ALPES.
Là où des falaises se dressent sous la couronne d’hiver,
Et à travers des forêts sombres de pins tout autour,
Dans les profonds ravins, les torrents enneigés éclaboussent.
Page 152
Dans quelque creux, abrité des tempêtes,
Le paysan des Alpes construit sa cabane,
Et bâtit son humble et heureux foyer.
Non enviée est la riche demeure,
Qui, bien en bas, dans la plaine,
Ondule de ses vastes récoltes et de ses oliveraies ;
Plus chère à lui est sa chaumière, au toit de feuilles de bananier,
Où son cœur sans ambition s’est longtemps attaché,
Y trouvant tout ce qu’il désire, tout ce qu’il aime.
Là demeure la maîtresse de son cœur,
Et l’Amour, qui enseigne toutes les arts,
Lui a ordonné de décorer cet endroit avec le plus grand soin ;
En empruntant au val son sol fertile,
Il gravit l’escarpement avec patience,
Pour y planter ses fleurs préférées.
Avec des buissons indigènes, une plante résistante,
Là trouve place le myrte vert,
Et des roses, aux feuilles ruisselantes de rosée ;
Tandis que, depuis les pentes abruptes et enchevêtrées des rochers,
La baie alpine apparaît, fleurie et pleine de fruits,
Et, rougissante, se mêle à la vigne.
Les produits simples de son jardin,
Préparés pour lui par des mains chéries,
Forment tout le petit luxe qu’il connaît :
Et par ces mêmes mains délicates sont étalés
Les tapis de velours offerts par la chamois,
Qui forment le lit où, dans ses bras, il trouve le repos.
Mais loin de cette demeure paisible,
Des tonnerres sombres s’amoncellent le long de son chemin,
Le vent hurle sauvagement, les éclairs fusent comme des flèches,
Et bientôt les rochers murmurent à nouveau ;
Son cœur faible tremble tandis qu’il avance ;
Inquiet, il écoute le fracas.
Le paysan des Alpes construit sa cabane,
Et bâtit son humble et heureux foyer.
Non enviée est la riche demeure,
Qui, bien en bas, dans la plaine,
Ondule de ses vastes récoltes et de ses oliveraies ;
Plus chère à lui est sa chaumière, au toit de feuilles de bananier,
Où son cœur sans ambition s’est longtemps attaché,
Y trouvant tout ce qu’il désire, tout ce qu’il aime.
Là demeure la maîtresse de son cœur,
Et l’Amour, qui enseigne toutes les arts,
Lui a ordonné de décorer cet endroit avec le plus grand soin ;
En empruntant au val son sol fertile,
Il gravit l’escarpement avec patience,
Pour y planter ses fleurs préférées.
Avec des buissons indigènes, une plante résistante,
Là trouve place le myrte vert,
Et des roses, aux feuilles ruisselantes de rosée ;
Tandis que, depuis les pentes abruptes et enchevêtrées des rochers,
La baie alpine apparaît, fleurie et pleine de fruits,
Et, rougissante, se mêle à la vigne.
Les produits simples de son jardin,
Préparés pour lui par des mains chéries,
Forment tout le petit luxe qu’il connaît :
Et par ces mêmes mains délicates sont étalés
Les tapis de velours offerts par la chamois,
Qui forment le lit où, dans ses bras, il trouve le repos.
Mais loin de cette demeure paisible,
Des tonnerres sombres s’amoncellent le long de son chemin,
Le vent hurle sauvagement, les éclairs fusent comme des flèches,
Et bientôt les rochers murmurent à nouveau ;
Son cœur faible tremble tandis qu’il avance ;
Inquiet, il écoute le fracas.
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De la glace fissurée ! — Ô, homme de douleur !
Sur son cher lit — une masse de neige,
Arrachée par la tempête au rocher au-dessus,
Est tombée — et a enseveli dans sa poitrine de marbre,
Tout ce que pour lui — malheureux — possédait le monde :
Son foyer, son bonheur, son amour !
Le pleureur, le cœur brisé, reste stupéfait !
Ses yeux sont vitreux — ses mains convulsées,
Une agonie insupportable lui coupe le souffle ;
Écrasé par le poids insupportable du désespoir,
Il cherche frénétiquement la plus haute cime de la montagne,
Et cherche tête baissée du répit dans la mort.
Un destin trop semblable est le mien,
Mais moi — je gémissais dans une douleur persistante,
Et je déplore encore ma dernière félicité ;
Froide, froide est devenue pour moi cette chère poitrine,
Où ce pauvre cœur avait tendrement établi son foyer,
Et l’amour et le bonheur ne m’appartiennent plus.
N. Y. Mag., ou Lit. Repos., III-443, juillet 1792, N. Y.
E L L A . U N RÉCIT .
Lady’s Mag. and Repos., I-97, janvier 1793, Phila.
[Également dans N. Y. Mag. or Lit. Repos., II-235, avril 1791, N. Y.]
UN APERÇU GÉNÉRAL DE LA SUISE
ET DES ALPES, AVEC UNE ANECDOTE ÉMOUVANTE.
Mais revenons à nos Alpes. Ici, des rochers sauvages d’une hauteur inaccessible ; là, des torrents jaillissant, pour ainsi dire, des nuages, et roulant le long des précipices escarpés :
La joyeuse traînée
De brouillard, épaisse, formant des silhouettes romantiques,
Peut peut-être éveiller votre admiration, mais pas dépasser les limites de votre imagination. Mais comment pourrais-je vous donner une idée des beautés toujours changeantes et accidentelles de ce paysage majestueux !
Parfois, la tempête aux ailes de vapeur, filant le long d’une vallée solitaire, y projette une ombre solennelle, tandis que tout autour brille de toute la splendeur du midi. Soudain, tout est
Sur son cher lit — une masse de neige,
Arrachée par la tempête au rocher au-dessus,
Est tombée — et a enseveli dans sa poitrine de marbre,
Tout ce que pour lui — malheureux — possédait le monde :
Son foyer, son bonheur, son amour !
Le pleureur, le cœur brisé, reste stupéfait !
Ses yeux sont vitreux — ses mains convulsées,
Une agonie insupportable lui coupe le souffle ;
Écrasé par le poids insupportable du désespoir,
Il cherche frénétiquement la plus haute cime de la montagne,
Et cherche tête baissée du répit dans la mort.
Un destin trop semblable est le mien,
Mais moi — je gémissais dans une douleur persistante,
Et je déplore encore ma dernière félicité ;
Froide, froide est devenue pour moi cette chère poitrine,
Où ce pauvre cœur avait tendrement établi son foyer,
Et l’amour et le bonheur ne m’appartiennent plus.
N. Y. Mag., ou Lit. Repos., III-443, juillet 1792, N. Y.
E L L A . U N RÉCIT .
Lady’s Mag. and Repos., I-97, janvier 1793, Phila.
[Également dans N. Y. Mag. or Lit. Repos., II-235, avril 1791, N. Y.]
UN APERÇU GÉNÉRAL DE LA SUISE
ET DES ALPES, AVEC UNE ANECDOTE ÉMOUVANTE.
Mais revenons à nos Alpes. Ici, des rochers sauvages d’une hauteur inaccessible ; là, des torrents jaillissant, pour ainsi dire, des nuages, et roulant le long des précipices escarpés :
La joyeuse traînée
De brouillard, épaisse, formant des silhouettes romantiques,
Peut peut-être éveiller votre admiration, mais pas dépasser les limites de votre imagination. Mais comment pourrais-je vous donner une idée des beautés toujours changeantes et accidentelles de ce paysage majestueux !
Parfois, la tempête aux ailes de vapeur, filant le long d’une vallée solitaire, y projette une ombre solennelle, tandis que tout autour brille de toute la splendeur du midi. Soudain, tout est
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Sombre et morose ; le tonnerre roule de rocher en rocher, jusqu’à ce que l’écho semble épuisé par cette répétition effrayante. Ajoutez à cela l’approche progressive du soir, le dernier rayon de soleil qui disparaît au sommet des montagnes, le crépuscule qui retarde encore l’arrivée de la nuit, jusqu’à ce que la lune levée continue, dans sa lumière, d’évoquer les splendeurs passées :
Maintenant, tout est en repos – et avant que l’homme fatigué ne se lève pour travailler dans les prairies en hauteur, la muse, inspirée par la nature, ne va-t-elle pas composer une mélodie pour l’accueillir à l’aube ?
Oh ! Qu’elle lui dise que le cœur sensible, souvent guidé par ses souvenirs vers les pentes des montagnes, cherchera ces bénédictions que la richesse ne peut jamais offrir, et souhaitera partager la tranquillité de son refuge.
Là où chaque passion vile trouve le repos, l’homme sait apprécier chaque don de la nature : il fuit la tempête pour se réfugier dans le sein de celle qu’il aime, et là, en paix, il attend des cieux plus sereins.
Dites-moi, vous, fiers fils de la fortune et du pouvoir : pouvez-vous comparer vos joies à celles-ci ? Le triomphe absolu de l’ambition, même face aux tempêtes, peut-il apaiser vos angoisses ?
Ou bien celui qui vit dans cette cabane solitaire, qui regarde avec pitié votre splendeur, satisfait de son sort modeste mais indépendant, révélera-t-il la misère d’être grand ?
Inconnus de vous, l’enfant sans abri, le pèlerin sans ami, ou le pauvre affamé ; ceux que vous donnez sans réfléchir ne sont pas abandonnés : mais la main qui les nourrit les chasse de votre porte.
Ici, la charité cruelle ne fait aucun don ; elle insulte la grande détresse tout en tentant de l’aider ; le cœur qui accueille partage toutes les peines.
Maintenant, tout est en repos – et avant que l’homme fatigué ne se lève pour travailler dans les prairies en hauteur, la muse, inspirée par la nature, ne va-t-elle pas composer une mélodie pour l’accueillir à l’aube ?
Oh ! Qu’elle lui dise que le cœur sensible, souvent guidé par ses souvenirs vers les pentes des montagnes, cherchera ces bénédictions que la richesse ne peut jamais offrir, et souhaitera partager la tranquillité de son refuge.
Là où chaque passion vile trouve le repos, l’homme sait apprécier chaque don de la nature : il fuit la tempête pour se réfugier dans le sein de celle qu’il aime, et là, en paix, il attend des cieux plus sereins.
Dites-moi, vous, fiers fils de la fortune et du pouvoir : pouvez-vous comparer vos joies à celles-ci ? Le triomphe absolu de l’ambition, même face aux tempêtes, peut-il apaiser vos angoisses ?
Ou bien celui qui vit dans cette cabane solitaire, qui regarde avec pitié votre splendeur, satisfait de son sort modeste mais indépendant, révélera-t-il la misère d’être grand ?
Inconnus de vous, l’enfant sans abri, le pèlerin sans ami, ou le pauvre affamé ; ceux que vous donnez sans réfléchir ne sont pas abandonnés : mais la main qui les nourrit les chasse de votre porte.
Ici, la charité cruelle ne fait aucun don ; elle insulte la grande détresse tout en tentant de l’aider ; le cœur qui accueille partage toutes les peines.
Page 155
Et seule la pitié subsiste là où rien ne peut être réparé.
Telles sont les scènes, mon cher Seigneur, telle est l’hospitalité que je m’apprête à quitter. Je ne sais pourquoi j’ai voulu mettre leurs vertus en vers, si ce n’est parce que ma prose commençait à marcher sur des échasses, ou parce que j’ai confondu un enthousiasme passager avec une inspiration poétique. En fait, chaque pensée et chaque conception est si élevées au-dessus du cours ordinaire des idées que l’erreur est excusable, d’autant plus lorsque le poète imaginaire commence par :
Sublimi seriens sidera vertice.
Adieu,
Toujours vôtre.
Lady’s Mag. and Repos., I-253, mai 1793, Philadelphie.
Un proverbe néerlandais.
Weekly Museum, VII, 14 mars 1795, New York.
[Également dans Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.]
Un proverbe néerlandais.
Phila. Minerva, I, 16 mai 1795, Philadelphie.
[Également dans Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.]
VERS DU ROI DE PRUSSE.
Rural Mag. or Vt. Repos., I-494, octobre 1795, Rutland.
[Même texte que dans The Relaxation of War in Amer. Mag. or Mo. Chron., I-440, juin 1758, Philadelphie.]
Pour le Weekly Museum.
LE CHÂTEAU GOTHIQUE.
« Les jours de chevalerie sont révolus. »
Lettre de Burke sur la Révolution française.
Regardez ! maintenant le paysage s’estompe,
Alors que la sphère du jour s’envole vers l’ouest :
Voyez apparaître la nuit solennelle,
Avec le silence pour compagnon calme.
Écoutez ! la côte agitée résonne,
Alors que les vagues rebondissent contre les rochers :
Rochers, sur les fronts saillants desquels…
Telles sont les scènes, mon cher Seigneur, telle est l’hospitalité que je m’apprête à quitter. Je ne sais pourquoi j’ai voulu mettre leurs vertus en vers, si ce n’est parce que ma prose commençait à marcher sur des échasses, ou parce que j’ai confondu un enthousiasme passager avec une inspiration poétique. En fait, chaque pensée et chaque conception est si élevées au-dessus du cours ordinaire des idées que l’erreur est excusable, d’autant plus lorsque le poète imaginaire commence par :
Sublimi seriens sidera vertice.
Adieu,
Toujours vôtre.
Lady’s Mag. and Repos., I-253, mai 1793, Philadelphie.
Un proverbe néerlandais.
Weekly Museum, VII, 14 mars 1795, New York.
[Également dans Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.]
Un proverbe néerlandais.
Phila. Minerva, I, 16 mai 1795, Philadelphie.
[Également dans Boston Mag., III-81, février 1786, Boston.]
VERS DU ROI DE PRUSSE.
Rural Mag. or Vt. Repos., I-494, octobre 1795, Rutland.
[Même texte que dans The Relaxation of War in Amer. Mag. or Mo. Chron., I-440, juin 1758, Philadelphie.]
Pour le Weekly Museum.
LE CHÂTEAU GOTHIQUE.
« Les jours de chevalerie sont révolus. »
Lettre de Burke sur la Révolution française.
Regardez ! maintenant le paysage s’estompe,
Alors que la sphère du jour s’envole vers l’ouest :
Voyez apparaître la nuit solennelle,
Avec le silence pour compagnon calme.
Écoutez ! la côte agitée résonne,
Alors que les vagues rebondissent contre les rochers :
Rochers, sur les fronts saillants desquels…
Page 156
Le samphire, nourri par les vagues agitées, pousse.
Voici ! Les rayons lointains du phare
Jouent sur l’étendue des eaux,
Amicaux envers le navire qui se dirige vers le port,
Symbole de veille pour le marin.
Regardez ! Cette sombre tour gothique,
—Où le meurtre régnait souvent avec sourire,—
Des donjons effrayants de troupes vaincues,
—Écoutez ! Les cris des fantômes errants !—
Maintenant une double obscurité s’étend
Sur le sommet lugubre de chaque tour,
Tandis que, au cri funeste de la chouette,
Les joies importunes s’enfuient effrayées.
Ô murs vengeurs, construits pour la ruine !
Scènes maudites de fautes nées de l’enfer !
Terribles furent vos alarmes féroces—
Hélas ! Le garde crie : « Aux armes ! »
Combien de barons furent tués ici,
Enchaînés dans leurs armures en vain !—
Combien de vassaux féodaux moururent,
Alors que la marée rouge de la vie reflua !
Quelles souffrances secrètes y étaient enfermées !
Quelle agonie ces malheureux durent endurer !
Lorsqu’ils étaient prisonniers dans vos cellules noires,
Victimes choisies par l’oppression.
Comme cette tour rude se dresse sombrement !
Ne semble-t-elle pas pencher vers le sol ?
Elle regarde, avec un orgueil méprisant,
La plaine étendue à perte de vue.
C’est ici que je trace les temps féodaux ;
Voici ! Les rayons lointains du phare
Jouent sur l’étendue des eaux,
Amicaux envers le navire qui se dirige vers le port,
Symbole de veille pour le marin.
Regardez ! Cette sombre tour gothique,
—Où le meurtre régnait souvent avec sourire,—
Des donjons effrayants de troupes vaincues,
—Écoutez ! Les cris des fantômes errants !—
Maintenant une double obscurité s’étend
Sur le sommet lugubre de chaque tour,
Tandis que, au cri funeste de la chouette,
Les joies importunes s’enfuient effrayées.
Ô murs vengeurs, construits pour la ruine !
Scènes maudites de fautes nées de l’enfer !
Terribles furent vos alarmes féroces—
Hélas ! Le garde crie : « Aux armes ! »
Combien de barons furent tués ici,
Enchaînés dans leurs armures en vain !—
Combien de vassaux féodaux moururent,
Alors que la marée rouge de la vie reflua !
Quelles souffrances secrètes y étaient enfermées !
Quelle agonie ces malheureux durent endurer !
Lorsqu’ils étaient prisonniers dans vos cellules noires,
Victimes choisies par l’oppression.
Comme cette tour rude se dresse sombrement !
Ne semble-t-elle pas pencher vers le sol ?
Elle regarde, avec un orgueil méprisant,
La plaine étendue à perte de vue.
C’est ici que je trace les temps féodaux ;
Page 157
Le pouvoir du seigneur — la honte des pauvres —
Ici, tandis qu’il se forme, tous peuvent voir
« Un monument de chevalerie. »
Orlando.
13 août 1796.
Weekly Museum, IX, 13 août 1796, N.Y.
PAYSAN DES ALPES.
Phila. Minerva, III, 19 août 1797, Phila.
[Également dans N.Y. Mag. ou Lit. Repos., III-443, juillet 1792, N.Y.]
LE ROI DE L’EAU DE PRUSSE.
Rural Mag., I, 21 juillet 1798, Newark.
[Identique à The Relaxation of War dans Amer. Mag. ou Mo. Chron., I-440, juin 1758, Phila.]
LE ROI DE L’EAU.
Une ballade danoise. Par l’auteur d’Alonzo le Brave.
[Le poème suit.]
Depuis que j’ai écrit ces strophes, j’ai rencontré deux vieilles ballades écossaises qui présentent une certaine ressemblance avec « Le Roi de l’Eau » ; l’une s’intitule « May Colvin » et raconte l’histoire de la fille d’un roi qui fut séduite hors de la maison de son père par un faux Sir John ; l’autre, intitulée « Clerk Colvin », traite d’un jeune homme tombé dans les filets d’une fausse sirène ; cette dernière présente en effet une ressemblance encore plus étrange avec la tradition danoise de « La Fille du Roi des Aulnes ». Le fragment de « Le Roi de l’Eau » peut être trouvé dans « Herder’s Volkslieder ».
De nombreuses recherches ont été menées au sujet des monarques primitifs mentionnés quelques pages auparavant ; je dois informer mes lecteurs que tout ce que je sais concernant le Roi de l’Eau (appelé dans la traduction allemande « Der Wasser-Mann ») et le Roi des Aulnes (appelé en allemand Erlkönig) provient de la ballade précédente ainsi que de deux autres que j’insérerai ici. Quant au Roi du Feu et au Roi des Nuages, ils sont entièrement de ma propre création ; mais si mes lecteurs souhaitent attribuer leur naissance au « Comte de Gabalis », ils en sont les bienvenus.
Weekly Mag., III-92, 18 août 1798, Phila.
[J. G. Herder, Der Wassermann dans le Quatrième Livre (Nordische Lieder) de Stimmen der Völker in Liedern. Traduit de l’allemand.
M. G. Lewis, The Monk and Tales of Wonder. Cf. note sur Le Roi des Aulnes dans Weekly Mag., III-93, 18 août 1798.]
BONNE CHANCE, CHARLOTTE, DE LA PART DE WERTER.
Ici, tandis qu’il se forme, tous peuvent voir
« Un monument de chevalerie. »
Orlando.
13 août 1796.
Weekly Museum, IX, 13 août 1796, N.Y.
PAYSAN DES ALPES.
Phila. Minerva, III, 19 août 1797, Phila.
[Également dans N.Y. Mag. ou Lit. Repos., III-443, juillet 1792, N.Y.]
LE ROI DE L’EAU DE PRUSSE.
Rural Mag., I, 21 juillet 1798, Newark.
[Identique à The Relaxation of War dans Amer. Mag. ou Mo. Chron., I-440, juin 1758, Phila.]
LE ROI DE L’EAU.
Une ballade danoise. Par l’auteur d’Alonzo le Brave.
[Le poème suit.]
Depuis que j’ai écrit ces strophes, j’ai rencontré deux vieilles ballades écossaises qui présentent une certaine ressemblance avec « Le Roi de l’Eau » ; l’une s’intitule « May Colvin » et raconte l’histoire de la fille d’un roi qui fut séduite hors de la maison de son père par un faux Sir John ; l’autre, intitulée « Clerk Colvin », traite d’un jeune homme tombé dans les filets d’une fausse sirène ; cette dernière présente en effet une ressemblance encore plus étrange avec la tradition danoise de « La Fille du Roi des Aulnes ». Le fragment de « Le Roi de l’Eau » peut être trouvé dans « Herder’s Volkslieder ».
De nombreuses recherches ont été menées au sujet des monarques primitifs mentionnés quelques pages auparavant ; je dois informer mes lecteurs que tout ce que je sais concernant le Roi de l’Eau (appelé dans la traduction allemande « Der Wasser-Mann ») et le Roi des Aulnes (appelé en allemand Erlkönig) provient de la ballade précédente ainsi que de deux autres que j’insérerai ici. Quant au Roi du Feu et au Roi des Nuages, ils sont entièrement de ma propre création ; mais si mes lecteurs souhaitent attribuer leur naissance au « Comte de Gabalis », ils en sont les bienvenus.
Weekly Mag., III-92, 18 août 1798, Phila.
[J. G. Herder, Der Wassermann dans le Quatrième Livre (Nordische Lieder) de Stimmen der Völker in Liedern. Traduit de l’allemand.
M. G. Lewis, The Monk and Tales of Wonder. Cf. note sur Le Roi des Aulnes dans Weekly Mag., III-93, 18 août 1798.]
BONNE CHANCE, CHARLOTTE, DE LA PART DE WERTER.
Page 158
« Ce sont les larmes des choses ; elles touchent l’esprit des mortels. »
Virgile, Énéide, I-466.
Le conflit est terminé — ah ! belle jeune fille, adieu !
Devant ces lignes tristes, ces mots d’adieu,
Avant que les champs ne s’éclairent à l’aube,
Ton Werter repose sous la tombe silencieuse :
Plus jamais il ne verra les beautés du jour,
Plus jamais il n’entendra ta voix céleste,
Il ne pourra plus s’asseoir, émerveillé, pour t’écouter parler,
Ni te suivre lors de promenades du soir,
Le long des rives des fleuves sinueux,
À travers les champs verts ou dans les bois ombragés.
Ô ! Charlotte ! Lorsque tu verras les eaux monter,
Et les tempêtes hivernales descendre du ciel,
Cette obscurité aquatique qui remplit la plaine en bas,
Et autour, rien que des étendues désolées de neige ;
Ne soupireras-tu pas alors de tristesse,
Pour les plaisirs perdus d’une soirée d’été,
Te rappelant le temps où tu voyais si souvent
Ton malheureux amant sur les verts prairiers,
Ou arrivant du bosquet par la vallée,
Pour contempler tes charmes et languir d’un amour sans espoir,
Contempler ta silhouette angélique, car sans elle,
Le monde m’apparaissait comme un vide infini.
Comme pour les marins, lorsque, depuis le ciel de minuit,
Les rayons brillants de la lune apparaissent dans toute leur splendeur,
Pour les guider à travers les plaines aquatiques,
Ou pour les ramener sur leurs côtes natales ;
Ainsi, Charlotte, je ne pouvais voir d’autre joie
Que de passer les jours vides à te contempler,
De vivre dans tes joies ou de mourir dans tes peines,
« Et de boire un poison délicieux issu de ton regard »,
Comme l’insecte perdu qui vole autour de la bougie,
Et court vers la flamme fatale qui le tuera.
Mais, Charlotte, maintenant ces joies éphémères sont parties,
Et Werter sombre parmi les morts silencieux,
Loin des espoirs brillants de la vie, à jamais disparus.
Virgile, Énéide, I-466.
Le conflit est terminé — ah ! belle jeune fille, adieu !
Devant ces lignes tristes, ces mots d’adieu,
Avant que les champs ne s’éclairent à l’aube,
Ton Werter repose sous la tombe silencieuse :
Plus jamais il ne verra les beautés du jour,
Plus jamais il n’entendra ta voix céleste,
Il ne pourra plus s’asseoir, émerveillé, pour t’écouter parler,
Ni te suivre lors de promenades du soir,
Le long des rives des fleuves sinueux,
À travers les champs verts ou dans les bois ombragés.
Ô ! Charlotte ! Lorsque tu verras les eaux monter,
Et les tempêtes hivernales descendre du ciel,
Cette obscurité aquatique qui remplit la plaine en bas,
Et autour, rien que des étendues désolées de neige ;
Ne soupireras-tu pas alors de tristesse,
Pour les plaisirs perdus d’une soirée d’été,
Te rappelant le temps où tu voyais si souvent
Ton malheureux amant sur les verts prairiers,
Ou arrivant du bosquet par la vallée,
Pour contempler tes charmes et languir d’un amour sans espoir,
Contempler ta silhouette angélique, car sans elle,
Le monde m’apparaissait comme un vide infini.
Comme pour les marins, lorsque, depuis le ciel de minuit,
Les rayons brillants de la lune apparaissent dans toute leur splendeur,
Pour les guider à travers les plaines aquatiques,
Ou pour les ramener sur leurs côtes natales ;
Ainsi, Charlotte, je ne pouvais voir d’autre joie
Que de passer les jours vides à te contempler,
De vivre dans tes joies ou de mourir dans tes peines,
« Et de boire un poison délicieux issu de ton regard »,
Comme l’insecte perdu qui vole autour de la bougie,
Et court vers la flamme fatale qui le tuera.
Mais, Charlotte, maintenant ces joies éphémères sont parties,
Et Werter sombre parmi les morts silencieux,
Loin des espoirs brillants de la vie, à jamais disparus.
Page 159
Sa mémoire perdue, et même son nom inconnu,
Viendra le moment où, dans cet esprit vide,
Le plus cher des amis ne trouvera aucune trace de moi ;
Où même ma famille entendra parler de mon triste sort,
Et verra ma tombe en train de se décomposer sans verser une larme,
En pensant aux faibles impressions de l’esprit,
Qui s’évanouissent comme des rêves de minuit, ne laissant aucune trace derrière elles.
Ce soir, j’ai erré à travers chaque paysage magnifique,
Chaque vallée fertile, chaque terrain verdoyant,
Pensif et triste, j’ai contemplé les flots tumultueux ;
Et les vents violents perturbaient la forêt silencieuse.
J’ai vu la grande sphère du soleil, brillante de splendeur,
Descendre derrière les vagues occidentales dans la nuit ;
Alors que sur la colline je me tenais pour voir ses rayons,
Je l’ai vue sombrer dans les flots salés,
Mon cœur fut accablé de douleurs doubles,
Et le dernier espoir de la vie quitta ma poitrine palpitante ;
Le vaste spectacle du monde fut à jamais caché à ma vue,
Et tout fut plongé dans une nuit éternelle.
Ah ! Ne connaîtrai-je jamais plus ton image,
Dans ces régions tragiques de misère et de douleur,
Ou y a-t-il encore un lieu au ciel prévu,
Pour les mortels malchanceux par l’esprit éternel,
Quelque vallée sinueuse, ou quelque bosquet ombragé,
Quelques demeures heureuses dans les royaumes célestes,
Où l’ombre de Charlotte et la mienne pourront un jour se rencontrer,
Nos souffrances terminées et notre bonheur complet,
Dans les régions lumineuses de la lumière éternelle,
Où tout est joie parfaite et plaisir pur.
Lorsqu’un soir d’été vous vous aventurez
À travers la vallée étroite, ou sur la large route,
Ou dans le cimetière, à travers les arbres ombragés,
Vous entendez le sifflement de la brise de minuit,
Qui fait onduler l’herbe, dans l’obscurité solitaire,
Autour du monticule qui marque la tombe de votre bien-aimé—
Viendra le moment où, dans cet esprit vide,
Le plus cher des amis ne trouvera aucune trace de moi ;
Où même ma famille entendra parler de mon triste sort,
Et verra ma tombe en train de se décomposer sans verser une larme,
En pensant aux faibles impressions de l’esprit,
Qui s’évanouissent comme des rêves de minuit, ne laissant aucune trace derrière elles.
Ce soir, j’ai erré à travers chaque paysage magnifique,
Chaque vallée fertile, chaque terrain verdoyant,
Pensif et triste, j’ai contemplé les flots tumultueux ;
Et les vents violents perturbaient la forêt silencieuse.
J’ai vu la grande sphère du soleil, brillante de splendeur,
Descendre derrière les vagues occidentales dans la nuit ;
Alors que sur la colline je me tenais pour voir ses rayons,
Je l’ai vue sombrer dans les flots salés,
Mon cœur fut accablé de douleurs doubles,
Et le dernier espoir de la vie quitta ma poitrine palpitante ;
Le vaste spectacle du monde fut à jamais caché à ma vue,
Et tout fut plongé dans une nuit éternelle.
Ah ! Ne connaîtrai-je jamais plus ton image,
Dans ces régions tragiques de misère et de douleur,
Ou y a-t-il encore un lieu au ciel prévu,
Pour les mortels malchanceux par l’esprit éternel,
Quelque vallée sinueuse, ou quelque bosquet ombragé,
Quelques demeures heureuses dans les royaumes célestes,
Où l’ombre de Charlotte et la mienne pourront un jour se rencontrer,
Nos souffrances terminées et notre bonheur complet,
Dans les régions lumineuses de la lumière éternelle,
Où tout est joie parfaite et plaisir pur.
Lorsqu’un soir d’été vous vous aventurez
À travers la vallée étroite, ou sur la large route,
Ou dans le cimetière, à travers les arbres ombragés,
Vous entendez le sifflement de la brise de minuit,
Qui fait onduler l’herbe, dans l’obscurité solitaire,
Autour du monticule qui marque la tombe de votre bien-aimé—
Page 160
Ah, ne m’accorderas-tu pas alors une pensée triste,
Pour celui qui ne connaîtra jamais de plus grand bonheur
Que de passer l’heure avec des joies éphémères à tes côtés,
De contempler tes charmes et de suivre ton regard errant,
D’observer la belle image de ton esprit,
De révéler une âme destinée uniquement au ciel,
Ou de voir ta silhouette lointaine parmi les arbres,
Et tes cheveux blancs flottant dans la brise ;
Ou encore de voir tes doigts jouer, par de tendres mélodies,
Des notes que seuls les bardes du ciel peuvent produire ;
Des notes que même Orphée lui-même voudrait entendre,
Et qui feraient couler des larmes de la soul de Pluton.
Oui, Charlotte elle-même verra mes restes tristes,
Et le cœur tendre de Charlotte poussera un soupir pour moi.
Dessert to the True American, I-No. 20, Nov. 24, 1798, [Phila.].
La parodie suivante, faite sur le style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes, est pleine d’esprit et d’humour ; nous espérons qu’elle plaira même aux plus grands admirateurs de ce style d’écriture. Il suffit de préciser que Lord Hoppergallop a laissé sa servante dans sa demeure de campagne, où elle est tombée amoureuse du jardinier.
Le vent souffle fort : la nuit est sombre ;
Les murs de la demeure grincent ;
Le soleil s’était couché : et toute la lande,
Comme toutes les autres landes, était noire.
Seule, pâle, tremblante, près du feu,
La charmante Molly Dumpling était assise ;
Elle avait beaucoup peur, et beaucoup d’admiration
Pour ce que Thomas, le jardinier, pouvait bien être.
Écouteant, sa main soutenait son menton ;
Mais, ah ! on n’entendait aucun bruit de pas :
Il ne venait pas du jardin ;
Ni lui, ni le petit chien Bobtail.
Ils ne peuvent pas venir te voir, chère servante !
Pour celui qui ne connaîtra jamais de plus grand bonheur
Que de passer l’heure avec des joies éphémères à tes côtés,
De contempler tes charmes et de suivre ton regard errant,
D’observer la belle image de ton esprit,
De révéler une âme destinée uniquement au ciel,
Ou de voir ta silhouette lointaine parmi les arbres,
Et tes cheveux blancs flottant dans la brise ;
Ou encore de voir tes doigts jouer, par de tendres mélodies,
Des notes que seuls les bardes du ciel peuvent produire ;
Des notes que même Orphée lui-même voudrait entendre,
Et qui feraient couler des larmes de la soul de Pluton.
Oui, Charlotte elle-même verra mes restes tristes,
Et le cœur tendre de Charlotte poussera un soupir pour moi.
Dessert to the True American, I-No. 20, Nov. 24, 1798, [Phila.].
La parodie suivante, faite sur le style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes, est pleine d’esprit et d’humour ; nous espérons qu’elle plaira même aux plus grands admirateurs de ce style d’écriture. Il suffit de préciser que Lord Hoppergallop a laissé sa servante dans sa demeure de campagne, où elle est tombée amoureuse du jardinier.
Le vent souffle fort : la nuit est sombre ;
Les murs de la demeure grincent ;
Le soleil s’était couché : et toute la lande,
Comme toutes les autres landes, était noire.
Seule, pâle, tremblante, près du feu,
La charmante Molly Dumpling était assise ;
Elle avait beaucoup peur, et beaucoup d’admiration
Pour ce que Thomas, le jardinier, pouvait bien être.
Écouteant, sa main soutenait son menton ;
Mais, ah ! on n’entendait aucun bruit de pas :
Il ne venait pas du jardin ;
Ni lui, ni le petit chien Bobtail.
Ils ne peuvent pas venir te voir, chère servante !
Page 161
La chair, tant chez l’animal que chez l’homme, n’est que herbe !
Et ce qui est impossible ne peut exister ;
Et jamais, jamais, cela ne se produira !
Elle marche de long en large dans le hall ancien,
Pour appeler Thomas de son labeur ;
Elle ouvre la grande porte ; les gonds grincent —
Car les gonds avaient besoin d’huile.
Trois fois, au seuil du hall,
Elle cria « Thomas », avec de nombreux sanglots ;
Et trois fois elle appela Bobtail,
En s’écriant tendrement : « Bob ! Bob ! Bob ! »
Pauvre servante ! On dit qu’un cadavre de jardinier
Ne peut que mal répondre ;
Et les chiens qui entendent même après leur mort
Sont vraiment des chiens très rusés !
Elle rebroussa chemin à travers le hall ;
Partout, il n’y avait que solitude !
La bougie projetait un faible rayon —
Bien qu’il s’agisse d’une grande bougie pesant quatre livres.
Elle s’approcha tout près du feu ;
Une larme salée glissa sur sa joue,
Quand, soudain ! un cercueil vola dehors,
Et un trou apparut dans son tablier !
Les araignées marquaient le temps de leur mort affairée ;
C’était un signe que le destin était mécontent ;
L’horloge maladroite de la cuisine cliquetait aussi ;
C’était un signe qu’elle n’était pas encore arrêtée.
Ses terreurs grandissaient de plus en plus ;
Son ombre effrayait la servante ;
Elle tremblait devant son joli nez —
Il semblait si long contre le mur.
Et ce qui est impossible ne peut exister ;
Et jamais, jamais, cela ne se produira !
Elle marche de long en large dans le hall ancien,
Pour appeler Thomas de son labeur ;
Elle ouvre la grande porte ; les gonds grincent —
Car les gonds avaient besoin d’huile.
Trois fois, au seuil du hall,
Elle cria « Thomas », avec de nombreux sanglots ;
Et trois fois elle appela Bobtail,
En s’écriant tendrement : « Bob ! Bob ! Bob ! »
Pauvre servante ! On dit qu’un cadavre de jardinier
Ne peut que mal répondre ;
Et les chiens qui entendent même après leur mort
Sont vraiment des chiens très rusés !
Elle rebroussa chemin à travers le hall ;
Partout, il n’y avait que solitude !
La bougie projetait un faible rayon —
Bien qu’il s’agisse d’une grande bougie pesant quatre livres.
Elle s’approcha tout près du feu ;
Une larme salée glissa sur sa joue,
Quand, soudain ! un cercueil vola dehors,
Et un trou apparut dans son tablier !
Les araignées marquaient le temps de leur mort affairée ;
C’était un signe que le destin était mécontent ;
L’horloge maladroite de la cuisine cliquetait aussi ;
C’était un signe qu’elle n’était pas encore arrêtée.
Ses terreurs grandissaient de plus en plus ;
Son ombre effrayait la servante ;
Elle tremblait devant son joli nez —
Il semblait si long contre le mur.
Page 162
Jusqu’à sa chambre, humide et froide,
Elle gravit l’escalier de lord Hoppergallop ;
Trois étages de haut, long, sombre et ancien —
Comme le sont souvent les étages des grands seigneurs.
Toute la nature semblait alors s’arrêter ;
Et « la moitié du monde paraissait morte » ;
Elle n’avait pas de « sommeil sous rideau » ; — car
Son lit n’avait pas de rideaux.
Elle écoutait, allongée ; — au bruit métallique,
L’horloge sonna minuit ; la porte s’ouvrit en grand ;
Thomas entra d’un air sévère,
Avec le petit Bobtail à ses côtés.
Il était grand, comme un peuplier ;
Son gilet était vert, comme des poireaux ;
Ses yeux étaient rouges, comme des betteraves ;
Et ses joues, pâles, comme des navets !
Dès qu’elle aperçut ce spectre,
La peur la saisit ; elle murmura faiblement :
« Que veut mon Thomas ? » — Il répondit :
« Ô ! Molly Dumpling ! Je suis mort. »
« J’ai péri au sommet de ma jeunesse,
Arraché à ma couronne de fleurs de santé ;
Je n’étais pas malade — mais dans le puits
Je suis tombé en arrière et je me suis noyé.
« À quatre brasses de profondeur repose ton amour ;
Son chien fidèle partage son sort ;
Nous sommes amis ; — ce n’est ni lui ni moi ;
Nous ne sommes pas ici — car nous sommes là-bas.
« Oui ; — nous sommes deux démons des eaux sales ;
Fille des landes ! Viens à nous maintenant !
Ton heure est venue ; — nous venons te chercher ! »
Elle gravit l’escalier de lord Hoppergallop ;
Trois étages de haut, long, sombre et ancien —
Comme le sont souvent les étages des grands seigneurs.
Toute la nature semblait alors s’arrêter ;
Et « la moitié du monde paraissait morte » ;
Elle n’avait pas de « sommeil sous rideau » ; — car
Son lit n’avait pas de rideaux.
Elle écoutait, allongée ; — au bruit métallique,
L’horloge sonna minuit ; la porte s’ouvrit en grand ;
Thomas entra d’un air sévère,
Avec le petit Bobtail à ses côtés.
Il était grand, comme un peuplier ;
Son gilet était vert, comme des poireaux ;
Ses yeux étaient rouges, comme des betteraves ;
Et ses joues, pâles, comme des navets !
Dès qu’elle aperçut ce spectre,
La peur la saisit ; elle murmura faiblement :
« Que veut mon Thomas ? » — Il répondit :
« Ô ! Molly Dumpling ! Je suis mort. »
« J’ai péri au sommet de ma jeunesse,
Arraché à ma couronne de fleurs de santé ;
Je n’étais pas malade — mais dans le puits
Je suis tombé en arrière et je me suis noyé.
« À quatre brasses de profondeur repose ton amour ;
Son chien fidèle partage son sort ;
Nous sommes amis ; — ce n’est ni lui ni moi ;
Nous ne sommes pas ici — car nous sommes là-bas.
« Oui ; — nous sommes deux démons des eaux sales ;
Fille des landes ! Viens à nous maintenant !
Ton heure est venue ; — nous venons te chercher ! »
Page 163
Le petit diable chien dit : « Bow wow ! »
« Pour l’enrouler dans sa tombe froide,
Une couverture hollandaise, que les jeunes filles aiment ;
Tu auras une couverture d’eau ;
De telles couvertures se trouvent dans les digues de Hollande. »
Les démons s’approchent ; la jeune fille recule ;
Vite, à travers l’air nauséabond de la nuit, ils tournent ;
Ils l’emmenèrent au bord du puits vert,
Et, d’un coup de pied, ils la jetèrent dedans.
Dessert to the True American, I-No. 27, 12 janvier 1799, Phila.
[L’auteur avait manifestement en tête le poème Lenore de Bürger en écrivant ce texte.]
[Burlesque du style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes.]
Phil. Repos., I-328, 22 août 1801, Phila.
[Également dans Dessert to the True American, I-No. 27, 12 janvier 1799, Phila.]
Pour le Port Folio.
Soirées d’auteur.
De la librairie des Messieurs Colon et Spondee.
Parmi les recueils les plus récents et les plus agréables reçus récemment d’Angleterre, on peut citer
une œuvre poétique intitulée « Contes d’horreur ». Elle vise en partie à parodier les diverses
ballades du célèbre roman de Lewis, « Le Moine ». Nous nous souvenons bien que cet membre du parlement britannique s’est amusé, et a effrayé ses lecteurs, en recourant aux superstitions gothiques et en invoquant toutes les formes d’horreur germanique pour terrifier tout cœur timide. Ainsi, nous avons été hantés par des fantômes de toutes couleurs ; des « Rois des nuages », des « Rois de l’eau » et des « Rois du feu » ont été couronnés par ce magicien poétique pour régner avec despotisme dans les royaumes de l’imagination. Un satiriste vif, doué de génie, aisé dans la versification, agréable dans son humour, et inimitablement habile en parodie, a entrepris, dans certains de ses « Contes d’horreur », de se moquer des tons mélancoliques de la muse de M. Lewis, ou plutôt du croassement rauque du corbeau allemand. L’heure de minuit a été divertie par la transcription du sarcasme suivant, basé sur une histoire pour enfants bien connue, et nos lecteurs nous remercieront d’avoir veillé si tard pour leur divertissement.
LE ROIS LOUP ;
OU
LA PETITE ROUGE EN CAPE NOIRE.
Une histoire de vieille femme.
« Pour l’enrouler dans sa tombe froide,
Une couverture hollandaise, que les jeunes filles aiment ;
Tu auras une couverture d’eau ;
De telles couvertures se trouvent dans les digues de Hollande. »
Les démons s’approchent ; la jeune fille recule ;
Vite, à travers l’air nauséabond de la nuit, ils tournent ;
Ils l’emmenèrent au bord du puits vert,
Et, d’un coup de pied, ils la jetèrent dedans.
Dessert to the True American, I-No. 27, 12 janvier 1799, Phila.
[L’auteur avait manifestement en tête le poème Lenore de Bürger en écrivant ce texte.]
[Burlesque du style dans lequel sont écrites la plupart des ballades romantiques allemandes.]
Phil. Repos., I-328, 22 août 1801, Phila.
[Également dans Dessert to the True American, I-No. 27, 12 janvier 1799, Phila.]
Pour le Port Folio.
Soirées d’auteur.
De la librairie des Messieurs Colon et Spondee.
Parmi les recueils les plus récents et les plus agréables reçus récemment d’Angleterre, on peut citer
une œuvre poétique intitulée « Contes d’horreur ». Elle vise en partie à parodier les diverses
ballades du célèbre roman de Lewis, « Le Moine ». Nous nous souvenons bien que cet membre du parlement britannique s’est amusé, et a effrayé ses lecteurs, en recourant aux superstitions gothiques et en invoquant toutes les formes d’horreur germanique pour terrifier tout cœur timide. Ainsi, nous avons été hantés par des fantômes de toutes couleurs ; des « Rois des nuages », des « Rois de l’eau » et des « Rois du feu » ont été couronnés par ce magicien poétique pour régner avec despotisme dans les royaumes de l’imagination. Un satiriste vif, doué de génie, aisé dans la versification, agréable dans son humour, et inimitablement habile en parodie, a entrepris, dans certains de ses « Contes d’horreur », de se moquer des tons mélancoliques de la muse de M. Lewis, ou plutôt du croassement rauque du corbeau allemand. L’heure de minuit a été divertie par la transcription du sarcasme suivant, basé sur une histoire pour enfants bien connue, et nos lecteurs nous remercieront d’avoir veillé si tard pour leur divertissement.
LE ROIS LOUP ;
OU
LA PETITE ROUGE EN CAPE NOIRE.
Une histoire de vieille femme.
Page 164
Persius te révèle les anciennes chansons issues des poumons.
Traduit du danois de l’auteur du Roi de l’eau, etc., et dédié avec respect à
M. G. Lewis, Esq., M.P., en tentative modeste d’imiter sa version excellente de cette ballade célèbre.
Les oiseaux chantaient, le matin souriait,
La mère embrassa son enfant bien-aimé,
Et dit... « Mon cher, prends trois crèmes,
Et porte-les à ta grand-mère. »
La jolie jeune fille portait sur la tête
Un petit chapeau de cavalier rouge,
Et tandis qu’elle traversait la forêt solitaire,
On l’appelait la petite Chaperon Rouge.
Elle accrocha son panier au bras,
Et en marchant ainsi, elle chantait naïvement :
« Une dame vivait sous une colline,
Qui, si elle n’est pas partie, y demeure encore. »
Le roi loup la vit passer,
Il remarqua ses crèmes et entendit sa chanson,
Et s’écria : « Cet enfant et ces trois crèmes
Seront mon dîner ce soir ! »
Alors la jeune fille poursuivit son chemin rapidement,
Chantant sans se soucier de rien ;
Elle n’avait pas encore franchi la forêt sombre,
Que voilà ! le roi loup se tenait près d’elle.
« Oh ! arrête, mon joli enfant si joyeux !
Oh ! où te diriges-tu ? »
« Moi, toute petite, et ces trois crèmes,
Allons voir ma grand-mère. »
« Puisque tu vas par là-bas, vers cette montagne
Où poussent des clochettes d’un bleu azuré,
Je prendrai cette route ; alors hâte-toi, ma chère,
Sinon j’y serai avant toi. »
Traduit du danois de l’auteur du Roi de l’eau, etc., et dédié avec respect à
M. G. Lewis, Esq., M.P., en tentative modeste d’imiter sa version excellente de cette ballade célèbre.
Les oiseaux chantaient, le matin souriait,
La mère embrassa son enfant bien-aimé,
Et dit... « Mon cher, prends trois crèmes,
Et porte-les à ta grand-mère. »
La jolie jeune fille portait sur la tête
Un petit chapeau de cavalier rouge,
Et tandis qu’elle traversait la forêt solitaire,
On l’appelait la petite Chaperon Rouge.
Elle accrocha son panier au bras,
Et en marchant ainsi, elle chantait naïvement :
« Une dame vivait sous une colline,
Qui, si elle n’est pas partie, y demeure encore. »
Le roi loup la vit passer,
Il remarqua ses crèmes et entendit sa chanson,
Et s’écria : « Cet enfant et ces trois crèmes
Seront mon dîner ce soir ! »
Alors la jeune fille poursuivit son chemin rapidement,
Chantant sans se soucier de rien ;
Elle n’avait pas encore franchi la forêt sombre,
Que voilà ! le roi loup se tenait près d’elle.
« Oh ! arrête, mon joli enfant si joyeux !
Oh ! où te diriges-tu ? »
« Moi, toute petite, et ces trois crèmes,
Allons voir ma grand-mère. »
« Puisque tu vas par là-bas, vers cette montagne
Où poussent des clochettes d’un bleu azuré,
Je prendrai cette route ; alors hâte-toi, ma chère,
Sinon j’y serai avant toi. »
Page 165
« Et quand notre course sera terminée,
Tu perdras un baiser, si j’ai gagné ;
Ton prix, si c’est toi qui arrives en premier,
Seront un peu de sucre d’orge et une prune. »
« Oh ! merci, bon monsieur Loup », dit-elle,
Et fit une jolie révérence :
La petite servante partit alors,
Et se dirigea vers le versant de la montagne aux cloches bleues.
Le loup fila à travers les marais et les landes,
Et frappa doucement à la porte de la grand-mère :
« Oh ! laissez-moi entrer, bonne grand-mère,
Car je suis Petit Chaperon Rouge. »
« Tire sur le fuseau (cria la grand-mère),
Alors la porte s’ouvrira grande. »
Le loup rusé tira sur le fuseau,
Et aussitôt la porte s’ouvrit en grand.
Il fit huit fois quatre tours dans la chambre,
Et poussa trois fois un rugissement effroyable ;
Il fit neuf fois trois tours dans la chambre,
Puis dévora la pauvre grand-mère.
Il lui écrasa le crâne contre les pierres,
Il mordit ses tendons, brisa ses os ;
Il mâcha son cœur, but son sang,
Et déchira ses reins et son foie.[41]!!!!
Il monta aussitôt dans le lit de la grand-mère,
Attacha son bonnet sous son menton ;
Et, attendant sa proie désignée,
Il s’allongea confortablement entre les draps.
Soudain, il entendit une voix à la porte,
Qui criait... « Je t’ai apporté trois crèmes ;
Oh ! laissez-moi entrer, bonne grand-mère, »
Tu perdras un baiser, si j’ai gagné ;
Ton prix, si c’est toi qui arrives en premier,
Seront un peu de sucre d’orge et une prune. »
« Oh ! merci, bon monsieur Loup », dit-elle,
Et fit une jolie révérence :
La petite servante partit alors,
Et se dirigea vers le versant de la montagne aux cloches bleues.
Le loup fila à travers les marais et les landes,
Et frappa doucement à la porte de la grand-mère :
« Oh ! laissez-moi entrer, bonne grand-mère,
Car je suis Petit Chaperon Rouge. »
« Tire sur le fuseau (cria la grand-mère),
Alors la porte s’ouvrira grande. »
Le loup rusé tira sur le fuseau,
Et aussitôt la porte s’ouvrit en grand.
Il fit huit fois quatre tours dans la chambre,
Et poussa trois fois un rugissement effroyable ;
Il fit neuf fois trois tours dans la chambre,
Puis dévora la pauvre grand-mère.
Il lui écrasa le crâne contre les pierres,
Il mordit ses tendons, brisa ses os ;
Il mâcha son cœur, but son sang,
Et déchira ses reins et son foie.[41]!!!!
Il monta aussitôt dans le lit de la grand-mère,
Attacha son bonnet sous son menton ;
Et, attendant sa proie désignée,
Il s’allongea confortablement entre les draps.
Soudain, il entendit une voix à la porte,
Qui criait... « Je t’ai apporté trois crèmes ;
Oh ! laissez-moi entrer, bonne grand-mère, »
Page 166
Car je suis Petit Chaperon rouge.”
« Tire sur le fuseau (cria le roi loup),
Alors la porte s’ouvrira grande. »
La petite tira sur le fuseau,
Et aussitôt la porte s’ouvrit grande.[42]
Elle posa les crèmes par terre,
Et soupira... « J’aurais dû en apporter quatre.[43]
Je suis très fatiguée, chère grand-mère ;
Oh ! puis-je venir me coucher près de toi ? »
« Oh, viens ! (cria doucement le roi loup),
Et allonge-toi, ma chérie, à mes côtés : »
Ah ! l’enfant ne se doutait pas
Que le cruel roi loup était là, près d’elle !
« Oh ! dis-moi, dis-moi, chère grand-mère,
Pourquoi ta voix semble-t-elle si rauque ? »
« Oh ! tais-toi, ma douce (dit le roi loup),
J’ai un petit rhume à la tête ! »
« Oh ! dis-moi, chère grand-mère si gentille,
Pourquoi as-tu une queue qui pousse derrière ? »
« Oh ! tais-toi, tais-toi, ma jolie,
C’est mon presse-papiers que j’y accroche ! »
« Pourquoi tes yeux brillent-ils ainsi vers moi ? »
« C’est pour voir ton joli visage. »
« Pourquoi tes oreilles semblent-elles si longues ? »
« C’est pour entendre ta jolie voix. »
« Oh ! dis-moi, grand-mère, pourquoi ce soir
Tes dents semblent-elles si longues et blanches ? »[44]
Alors, grognant, le loup féroce cria :
« Elles sont là pour te déchirer morceau par morceau ! »
Le roi loup grinça ses dents affamées,
« Tire sur le fuseau (cria le roi loup),
Alors la porte s’ouvrira grande. »
La petite tira sur le fuseau,
Et aussitôt la porte s’ouvrit grande.[42]
Elle posa les crèmes par terre,
Et soupira... « J’aurais dû en apporter quatre.[43]
Je suis très fatiguée, chère grand-mère ;
Oh ! puis-je venir me coucher près de toi ? »
« Oh, viens ! (cria doucement le roi loup),
Et allonge-toi, ma chérie, à mes côtés : »
Ah ! l’enfant ne se doutait pas
Que le cruel roi loup était là, près d’elle !
« Oh ! dis-moi, dis-moi, chère grand-mère,
Pourquoi ta voix semble-t-elle si rauque ? »
« Oh ! tais-toi, ma douce (dit le roi loup),
J’ai un petit rhume à la tête ! »
« Oh ! dis-moi, chère grand-mère si gentille,
Pourquoi as-tu une queue qui pousse derrière ? »
« Oh ! tais-toi, tais-toi, ma jolie,
C’est mon presse-papiers que j’y accroche ! »
« Pourquoi tes yeux brillent-ils ainsi vers moi ? »
« C’est pour voir ton joli visage. »
« Pourquoi tes oreilles semblent-elles si longues ? »
« C’est pour entendre ta jolie voix. »
« Oh ! dis-moi, grand-mère, pourquoi ce soir
Tes dents semblent-elles si longues et blanches ? »[44]
Alors, grognant, le loup féroce cria :
« Elles sont là pour te déchirer morceau par morceau ! »
Le roi loup grinça ses dents affamées,
Page 167
Ses yeux étincelaient de fureur,
Il ouvrit sa mâchoire pleine de sang,
Et se jeta sur la petite Cendrillon rouge.
Il lui arracha les entrailles une à une,
« Petite fille, je vais te manger ! »
Mais quand il en eut arraché trois ou quatre,
La petite fille n’était plus là !
Tenez-vous-en pour avertisse, belles enfants ;
Fuyez les artifices perfides des loups ;
Et, lorsque vous traverserez chaque bois solitaire,
Ah ! pensez à la petite Cendrillon rouge !
Avec des crèmes envoyées, ne tardez pas,
Ne cueillez pas de clochettes bleues en chemin ;
Ne couchez pas chez grand-mère,
De peur qu’elle ne devienne un loup affamé !
Port Folio, II-173, 5 juin 1802, Philadelphie.
Le texte suivant, d’une composition singulière et originale, a été trouvé parmi les papiers d’un vieux Hollandais à Albany. Le manuscrit a beaucoup souffert du temps, et à en juger par les divers signes d’ancienneté qui le caractérisent, on peut en déduire avec certitude qu’au moins un siècle s’est écoulé depuis sa rédaction. Il est inutile de préciser au lecteur perspicace que ce texte n’est autre qu’une lettre d’amour, envoyée par un jeune Hollandais de la campagne à la fille de son cœur, qui, apparemment, était allée vivre quelque temps dans la ville d’Albany.
LETTRE DE HANS À NOTCHIE.
Ma chérie, comment Hans se sent-il,
Notchie est partie, quelle tristesse,
Quelle est la raison, quel est le motif,
Qui te fait rester si longtemps ?
Je ne dors ni de jour ni de nuit,
Avec tant d’inquiétude je brûle,
Ainsi, quand le coq chantera tôt le matin,
Attendons son retour.
Il ouvrit sa mâchoire pleine de sang,
Et se jeta sur la petite Cendrillon rouge.
Il lui arracha les entrailles une à une,
« Petite fille, je vais te manger ! »
Mais quand il en eut arraché trois ou quatre,
La petite fille n’était plus là !
Tenez-vous-en pour avertisse, belles enfants ;
Fuyez les artifices perfides des loups ;
Et, lorsque vous traverserez chaque bois solitaire,
Ah ! pensez à la petite Cendrillon rouge !
Avec des crèmes envoyées, ne tardez pas,
Ne cueillez pas de clochettes bleues en chemin ;
Ne couchez pas chez grand-mère,
De peur qu’elle ne devienne un loup affamé !
Port Folio, II-173, 5 juin 1802, Philadelphie.
Le texte suivant, d’une composition singulière et originale, a été trouvé parmi les papiers d’un vieux Hollandais à Albany. Le manuscrit a beaucoup souffert du temps, et à en juger par les divers signes d’ancienneté qui le caractérisent, on peut en déduire avec certitude qu’au moins un siècle s’est écoulé depuis sa rédaction. Il est inutile de préciser au lecteur perspicace que ce texte n’est autre qu’une lettre d’amour, envoyée par un jeune Hollandais de la campagne à la fille de son cœur, qui, apparemment, était allée vivre quelque temps dans la ville d’Albany.
LETTRE DE HANS À NOTCHIE.
Ma chérie, comment Hans se sent-il,
Notchie est partie, quelle tristesse,
Quelle est la raison, quel est le motif,
Qui te fait rester si longtemps ?
Je ne dors ni de jour ni de nuit,
Avec tant d’inquiétude je brûle,
Ainsi, quand le coq chantera tôt le matin,
Attendons son retour.
Page 168
Ainsi les hiboux hueront, et les chats miauleront,
Et les chiens hurleront ; et les tempêtes gronderont,
Et je ne connaîtrai plus de douleur,
Ce vil Notchie s’en est allé.
J’ai récemment acheté une veste,
Et des rubans aussi doux que du fil d’or,
Déchirés comme votre sous-pull,
Et rapides comme du lait aigre.
Hâtez-vous, ma chère, venez vite,
Mon père va mourir, vous le voyez,
Et Jacob rentre chez lui,
Et nous aurons une belle fête.
Je vais chez le Yankee plein d’art,
Plus habile que le bateau à vapeur,
Je veux emporter ton petit cœur,
Comme nos chevaux vont voler.
Si quelqu’un veut que ton cœur erre,
Mes chevaux feront un joug de wagon,
Et je le chasserai vite par-dessous,
Je cours aussi vite que n’importe quel cheval.
Quand ce Vontoofen, mon cher ami,
Viendra te voir où que tu sois,
Je enverrai ces messagers écarlates,
Oh, meurs pour eux, et pense à moi.
Port Folio, II-176, 5 juin 1802, Philadelphie.
["se feel" (strophe I). "se" n’est pas un mot néerlandais et le verbe "feel" (voelen) n’est pas réflexif en néerlandais. Dans les strophes III et VI, "mill" apparaît à la place de "will". Il s’agit très probablement d’une faute d’impression, car le "w" en néerlandais est un son particulièrement tenace" et n’est pas remplacé par un "m", comme c’est parfois le cas en allemand. "Brokenbrooks" est un mot inventé.
L’auteur doit ces informations au professeur Wm. H. Carpenter, de l’Université Columbia, ainsi qu’à Arnold Katz, le vice-consul néerlandais à Philadelphie.]
HRIM THOR, OU LE ROY DES HIVERS.
Et les chiens hurleront ; et les tempêtes gronderont,
Et je ne connaîtrai plus de douleur,
Ce vil Notchie s’en est allé.
J’ai récemment acheté une veste,
Et des rubans aussi doux que du fil d’or,
Déchirés comme votre sous-pull,
Et rapides comme du lait aigre.
Hâtez-vous, ma chère, venez vite,
Mon père va mourir, vous le voyez,
Et Jacob rentre chez lui,
Et nous aurons une belle fête.
Je vais chez le Yankee plein d’art,
Plus habile que le bateau à vapeur,
Je veux emporter ton petit cœur,
Comme nos chevaux vont voler.
Si quelqu’un veut que ton cœur erre,
Mes chevaux feront un joug de wagon,
Et je le chasserai vite par-dessous,
Je cours aussi vite que n’importe quel cheval.
Quand ce Vontoofen, mon cher ami,
Viendra te voir où que tu sois,
Je enverrai ces messagers écarlates,
Oh, meurs pour eux, et pense à moi.
Port Folio, II-176, 5 juin 1802, Philadelphie.
["se feel" (strophe I). "se" n’est pas un mot néerlandais et le verbe "feel" (voelen) n’est pas réflexif en néerlandais. Dans les strophes III et VI, "mill" apparaît à la place de "will". Il s’agit très probablement d’une faute d’impression, car le "w" en néerlandais est un son particulièrement tenace" et n’est pas remplacé par un "m", comme c’est parfois le cas en allemand. "Brokenbrooks" est un mot inventé.
L’auteur doit ces informations au professeur Wm. H. Carpenter, de l’Université Columbia, ainsi qu’à Arnold Katz, le vice-consul néerlandais à Philadelphie.]
HRIM THOR, OU LE ROY DES HIVERS.
Page 169
Une ballade de Laponie.
Je ne me lasserai pas de copier des ballades tirées des « Contes d’horreur ». Ce sont les descendants légitimes du génie. Un guide polyvalent nous conduit parfois dans la vallée des larmes, et parfois dans la salle des rires. Mais qu’il nous mène où il veut, nous le suivons avec joie et nous trouvons toujours en compagnie d’un interlocuteur sensé et agréable. J’ai même tendance à soupçonner que M. Lewis lui-même est l’auteur caché. Nous savons combien il a brillamment travesti sa propre ballade, Alonzo le Brave ; il est probable qu’en cette collection il soit alter et idem.
[Le poème suit.]
Port Folio, II-195, 26 juin 1802, Philadelphie.
[M. G. Lewis, Contes d’horreur, 1799, Kelso. Cf. p. 18.]
GRIM, ROI DES ESPRITS,
OU LA DANSE DE LA MORT.
Port Folio, II-199, 26 juin 1802, Philadelphie.
[M. G. Lewis, Contes d’horreur. Cf. p. 18.]
SUR LA MORT D’UN LYSON TRÈS AIMÉ.
Traduit d’une inscription danoise.
Par T. Campbell, Esq.
Port Folio, II-352, novembre 1802, Philadelphie.
ÉCRIT EN ALLEMAGNE,
EN AUTOMNE 1801.
Salut, automne mortel, et à tes feuilles qui se fane,
Je t’aime, triste et sombre comme tu es ;
Ni le printemps joyeux, comme toi, ne peut adoucir la douleur,
Ni l’été éclatant apaiser le cœur douloureux ;
Mais dans ton pavillon sans gaieté, solitaire,
Sous l’ombre variée, j’aime m’allonger,
Lorsque l’heure mélancolique du soir crépusculaire
Obscure le ciel bas avec des nuages menaçants,
Et que les oiseaux sans mélodie et les fleurs qui s’étiolent apparaissent
Pour, dans leur chagrin, baisser la tête et pleurer la fin
de l’année.
Ce n’est ni le ciel sombre, ni la fin de l’année…
Je ne me lasserai pas de copier des ballades tirées des « Contes d’horreur ». Ce sont les descendants légitimes du génie. Un guide polyvalent nous conduit parfois dans la vallée des larmes, et parfois dans la salle des rires. Mais qu’il nous mène où il veut, nous le suivons avec joie et nous trouvons toujours en compagnie d’un interlocuteur sensé et agréable. J’ai même tendance à soupçonner que M. Lewis lui-même est l’auteur caché. Nous savons combien il a brillamment travesti sa propre ballade, Alonzo le Brave ; il est probable qu’en cette collection il soit alter et idem.
[Le poème suit.]
Port Folio, II-195, 26 juin 1802, Philadelphie.
[M. G. Lewis, Contes d’horreur, 1799, Kelso. Cf. p. 18.]
GRIM, ROI DES ESPRITS,
OU LA DANSE DE LA MORT.
Port Folio, II-199, 26 juin 1802, Philadelphie.
[M. G. Lewis, Contes d’horreur. Cf. p. 18.]
SUR LA MORT D’UN LYSON TRÈS AIMÉ.
Traduit d’une inscription danoise.
Par T. Campbell, Esq.
Port Folio, II-352, novembre 1802, Philadelphie.
ÉCRIT EN ALLEMAGNE,
EN AUTOMNE 1801.
Salut, automne mortel, et à tes feuilles qui se fane,
Je t’aime, triste et sombre comme tu es ;
Ni le printemps joyeux, comme toi, ne peut adoucir la douleur,
Ni l’été éclatant apaiser le cœur douloureux ;
Mais dans ton pavillon sans gaieté, solitaire,
Sous l’ombre variée, j’aime m’allonger,
Lorsque l’heure mélancolique du soir crépusculaire
Obscure le ciel bas avec des nuages menaçants,
Et que les oiseaux sans mélodie et les fleurs qui s’étiolent apparaissent
Pour, dans leur chagrin, baisser la tête et pleurer la fin
de l’année.
Ce n’est ni le ciel sombre, ni la fin de l’année…
Page 170
Ce n’est pas le règne morose de l’hiver que je pleure,
Mais des amis absents – et l’un plus cher que la vie même,
Et des joies parties, qui ne reviendront jamais !
Ô douce Espérance, qui, au milieu des neiges de Sibérie,
Peux réconforter l’exilé misérable durant ses dernières années,
Et là où le soleil brille sur une oppression maudite,
Peux arrêter le soupir et essuyer la larme qui coule,
Je t’implore de ta tendre sollicitude, de ton secours ;
Ô, lève ta voix céleste et dis-moi de ne plus pleurer.
Tu entends ma prière – je sens ta flamme sacrée –
Et des joies futures apparaissent en succession brillante,
Avec l’amour et l’amitié mutuels – nom sacré !
Et le foyer, ainsi que toutes les bénédictions que j’apprécie.
Toi, Mémoire, tu donnes ton aide, et à mes yeux
Chaque ami que j’aime, et chaque scène chère,
Apparaissent sous des formes plus éclatantes que jamais un peintre n’en a dessinées,
Tout juste sorties des teintes magiques de ton pinceau.
Passez, heures interminables, qui s’étendent entre-temps,
Jusqu’à ce que la Vérité réalise et que la Vertu bénisse cette scène.
—R.
N. E. Quarterly Mag., n° III-271, oct.-déc. 1802, Boston.
ALBERT DE WERDENDOFF.
OU, L’ÉMBRASSEMENT DE MINUIT.
Un roman allemand.
Nocturnus occurram furor. Hor.
Port Folio, IV-334, 20 oct. 1804, Phila.
[M. G. Lewis, Tales of Terror, 1799, Kelso.]
SUR LA MORT DE MR HANDEL.
Au milieu de la représentation de son oratorio de Carême, (1759) sur le Messie, épuisé par la fatigue, il
laissa tomber sa tête sur les touches de l’orgue qu’il jouait, et il eut du mal à se relever.
Il reprit ses esprits et continua la représentation jusqu’à ce que tout soit terminé. Il fut
ramené chez lui, où il mourut.
Mais des amis absents – et l’un plus cher que la vie même,
Et des joies parties, qui ne reviendront jamais !
Ô douce Espérance, qui, au milieu des neiges de Sibérie,
Peux réconforter l’exilé misérable durant ses dernières années,
Et là où le soleil brille sur une oppression maudite,
Peux arrêter le soupir et essuyer la larme qui coule,
Je t’implore de ta tendre sollicitude, de ton secours ;
Ô, lève ta voix céleste et dis-moi de ne plus pleurer.
Tu entends ma prière – je sens ta flamme sacrée –
Et des joies futures apparaissent en succession brillante,
Avec l’amour et l’amitié mutuels – nom sacré !
Et le foyer, ainsi que toutes les bénédictions que j’apprécie.
Toi, Mémoire, tu donnes ton aide, et à mes yeux
Chaque ami que j’aime, et chaque scène chère,
Apparaissent sous des formes plus éclatantes que jamais un peintre n’en a dessinées,
Tout juste sorties des teintes magiques de ton pinceau.
Passez, heures interminables, qui s’étendent entre-temps,
Jusqu’à ce que la Vérité réalise et que la Vertu bénisse cette scène.
—R.
N. E. Quarterly Mag., n° III-271, oct.-déc. 1802, Boston.
ALBERT DE WERDENDOFF.
OU, L’ÉMBRASSEMENT DE MINUIT.
Un roman allemand.
Nocturnus occurram furor. Hor.
Port Folio, IV-334, 20 oct. 1804, Phila.
[M. G. Lewis, Tales of Terror, 1799, Kelso.]
SUR LA MORT DE MR HANDEL.
Au milieu de la représentation de son oratorio de Carême, (1759) sur le Messie, épuisé par la fatigue, il
laissa tomber sa tête sur les touches de l’orgue qu’il jouait, et il eut du mal à se relever.
Il reprit ses esprits et continua la représentation jusqu’à ce que tout soit terminé. Il fut
ramené chez lui, où il mourut.
Page 171
Fondre l’âme, enchanter l’oreille,
(Des anges pourraient bien daigner écouter une telle mélodie),
Anticiper sur terre les joies du ciel :
Telle était la tâche de Handel : ce pouvoir lui avait été donné.
Ah ! Lorsqu’il composa tardivement les louanges du Messie,
Avec des sons célestes, des mélodies envoûtantes :
Un dernier adieu, exprimé par son regard las,
Et c’est ainsi, je pense, qu’il s’adressait à la foule en extase.
« Adieu, mon plus cher ami, et vous aussi,
Fils tous deux de l’harmonie sacrée, adieu !
Apollon, qui chuchote, m’incite à partir,
Et me demande de rejoindre le brillant chœur des séraphins :
« Oh ! La voiture d’Élie ! » s’écria le grand Handel :
Le Messie entendit sa voix, et Handel mourut.
Boston Weekly Mag., II-208, 20 octobre 1804, Boston.
ÉCRIT EN ALLEMAGNE, UN DES JOURS LES PLUS FROIDS DU SIÈCLE,
PAR W. WORDSWORTH.
Port Folio, IV-342, 27 octobre 1804, Philadelphie.
[William Wordsworth, idem.
« Le lecteur doit savoir que les poêles en Allemagne du Nord portent généralement l’image d’un cheval au galop, ce qui fait partie des armoiries de Brunswick. »
UNE LIMITATION D’AHUMBLE DE CERTAINES CHANTS,
ÉCRITE PAR W. WORDSWORTH, EN ALLEMAGNE, UN DES
JOURS LES PLUS FROIDS DU SIÈCLE.
« Laissez vos langues, allemande et scandinave ;
Donnez-moi plutôt le chant de la bouilloire,
Des pinces et du tisonnier. » — W. W.
[Le poème, qui ne contient aucune référence à l’Allemagne, suit.]
Port Folio, IV-342, 27 octobre 1804, Philadelphie.
(Des anges pourraient bien daigner écouter une telle mélodie),
Anticiper sur terre les joies du ciel :
Telle était la tâche de Handel : ce pouvoir lui avait été donné.
Ah ! Lorsqu’il composa tardivement les louanges du Messie,
Avec des sons célestes, des mélodies envoûtantes :
Un dernier adieu, exprimé par son regard las,
Et c’est ainsi, je pense, qu’il s’adressait à la foule en extase.
« Adieu, mon plus cher ami, et vous aussi,
Fils tous deux de l’harmonie sacrée, adieu !
Apollon, qui chuchote, m’incite à partir,
Et me demande de rejoindre le brillant chœur des séraphins :
« Oh ! La voiture d’Élie ! » s’écria le grand Handel :
Le Messie entendit sa voix, et Handel mourut.
Boston Weekly Mag., II-208, 20 octobre 1804, Boston.
ÉCRIT EN ALLEMAGNE, UN DES JOURS LES PLUS FROIDS DU SIÈCLE,
PAR W. WORDSWORTH.
Port Folio, IV-342, 27 octobre 1804, Philadelphie.
[William Wordsworth, idem.
« Le lecteur doit savoir que les poêles en Allemagne du Nord portent généralement l’image d’un cheval au galop, ce qui fait partie des armoiries de Brunswick. »
UNE LIMITATION D’AHUMBLE DE CERTAINES CHANTS,
ÉCRITE PAR W. WORDSWORTH, EN ALLEMAGNE, UN DES
JOURS LES PLUS FROIDS DU SIÈCLE.
« Laissez vos langues, allemande et scandinave ;
Donnez-moi plutôt le chant de la bouilloire,
Des pinces et du tisonnier. » — W. W.
[Le poème, qui ne contient aucune référence à l’Allemagne, suit.]
Port Folio, IV-342, 27 octobre 1804, Philadelphie.
Page 172
CONTRE FAUSTUS.
Par dérision pour les écrivains, Faustus persiste à croire
Que rien n’est dit aujourd’hui qui ne l’ait déjà été jadis ;
Eh bien, Faustus, dis que mon esprit est grossier et lent,
Si pour cela je ne te donne pas une bécasse :
Ainsi je prouve que tu tiens une opinion fausse ;
Je dis que tu es un homme de bonne condition,
Un homme fidèle à sa parole, robuste de main,
D’ascendance noble et possédant de vastes terres ;
Tu n’as jamais joué avec des dés ou des cartes truqués,
Tu n’as jamais corrompu de veuve, d’épouse ou de jeune fille,
Et, quant au juron, personne dans tout ce royaume
Ne maudit ou ne blasphème plus souvent dans ses paroles.
En somme, tes vertus sont si rares et si grandes,
Que pour toute notre chanson tu peux servir d’exemple.
Cela, je ose le jurer, personne n’a jamais dit avant,
Cela, je peux le jurer, personne ne le dira jamais après.
Port Folio, IV-383, 1er décembre 1804, Phila.
L’air suisse célèbre,
RANZ DES VACHES.
« Cet air, si cher aux Suisses », dit Rousseau, « fut interdit par le gouvernement français d’être joué parmi les soldats suisses employés au service de la France, sous peine de mort ; car il éveillait en eux un si vif souvenir des scènes qu’ils avaient vues dans leur propre pays natal, et un si fort désir de les revoir, qu’il les faisait verser des larmes, désertionner, ou, s’ils perdaient tout espoir, se suicider. »
Quand reverrai-je, un jour,
Tous les objets de mon amour ?
Nos ruisseaux clairs,
Nos couteaux [sic],
Nos hameaux,
Nos montagnes,
Et l’ornement de nos campagnes,
La si gentille Isabeau ?
À l’ombre d’un ormeau,
Par dérision pour les écrivains, Faustus persiste à croire
Que rien n’est dit aujourd’hui qui ne l’ait déjà été jadis ;
Eh bien, Faustus, dis que mon esprit est grossier et lent,
Si pour cela je ne te donne pas une bécasse :
Ainsi je prouve que tu tiens une opinion fausse ;
Je dis que tu es un homme de bonne condition,
Un homme fidèle à sa parole, robuste de main,
D’ascendance noble et possédant de vastes terres ;
Tu n’as jamais joué avec des dés ou des cartes truqués,
Tu n’as jamais corrompu de veuve, d’épouse ou de jeune fille,
Et, quant au juron, personne dans tout ce royaume
Ne maudit ou ne blasphème plus souvent dans ses paroles.
En somme, tes vertus sont si rares et si grandes,
Que pour toute notre chanson tu peux servir d’exemple.
Cela, je ose le jurer, personne n’a jamais dit avant,
Cela, je peux le jurer, personne ne le dira jamais après.
Port Folio, IV-383, 1er décembre 1804, Phila.
L’air suisse célèbre,
RANZ DES VACHES.
« Cet air, si cher aux Suisses », dit Rousseau, « fut interdit par le gouvernement français d’être joué parmi les soldats suisses employés au service de la France, sous peine de mort ; car il éveillait en eux un si vif souvenir des scènes qu’ils avaient vues dans leur propre pays natal, et un si fort désir de les revoir, qu’il les faisait verser des larmes, désertionner, ou, s’ils perdaient tout espoir, se suicider. »
Quand reverrai-je, un jour,
Tous les objets de mon amour ?
Nos ruisseaux clairs,
Nos couteaux [sic],
Nos hameaux,
Nos montagnes,
Et l’ornement de nos campagnes,
La si gentille Isabeau ?
À l’ombre d’un ormeau,
Page 173
Quand danserai-je au son du chalumeau ?
Quand reverrai-je, en un jour,
Tous les objets de mon amour ?
Mon père,
Ma mère,
Mon frère,
Ma sœur,
Mes agneaux,
Mes troupeaux,
Ma bergère ?
Quand reverrai-je, en un jour,
Tous les objets de mon amour ?
TRADUCTION LITTÉRAIRE.
Quand pourrai-je à nouveau contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon affection ? — nos ruisseaux clairs,
nos chaumières, nos hameaux, nos montagnes, et l’ornement de nos champs, la douce Isabelle ? —
Sous l’ombrage d’un orme étendu, quand danserai-je à nouveau au son du tambourin ?
Quand pourrai-je à nouveau contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon amour ? — mon père, ma mère,
mes frères, mes sœurs, mes agneaux, mes troupeaux, et ma fidèle bergère ? — Quand pourrai-je à nouveau
contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon affection ?
Boston, 30 janvier 1805.
Boston Weekly Mag., III-60, 2 février 1805, Boston.
Pour le Port Folio.
LE HÉROÏME SCANDINAVE.
Skogul.
Du milieu des champs poussiéreux de la guerre
Vers les royaumes au-delà de l’étoile du Nord,
Vers les salles résonnantes de Valhalla,
J’emmène le héros avant qu’il ne tombe ;
Les vaillants habitent ces demeures,
Et siègent parmi des dieux en liesse ;
Pas de coupes riches, ni de flacons d’or,
Mais des crânes remplis de miel fermenté ils tiennent ;
Le lâche, tandis qu’il halète pour respirer,
Quand reverrai-je, en un jour,
Tous les objets de mon amour ?
Mon père,
Ma mère,
Mon frère,
Ma sœur,
Mes agneaux,
Mes troupeaux,
Ma bergère ?
Quand reverrai-je, en un jour,
Tous les objets de mon amour ?
TRADUCTION LITTÉRAIRE.
Quand pourrai-je à nouveau contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon affection ? — nos ruisseaux clairs,
nos chaumières, nos hameaux, nos montagnes, et l’ornement de nos champs, la douce Isabelle ? —
Sous l’ombrage d’un orme étendu, quand danserai-je à nouveau au son du tambourin ?
Quand pourrai-je à nouveau contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon amour ? — mon père, ma mère,
mes frères, mes sœurs, mes agneaux, mes troupeaux, et ma fidèle bergère ? — Quand pourrai-je à nouveau
contempler, en un seul jour, tous les objets agréables de mon affection ?
Boston, 30 janvier 1805.
Boston Weekly Mag., III-60, 2 février 1805, Boston.
Pour le Port Folio.
LE HÉROÏME SCANDINAVE.
Skogul.
Du milieu des champs poussiéreux de la guerre
Vers les royaumes au-delà de l’étoile du Nord,
Vers les salles résonnantes de Valhalla,
J’emmène le héros avant qu’il ne tombe ;
Les vaillants habitent ces demeures,
Et siègent parmi des dieux en liesse ;
Pas de coupes riches, ni de flacons d’or,
Mais des crânes remplis de miel fermenté ils tiennent ;
Le lâche, tandis qu’il halète pour respirer,
Page 174
Il sombre dans les ténèbres vers Hela.
Harold.
Ô que ce soit moi, né des conflits,
Pour atteindre les royaumes d’un matin sans fin ;
À la table d’Odin, je laverai mes lèvres
Dans la boisson écumeuse des braves.
Odin.
Celui qui brise les champs poussiéreux de la guerre,
La mort voyage dans sa charrette retentissante ;
Perché sur la tour tonitruante du tourbillon,
Viennent les forces de la tempête noire ;
Vous, guerriers, levez-vous, vous, chefs, faites place,
À un invité divin en pleine jeunesse,
Voyez Harold sortir des champs de bataille,
Commencez la fête immortelle.
S.
Port Folio, V-120, 20 avril 1805, Philadelphie.
SEPTEINTHE DE L’HIVER.
Philadelphie. Repos., V-164, 25 mai 1805, Philadelphie.
[Également au Musée américain, I-474, mai 1787, Philadelphie.]
PRIÈRE DE FRÉDERIK II
AU NOM DES POÈTES.
Ô dieux ! de qui chaque barde favorisé
Reçoit les talents que réclame la poésie,
Apprenez-leur la vérité ! Car il est certain
Qu’il serait difficile qu’ils soient tous de tels menteurs malveillants.
Boston Mag., I-12, 9 novembre 1805, Boston.
Demande d’aide, à l’aube.
Harold.
Ô que ce soit moi, né des conflits,
Pour atteindre les royaumes d’un matin sans fin ;
À la table d’Odin, je laverai mes lèvres
Dans la boisson écumeuse des braves.
Odin.
Celui qui brise les champs poussiéreux de la guerre,
La mort voyage dans sa charrette retentissante ;
Perché sur la tour tonitruante du tourbillon,
Viennent les forces de la tempête noire ;
Vous, guerriers, levez-vous, vous, chefs, faites place,
À un invité divin en pleine jeunesse,
Voyez Harold sortir des champs de bataille,
Commencez la fête immortelle.
S.
Port Folio, V-120, 20 avril 1805, Philadelphie.
SEPTEINTHE DE L’HIVER.
Philadelphie. Repos., V-164, 25 mai 1805, Philadelphie.
[Également au Musée américain, I-474, mai 1787, Philadelphie.]
PRIÈRE DE FRÉDERIK II
AU NOM DES POÈTES.
Ô dieux ! de qui chaque barde favorisé
Reçoit les talents que réclame la poésie,
Apprenez-leur la vérité ! Car il est certain
Qu’il serait difficile qu’ils soient tous de tels menteurs malveillants.
Boston Mag., I-12, 9 novembre 1805, Boston.
Demande d’aide, à l’aube.
Page 175
Les rayons du soleil strient les cieux azurés,
Et illuminent le sommet des montagnes ;
Avec des chiens et des cors, les chasseurs se lèvent,
Et poursuivent le daim à travers la neige.
D’une roche à l’autre, en se hissant sur leurs poteaux de fer,
Ils avancent ; silencieux, de peur que l’air, agité par le bruit,
Ne fasse éclater une masse gelée d’en haut.
Les chèvres suivent lentement leur chemin habituel,
Le long de pentes escarpées et de crêtes abruptes ;
Repérées par le loup sauvage pour en faire sa proie,
Qu’il vienne d’une grotte déserte ou d’un bois suspendu.
Et tandis que le torrent gronde fort,
Et que les falaises résonnent en écho,
Les cabanes apparaissent au-dessus des nuages du matin,
Perchées, comme un nid d’aigle, en hauteur.
Evening Fireside, II-74, 8 février 1806, Philadelphie.
Dans cette parodie exquise, les sentiments sont tout aussi admirables que le talent de l’auteur. Nous avons souvent exprimé notre mépris pour les pièces allemandes, et nous sommes heureux de renforcer notre opinion sur la Muse teutonne grâce à l’esprit d’un homme de génie et d’un érudit courtois.
ODE AU DRAME ALLEMAND,
Par M. Seward.
Une parodie de l’Ode à l’Adversité de Gray.
Fille de la nuit, reine chaotique !
Source féconde des drames modernes,
Aux intrigues troubles et aux scènes fastidieuses,
Que le monarque méprise et que le voleur exploite.
Pris dans ton sortilège nécromatique,
Le public goûte aux joies de l’enfer,
Et les fils des Britanniques, indignés,
Sont saisis de douleurs inédites face à des crimes inconnus jusqu’alors.
Et illuminent le sommet des montagnes ;
Avec des chiens et des cors, les chasseurs se lèvent,
Et poursuivent le daim à travers la neige.
D’une roche à l’autre, en se hissant sur leurs poteaux de fer,
Ils avancent ; silencieux, de peur que l’air, agité par le bruit,
Ne fasse éclater une masse gelée d’en haut.
Les chèvres suivent lentement leur chemin habituel,
Le long de pentes escarpées et de crêtes abruptes ;
Repérées par le loup sauvage pour en faire sa proie,
Qu’il vienne d’une grotte déserte ou d’un bois suspendu.
Et tandis que le torrent gronde fort,
Et que les falaises résonnent en écho,
Les cabanes apparaissent au-dessus des nuages du matin,
Perchées, comme un nid d’aigle, en hauteur.
Evening Fireside, II-74, 8 février 1806, Philadelphie.
Dans cette parodie exquise, les sentiments sont tout aussi admirables que le talent de l’auteur. Nous avons souvent exprimé notre mépris pour les pièces allemandes, et nous sommes heureux de renforcer notre opinion sur la Muse teutonne grâce à l’esprit d’un homme de génie et d’un érudit courtois.
ODE AU DRAME ALLEMAND,
Par M. Seward.
Une parodie de l’Ode à l’Adversité de Gray.
Fille de la nuit, reine chaotique !
Source féconde des drames modernes,
Aux intrigues troubles et aux scènes fastidieuses,
Que le monarque méprise et que le voleur exploite.
Pris dans ton sortilège nécromatique,
Le public goûte aux joies de l’enfer,
Et les fils des Britanniques, indignés,
Sont saisis de douleurs inédites face à des crimes inconnus jusqu’alors.
Page 176
D’abord, pour faire fixer le regard de la nation,
La folie exhiba son masque peint ;
Schiller y était, sublimement fou,
Et Kotz’bue apporta son aide lourde.
Pair gigantesque ! leur âme élevée,
Dédaignant le faible contrôle de la raison,
Porta le coup sur la changeante Grande-Bretagne,
Qui, sans penser à elle-même, embrassa des douleurs fictives.
Effrayés par ton sourcil terrible, fuient
La progéniture théâtrale de la belle Comédie,
La satire légère, l’esprit et la joie innocente,
Et laissent nos donjons, nos chaînes et notre sang.
Ils se dispersent rapidement, avec eux partent
L’aimable Otway, le sentimental Rowe ;
Congreve détourne son regard indigné,
Et Shakespeare pleure en contemplant ce prodige exotique.
Brutes vêtues de manteaux royaux,
Jeunes filles plongées dans de profondes pensées,
Spectres qui hantent les ombres de la nuit,
Et répandent autour d’eux une ruine totale.
Ces éléments forment ton thème immuable,
Tandis que, enfouie dans ton fleuve stygien,
La religion pleure ses feux éteints
Et la torche sacrée d’Hymen siffle faiblement avant de s’éteindre.
Ô, doucement sur la scène britannique,
Grand Anarchiste ! déploie tes ailes noires ;
Non enflammé de cette fureur frénétique
Avec laquelle tu lance tes flèches contre les rois.
Comme on te voit vêtu de tes habits traditionnels,
Avec des cheveux en désordre, un visage hagard,
Des chaînes funèbres et des cris effroyables,
Emprisonné par des artifices despotiques dans une pauvreté effrayante.
Apparais sous une forme trompeuse, redoutable Reine !
La folie exhiba son masque peint ;
Schiller y était, sublimement fou,
Et Kotz’bue apporta son aide lourde.
Pair gigantesque ! leur âme élevée,
Dédaignant le faible contrôle de la raison,
Porta le coup sur la changeante Grande-Bretagne,
Qui, sans penser à elle-même, embrassa des douleurs fictives.
Effrayés par ton sourcil terrible, fuient
La progéniture théâtrale de la belle Comédie,
La satire légère, l’esprit et la joie innocente,
Et laissent nos donjons, nos chaînes et notre sang.
Ils se dispersent rapidement, avec eux partent
L’aimable Otway, le sentimental Rowe ;
Congreve détourne son regard indigné,
Et Shakespeare pleure en contemplant ce prodige exotique.
Brutes vêtues de manteaux royaux,
Jeunes filles plongées dans de profondes pensées,
Spectres qui hantent les ombres de la nuit,
Et répandent autour d’eux une ruine totale.
Ces éléments forment ton thème immuable,
Tandis que, enfouie dans ton fleuve stygien,
La religion pleure ses feux éteints
Et la torche sacrée d’Hymen siffle faiblement avant de s’éteindre.
Ô, doucement sur la scène britannique,
Grand Anarchiste ! déploie tes ailes noires ;
Non enflammé de cette fureur frénétique
Avec laquelle tu lance tes flèches contre les rois.
Comme on te voit vêtu de tes habits traditionnels,
Avec des cheveux en désordre, un visage hagard,
Des chaînes funèbres et des cris effroyables,
Emprisonné par des artifices despotiques dans une pauvreté effrayante.
Apparais sous une forme trompeuse, redoutable Reine !
Page 177
Que le mensonge remplisse ce désert morne ;
Que tes discours démocratiques résonnent ici,
Pour enflammer l’esprit, corrompre les goûts.
La belle, trompée par un amour vicieux,
Apprenne-moi à chérir et à épouser,
À plier devant une arrogance vulgaire,
À mépriser l’ordre établi et à considérer tous les exclus comme des amis.
Port Folio, I-92, 15 février 1806, Philadelphie.
LE COUVERTURE DE MARIAGE.
Extrait de *Un été dans le Nord* de Carr.
Ici, loin de toute la pompe que cherche l’ambition,
Bien convoitée, mais louée seulement tant qu’elle n’a pas été goûtée,
La satisfaction et l’innocence, aux joues roses,
Profiteront de ce que leurs mains ont créé de simple.
Elle se dresse sur un rocher joyeux, dont la base ornée
Est baignée par les eaux murmurantes des cascades lointaines ;
Tandis que, sur son toit herbeux, avec une grâce changeante,
Les branches fines du bouleau blanc ondulent.
Derrière, on entend le soupir des pins de forêt,
Sur lesquels l’oreille rêveuse aime à se poser ;
Et, tandis que le passant curieux s’éloigne,
La chèvre qui paît lève les yeux et fait tinter sa cloche.
Oh ! dans ma patrie, avant que la vie ne décline,
Puissé-je posséder un tel endroit, si sauvage, si doux !
Weekly Visitant, I-63, 22 février 1806, Salem.
[Sir John Carr, *Un été dans le Nord* ; ou *Voyages autour de la mer Baltique en 1804*, Londres, 1805.]
ODE À LA MORT.
De Frédéric II, roi de Prusse. Traduite du français par le Dr Hawkesworth.
Polyanthos, I-270, mars 1806, Boston.
[Également dans le New Haven Gaz. and Conn. Mag., I-339, 7 décembre 1786, New Haven.]
Que tes discours démocratiques résonnent ici,
Pour enflammer l’esprit, corrompre les goûts.
La belle, trompée par un amour vicieux,
Apprenne-moi à chérir et à épouser,
À plier devant une arrogance vulgaire,
À mépriser l’ordre établi et à considérer tous les exclus comme des amis.
Port Folio, I-92, 15 février 1806, Philadelphie.
LE COUVERTURE DE MARIAGE.
Extrait de *Un été dans le Nord* de Carr.
Ici, loin de toute la pompe que cherche l’ambition,
Bien convoitée, mais louée seulement tant qu’elle n’a pas été goûtée,
La satisfaction et l’innocence, aux joues roses,
Profiteront de ce que leurs mains ont créé de simple.
Elle se dresse sur un rocher joyeux, dont la base ornée
Est baignée par les eaux murmurantes des cascades lointaines ;
Tandis que, sur son toit herbeux, avec une grâce changeante,
Les branches fines du bouleau blanc ondulent.
Derrière, on entend le soupir des pins de forêt,
Sur lesquels l’oreille rêveuse aime à se poser ;
Et, tandis que le passant curieux s’éloigne,
La chèvre qui paît lève les yeux et fait tinter sa cloche.
Oh ! dans ma patrie, avant que la vie ne décline,
Puissé-je posséder un tel endroit, si sauvage, si doux !
Weekly Visitant, I-63, 22 février 1806, Salem.
[Sir John Carr, *Un été dans le Nord* ; ou *Voyages autour de la mer Baltique en 1804*, Londres, 1805.]
ODE À LA MORT.
De Frédéric II, roi de Prusse. Traduite du français par le Dr Hawkesworth.
Polyanthos, I-270, mars 1806, Boston.
[Également dans le New Haven Gaz. and Conn. Mag., I-339, 7 décembre 1786, New Haven.]
Page 178
L’OURS QUI DANSE. Une fable.
[Peut-être inspiré de la fable du même titre de Gellert, mais très différent en contenu. Voir Port Folio, I-400, 12 décembre 1801, Philadelphie, où se trouve une traduction du poème de Gellert.]
Emerald, I-118, 5 juillet 1806, Boston.
La chanson suivante, de M. G. Lewis, proviendrait, d’après ce dernier, du français, bien que le jeune homme qui y figure semble être allemand. L’idée est jolie et le rythme agréable.
Un loup, pendant que Julia dormait, avait pris son agneau préféré pour proie ;
Le jeune Casper accourut pour l’aider, entendant les cris de la pauvre bête.
Il chassa le loup du pré, mais exigea un baiser en récompense.
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Alors que des sentiments de gratitude réchauffaient son cœur, elle avoua aimer ce jeune homme ;
Le jeune homme lui déclara son amour éternel, et la baisa encore et encore.
On n’a jamais vu un couple plus aimant ; ils s’aimèrent tout au long de leur vie :
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Enfin, le soleil retira ses rayons, et la nuit invita au sommeil ;
La tendre Julia se leva et prit congé, puis ramena ses moutons chez elle.
Hélas ! Je crois que ses pensées avaient changé, car je l’entendis dire :
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Port Folio, II-94, 16 août 1806, Philadelphie.
[Peut-être inspiré de la fable du même titre de Gellert, mais très différent en contenu. Voir Port Folio, I-400, 12 décembre 1801, Philadelphie, où se trouve une traduction du poème de Gellert.]
Emerald, I-118, 5 juillet 1806, Boston.
La chanson suivante, de M. G. Lewis, proviendrait, d’après ce dernier, du français, bien que le jeune homme qui y figure semble être allemand. L’idée est jolie et le rythme agréable.
Un loup, pendant que Julia dormait, avait pris son agneau préféré pour proie ;
Le jeune Casper accourut pour l’aider, entendant les cris de la pauvre bête.
Il chassa le loup du pré, mais exigea un baiser en récompense.
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Alors que des sentiments de gratitude réchauffaient son cœur, elle avoua aimer ce jeune homme ;
Le jeune homme lui déclara son amour éternel, et la baisa encore et encore.
On n’a jamais vu un couple plus aimant ; ils s’aimèrent tout au long de leur vie :
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Enfin, le soleil retira ses rayons, et la nuit invita au sommeil ;
La tendre Julia se leva et prit congé, puis ramena ses moutons chez elle.
Hélas ! Je crois que ses pensées avaient changé, car je l’entendis dire :
Ah ! Julia, il aurait été mieux que Casper reste à l’écart.
Port Folio, II-94, 16 août 1806, Philadelphie.
Page 179
Extraits de « Le Voyageur de Suisse », par James Montgomery, Londres, 1806.
Port Folio, II-369, 412, 20 et 31 décembre 1806, Philadelphie.
[James Montgomery, Le Voyageur de Suisse et autres poèmes, Londres, 1806. Première édition américaine basée sur la deuxième édition londonnaise — New York, 1807.
Extraits des parties VI et I respectivement. Voir Préface.]
Ode runique.
La poursuite de Havardur.
Par C. Leftly, Esq.
Fils d’Angrym, guerrier audacieux,
Arrête ton voyage à travers les landes ;
Arrête-toi, Havardur, arrête ton cheval ;
Ta mort, ta mort sanglante est décrétée.
Elle, la charmante servante de Coronzon,
Trahie par les artifices de ton sorcier,
Glisse le long des côtes sombres,
Un fantôme frénétique, pâle, enveloppé de ténèbres.
Là où le pêcheur sèche son filet,
Les vagues rebelles battent son corps ;
Séduite par toi, elle a jeté son être
Dans la fureur sauvage de la tempête.
Sais-tu, faible enfant de poussière,
Que Odin est brave et juste ?
Je viens du Palais d’Or
Pour proclamer ton destin funeste ;
Tu ne franchiras jamais le bord
De ce métheglin profond et abondant :
J’ai quitté tardivement la foule des géants,
Entendant retentir ton chant funèbre ;
Proférant des malédictions profondes et terribles
Sur ta tête coupable.
Bientôt, avec Lok, ton âme tourmentée,
Tu devras rouler dans les vagues bouillonnantes ;
Port Folio, II-369, 412, 20 et 31 décembre 1806, Philadelphie.
[James Montgomery, Le Voyageur de Suisse et autres poèmes, Londres, 1806. Première édition américaine basée sur la deuxième édition londonnaise — New York, 1807.
Extraits des parties VI et I respectivement. Voir Préface.]
Ode runique.
La poursuite de Havardur.
Par C. Leftly, Esq.
Fils d’Angrym, guerrier audacieux,
Arrête ton voyage à travers les landes ;
Arrête-toi, Havardur, arrête ton cheval ;
Ta mort, ta mort sanglante est décrétée.
Elle, la charmante servante de Coronzon,
Trahie par les artifices de ton sorcier,
Glisse le long des côtes sombres,
Un fantôme frénétique, pâle, enveloppé de ténèbres.
Là où le pêcheur sèche son filet,
Les vagues rebelles battent son corps ;
Séduite par toi, elle a jeté son être
Dans la fureur sauvage de la tempête.
Sais-tu, faible enfant de poussière,
Que Odin est brave et juste ?
Je viens du Palais d’Or
Pour proclamer ton destin funeste ;
Tu ne franchiras jamais le bord
De ce métheglin profond et abondant :
J’ai quitté tardivement la foule des géants,
Entendant retentir ton chant funèbre ;
Proférant des malédictions profondes et terribles
Sur ta tête coupable.
Bientôt, avec Lok, ton âme tourmentée,
Tu devras rouler dans les vagues bouillonnantes ;
Page 180
Jusqu’à ce que la lumière éternelle de Dieu
Éclaire ta nuit sombre ;
Jusqu’à ce que Surtur vienne de loin,
Pour brûler ce monde en proie à la guerre.
Audacieux, prêts à affronter la lance de la mort,
Les héros se hâtent à travers les landes :
Se hâtant vers ce festin fumant —
Bienvenue à tous les invités coiffés de casque,
Écoutez les hymnes de gloire douce,
Celles gagnées par vos pères ;
Ornez votre visage de sourires radieux,
La joie trompe même l’esprit le plus mélancolique.—
Pourtant, je reste toujours près de toi,
Je te prie de réfléchir — et de soupirer ;
Je stimule encore ton cœur tourmenté ;—
Jamais, jamais, tu ne trouveras le repos.
À quoi te sert ton bouclier autoritaire ?
À quoi servent tes gantelets protecteurs ?
À quoi bon le casque sur ton front ?
Ou les anneaux de ton armure en dessous ?
Si vivre, c’est dans la peur et l’angoisse,
Avec le danger qui menace constamment :
Lève haut ta masse tranchante,
Vois-le te fixer du regard ;
Tourne-toi — mais affronte-le, cette mouche insupportable,
Maudis ton âme lâche, et meurs.
Ce n’est pas sur le champ de bataille
Que Hela scellera tes lèvres dans la nuit ;
Un frère, issu de la race infernale,
Le baigne dans le sang chaud de ton cœur ;
Deux cents vassaux se prosternent deux fois,
Le saluant comme leur ami protecteur ;
Ils se moquent de toi, tordu par la douleur,
Te demandant de mordre le sol poussiéreux ;
Ils te laissent souffrir, méprisé et seul,
À mourir sans pitié et inconnu.
Que ton cadavre nu soit étendu,
Éclaire ta nuit sombre ;
Jusqu’à ce que Surtur vienne de loin,
Pour brûler ce monde en proie à la guerre.
Audacieux, prêts à affronter la lance de la mort,
Les héros se hâtent à travers les landes :
Se hâtant vers ce festin fumant —
Bienvenue à tous les invités coiffés de casque,
Écoutez les hymnes de gloire douce,
Celles gagnées par vos pères ;
Ornez votre visage de sourires radieux,
La joie trompe même l’esprit le plus mélancolique.—
Pourtant, je reste toujours près de toi,
Je te prie de réfléchir — et de soupirer ;
Je stimule encore ton cœur tourmenté ;—
Jamais, jamais, tu ne trouveras le repos.
À quoi te sert ton bouclier autoritaire ?
À quoi servent tes gantelets protecteurs ?
À quoi bon le casque sur ton front ?
Ou les anneaux de ton armure en dessous ?
Si vivre, c’est dans la peur et l’angoisse,
Avec le danger qui menace constamment :
Lève haut ta masse tranchante,
Vois-le te fixer du regard ;
Tourne-toi — mais affronte-le, cette mouche insupportable,
Maudis ton âme lâche, et meurs.
Ce n’est pas sur le champ de bataille
Que Hela scellera tes lèvres dans la nuit ;
Un frère, issu de la race infernale,
Le baigne dans le sang chaud de ton cœur ;
Deux cents vassaux se prosternent deux fois,
Le saluant comme leur ami protecteur ;
Ils se moquent de toi, tordu par la douleur,
Te demandant de mordre le sol poussiéreux ;
Ils te laissent souffrir, méprisé et seul,
À mourir sans pitié et inconnu.
Que ton cadavre nu soit étendu,
Page 181
Pour donner de la nourriture aux aigles affamés ;
Les mouettes qui crient sur le rivage,
Plongent leur bec et boivent ton sang.
Que ton esprit, animé par la colère, soit emporté,
Détruit par la marée ardente,
Et qu’une ère d’agonie commence.
Mais calme-toi, la cloche du matin sonne,
La luciole s’éteint ; et voici, le soleil
Éclaire sa torche derrière cette colline.
La nuit, quand la nature fatiguée est silencieuse,
Et que l’horreur rôde dans les plaines,
Souviens-toi — nous devons nous retrouver.
Port Folio, II-415, 31 décembre 1806, Philadelphie.
La belle ballade de Bürger,
Le comte Walter souffle dans sa trompette,
En selle ! en selle ! hallo ! hallo !
a donné naissance en Angleterre à une parodie très humoristique :
Je veux vivre dans la gaieté, avec toi.
Le comte Walter donne un coup de pied au serveur,
En bas des escaliers ! en bas des escaliers ! hallo, hallo !
Ils sortent en masse, tournent, sautent,
Et les gardes les poursuivent sans relâche.
Les joyeux hommes libérés de la taverne,
Courant sans crainte à travers tout,
Alors que les ruelles, tandis qu’ils accélèrent,
Résonnent fort de leurs cris.
Le bras de saint Dunstan, d’un geste puissant,
Avait fait retentir le son solennel de minuit,
Et en criant : « Il est plus de minuit »,
Les mouettes qui crient sur le rivage,
Plongent leur bec et boivent ton sang.
Que ton esprit, animé par la colère, soit emporté,
Détruit par la marée ardente,
Et qu’une ère d’agonie commence.
Mais calme-toi, la cloche du matin sonne,
La luciole s’éteint ; et voici, le soleil
Éclaire sa torche derrière cette colline.
La nuit, quand la nature fatiguée est silencieuse,
Et que l’horreur rôde dans les plaines,
Souviens-toi — nous devons nous retrouver.
Port Folio, II-415, 31 décembre 1806, Philadelphie.
La belle ballade de Bürger,
Le comte Walter souffle dans sa trompette,
En selle ! en selle ! hallo ! hallo !
a donné naissance en Angleterre à une parodie très humoristique :
Je veux vivre dans la gaieté, avec toi.
Le comte Walter donne un coup de pied au serveur,
En bas des escaliers ! en bas des escaliers ! hallo, hallo !
Ils sortent en masse, tournent, sautent,
Et les gardes les poursuivent sans relâche.
Les joyeux hommes libérés de la taverne,
Courant sans crainte à travers tout,
Alors que les ruelles, tandis qu’ils accélèrent,
Résonnent fort de leurs cris.
Le bras de saint Dunstan, d’un geste puissant,
Avait fait retentir le son solennel de minuit,
Et en criant : « Il est plus de minuit »,
Page 182
Fort, long et profond, le veilleur chantait.
Le bruyant comte Walter guide,
Huzza, Huzza, mes hommes joyeux,
Quand, haletants, tenant leurs flancs,
Deux étrangers se hâtent de rejoindre son cortège.
Les cheveux de l’étranger de droite étaient gris,
Mais qui il était, je ne saurais dire ;
Celui de gauche était élégant et gai,
Un sang fougueux que je connais bien.
Il agitait haut son chapeau en fourrure,
Criait : « Bienvenue, bienvenue, noble seigneur !
Quelles joies la terre, ou la mer, ou le ciel,
Peuvent-ils offrir pour égaler nos jeux de minuit ? »
« À mon avis », dit l’autre, « il vaudrait mieux
Laisser, mes amis, vos joies frénétiques,
Et, pour les douceurs apaisantes du repos,
Échanger ce bruit grossier et discordant. »
Mais le comte Walter continue d’avancer,
Et, courageux, ils poursuivent leur route,
Huzza, huzza, crie chacun des chefs,
« En avant, en avant, hollo ho ! »
Le groupe joyeux est guidé par le comte Walter,
Le long de Fleet, vers Ludgate-Hill,
Et, haletants, tenant leurs flancs,
Ses fidèles compagnons le suivent toujours.
De cette ruelle sinueuse surgit
Un fantôme, blanc comme la neige,
Et le comte Walter chante encore plus fort,
« En avant, en avant, hollo, ho ! »
Un quaker pieux a traversé le chemin.
Le bruyant comte Walter guide,
Huzza, Huzza, mes hommes joyeux,
Quand, haletants, tenant leurs flancs,
Deux étrangers se hâtent de rejoindre son cortège.
Les cheveux de l’étranger de droite étaient gris,
Mais qui il était, je ne saurais dire ;
Celui de gauche était élégant et gai,
Un sang fougueux que je connais bien.
Il agitait haut son chapeau en fourrure,
Criait : « Bienvenue, bienvenue, noble seigneur !
Quelles joies la terre, ou la mer, ou le ciel,
Peuvent-ils offrir pour égaler nos jeux de minuit ? »
« À mon avis », dit l’autre, « il vaudrait mieux
Laisser, mes amis, vos joies frénétiques,
Et, pour les douceurs apaisantes du repos,
Échanger ce bruit grossier et discordant. »
Mais le comte Walter continue d’avancer,
Et, courageux, ils poursuivent leur route,
Huzza, huzza, crie chacun des chefs,
« En avant, en avant, hollo ho ! »
Le groupe joyeux est guidé par le comte Walter,
Le long de Fleet, vers Ludgate-Hill,
Et, haletants, tenant leurs flancs,
Ses fidèles compagnons le suivent toujours.
De cette ruelle sinueuse surgit
Un fantôme, blanc comme la neige,
Et le comte Walter chante encore plus fort,
« En avant, en avant, hollo, ho ! »
Un quaker pieux a traversé le chemin.
Page 183
Il étend leurs pieds agiles en bas,
Mais qu’importent à eux les oui et les non,
Ils avancent, toujours plus loin.
Vois, au coin de cette rue,
Un humble étal, couronné de pommes !
Vois, éparpillées aux pieds du comte Walter,
Les pommes de la femme roulant partout.
« Ô Seigneur ! ayez pitié de mon étal,
Épargnez le dur labeur des pauvres,
Tout ce que possède la veuve sans défense,
Le fruit de tant d’heures de veille. »
L’étranger implore de tout son cœur,
La main gauche pointant toujours vers sa proie,
Le comte impatient n’écoute aucun avertissement,
Et poursuit sa route avec fureur.
« Va-t’en, pauvre vieille sorcière desséchée,
Sinon crains le coup retentissant du fouet ! »
Puis il chanta à haute voix en agitant son bâton :
« Écoutez, avancez, allez, hop ! »
Ainsi dit-il, ainsi fit-il ; d’un seul bond,
Il dépassa l’humble étal du marchand de fruits ;
Tandis que, parmi les pommes éparpillées,
Ils se hâtaient tous, sans exception.
Et maintenant, regardez cette proie craintive,
Hors de portée de l’équipage de Comus,
Elle avance toujours légèrement sur son chemin,
Sans savoir qui suit ses pas.
Encore une fois, ils tournent, leurs pieds agiles
Tracent rapidement le chemin sinueux,
Le long de Ludgate-Hill, le long de la Fleet,
Le comte inlassable poursuit sa chasse.
Mais qu’importent à eux les oui et les non,
Ils avancent, toujours plus loin.
Vois, au coin de cette rue,
Un humble étal, couronné de pommes !
Vois, éparpillées aux pieds du comte Walter,
Les pommes de la femme roulant partout.
« Ô Seigneur ! ayez pitié de mon étal,
Épargnez le dur labeur des pauvres,
Tout ce que possède la veuve sans défense,
Le fruit de tant d’heures de veille. »
L’étranger implore de tout son cœur,
La main gauche pointant toujours vers sa proie,
Le comte impatient n’écoute aucun avertissement,
Et poursuit sa route avec fureur.
« Va-t’en, pauvre vieille sorcière desséchée,
Sinon crains le coup retentissant du fouet ! »
Puis il chanta à haute voix en agitant son bâton :
« Écoutez, avancez, allez, hop ! »
Ainsi dit-il, ainsi fit-il ; d’un seul bond,
Il dépassa l’humble étal du marchand de fruits ;
Tandis que, parmi les pommes éparpillées,
Ils se hâtaient tous, sans exception.
Et maintenant, regardez cette proie craintive,
Hors de portée de l’équipage de Comus,
Elle avance toujours légèrement sur son chemin,
Sans savoir qui suit ses pas.
Encore une fois, ils tournent, leurs pieds agiles
Tracent rapidement le chemin sinueux,
Le long de Ludgate-Hill, le long de la Fleet,
Le comte inlassable poursuit sa chasse.
Page 184
La garde, maintenant forte et audacieuse,
Ose défier l’empire du champ ;
Elle brandit haut ses bâtons en l’air :
« Cède donc, noble baron, cède ! »
« Misérables vagabonds ! En vain
Vous essayez de gâcher notre jeu nocturne ;
Venez ! venez, mes braves hommes,
Nous pouvons maîtriser ces malproprets. »
Les victimes gisent en tas dans la poussière,
Le comte Walter s’effondre au sol ;
Que ceux qui le peuvent courent, que ceux qui doivent restent,
Car les grelots des gardes résonnent fort.
Maintenant, emportée par la justice,
Elle avance avec une majesté sombre ;
L’endroit accueille cette foule bigarrée,
Et résonne de leurs cris.
Dans ce chaos profane, tout reste calme,
La justice commence solennellement :
« Épargnez votre chevalerie de la souiller,
Respectez la dignité de l’homme.
Même le plus humble a le droit de se plaindre,
S’il a été lésé par la cruauté ou l’orgueil ;
Prenez vengeance sur votre tête coupable,
Quelle que soit votre dignité. »
De froides gouttes de sueur coulent sur les tempes du comte Walter,
Et de plus en plus fort, les gardes appellent à la vengeance.
L’étranger de droite plaide avec anxiété ;
Les cris de la foule augmentent,
La justice lit l’ordonnance de maintien de l’ordre.
Ose défier l’empire du champ ;
Elle brandit haut ses bâtons en l’air :
« Cède donc, noble baron, cède ! »
« Misérables vagabonds ! En vain
Vous essayez de gâcher notre jeu nocturne ;
Venez ! venez, mes braves hommes,
Nous pouvons maîtriser ces malproprets. »
Les victimes gisent en tas dans la poussière,
Le comte Walter s’effondre au sol ;
Que ceux qui le peuvent courent, que ceux qui doivent restent,
Car les grelots des gardes résonnent fort.
Maintenant, emportée par la justice,
Elle avance avec une majesté sombre ;
L’endroit accueille cette foule bigarrée,
Et résonne de leurs cris.
Dans ce chaos profane, tout reste calme,
La justice commence solennellement :
« Épargnez votre chevalerie de la souiller,
Respectez la dignité de l’homme.
Même le plus humble a le droit de se plaindre,
S’il a été lésé par la cruauté ou l’orgueil ;
Prenez vengeance sur votre tête coupable,
Quelle que soit votre dignité. »
De froides gouttes de sueur coulent sur les tempes du comte Walter,
Et de plus en plus fort, les gardes appellent à la vengeance.
L’étranger de droite plaide avec anxiété ;
Les cris de la foule augmentent,
La justice lit l’ordonnance de maintien de l’ordre.
Page 185
Et oblige le comte à maintenir la paix.
La cour se disperse, ils sortent en masse,
Et lancent un dernier cri enthousiaste ;
Puis ils s’éclipsent furtivement, la truffe baissée,
Chacun, ce chien déçu de la loi.
Marmonnant mille malédictions, ils se hâtent
Vers leur demeure pour y sommeiller ;
Pourtant, malgré tout ce qui vient de se passer,
Vous entendrez demain soir leurs cris de joie !
C’est le comte, et voici son cortège,
Que l’habitant de Londres entend souvent ;
De colère, il brûle dans chacune de ses veines
Lorsque ce vacarme sauvage envahit ses oreilles.
La jeune fille endormie soupire tristement,
Car elle doit renoncer à ses visions,
Quand, tirée de son doux sommeil,
Elle entend les cris de joie !
Port Folio, III-44, 17 janvier 1807, Philadelphie.
[Parodie du poème de G. A. Bürger, Der wilde Jäger. Voir p. 34, 85.]
LE VOYAGEUR EN SUISE.
Par James Montgomery.
Emerald, II-108, 28 février 1807, Boston.
[James Montgomery, op. cit. Extraits donnés. Voir Préface.]
VOLANT.
Tournons-nous pour observer
Où des climats plus rudes révèlent une race plus noble ;
Où les Suisses austères foulent leur demeure tempétueuse,
Et font fructifier un sol rude pour un pain maigre,
Pourtant, même ici, le contentement peut répandre son charme,
Améliorer le climat et désarmer toute sa fureur.
La cour se disperse, ils sortent en masse,
Et lancent un dernier cri enthousiaste ;
Puis ils s’éclipsent furtivement, la truffe baissée,
Chacun, ce chien déçu de la loi.
Marmonnant mille malédictions, ils se hâtent
Vers leur demeure pour y sommeiller ;
Pourtant, malgré tout ce qui vient de se passer,
Vous entendrez demain soir leurs cris de joie !
C’est le comte, et voici son cortège,
Que l’habitant de Londres entend souvent ;
De colère, il brûle dans chacune de ses veines
Lorsque ce vacarme sauvage envahit ses oreilles.
La jeune fille endormie soupire tristement,
Car elle doit renoncer à ses visions,
Quand, tirée de son doux sommeil,
Elle entend les cris de joie !
Port Folio, III-44, 17 janvier 1807, Philadelphie.
[Parodie du poème de G. A. Bürger, Der wilde Jäger. Voir p. 34, 85.]
LE VOYAGEUR EN SUISE.
Par James Montgomery.
Emerald, II-108, 28 février 1807, Boston.
[James Montgomery, op. cit. Extraits donnés. Voir Préface.]
VOLANT.
Tournons-nous pour observer
Où des climats plus rudes révèlent une race plus noble ;
Où les Suisses austères foulent leur demeure tempétueuse,
Et font fructifier un sol rude pour un pain maigre,
Pourtant, même ici, le contentement peut répandre son charme,
Améliorer le climat et désarmer toute sa fureur.
Page 186
Bien que la cabane du paysan soit misérable et son festin modeste,
il voit son petit sort, le sort de tous ;
Gai au matin, il se réveille après un court repos,
respire l’air vif et chante en marchant.
Le soir, de retour, après tout labeur,
il s’assoit, le monarque de sa chaumière ;
il sourit près de son feu joyeux et regarde autour de lui
les visages de ses enfants, qui s’éclairent à la flamme ;
pendant que sa bien-aimée, fière de ses trésors,
montre son plat propre sur sa table ;
et peut-être aussi, un pèlerin, conduit ici,
remercie par de nombreuses histoires pour le gîte nocturne.
Emerald, II-119, 7 mars 1807, Boston.
ODE RUNIQUE.
LA VISITE DE HAVARDUR.
Par C. Leftly, Esq.
Balance and Columbian Repos., VI-144, 5 mai 1807, Hudson, N.Y.
[Également dans Port Folio, II-415, 31 déc. 1806, Phila.]
RÉSUMÉ POÉTIQUE ET POLITIQUE ÉTRANGER.
Prusse.
Elle s’accroche encore comme une ourse ;
à la Russie, elle sourit et donne des coups de pied,
mais s’accroche à la fourrure, qui pourra pourtant céder,
car les ours, hélas, n’ont pas de queue.
Hollande.
Laissez Mynheer Vanderschoffeldt se moquer,
jurer et tempêter pour du pain aigre ;
non, donnez-lui un coup de pied avec un air solennel,
pour qu’elle sente à quel point c’est bien.
il voit son petit sort, le sort de tous ;
Gai au matin, il se réveille après un court repos,
respire l’air vif et chante en marchant.
Le soir, de retour, après tout labeur,
il s’assoit, le monarque de sa chaumière ;
il sourit près de son feu joyeux et regarde autour de lui
les visages de ses enfants, qui s’éclairent à la flamme ;
pendant que sa bien-aimée, fière de ses trésors,
montre son plat propre sur sa table ;
et peut-être aussi, un pèlerin, conduit ici,
remercie par de nombreuses histoires pour le gîte nocturne.
Emerald, II-119, 7 mars 1807, Boston.
ODE RUNIQUE.
LA VISITE DE HAVARDUR.
Par C. Leftly, Esq.
Balance and Columbian Repos., VI-144, 5 mai 1807, Hudson, N.Y.
[Également dans Port Folio, II-415, 31 déc. 1806, Phila.]
RÉSUMÉ POÉTIQUE ET POLITIQUE ÉTRANGER.
Prusse.
Elle s’accroche encore comme une ourse ;
à la Russie, elle sourit et donne des coups de pied,
mais s’accroche à la fourrure, qui pourra pourtant céder,
car les ours, hélas, n’ont pas de queue.
Hollande.
Laissez Mynheer Vanderschoffeldt se moquer,
jurer et tempêter pour du pain aigre ;
non, donnez-lui un coup de pied avec un air solennel,
pour qu’elle sente à quel point c’est bien.
Page 187
Pourtant, après avoir rempli sa gueule
De lait caillé et de salade aigre,
Qu’il se souvienne que tels sont les temps :
Les Français ont la Hollande, pas les Hollandais.
Allemagne.
Avec des mousquets tonitruants et le tonnerre,
Toute l’Allemagne est déchirée ;
Combien de cercles, près et loin,
Sont encerclés dans les bras de la guerre ;
Ses brutes hessoises, toutes sans exception,
Faitent hommage au faux Gaulois ;
Et la ferme de John Bull, une belle demeure,
Prépare des soupes pour plaire à la nation galloise.
Norfolk Repos., II-232, 26 mai 1807, Dedham, Mass.
SUR LA BATAILLE DE HOHENLINDEN.
Par T. Campbell.
Weekly Inspector, II-272, 20 juin 1807, N.Y.
[Thomas Campbell, idem.]
La bataille de Hohenlinden, en Bavière, s’est déroulée le 3 décembre 1800, entre les Autrichiens sous l’archiduc John et les Français sous le général Moreau.]
LES TRISTESSES DE LA SUISSE.
Vallées helvétiques ! Où la liberté a établi son règne ;
Et où toutes les vertus sociales aimaient se promener ;
Chers lieux de bonheur paisible et sans perturbation,
Vénérés depuis des siècles par des ennemis rivaux,
Quel démon envieux, venu pour détruire,
A gâché vos plaisirs et interrompu votre chant de joie ?
Quels cris effrayants assaillent l’oreille épouvantée !
Quels hurlements de terreur chargent le vent qui passe !
Voici des hordes de brutes, avançant avec la fureur d’un tigre,
La honte de la virilité, et la fierté de la France !
Voici des vierges méprisées et des épouses indignées, piétinées, écrasées et déchirées dans des luttes lubriques !
De lait caillé et de salade aigre,
Qu’il se souvienne que tels sont les temps :
Les Français ont la Hollande, pas les Hollandais.
Allemagne.
Avec des mousquets tonitruants et le tonnerre,
Toute l’Allemagne est déchirée ;
Combien de cercles, près et loin,
Sont encerclés dans les bras de la guerre ;
Ses brutes hessoises, toutes sans exception,
Faitent hommage au faux Gaulois ;
Et la ferme de John Bull, une belle demeure,
Prépare des soupes pour plaire à la nation galloise.
Norfolk Repos., II-232, 26 mai 1807, Dedham, Mass.
SUR LA BATAILLE DE HOHENLINDEN.
Par T. Campbell.
Weekly Inspector, II-272, 20 juin 1807, N.Y.
[Thomas Campbell, idem.]
La bataille de Hohenlinden, en Bavière, s’est déroulée le 3 décembre 1800, entre les Autrichiens sous l’archiduc John et les Français sous le général Moreau.]
LES TRISTESSES DE LA SUISSE.
Vallées helvétiques ! Où la liberté a établi son règne ;
Et où toutes les vertus sociales aimaient se promener ;
Chers lieux de bonheur paisible et sans perturbation,
Vénérés depuis des siècles par des ennemis rivaux,
Quel démon envieux, venu pour détruire,
A gâché vos plaisirs et interrompu votre chant de joie ?
Quels cris effrayants assaillent l’oreille épouvantée !
Quels hurlements de terreur chargent le vent qui passe !
Voici des hordes de brutes, avançant avec la fureur d’un tigre,
La honte de la virilité, et la fierté de la France !
Voici des vierges méprisées et des épouses indignées, piétinées, écrasées et déchirées dans des luttes lubriques !
Page 188
Pendant que le carnage impitoyable dévaste chaque forêt bondée,
Et que tous les torrents de montagne se remplissent de sang !
Vois ! Là où ce rocher projette son ombre
Sur les champs de mort, gît un chef blessé !
Autour de ce spectacle désolé, il jette
Un regard qui exprime des douleurs insupportables :
Puis, s’arrachant à sa torpeur de désespoir muet,
Il exprime ainsi son agonie dans l’air éphémère :
« Chères collines natales, au milieu desquelles,
J’ai passé les matins paisibles de ma vie,
Sur dont les sommets verts planent des astres malveillants,
Où les chiens de l’enfer ravagent et où les furies hurlent ;
Même transformées, déformées, vous restez toujours
Dans mon champ de vision,
Vous restez là pour entendre mes derniers adieux !
Mes amis, mes enfants, couverts de nombreuses blessures,
Leurs corps mutilés jonchent le sol ensanglanté,
Prêts à se dessécher et à se raidir sous le soleil brûlant,
Livrés aux vautours et aux loups en proie,
Vos souffrances sont terminées ; vous ne vous réveillerez plus
Pour sentir la griffe sauvage du désir ou l’acier puant du pillage !
Et Toi, à qui j’ai donné ma foi conjugale,
Ma consolation sur terre, et mon espoir au ciel,
Admirée dans ta virilité, comme adorée dans ta jeunesse,
Cherchée de mon vivant, pleurée après ma mort,
Ô, arrête ton vol ! Reste un instant autour de cette rive sombre,
Et nous ne nous séparerons plus —
Sur ton pauvre corps, ton mari ensanglanté pend,
Compte toutes tes blessures, et ressent tes douleurs persistantes...
—
Ô pères justes ! Vous, dont la tendre sollicitude
Soutient toute la création, écoutez ma prière d’agonie !
Regardez, regardez cette terre dévouée,
Étendez votre main salvatrice sur mon pauvre pays !
Ô, que le sang qui coule vers le ciel
Continue de couler en torrents — que ce sang suffise ! »
Et que tous les torrents de montagne se remplissent de sang !
Vois ! Là où ce rocher projette son ombre
Sur les champs de mort, gît un chef blessé !
Autour de ce spectacle désolé, il jette
Un regard qui exprime des douleurs insupportables :
Puis, s’arrachant à sa torpeur de désespoir muet,
Il exprime ainsi son agonie dans l’air éphémère :
« Chères collines natales, au milieu desquelles,
J’ai passé les matins paisibles de ma vie,
Sur dont les sommets verts planent des astres malveillants,
Où les chiens de l’enfer ravagent et où les furies hurlent ;
Même transformées, déformées, vous restez toujours
Dans mon champ de vision,
Vous restez là pour entendre mes derniers adieux !
Mes amis, mes enfants, couverts de nombreuses blessures,
Leurs corps mutilés jonchent le sol ensanglanté,
Prêts à se dessécher et à se raidir sous le soleil brûlant,
Livrés aux vautours et aux loups en proie,
Vos souffrances sont terminées ; vous ne vous réveillerez plus
Pour sentir la griffe sauvage du désir ou l’acier puant du pillage !
Et Toi, à qui j’ai donné ma foi conjugale,
Ma consolation sur terre, et mon espoir au ciel,
Admirée dans ta virilité, comme adorée dans ta jeunesse,
Cherchée de mon vivant, pleurée après ma mort,
Ô, arrête ton vol ! Reste un instant autour de cette rive sombre,
Et nous ne nous séparerons plus —
Sur ton pauvre corps, ton mari ensanglanté pend,
Compte toutes tes blessures, et ressent tes douleurs persistantes...
—
Ô pères justes ! Vous, dont la tendre sollicitude
Soutient toute la création, écoutez ma prière d’agonie !
Regardez, regardez cette terre dévouée,
Étendez votre main salvatrice sur mon pauvre pays !
Ô, que le sang qui coule vers le ciel
Continue de couler en torrents — que ce sang suffise ! »
Page 189
À toi revient la terrible récompense—
À ta juste vengeance je confie mes torts ;
Ô venge les droits du pouvoir national,
Et chasse ces monstres du jour radieux !
Weekly Inspector, II-288, 27 juin 1807, N.Y.
Poésie.
Original.
Messieurs,
On a fait remarquer que la section poétique de l’Anthologie abonde plutôt en œuvres choisies qu’en œuvres originales ; que ce soit le résultat d’un choix ou de la nécessité, les vers suivants ne seront pas considérés comme inappropriés, puisqu’ils possèdent les caractéristiques des deux types d’œuvres ; par conséquent, s’ils sont dignes d’y figurer sous d’autres aspects, on suppose qu’ils ne seront pas rejetés.
TIRÉ DES RUNES.
« Le pouvoir de la musique est ainsi célébré de manière hyperbolique dans l’une des chansons des bardes runiques. »[45]
Je connais une chanson grâce à laquelle j’adoucis et ensorcelle les bras de mes ennemis, rendant leurs armes inutiles.
Je connais une chanson que je n’ai qu’à chanter lorsque l’on m’a chargé de chaînes : au moment où je la chante, mes chaînes se brisent en morceaux et je sors librement.
Je connais une chanson utile à toute l’humanité, car dès que la haine enflamme les fils des hommes, au moment où je la chante, ils se calment.
Je connais une chanson d’une telle vertu que, si je me trouvais pris dans une tempête, je pourrais apaiser les vents et rendre l’air parfaitement calme.
Mo. Anthology, IV-602, nov. 1807, Boston.
LA CHANSON D’UN BARDE RUNIQUE.
Imitée en vers anglais.
À ta juste vengeance je confie mes torts ;
Ô venge les droits du pouvoir national,
Et chasse ces monstres du jour radieux !
Weekly Inspector, II-288, 27 juin 1807, N.Y.
Poésie.
Original.
Messieurs,
On a fait remarquer que la section poétique de l’Anthologie abonde plutôt en œuvres choisies qu’en œuvres originales ; que ce soit le résultat d’un choix ou de la nécessité, les vers suivants ne seront pas considérés comme inappropriés, puisqu’ils possèdent les caractéristiques des deux types d’œuvres ; par conséquent, s’ils sont dignes d’y figurer sous d’autres aspects, on suppose qu’ils ne seront pas rejetés.
TIRÉ DES RUNES.
« Le pouvoir de la musique est ainsi célébré de manière hyperbolique dans l’une des chansons des bardes runiques. »[45]
Je connais une chanson grâce à laquelle j’adoucis et ensorcelle les bras de mes ennemis, rendant leurs armes inutiles.
Je connais une chanson que je n’ai qu’à chanter lorsque l’on m’a chargé de chaînes : au moment où je la chante, mes chaînes se brisent en morceaux et je sors librement.
Je connais une chanson utile à toute l’humanité, car dès que la haine enflamme les fils des hommes, au moment où je la chante, ils se calment.
Je connais une chanson d’une telle vertu que, si je me trouvais pris dans une tempête, je pourrais apaiser les vents et rendre l’air parfaitement calme.
Mo. Anthology, IV-602, nov. 1807, Boston.
LA CHANSON D’UN BARDE RUNIQUE.
Imitée en vers anglais.
Page 190
I.
Je connais une chanson, dont le pouvoir magique
Peut sauver le guerrier à l’heure de la destruction ;
Elle éloigne de lui la vengeance féroce de l’ennemi
Et arrache l’arme de son bras tremblant.
II.
Je connais une chanson, qui, lorsque j’étais enchaîné,
Brisa les maillons des chaînes oppressantes.
Alors que ses notes douces s’élevaient en cascade,
Les flèches rebroussaient chemin, les portes tremblantes s’ouvraient ;
Libres comme la brise, mes membres souples avançaient,
Coursant à travers les champs lointains ou dansant avec grâce.
III.
Je connais une chanson, conçue pour guérir le cœur,
Pour apaiser les passions ardentes de l’humanité ;
Lorsque la haine cachée et la colère mortelle se combinent,
C’est à moi de charmer le serpent de la vengeance ;
Par des vers célestes, je retiens l’acte furieux
Et fais revivre les affections perdues.
IV.
Je connais une chanson, qui, lorsque soufflent les vents sauvages,
Pousse les monarques des forêts à se courber ;
Si ma voix mélodieuse s’incline vers eux,
Éveillant leurs diverses tonalités par une grâce divine,
Les tempêtes se taisent, l’esprit de l’ouragan
Calme son souffle violent et lisse ses traits creusés ;
Le jour reparaît, les collines ruisselantes, sereines,
À travers les nuages légers, montrent leur vert éclatant.
Cambria.
Mo. Anthology, IV-602, nov. 1807, Boston.
Je connais une chanson, dont le pouvoir magique
Peut sauver le guerrier à l’heure de la destruction ;
Elle éloigne de lui la vengeance féroce de l’ennemi
Et arrache l’arme de son bras tremblant.
II.
Je connais une chanson, qui, lorsque j’étais enchaîné,
Brisa les maillons des chaînes oppressantes.
Alors que ses notes douces s’élevaient en cascade,
Les flèches rebroussaient chemin, les portes tremblantes s’ouvraient ;
Libres comme la brise, mes membres souples avançaient,
Coursant à travers les champs lointains ou dansant avec grâce.
III.
Je connais une chanson, conçue pour guérir le cœur,
Pour apaiser les passions ardentes de l’humanité ;
Lorsque la haine cachée et la colère mortelle se combinent,
C’est à moi de charmer le serpent de la vengeance ;
Par des vers célestes, je retiens l’acte furieux
Et fais revivre les affections perdues.
IV.
Je connais une chanson, qui, lorsque soufflent les vents sauvages,
Pousse les monarques des forêts à se courber ;
Si ma voix mélodieuse s’incline vers eux,
Éveillant leurs diverses tonalités par une grâce divine,
Les tempêtes se taisent, l’esprit de l’ouragan
Calme son souffle violent et lisse ses traits creusés ;
Le jour reparaît, les collines ruisselantes, sereines,
À travers les nuages légers, montrent leur vert éclatant.
Cambria.
Mo. Anthology, IV-602, nov. 1807, Boston.
Page 191
LE ESPRIT QUI FAIT DES BRUITS.
Une histoire imitée de l’allemand, selon les principes véritables et authentiques du genre horrifique.
Le vent sifflait fort ! La pile de blé du fermier Dobbin s’est effondrée ! La pluie frappait contre sa porte ! Alors qu’il était assis près du feu, il entendit le toit craquer ! Le chat se mit à miauler et à arquer le dos ! Et la bougie brûlait — tout comme avant ! Le fermier s’exclama avec un soupir pitoyable : « Pour me débarrasser de ce bruit maudit, ma femme, donne-nous de la bière. » Sa femme cria aussitôt, toussa trois fois trois fois, puis répondit ainsi : « Je ne peux pas ! Pourquoi ? Parce que la barrique est vide ! » À côté du feu était assis Roger Gee-ho, qui avait terminé sa tâche quotidienne, avec Cicely, dont les yeux étaient noirs comme des prunelles sombres ; une jeune fille qui n’avait jamais dit non, simplement parce qu’elle n’en avait jamais eu l’occasion ! Tous furent alarmés par ces cris stridents et perçants, et tombèrent dans un état terrible, jusqu’à ce qu’ils ouvrent la porte, les yeux écarquillés, et découvrent, à la fois ravis et surpris, que c’était simplement la vieille truie coincée dans une clôture !
Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.
LA DESCENTE D’ODIN.
Port Folio, V-406, 25 juin 1808, Philadelphie.
[Dans une critique des Odes en langue nordique et galloise de Thomas Gray. Présent également dans le New Haven Gaz. and Conn. Mag., III-No. 21, 29 mai 1788, New Haven.]
LA DESCENTE D’ODIN.
Port Folio, VI-55, 57, 23 juillet 1808, Philadelphie.
[Thomas Gray, idem. Traduction littérale ; différente de celle ci-dessus. Critique et réimpression.]
Une histoire imitée de l’allemand, selon les principes véritables et authentiques du genre horrifique.
Le vent sifflait fort ! La pile de blé du fermier Dobbin s’est effondrée ! La pluie frappait contre sa porte ! Alors qu’il était assis près du feu, il entendit le toit craquer ! Le chat se mit à miauler et à arquer le dos ! Et la bougie brûlait — tout comme avant ! Le fermier s’exclama avec un soupir pitoyable : « Pour me débarrasser de ce bruit maudit, ma femme, donne-nous de la bière. » Sa femme cria aussitôt, toussa trois fois trois fois, puis répondit ainsi : « Je ne peux pas ! Pourquoi ? Parce que la barrique est vide ! » À côté du feu était assis Roger Gee-ho, qui avait terminé sa tâche quotidienne, avec Cicely, dont les yeux étaient noirs comme des prunelles sombres ; une jeune fille qui n’avait jamais dit non, simplement parce qu’elle n’en avait jamais eu l’occasion ! Tous furent alarmés par ces cris stridents et perçants, et tombèrent dans un état terrible, jusqu’à ce qu’ils ouvrent la porte, les yeux écarquillés, et découvrent, à la fois ravis et surpris, que c’était simplement la vieille truie coincée dans une clôture !
Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.
LA DESCENTE D’ODIN.
Port Folio, V-406, 25 juin 1808, Philadelphie.
[Dans une critique des Odes en langue nordique et galloise de Thomas Gray. Présent également dans le New Haven Gaz. and Conn. Mag., III-No. 21, 29 mai 1788, New Haven.]
LA DESCENTE D’ODIN.
Port Folio, VI-55, 57, 23 juillet 1808, Philadelphie.
[Thomas Gray, idem. Traduction littérale ; différente de celle ci-dessus. Critique et réimpression.]
Page 192
LE VOYAGEUR DE SUICE.
Par James Montgomery.
Gleaner, I-78, etc., octobre 1808, Lancaster (Penn.).
[James Montgomery, op. cit. Poème intégral réimprimé. Voir Préface.]
L’imitation suivante de l’air suisse célèbre « Ranz des Vaches », dont la simplicité et la douceur sont remarquables, est l’œuvre de l’éditeur du Sheffield Iris, auteur de Le Voyageur de Suisse.
LE CHANT DES SUISSES EN TERRE ÉTRANGÈRE.
Ô, quand pourrai-je visiter la terre de ma naissance,
La plus belle des terres sur la surface de la terre ?
Quand pourrai-je explorer ces lieux chers à mon cœur,
Nos forêts, nos sources,
Nos hameaux, nos montagnes,
Avec la fierté de nos montagnes, et la jeune fille que j’adore ?
Ô, quand pourrai-je danser sur les prairies blanches comme des marguerites,
À l’ombre d’un orme, au son de la flûte ?
Quand pourrai-je retourner dans ton humble refuge,
Où se trouvent tous ceux que j’aime tendrement ?
Les agneaux et les vaches qui répondent à mon appel ;
Mon père, ma mère,
Ma sœur, mon frère,
Et chère Isabella, la joie de tous ?
Ô, quand pourrai-je visiter la terre de ma naissance ?
C’est la plus belle des terres sur la surface de la terre.
— J. M.
Sheffield, juin 1808.
Emerald, n.s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.
[Ranz des Vaches.]
James Montgomery, Les Antilles et autres poèmes, 3e éd., Philadelphie, 1811 (Londres, 1810).
Par James Montgomery.
Gleaner, I-78, etc., octobre 1808, Lancaster (Penn.).
[James Montgomery, op. cit. Poème intégral réimprimé. Voir Préface.]
L’imitation suivante de l’air suisse célèbre « Ranz des Vaches », dont la simplicité et la douceur sont remarquables, est l’œuvre de l’éditeur du Sheffield Iris, auteur de Le Voyageur de Suisse.
LE CHANT DES SUISSES EN TERRE ÉTRANGÈRE.
Ô, quand pourrai-je visiter la terre de ma naissance,
La plus belle des terres sur la surface de la terre ?
Quand pourrai-je explorer ces lieux chers à mon cœur,
Nos forêts, nos sources,
Nos hameaux, nos montagnes,
Avec la fierté de nos montagnes, et la jeune fille que j’adore ?
Ô, quand pourrai-je danser sur les prairies blanches comme des marguerites,
À l’ombre d’un orme, au son de la flûte ?
Quand pourrai-je retourner dans ton humble refuge,
Où se trouvent tous ceux que j’aime tendrement ?
Les agneaux et les vaches qui répondent à mon appel ;
Mon père, ma mère,
Ma sœur, mon frère,
Et chère Isabella, la joie de tous ?
Ô, quand pourrai-je visiter la terre de ma naissance ?
C’est la plus belle des terres sur la surface de la terre.
— J. M.
Sheffield, juin 1808.
Emerald, n.s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.
[Ranz des Vaches.]
James Montgomery, Les Antilles et autres poèmes, 3e éd., Philadelphie, 1811 (Londres, 1810).
Page 193
P. 84, La Chanson du berger suisse, dans un pays étranger. « Imité du texte précédent », c’est-à-dire des vers français.]
LA CHANSON DU SUISSE, DANS UN
PAYS ÉTRANGER
Lit. Mirror, I-148, 29 octobre 1808, Portsmouth, N. H.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
LA CHANSON DU SUISSE DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Balance and Columbian Repos., VII-176, 1er novembre 1808, Hudson, N. Y.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
CHANSON DU SUISSE DANS UN PAYS ÉTRANGER.
Norfolk Repos., III-392, 8 novembre 1808, Dedham, Mass.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
LA CHANSON DU SUISSE, DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Par l’auteur de « Le Voyageur en Suisse ».
Lady’s Weekly Misc., VIII-128, 17 décembre 1808, N. Y.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
ENTRETIEN ANNULÉ !
OU,
VON SCHLEMMER, ET « POT LUCK ».
Un Anglais invita un jour
un ami allemand à dîner
sur le principe du potluck — c’est ainsi qu’il le disait —
et à boire un bon vin de Porto.
Monsieur arriva à l’heure prévue,
avec l’appétit nécessaire pour ce festin :
les mets furent disposés sur la table,
LA CHANSON DU SUISSE, DANS UN
PAYS ÉTRANGER
Lit. Mirror, I-148, 29 octobre 1808, Portsmouth, N. H.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
LA CHANSON DU SUISSE DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Balance and Columbian Repos., VII-176, 1er novembre 1808, Hudson, N. Y.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
CHANSON DU SUISSE DANS UN PAYS ÉTRANGER.
Norfolk Repos., III-392, 8 novembre 1808, Dedham, Mass.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
LA CHANSON DU SUISSE, DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Par l’auteur de « Le Voyageur en Suisse ».
Lady’s Weekly Misc., VIII-128, 17 décembre 1808, N. Y.
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
ENTRETIEN ANNULÉ !
OU,
VON SCHLEMMER, ET « POT LUCK ».
Un Anglais invita un jour
un ami allemand à dîner
sur le principe du potluck — c’est ainsi qu’il le disait —
et à boire un bon vin de Porto.
Monsieur arriva à l’heure prévue,
avec l’appétit nécessaire pour ce festin :
les mets furent disposés sur la table,
Page 194
Von Schlemmer prit place.
Soupe, dinde, bœuf, furent servis tour à tour,
Mon Herr refusa chacun d’eux :
Poulets, tortue, sauces, suivirent ensuite,
Von Schlemmer n’en goûta aucun.
Son hôte, finalement, par gentillesse,
Le pressa d’essayer du canard :
« Ach nein ! » dit Von Schlemmer en gémissant,
« J’attends le Pot Luck. »
—Quiz.
Select Reviews, I-71, janv. 1809, Phila.
En chantant au piano avec un ami, la ballade pathétique de Mozart « Vergiss me nicht »,[46]
quelques jours avant de quitter mon pays natal.
« N’oublie pas », ni même cette chanson,
dont les notes plaintives trompent nos larmes,
les mots fatals restèrent sur ma langue,
Et tandis que tu touchais les touches tremblantes,
à travers des gemmes limpides je te vis sourire tristement.
« N’oublie pas », ah ! chanson de douleur !
Car jamais plus nos joies ne se rejoindront,
plus jamais elles ne brilleront avec le soupir du chagrin ;
plus jamais les larmes de pitié ne couleront ensemble,
notre amour, nos espoirs, nos joies seront à jamais détruits.
« N’oublie pas », oh ! toujours cher,
laisse les souvenirs émouvants envahir mon esprit,
quand tu chanteras à nouveau « N’oublie pas », une larme
tombera doucement pour réconforter mon cœur battant ;
je ne t’oublierai jamais tant que j’aurai vie et sentiments.
Julia Francesca.
Soupe, dinde, bœuf, furent servis tour à tour,
Mon Herr refusa chacun d’eux :
Poulets, tortue, sauces, suivirent ensuite,
Von Schlemmer n’en goûta aucun.
Son hôte, finalement, par gentillesse,
Le pressa d’essayer du canard :
« Ach nein ! » dit Von Schlemmer en gémissant,
« J’attends le Pot Luck. »
—Quiz.
Select Reviews, I-71, janv. 1809, Phila.
En chantant au piano avec un ami, la ballade pathétique de Mozart « Vergiss me nicht »,[46]
quelques jours avant de quitter mon pays natal.
« N’oublie pas », ni même cette chanson,
dont les notes plaintives trompent nos larmes,
les mots fatals restèrent sur ma langue,
Et tandis que tu touchais les touches tremblantes,
à travers des gemmes limpides je te vis sourire tristement.
« N’oublie pas », ah ! chanson de douleur !
Car jamais plus nos joies ne se rejoindront,
plus jamais elles ne brilleront avec le soupir du chagrin ;
plus jamais les larmes de pitié ne couleront ensemble,
notre amour, nos espoirs, nos joies seront à jamais détruits.
« N’oublie pas », oh ! toujours cher,
laisse les souvenirs émouvants envahir mon esprit,
quand tu chanteras à nouveau « N’oublie pas », une larme
tombera doucement pour réconforter mon cœur battant ;
je ne t’oublierai jamais tant que j’aurai vie et sentiments.
Julia Francesca.
Page 195
Port Folio, VII (n. s. I)-272, mars 1809, Phila.
LE SOLDAT DES ALPES.
Dans les vallées persistaient encore les ombres de la nuit,
Bien que le soleil du matin brillât en rouge sur les glaciers,
Lorsque notre tour d’église couverte de mousse apparut enfin
à ma vue,
Alors que je traversais le vaste chêne au-dessus de la cascade.
Car au-delà de cette vieille tour d’église, cachée parmi
les pins,
Se trouvait le lieu qui contenait tout le bonheur de ma
vie ;
Près de cette roche de granit gris, où repose la cendre rouge,
Se dressait la cabane où vivaient mes enfants bien-aimés
et ma femme.
Il y a longtemps déjà que les sons de la trompette de guerre ont cessé,
Le tambour dort dans le silence, les bannières sont repliées ;
Sereine, l’étoile du jour de la Paix se levait sur la France,
Et ses rayons de splendeur éclairaient le monde.
Lorsque j’approchai du pays de mes ancêtres,
La lumière révéla ses traits de grandeur,
Et dès que j’aperçus pour la première fois ses montagnes bleues,
Nos anciens Alpes nataux, avec quelle joie je les saluai !
« Oh ! bientôt, m’exclamai-je, ces montagnes seront dépassées,
Bientôt je m’arrêterai devant la porte de ma propre cabane,
Là, les caresses de mes enfants me accueilleront enfin,
Et les bras de ma femme me serreront à nouveau.»
LE SOLDAT DES ALPES.
Dans les vallées persistaient encore les ombres de la nuit,
Bien que le soleil du matin brillât en rouge sur les glaciers,
Lorsque notre tour d’église couverte de mousse apparut enfin
à ma vue,
Alors que je traversais le vaste chêne au-dessus de la cascade.
Car au-delà de cette vieille tour d’église, cachée parmi
les pins,
Se trouvait le lieu qui contenait tout le bonheur de ma
vie ;
Près de cette roche de granit gris, où repose la cendre rouge,
Se dressait la cabane où vivaient mes enfants bien-aimés
et ma femme.
Il y a longtemps déjà que les sons de la trompette de guerre ont cessé,
Le tambour dort dans le silence, les bannières sont repliées ;
Sereine, l’étoile du jour de la Paix se levait sur la France,
Et ses rayons de splendeur éclairaient le monde.
Lorsque j’approchai du pays de mes ancêtres,
La lumière révéla ses traits de grandeur,
Et dès que j’aperçus pour la première fois ses montagnes bleues,
Nos anciens Alpes nataux, avec quelle joie je les saluai !
« Oh ! bientôt, m’exclamai-je, ces montagnes seront dépassées,
Bientôt je m’arrêterai devant la porte de ma propre cabane,
Là, les caresses de mes enfants me accueilleront enfin,
Et les bras de ma femme me serreront à nouveau.»
Page 196
« Alors que l’abondance de joie me rend incapable de parler,
Des émotions que le langage ne peut jamais définir,
Lorsque ses douces larmes d’extase tombent chaudes sur ma joue,
Et que je sens son cœur tendre battre à nouveau contre le mien.
« Alors, mon garçon, lorsque nos transports d’extase se calmeront,
Il demandera avec anxiété comment se portent nos soldats,
Il décorera fièrement ma baïonnette avec une fierté enfantine,
Et posera avec enthousiasme mon chapeau plumeux sur sa tête.
« Alors, ma douce fille se vantera de la croissance de sa chèvre ;
Elle le fera répéter toutes ses farces avec joie,
Puis elle se hâtera vers la vigne qu’elle considère comme sienne,
Et choisira tendrement pour moi ses grappes mûres.
« Et quand nous nous rassemblerons autour du feu la nuit,
Avec quel intérêt ils écouteront mon récit de guerre,
Comment nos armes brillantes ont scintillé sur la haute altitude de Saint-Bernard,
Tandis que les nuages blancs roulaient loin en dessous de nous.
« Alors je raconterai comment nous avons affronté les légions autrichiennes,
Comment nous avons combattu le jour victorieux de Marengo,
Lorsque les couleurs de la conquête flottaient tristement là où coulait le dernier sang du vaillant Dessaix. »
C’est ainsi que, dans une tendre imagination, mon cœur battait doucement
Alors que je traversais le pont rudimentaire où coulent les eaux sauvages,
Chaque scène familière envahissant rapidement ma vue.
Des émotions que le langage ne peut jamais définir,
Lorsque ses douces larmes d’extase tombent chaudes sur ma joue,
Et que je sens son cœur tendre battre à nouveau contre le mien.
« Alors, mon garçon, lorsque nos transports d’extase se calmeront,
Il demandera avec anxiété comment se portent nos soldats,
Il décorera fièrement ma baïonnette avec une fierté enfantine,
Et posera avec enthousiasme mon chapeau plumeux sur sa tête.
« Alors, ma douce fille se vantera de la croissance de sa chèvre ;
Elle le fera répéter toutes ses farces avec joie,
Puis elle se hâtera vers la vigne qu’elle considère comme sienne,
Et choisira tendrement pour moi ses grappes mûres.
« Et quand nous nous rassemblerons autour du feu la nuit,
Avec quel intérêt ils écouteront mon récit de guerre,
Comment nos armes brillantes ont scintillé sur la haute altitude de Saint-Bernard,
Tandis que les nuages blancs roulaient loin en dessous de nous.
« Alors je raconterai comment nous avons affronté les légions autrichiennes,
Comment nous avons combattu le jour victorieux de Marengo,
Lorsque les couleurs de la conquête flottaient tristement là où coulait le dernier sang du vaillant Dessaix. »
C’est ainsi que, dans une tendre imagination, mon cœur battait doucement
Alors que je traversais le pont rudimentaire où coulent les eaux sauvages,
Chaque scène familière envahissant rapidement ma vue.
Page 197
Et les visions radieuses d’Espoir réchauffèrent mon âme.
À travers le bosquet de pins, je me hâtai d’un pas léger ;
Déjà, je sentais mes êtres chers dans mes bras ;
Lorsque j’arrivai — il ne restait aucune trace de ma cabane —
Seulement un monticule de neige empilé à sa place.
Trop tôt, j’entendis l’histoire déchirante :
Une avalanche, déclenchée par la pente voisine de la montagne,
A submergé notre chaumière dans son élan tonitruant ;
Sous elle, ma femme et mes enfants étaient morts.
— Imogen.
Port Folio, VII (n. s. I)-350, avril 1809, Philadelphie.
BATAILLE DE HOHENLINDEEN.
Par Thomas Campbell, Esq.
Visitor, I-47, 22 avril 1809, Richmond.
[Également dans Weekly Inspector, II-272, 20 juin 1807, New York.]
REGARD DU BOUCANIER.
Chère rive natale, si douce, si regrettée ;
Verrai-je jamais encore ta beauté,
Et tous les objets de mon amour :
Tes ruisseaux si clairs,
Tes collines si chères,
Le sommet de la montagne,
Et les cabanes en bas,
Où autrefois mes pas avaient l’habitude de se promener ?
Là, avec Isabella belle,
Aux pas légers, libre de soucis,
Dois-je me rendre vers le tambour ?
À travers le bosquet de pins, je me hâtai d’un pas léger ;
Déjà, je sentais mes êtres chers dans mes bras ;
Lorsque j’arrivai — il ne restait aucune trace de ma cabane —
Seulement un monticule de neige empilé à sa place.
Trop tôt, j’entendis l’histoire déchirante :
Une avalanche, déclenchée par la pente voisine de la montagne,
A submergé notre chaumière dans son élan tonitruant ;
Sous elle, ma femme et mes enfants étaient morts.
— Imogen.
Port Folio, VII (n. s. I)-350, avril 1809, Philadelphie.
BATAILLE DE HOHENLINDEEN.
Par Thomas Campbell, Esq.
Visitor, I-47, 22 avril 1809, Richmond.
[Également dans Weekly Inspector, II-272, 20 juin 1807, New York.]
REGARD DU BOUCANIER.
Chère rive natale, si douce, si regrettée ;
Verrai-je jamais encore ta beauté,
Et tous les objets de mon amour :
Tes ruisseaux si clairs,
Tes collines si chères,
Le sommet de la montagne,
Et les cabanes en bas,
Où autrefois mes pas avaient l’habitude de se promener ?
Là, avec Isabella belle,
Aux pas légers, libre de soucis,
Dois-je me rendre vers le tambour ?
Page 198
Ou au crépuscule, sous la vallée,
Chuchoter doucement mon histoire sans art,
Et marcher dans la félicité sur un sol féerique ?
Oh ! quand pourrai-je revoir
Mon humble lit et ma plaine natale,
Et tous les objets chers ;
Mon père, et ma mère,
Ma sœur et mon frère,
Et apaiser leurs craintes anxieuses.
(European Mag.)
[Ce texte est précédé de la musique et des paroles en français du Ranz des Vaches. Cf. p. 156.]
Visitor, I-72, 3 juin 1809, Richmond.
LE CHANT DES SUISSES, DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Gleaner, I-471, juin 1809, Lancaster (Penn.).
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
CHARLOTTE AU TOMBEAU DE WERTER.
Avec tristesse au cœur, je m’approche,
Du tombeau où repose mon Werter,
Ô douce pitié, donnez-moi une larme,
Je soulagerai les peines de mon cœur.
Dors, toi, cher être, repose en paix,
Sans être troublé par les peines de mon cœur,
Car assurément le sommeil paisible cesserait
Si tu savais combien la douleur m’accable.
La prairie, la vallée, le champ,
Ces endroits qui donnaient jadis du plaisir,
Hélas, comme tout a changé ! Car ils ne présentent
Rien de gai ou de joyeux à voir.
Chuchoter doucement mon histoire sans art,
Et marcher dans la félicité sur un sol féerique ?
Oh ! quand pourrai-je revoir
Mon humble lit et ma plaine natale,
Et tous les objets chers ;
Mon père, et ma mère,
Ma sœur et mon frère,
Et apaiser leurs craintes anxieuses.
(European Mag.)
[Ce texte est précédé de la musique et des paroles en français du Ranz des Vaches. Cf. p. 156.]
Visitor, I-72, 3 juin 1809, Richmond.
LE CHANT DES SUISSES, DANS UN
PAYS ÉTRANGER.
Gleaner, I-471, juin 1809, Lancaster (Penn.).
[Également dans Emerald, n. s., I-624, 15 octobre 1808, Boston.]
CHARLOTTE AU TOMBEAU DE WERTER.
Avec tristesse au cœur, je m’approche,
Du tombeau où repose mon Werter,
Ô douce pitié, donnez-moi une larme,
Je soulagerai les peines de mon cœur.
Dors, toi, cher être, repose en paix,
Sans être troublé par les peines de mon cœur,
Car assurément le sommeil paisible cesserait
Si tu savais combien la douleur m’accable.
La prairie, la vallée, le champ,
Ces endroits qui donnaient jadis du plaisir,
Hélas, comme tout a changé ! Car ils ne présentent
Rien de gai ou de joyeux à voir.
Page 199
Sur la terrasse, je reste souvent,
Et je déplore la perte de mon Werter,
Tandis que, à la lune pâle, je me lamente,
Ses rayons ravivant son image chérie.
C’est ici que naquit l’espérance tendre,
Qui réjouit mon cœur de bonheur,
Que lorsque cette vie morne sera terminée,
Nous nous retrouverons pour ne plus jamais nous séparer.
Oui, Werter, ton présage était juste ;
Il est de mon devoir de chérir cet espoir,
Car s’il m’abandonnait, comment
Pourrais-je lutter contre la douleur et le désespoir ?
—A.
Visitor, I-136, 23 septembre 1809, Richmond.
LE ESPRIT QUI FAIT DES BRUITSES.
Une histoire imitée du allemand.
Select Reviews, II-357, novembre 1809, Phila.
[Également dans Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.]
À ceux qui ont admiré les poèmes singuliers de Lewis, Walter Scott et d’autres, sous les titres fantaisistes de « Le Roi des Nuages », « Le Roi du Feu », etc., la ballade burlesque suivante peut offrir quelque divertissement.
LE ROI PEINTRE.
La belle Ellen fut jadis le plaisir des jeunes gens ;
Aucune jeune fille ne pouvait se comparer à elle ;
Ses charmes étaient le sujet du cœur et de la langue,
Et d’innombrables bardes, en extase, chantaient
Les beautés d’Ellen, la Belle.
Mais Ellen, bien que des amants en foule...
Et je déplore la perte de mon Werter,
Tandis que, à la lune pâle, je me lamente,
Ses rayons ravivant son image chérie.
C’est ici que naquit l’espérance tendre,
Qui réjouit mon cœur de bonheur,
Que lorsque cette vie morne sera terminée,
Nous nous retrouverons pour ne plus jamais nous séparer.
Oui, Werter, ton présage était juste ;
Il est de mon devoir de chérir cet espoir,
Car s’il m’abandonnait, comment
Pourrais-je lutter contre la douleur et le désespoir ?
—A.
Visitor, I-136, 23 septembre 1809, Richmond.
LE ESPRIT QUI FAIT DES BRUITSES.
Une histoire imitée du allemand.
Select Reviews, II-357, novembre 1809, Phila.
[Également dans Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.]
À ceux qui ont admiré les poèmes singuliers de Lewis, Walter Scott et d’autres, sous les titres fantaisistes de « Le Roi des Nuages », « Le Roi du Feu », etc., la ballade burlesque suivante peut offrir quelque divertissement.
LE ROI PEINTRE.
La belle Ellen fut jadis le plaisir des jeunes gens ;
Aucune jeune fille ne pouvait se comparer à elle ;
Ses charmes étaient le sujet du cœur et de la langue,
Et d’innombrables bardes, en extase, chantaient
Les beautés d’Ellen, la Belle.
Mais Ellen, bien que des amants en foule...
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Les flèches de leurs regards vers son cœur,
De la tristesse, aucune pitié ne savait ;
Car, froids comme une pluie de glaçons, ils tiraient
Pas une goutte de cette partie pétrifiée.
Pourtant, le cœur de la belle Ellen implorait
Quelque chose qui ne pouvait être trouvé ;
Comme un marin sur une côte désolée,
Sans maison, sans arbre, sans bruit, que le rugissement
Des vagues déferlantes autour.
D’un objet à l’autre, elle errait sans cesse,
Mais hélas ! rien ne pouvait être trouvé ;
À travers les labyrinthes du Nouveau, elle vagabondait toute la journée,
Et même à minuit, si agitée, disent-ils,
Dans son sommeil, elle courait après le vent.
Non, plutôt que de rester assise comme une statue immobile,
Lorsque la pluie transformait sa demeure en étang,
Elle montait et descendait comme les ailes d’un moulin,
Et tapotait chaque marche, comme le bec d’un pic-vert,
Des tuiles du toit jusqu’au sol.
Un matin, alors que la servante se penchait par sa fenêtre,
Un jeune homme passa, portant un cadre dans ses mains.
Elle ferma la fenêtre ; mais pas l’œil de son esprit ;
Car, quoi qu’elle fasse, non, elle ne pouvait être aveugle ;
Le jeune homme restait toujours devant elle.
« Et que peut-il faire ? » dit la servante en soupirant,
« Ah ! que peut-il faire avec ce cadre ?
J’aimerais bien le savoir. » Soudain, le jeune homme passa de nouveau ; et encore, son regard
Vit le cadre, ainsi qu’une image douce.
« Oh ! image douce et charmante ! » soupira la belle Ellen,
« Je dois te revoir ou je mourrai ; »
Puis, sous son menton blanc, elle attacha son chapeau.
De la tristesse, aucune pitié ne savait ;
Car, froids comme une pluie de glaçons, ils tiraient
Pas une goutte de cette partie pétrifiée.
Pourtant, le cœur de la belle Ellen implorait
Quelque chose qui ne pouvait être trouvé ;
Comme un marin sur une côte désolée,
Sans maison, sans arbre, sans bruit, que le rugissement
Des vagues déferlantes autour.
D’un objet à l’autre, elle errait sans cesse,
Mais hélas ! rien ne pouvait être trouvé ;
À travers les labyrinthes du Nouveau, elle vagabondait toute la journée,
Et même à minuit, si agitée, disent-ils,
Dans son sommeil, elle courait après le vent.
Non, plutôt que de rester assise comme une statue immobile,
Lorsque la pluie transformait sa demeure en étang,
Elle montait et descendait comme les ailes d’un moulin,
Et tapotait chaque marche, comme le bec d’un pic-vert,
Des tuiles du toit jusqu’au sol.
Un matin, alors que la servante se penchait par sa fenêtre,
Un jeune homme passa, portant un cadre dans ses mains.
Elle ferma la fenêtre ; mais pas l’œil de son esprit ;
Car, quoi qu’elle fasse, non, elle ne pouvait être aveugle ;
Le jeune homme restait toujours devant elle.
« Et que peut-il faire ? » dit la servante en soupirant,
« Ah ! que peut-il faire avec ce cadre ?
J’aimerais bien le savoir. » Soudain, le jeune homme passa de nouveau ; et encore, son regard
Vit le cadre, ainsi qu’une image douce.
« Oh ! image douce et charmante ! » soupira la belle Ellen,
« Je dois te revoir ou je mourrai ; »
Puis, sous son menton blanc, elle attacha son chapeau.
Page 201
Et après le jeune homme et le tableau, elle s’enfuit,
Jusqu’à ce que le jeune homme, se retournant, croise son regard.
« Belle demoiselle », dit-il (et il rit en même temps),
« Ce tableau, je vois, vous enchante ;
Alors prenez-le, je vous en prie, peut-être apaisera-t-il
Quelques instants de tristesse : (pardonnez mon sourire)
Ou, du moins, vous gardera-t-il chez vous, près du feu. »
Alors Ellen reçut ce cadeau, avec joie et surprise,
De la part du jeune homme rusé.
Mais elle ne savait pas le poison qui pénétrait ses yeux,
Lorsque, rayonnante de ravissement, ils fixaient son trésor :
Pourtant, c’est ainsi que la belle Ellen fut trompée !
C’était un jeune homme penché sur la forme d’une statue ;
Et il semblait en être le sculpteur de pierre ;
Pourtant il souffrait, comme s’il était consumé par sa beauté,
Et il regardait, tandis que les yeux de la statue, si aveugles,
Réfléchissaient les rayons des siens.
C’était l’histoire du sculpteur, le vieux Pygmalion ;
La belle Ellen s’en souvint et soupira :
« Ah ! si seulement tu pouvais soulever de ce marbre si froid,
Tes yeux si envoûtants, tes bras pour m’enlacer,
Et me serrer contre toi aujourd’hui en tant que ta fiancée. »
Elle parlait ainsi, quand, voilà, du tableau surgit
Le jeune homme... et il sortit du cadre ;
Avec une joie furieuse, ses bras enveloppèrent
Ellen, promise à l’amour ; et, la serrant dans ses bras, il glaça
Le sang de la jeune fille avec sa flamme !
Elle se retourna et vit sur chacune de ses épaules une aile
« Oh ! ciel ! » s’écria-t-elle, « qui es-tu ? »
De toit en toit résonna sa réponse féroce,
Lorsqu’, fronçant les sourcils, il tonna : « Je suis le Roi de la Peinture ! »
Jusqu’à ce que le jeune homme, se retournant, croise son regard.
« Belle demoiselle », dit-il (et il rit en même temps),
« Ce tableau, je vois, vous enchante ;
Alors prenez-le, je vous en prie, peut-être apaisera-t-il
Quelques instants de tristesse : (pardonnez mon sourire)
Ou, du moins, vous gardera-t-il chez vous, près du feu. »
Alors Ellen reçut ce cadeau, avec joie et surprise,
De la part du jeune homme rusé.
Mais elle ne savait pas le poison qui pénétrait ses yeux,
Lorsque, rayonnante de ravissement, ils fixaient son trésor :
Pourtant, c’est ainsi que la belle Ellen fut trompée !
C’était un jeune homme penché sur la forme d’une statue ;
Et il semblait en être le sculpteur de pierre ;
Pourtant il souffrait, comme s’il était consumé par sa beauté,
Et il regardait, tandis que les yeux de la statue, si aveugles,
Réfléchissaient les rayons des siens.
C’était l’histoire du sculpteur, le vieux Pygmalion ;
La belle Ellen s’en souvint et soupira :
« Ah ! si seulement tu pouvais soulever de ce marbre si froid,
Tes yeux si envoûtants, tes bras pour m’enlacer,
Et me serrer contre toi aujourd’hui en tant que ta fiancée. »
Elle parlait ainsi, quand, voilà, du tableau surgit
Le jeune homme... et il sortit du cadre ;
Avec une joie furieuse, ses bras enveloppèrent
Ellen, promise à l’amour ; et, la serrant dans ses bras, il glaça
Le sang de la jeune fille avec sa flamme !
Elle se retourna et vit sur chacune de ses épaules une aile
« Oh ! ciel ! » s’écria-t-elle, « qui es-tu ? »
De toit en toit résonna sa réponse féroce,
Lorsqu’, fronçant les sourcils, il tonna : « Je suis le Roi de la Peinture ! »
Page 202
Et la mienne, belle servante, c’est toi maintenant !
Alors, de hauteurs élevées, le monstre effrayant souleva
La servante qui criait à tue-tête, comme une tempête ;
Et il vola dans les airs, tel un météore rapide,
Tandis que les nuages, passant près de lui, s’écoulaient
Avec terreur
De droite et de gauche à son passage.
Soudain, changeant la direction de son vol furieux,
Il descend en tourbillonnant ;
L’air tout en bas devient noir comme la nuit,
Et le sol qu’il foule, comme s’il était saisi
D’effroi,
Se courbe comme les vagues du Caspien.
« Je suis ici ! » dit le démon, et il frappa avec fracas
Aux portes d’une grotte montagneuse :
Les portes s’ouvrirent largement, comme déverrouillées par la magie,
Tandis que les sommets de la montagne, tanguant de part et d’autre,
Se balançaient,
Comme une île de glace sur les vagues.
« Oh ! pitié ! » cria Ellen, et elle s’évanouit dans ses bras.
Mais le Roi Peintre se moqua de sa douleur.
« Je t’en prie, mon amour », dit le monstre, « qu’ont donc signifié
Ces alarmes ? »
Elle n’entend pas, elle ne voit pas les charmes terribles
Qui la réveillent à nouveau à l’horreur.
Elle ouvre ses paupières ; mais ses yeux ne voient plus
Le beau jeune homme qu’elle voulait épouser :
Maintenant apparaît le Roi Peintre sous son vrai visage ;
Son visage, tel une palette de couleurs maléfiques,
Noir et blanc, rouge et jaune, et bleu.
Sur un trône brillamment poli, fait de bois prismatique[47],
Alors, de hauteurs élevées, le monstre effrayant souleva
La servante qui criait à tue-tête, comme une tempête ;
Et il vola dans les airs, tel un météore rapide,
Tandis que les nuages, passant près de lui, s’écoulaient
Avec terreur
De droite et de gauche à son passage.
Soudain, changeant la direction de son vol furieux,
Il descend en tourbillonnant ;
L’air tout en bas devient noir comme la nuit,
Et le sol qu’il foule, comme s’il était saisi
D’effroi,
Se courbe comme les vagues du Caspien.
« Je suis ici ! » dit le démon, et il frappa avec fracas
Aux portes d’une grotte montagneuse :
Les portes s’ouvrirent largement, comme déverrouillées par la magie,
Tandis que les sommets de la montagne, tanguant de part et d’autre,
Se balançaient,
Comme une île de glace sur les vagues.
« Oh ! pitié ! » cria Ellen, et elle s’évanouit dans ses bras.
Mais le Roi Peintre se moqua de sa douleur.
« Je t’en prie, mon amour », dit le monstre, « qu’ont donc signifié
Ces alarmes ? »
Elle n’entend pas, elle ne voit pas les charmes terribles
Qui la réveillent à nouveau à l’horreur.
Elle ouvre ses paupières ; mais ses yeux ne voient plus
Le beau jeune homme qu’elle voulait épouser :
Maintenant apparaît le Roi Peintre sous son vrai visage ;
Son visage, tel une palette de couleurs maléfiques,
Noir et blanc, rouge et jaune, et bleu.
Sur un trône brillamment poli, fait de bois prismatique[47],
Page 203
Le démon du mosaïque était assis comme une masse ;
Tandis qu’il tenait dans sa bouche un énorme cigare,
Deux fois plus grand que le phare, même vu de loin,
Sur la côte du tempestueux Cap Cod.
Et bientôt, à mesure qu’il tirait sur ces énormes volutes de fumée,
On vit, accrochés aux murs en horribles guirlandes,
Des jambes et des bras, des têtes et des corps qui apparaissaient entre eux ;
Comme dans le sombre salon du scottish Sawney Bean,
Vêtu par le Diable pour un bal.
« Ah ! » s’écria la jeune fille, et elle tomba à ses pieds,
« Dois-je rester suspendue à ces murs pour y sécher ? »
« Oh, non ! » dit le démon en se levant de son siège,
« Un sort bien plus noble t’attend ;
Je te réduirai en peinture, ma fiancée ! »
Puis, saisissant la jeune fille par ses cheveux auburn sombres,
Il la plongea dans un pot d’huile.
Sept jours, sept nuits, avec des cris de désespoir,
Ellen se tordit dans les tourments, enveloppée d’huile jusqu’au menton.
Au matin du huitième jour, il posa alors Ellen,
Entièrement imprégnée d’huile, sur une énorme pierre noire ;
Avec une roche comme pilon, il broya tous ses os ;
Mais, même réduite en gelée, elle continuait de gémir ;
Car la vie n’avait pas quitté la jeune fille.
Puis, prenant sa palette avec une grande habileté,
Il étala chaque teinte sur la surface ;
Le bleu de ses yeux, le brun de ses cheveux,
La blancheur nacrée de son front si beau,
Et le rouge rosé de ses lèvres et de ses joues.
Tandis qu’il tenait dans sa bouche un énorme cigare,
Deux fois plus grand que le phare, même vu de loin,
Sur la côte du tempestueux Cap Cod.
Et bientôt, à mesure qu’il tirait sur ces énormes volutes de fumée,
On vit, accrochés aux murs en horribles guirlandes,
Des jambes et des bras, des têtes et des corps qui apparaissaient entre eux ;
Comme dans le sombre salon du scottish Sawney Bean,
Vêtu par le Diable pour un bal.
« Ah ! » s’écria la jeune fille, et elle tomba à ses pieds,
« Dois-je rester suspendue à ces murs pour y sécher ? »
« Oh, non ! » dit le démon en se levant de son siège,
« Un sort bien plus noble t’attend ;
Je te réduirai en peinture, ma fiancée ! »
Puis, saisissant la jeune fille par ses cheveux auburn sombres,
Il la plongea dans un pot d’huile.
Sept jours, sept nuits, avec des cris de désespoir,
Ellen se tordit dans les tourments, enveloppée d’huile jusqu’au menton.
Au matin du huitième jour, il posa alors Ellen,
Entièrement imprégnée d’huile, sur une énorme pierre noire ;
Avec une roche comme pilon, il broya tous ses os ;
Mais, même réduite en gelée, elle continuait de gémir ;
Car la vie n’avait pas quitté la jeune fille.
Puis, prenant sa palette avec une grande habileté,
Il étala chaque teinte sur la surface ;
Le bleu de ses yeux, le brun de ses cheveux,
La blancheur nacrée de son front si beau,
Et le rouge rosé de ses lèvres et de ses joues.
Page 204
Alors, frappant du pied, le monstre s’écria :
« Maintenant, vaillante et cruelle Fée, ton mépris ! »
Voilà ! d’un abîme insondable surgit
Une petite charrette de flammes rose,
Portée par une troupe de dix lucioles.
Assise au milieu, sur un émeraude brillant,
La belle Geraldine était sans égale ;
Sa robe était l’éclat du premier rayon de lumière,
Et son manteau la toison d’un nuage blanc de midi,
Et un rayon de lune était sa lance.
D’une voix qui glissait dans l’air calme et enchanté,
Comme le premier souffle doux d’Ève,
Ainsi parla depuis sa charrette la Fée si belle :
« Je viens à ton appel... mais, ô Roi des Peintres ! garde-toi,
Garde-toi de me tromper encore. »
« C’est vrai », dit le monstre, « toi, reine de mon
cœur !
J’ai souvent tenté de peindre ton portrait ;
Pourtant, jamais je n’ai pu, par mon art,
Transmettre ne fût-ce qu’un peu de ta beauté merveilleuse ;
Et tu as payé mon échec par le mépris.
« Maintenant, je jure, par la lumière de la queue du Roi Comète ! »
Et il se dressa avec fierté en parlant,
« Si encore, avec ces couleurs magiques, j’échoue,
Le cratère de l’Etna sera ma prison,
Et ma nourriture sera du soufre et de la fumée.
« Mais si j’y parviens, alors, ô ! belle Geraldine !
Je revendique avec ravissement ta promesse,
Et toi, reine des Fées, seras à jamais mienne,
L’épouse de mon lit ; et ton portrait divin
Remplira toute la terre de ma renommée. »
Il parla ; alors, voici la silhouette de la belle Geraldine
« Maintenant, vaillante et cruelle Fée, ton mépris ! »
Voilà ! d’un abîme insondable surgit
Une petite charrette de flammes rose,
Portée par une troupe de dix lucioles.
Assise au milieu, sur un émeraude brillant,
La belle Geraldine était sans égale ;
Sa robe était l’éclat du premier rayon de lumière,
Et son manteau la toison d’un nuage blanc de midi,
Et un rayon de lune était sa lance.
D’une voix qui glissait dans l’air calme et enchanté,
Comme le premier souffle doux d’Ève,
Ainsi parla depuis sa charrette la Fée si belle :
« Je viens à ton appel... mais, ô Roi des Peintres ! garde-toi,
Garde-toi de me tromper encore. »
« C’est vrai », dit le monstre, « toi, reine de mon
cœur !
J’ai souvent tenté de peindre ton portrait ;
Pourtant, jamais je n’ai pu, par mon art,
Transmettre ne fût-ce qu’un peu de ta beauté merveilleuse ;
Et tu as payé mon échec par le mépris.
« Maintenant, je jure, par la lumière de la queue du Roi Comète ! »
Et il se dressa avec fierté en parlant,
« Si encore, avec ces couleurs magiques, j’échoue,
Le cratère de l’Etna sera ma prison,
Et ma nourriture sera du soufre et de la fumée.
« Mais si j’y parviens, alors, ô ! belle Geraldine !
Je revendique avec ravissement ta promesse,
Et toi, reine des Fées, seras à jamais mienne,
L’épouse de mon lit ; et ton portrait divin
Remplira toute la terre de ma renommée. »
Il parla ; alors, voici la silhouette de la belle Geraldine
Page 205
Sur la toile brillait un éclat envoûtant ;
Ses coups volaient comme des feuilles dans la tempête ;
Et le blanc pur et nacré, ainsi que le rose chaleureux,
Se mêlaient en harmonie et coulaient.
Et maintenant, le portrait semblait une sœur jumelle
De la belle Geraldine :
Avec la même expression douce, chaque muscle, chaque trait
Répétait fidèlement ; bref, pas un reflet
Ne manquait de ses beaux cheveux.
C’était la fée elle-même ! mais, hélas ! ses yeux bleus
Manquaient encore, à regret, de pupilles ;
Et qui pourrait décrire la terrible surprise
Qui saisit le Roi Peintre, lorsqu’il vit
Qu’il n’y avait pas la moindre tache sur sa palette noire.
« Je suis perdu ! » dit le démon, et il trembla comme une feuille ;
Lorsqu’, jetant les yeux au sol,
Il aperçut les pupilles perdues d’Ellen, pleines de tristesse,
Dans la gueule d’une souris, et le rusé petit voleur
Qui s’éloignait rapidement hors de sa vue.
« Je suis perdu ! » dit le démon, et il tomba comme une pierre :
Alors, la fée, furieuse,
D’un geste de son doigt, desserra sa ceinture,
(Tandis que les membres sur le mur poussaient un gémissement effroyable !)
Et elle grandit jusqu’à devenir une colonne de feu.
Son javelot brilla alors comme un éclair dans l’air,
Et du soufre remplit tout l’espace autour :
Elle frappa le monstre cruel ; puis, le soulevant par les cheveux,
Elle le jeta, dans un désespoir muet,
Dans les profondeurs du gouffre immense.
Puis, agitant avec un sourire son javelot au-dessus du tableau,
« Sortez ! » dit la bonne Geraldine ;
Ses coups volaient comme des feuilles dans la tempête ;
Et le blanc pur et nacré, ainsi que le rose chaleureux,
Se mêlaient en harmonie et coulaient.
Et maintenant, le portrait semblait une sœur jumelle
De la belle Geraldine :
Avec la même expression douce, chaque muscle, chaque trait
Répétait fidèlement ; bref, pas un reflet
Ne manquait de ses beaux cheveux.
C’était la fée elle-même ! mais, hélas ! ses yeux bleus
Manquaient encore, à regret, de pupilles ;
Et qui pourrait décrire la terrible surprise
Qui saisit le Roi Peintre, lorsqu’il vit
Qu’il n’y avait pas la moindre tache sur sa palette noire.
« Je suis perdu ! » dit le démon, et il trembla comme une feuille ;
Lorsqu’, jetant les yeux au sol,
Il aperçut les pupilles perdues d’Ellen, pleines de tristesse,
Dans la gueule d’une souris, et le rusé petit voleur
Qui s’éloignait rapidement hors de sa vue.
« Je suis perdu ! » dit le démon, et il tomba comme une pierre :
Alors, la fée, furieuse,
D’un geste de son doigt, desserra sa ceinture,
(Tandis que les membres sur le mur poussaient un gémissement effroyable !)
Et elle grandit jusqu’à devenir une colonne de feu.
Son javelot brilla alors comme un éclair dans l’air,
Et du soufre remplit tout l’espace autour :
Elle frappa le monstre cruel ; puis, le soulevant par les cheveux,
Elle le jeta, dans un désespoir muet,
Dans les profondeurs du gouffre immense.
Puis, agitant avec un sourire son javelot au-dessus du tableau,
« Sortez ! » dit la bonne Geraldine ;
Page 206
Voici, regardez : de derrière le voile apparaît la belle Ellen !
De visage, en personne, plus adorable que jamais,
Avec une grâce plus que jamais divine !
Mo. Anthology, VII-391, déc. 1809, Boston.
[Washington Allston, idem. Cf. p. 18, 19.]
LE ESPRIT QUI QUESTIONNE.
Une histoire imitée de l’allemand.
Boston Mirror, II-96, 6 janv. 1810, Boston.
[Également dans Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.]
LE PEINTRE.
Something, I-151, 20 janv. 1810, Boston.
[Également dans Mo. Anthology, VII-391, déc. 1809, Boston.]
NOTES DE BAS DE PAGE :
[35] Nous avons pris la liberté de faire ici deux ou trois petites modifications, que nous espérons que le jugement perspicace de l’auteur ingénieux approuvera et excusera, puisqu’elles n’affectent pas le sens.
[36] Le fondateur et premier législateur de la nation allemande, à qui, après sa divinisation, le quatrième jour de notre semaine fut consacré ; ce jour est aujourd’hui appelé mercredi, du nom de Wodon.
[37] Le brave défenseur de la liberté de son pays contre les invasions romaines, qui mit en pièces trois légions commandées par Quintilius Varus sous le règne d’Auguste César.
[38] Cela fait allusion au nouvel ordre institué par Sa Majesté prussienne, dont le symbole est une médaille en or portant cette inscription : Pour le mérite.
[39] Cela fait allusion au fait que le roi accorda la liberté aux soldats de grande taille que son père avait contraints de servir sous ses ordres.
[40] Un amant malheureux.
[41] Ce verset est emprunté à une description émouvante et sanglante d’une ballade allemande du professeur Von Spluttbach, intitulée Skulth den Balch, ou Sour Mthltz ; en anglais, autant qu’une traduction peut transmettre l’horreur de l’original, « The Bloody Banquet, or the Gulph of Ghosts !!! », une œuvre très terrifiante et méritoire.
De visage, en personne, plus adorable que jamais,
Avec une grâce plus que jamais divine !
Mo. Anthology, VII-391, déc. 1809, Boston.
[Washington Allston, idem. Cf. p. 18, 19.]
LE ESPRIT QUI QUESTIONNE.
Une histoire imitée de l’allemand.
Boston Mirror, II-96, 6 janv. 1810, Boston.
[Également dans Charms of Lit. in Prose and Verse, p. 350, 1808, Trenton.]
LE PEINTRE.
Something, I-151, 20 janv. 1810, Boston.
[Également dans Mo. Anthology, VII-391, déc. 1809, Boston.]
NOTES DE BAS DE PAGE :
[35] Nous avons pris la liberté de faire ici deux ou trois petites modifications, que nous espérons que le jugement perspicace de l’auteur ingénieux approuvera et excusera, puisqu’elles n’affectent pas le sens.
[36] Le fondateur et premier législateur de la nation allemande, à qui, après sa divinisation, le quatrième jour de notre semaine fut consacré ; ce jour est aujourd’hui appelé mercredi, du nom de Wodon.
[37] Le brave défenseur de la liberté de son pays contre les invasions romaines, qui mit en pièces trois légions commandées par Quintilius Varus sous le règne d’Auguste César.
[38] Cela fait allusion au nouvel ordre institué par Sa Majesté prussienne, dont le symbole est une médaille en or portant cette inscription : Pour le mérite.
[39] Cela fait allusion au fait que le roi accorda la liberté aux soldats de grande taille que son père avait contraints de servir sous ses ordres.
[40] Un amant malheureux.
[41] Ce verset est emprunté à une description émouvante et sanglante d’une ballade allemande du professeur Von Spluttbach, intitulée Skulth den Balch, ou Sour Mthltz ; en anglais, autant qu’une traduction peut transmettre l’horreur de l’original, « The Bloody Banquet, or the Gulph of Ghosts !!! », une œuvre très terrifiante et méritoire.
Page 207
[42] La répétition est l’âme de l’écriture des ballades.
[43] Le lecteur fera à ma héroïne la justice de se rappeler qu’elle est partie avec seulement trois, c’est pourquoi son souhait qu’une autre soit ajoutée provient d’un motif purement affectueux et caractéristique. Ce trait bienveillant, insinué avec ingéniosité, suscite l’intérêt du lecteur pour elle et ajoute de l’horreur à la catastrophe.
[44] Notre héroïne est ici plongée dans une double stupéfaction ; non seulement la longueur, mais aussi la blancheur des dents de sa grand-mère éveillent sa surprise et ses soupçons.
[45] Voir la Vie de Chaucer de Godwin.
[46] Le mot allemand pour « Oublie-moi pas ».
[47] Comme il s’agit d’un pays libre, j’ai pris la liberté, pour le bien du mètre, de modifier le mot prismatick, comme indiqué ci-dessus !
[43] Le lecteur fera à ma héroïne la justice de se rappeler qu’elle est partie avec seulement trois, c’est pourquoi son souhait qu’une autre soit ajoutée provient d’un motif purement affectueux et caractéristique. Ce trait bienveillant, insinué avec ingéniosité, suscite l’intérêt du lecteur pour elle et ajoute de l’horreur à la catastrophe.
[44] Notre héroïne est ici plongée dans une double stupéfaction ; non seulement la longueur, mais aussi la blancheur des dents de sa grand-mère éveillent sa surprise et ses soupçons.
[45] Voir la Vie de Chaucer de Godwin.
[46] Le mot allemand pour « Oublie-moi pas ».
[47] Comme il s’agit d’un pays libre, j’ai pris la liberté, pour le bien du mètre, de modifier le mot prismatick, comme indiqué ci-dessus !
Page 208
IV
LISTE DES TRADUCTIONS DE PROSE EN ALLEMAND,
ET LISTE DES ARTICLES SUR LES PAYS ALLEMANDS
De nombreuses références à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Suisse, aux Pays-Bas, etc., se trouvent dans les sections d’actualités des magazines, mais elles sont trop nombreuses et trop brèves pour être mentionnées dans la liste suivante.
General Mag. & Hist. Chronicle for all the British Plantations in America.—B. Franklin, Phila.
I—Janv.-Juin 1741.
Actualités d’Allemagne.
Amer. Mag. & Hist. Chronicle.—Boston.
I—Sept. 1743-Déc. 1744.
499—Description de la ville de Hambourg, avec plusieurs observations sur les Hambourgeois et autres Allemands, etc.
II—1745.
373—Discours de Ld. P——l au sujet du rapport des troupes hanovriennes, 1744.
492—La méthode néerlandaise pour équiper les flottes.
III—1746.
311—Description de la ville d’Anvers.
406—Le roi de Prusse—son caractère.
[Affaires étrangères—de nombreux paragraphes sur Vienne, La Haye, Utrecht, Stockholm en Suède, le Danemark, etc.]
Independent Reflector.—N. Y.
N° 1-52, 30 nov. 1752-22 nov. 1753.
LISTE DES TRADUCTIONS DE PROSE EN ALLEMAND,
ET LISTE DES ARTICLES SUR LES PAYS ALLEMANDS
De nombreuses références à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Suisse, aux Pays-Bas, etc., se trouvent dans les sections d’actualités des magazines, mais elles sont trop nombreuses et trop brèves pour être mentionnées dans la liste suivante.
General Mag. & Hist. Chronicle for all the British Plantations in America.—B. Franklin, Phila.
I—Janv.-Juin 1741.
Actualités d’Allemagne.
Amer. Mag. & Hist. Chronicle.—Boston.
I—Sept. 1743-Déc. 1744.
499—Description de la ville de Hambourg, avec plusieurs observations sur les Hambourgeois et autres Allemands, etc.
II—1745.
373—Discours de Ld. P——l au sujet du rapport des troupes hanovriennes, 1744.
492—La méthode néerlandaise pour équiper les flottes.
III—1746.
311—Description de la ville d’Anvers.
406—Le roi de Prusse—son caractère.
[Affaires étrangères—de nombreux paragraphes sur Vienne, La Haye, Utrecht, Stockholm en Suède, le Danemark, etc.]
Independent Reflector.—N. Y.
N° 1-52, 30 nov. 1752-22 nov. 1753.
Page 209
21—Une vindication des Moraves, contre les calomnies de leurs ennemis.
Amer. Mag. & Mo. Chronicle.—Phila.
I—Oct. 1757-Oct. 1758.
136—Caractère du roi de Prusse.
[De nombreux paragraphes donnant des nouvelles d’Allemagne.]
The New Amer. Mag.—Woodbridge dans le N.J.
N° XIII-XXIV, 1759.
418—Les curiosités remarquables suivantes de la Danemark sont insérées comme une agréable distraction.
462—Sur une coutume très utile établie aux Pays-Bas ; tiré du français de Voltaire.
The Royal Amer. Mag.—Boston.
Jan.-Déc. 1774.
416—Rapport sur un remède adapté pour soigner le cancer ulcéré.
Par M. I. Soultzer, premier médecin de Son Altesse Royale le duc de Saxe-Gotha.
Penna. Mag.—Phila.
I—1775.
471—La loi de la liberté ; un sermon sur les affaires américaines, prononcé à l’ouverture du Congrès provincial de Géorgie. Avec une annexe donnant un résumé concis des luttes de la Suisse pour recouvrer sa liberté. Par John J. Zubly, D.D. (Extraits choisis de nouvelles publications britanniques.)
II—Jan.-Juin, 1776.
63—Quelques informations sur la vie de personnalités éminentes.—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
169—Héroïsme extraordinaire des anciens Scandinaves.
The U.S. Mag.—Phila.
I—1779.
Amer. Mag. & Mo. Chronicle.—Phila.
I—Oct. 1757-Oct. 1758.
136—Caractère du roi de Prusse.
[De nombreux paragraphes donnant des nouvelles d’Allemagne.]
The New Amer. Mag.—Woodbridge dans le N.J.
N° XIII-XXIV, 1759.
418—Les curiosités remarquables suivantes de la Danemark sont insérées comme une agréable distraction.
462—Sur une coutume très utile établie aux Pays-Bas ; tiré du français de Voltaire.
The Royal Amer. Mag.—Boston.
Jan.-Déc. 1774.
416—Rapport sur un remède adapté pour soigner le cancer ulcéré.
Par M. I. Soultzer, premier médecin de Son Altesse Royale le duc de Saxe-Gotha.
Penna. Mag.—Phila.
I—1775.
471—La loi de la liberté ; un sermon sur les affaires américaines, prononcé à l’ouverture du Congrès provincial de Géorgie. Avec une annexe donnant un résumé concis des luttes de la Suisse pour recouvrer sa liberté. Par John J. Zubly, D.D. (Extraits choisis de nouvelles publications britanniques.)
II—Jan.-Juin, 1776.
63—Quelques informations sur la vie de personnalités éminentes.—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
169—Héroïsme extraordinaire des anciens Scandinaves.
The U.S. Mag.—Phila.
I—1779.
Page 210
136—Origine du débat entre le roi de Prusse et l’empereur d’Allemagne. Traduit du Journal Historique & Politique.
186—Détails relatifs au débat entre l’empereur et la Prusse.
472—Réflexions sur la nécessité de la guerre. Traduit de l’allemand.
474—Aventures singulières d’une princesse allemande, épouse d’Alexis, le malheureux fils du tsar Pierre le Grand. Par Crito.
The Boston Mag.—Boston.
I—Octobre 1783–Décembre 1784.
55—Description (avec une gravure élégante) du célèbre tombeau de Madame Langhans, réalisé par M. John Augustus Nahl, ancien sculpteur du roi de Prusse, et qui se trouve dans le chœur de l’église paroissiale de Hindlebanck, à 2 lieues de Berne. [Article en prose contenant une traduction d’un poème allemand de Haller. Voir p. 21.]
545—Rapport sur les débuts de la liberté en Suisse.
III—1786.
72, 65, 66, 67—Nouvelle description de Zurich en Suisse. [Dans une lettre d’un gentleman anglais à son ami. Les pages du volume III sont mal numérotées après p. 72.]
The Worcester Mag.—Worcester (Mass.).
I—Première semaine d’avril–troisième semaine d’août 1786.
140—Traité de commerce entre les États-Unis et le roi de Prusse.
235—Aventure amusante d’un prêtre silésien, racontée dans les Campagnes du roi de Prusse.
III—Première semaine d’avril–deuxième semaine d’août 1787.
5—Sur le prêt néerlandais. Tiré d’un journal new-yorkais récent.
IV—Première semaine d’octobre 1787–quatrième semaine de mars 1788.
121—Prière de l’empereur d’Allemagne. Un petit ouvrage est récemment paru en Allemagne sous le titre de « Joseph Gebetbüch » (le Livre de prières de l’empereur), dont est extrait ce texte.
Columbian Mag.—Philadelphie.
I—Septembre 1786–Décembre 1787.
442—Anecdote du siège de Leyde.
II—1788.
186—Détails relatifs au débat entre l’empereur et la Prusse.
472—Réflexions sur la nécessité de la guerre. Traduit de l’allemand.
474—Aventures singulières d’une princesse allemande, épouse d’Alexis, le malheureux fils du tsar Pierre le Grand. Par Crito.
The Boston Mag.—Boston.
I—Octobre 1783–Décembre 1784.
55—Description (avec une gravure élégante) du célèbre tombeau de Madame Langhans, réalisé par M. John Augustus Nahl, ancien sculpteur du roi de Prusse, et qui se trouve dans le chœur de l’église paroissiale de Hindlebanck, à 2 lieues de Berne. [Article en prose contenant une traduction d’un poème allemand de Haller. Voir p. 21.]
545—Rapport sur les débuts de la liberté en Suisse.
III—1786.
72, 65, 66, 67—Nouvelle description de Zurich en Suisse. [Dans une lettre d’un gentleman anglais à son ami. Les pages du volume III sont mal numérotées après p. 72.]
The Worcester Mag.—Worcester (Mass.).
I—Première semaine d’avril–troisième semaine d’août 1786.
140—Traité de commerce entre les États-Unis et le roi de Prusse.
235—Aventure amusante d’un prêtre silésien, racontée dans les Campagnes du roi de Prusse.
III—Première semaine d’avril–deuxième semaine d’août 1787.
5—Sur le prêt néerlandais. Tiré d’un journal new-yorkais récent.
IV—Première semaine d’octobre 1787–quatrième semaine de mars 1788.
121—Prière de l’empereur d’Allemagne. Un petit ouvrage est récemment paru en Allemagne sous le titre de « Joseph Gebetbüch » (le Livre de prières de l’empereur), dont est extrait ce texte.
Columbian Mag.—Philadelphie.
I—Septembre 1786–Décembre 1787.
442—Anecdote du siège de Leyde.
II—1788.
Page 211
31—Lettre authentique d’un membre de la société des Dunkards à une dame de la famille Penn, avec sa réponse.
40—Une ermitage remarquable. Tiré des Voyages de Keysler.
323—Rapport sur une éruption de feu très extraordinaire en Islande, en 1783.
621—Rapport sur la grande révolution au Danemark, en l’an 1660.
688—Observations faites lors d’un voyage en Suisse, en 1786, par M. De Lazowski.
III—1789.
38—Anecdote extraite de « La Vie de Frédéric III, dernier roi de Prusse », publiée à Paris et Strasbourg à l’été 1788, et maintenant traduite à Philadelphie.
548—Anecdotes sur Frédéric le Grand, roi de Prusse.
IV—Janv.-Juin 1790.
26—Allégorie sur le différend concernant la priorité entre les belles-lettres et les beaux-arts. Par M. Klopstock. Traduit de l’allemand.
32—Extraits d’un essai sur la forme de gouvernement et les devoirs des rois. Par le défunt roi de Prusse. Envoyé en 1781 à son secrétaire d’État, de Hertsberg ; mais écrit en 1776 ou 1777, comme il ressort de ses lettres à Voltaire.
169, 205, 365—Extraits de la correspondance du roi actuel de Suède lorsqu’il était jeune, avec les responsables de son éducation.
V—Juillet-Déc. 1790.
156—Rapport sur Mlle D. Schlozer, une célèbre femme savante dans l’électorat de Hanovre, considérée comme digne des plus hautes distinctions académiques à l’université de Göttingen, lors du grand jubilé en 1787.
249—Sur l’utilité des conducteurs de gel. Tiré d’un magazine allemand récent.
319—Sur les mœurs modernes en Allemagne.
362—Lettre du roi de Suède. [Suite de IV.]
Universal Asylum and Columbian Mag.—Philadelphie.
I—Janv.-Juin 1791.
46—Voyage aux Pays-Bas, en 1784. Par un Américain. (Format petit in-octavo. Imprimé à Boston.)
40—Une ermitage remarquable. Tiré des Voyages de Keysler.
323—Rapport sur une éruption de feu très extraordinaire en Islande, en 1783.
621—Rapport sur la grande révolution au Danemark, en l’an 1660.
688—Observations faites lors d’un voyage en Suisse, en 1786, par M. De Lazowski.
III—1789.
38—Anecdote extraite de « La Vie de Frédéric III, dernier roi de Prusse », publiée à Paris et Strasbourg à l’été 1788, et maintenant traduite à Philadelphie.
548—Anecdotes sur Frédéric le Grand, roi de Prusse.
IV—Janv.-Juin 1790.
26—Allégorie sur le différend concernant la priorité entre les belles-lettres et les beaux-arts. Par M. Klopstock. Traduit de l’allemand.
32—Extraits d’un essai sur la forme de gouvernement et les devoirs des rois. Par le défunt roi de Prusse. Envoyé en 1781 à son secrétaire d’État, de Hertsberg ; mais écrit en 1776 ou 1777, comme il ressort de ses lettres à Voltaire.
169, 205, 365—Extraits de la correspondance du roi actuel de Suède lorsqu’il était jeune, avec les responsables de son éducation.
V—Juillet-Déc. 1790.
156—Rapport sur Mlle D. Schlozer, une célèbre femme savante dans l’électorat de Hanovre, considérée comme digne des plus hautes distinctions académiques à l’université de Göttingen, lors du grand jubilé en 1787.
249—Sur l’utilité des conducteurs de gel. Tiré d’un magazine allemand récent.
319—Sur les mœurs modernes en Allemagne.
362—Lettre du roi de Suède. [Suite de IV.]
Universal Asylum and Columbian Mag.—Philadelphie.
I—Janv.-Juin 1791.
46—Voyage aux Pays-Bas, en 1784. Par un Américain. (Format petit in-octavo. Imprimé à Boston.)
Page 212
134—Extrait de la correspondance du roi actuel de Suède, etc. [Extrait du V de Columbian Mag.]
400—Anecdotes—II. Du défunt roi de Prusse.
II—Juillet-décembre 1791.
23—Observations sur les crétins ou idiots du Pays de Vaud, en Suisse. Par Sir Richard Clayton.
174—Rapport extraordinaire sur certaines sources chaudes de l’île d’Amsterdam. (Extrait des Observations de Mortimer, lors d’un voyage de Canton vers la côte nord-ouest de l’Amérique et retour à Canton.)
378—Anecdote sur le tsar Pierre de Russie. Traduit du français par Frédéric II de Prusse.
I—Janvier-juin 1792.
233—Description du caractère national, des mœurs et des coutumes des Suédois. (Extrait de « Vue générale de la Suède » de Catteau.)
II—Juillet-décembre 1792.
177—Les Furies, une fable. Traduite de l’allemand par M. Lessing.
New Haven Gaz. and Conn. Mag.—New Haven.
I—16 février 1786–15 février 1787.
8—Sur une coutume très utile qui prévaut aux Pays-Bas.
84—Quelques détails sur la montée en puissance de Peter Schreutzer, que le roi de Prusse a promu de bas rang au grade de général.
296—Anecdote sur le roi de Prusse, Voltaire et Lord Chesterfield.
319—Extrait d’un traité de physiognomonie. Par M. Lavater.
395—Anecdote sur le défunt roi de Prusse.
Amer. Museum.—Philadelphie.
III—Janvier-juin 1788.
539—Discours sur les langues savantes, prononcé par l’honorable Francis Hopkinson par un jeune homme lors d’une cérémonie publique à l’Université de Pennsylvanie. [Contre l’étude du latin et du grec…]
« Il n’est pas nécessaire de chercher dans l’antiquité un moyen de communication réciproque des idées, car les langues les plus utilisées sont, en vérité, les plus utiles à connaître. »
VI—Juillet-décembre 1789.
400—Anecdotes—II. Du défunt roi de Prusse.
II—Juillet-décembre 1791.
23—Observations sur les crétins ou idiots du Pays de Vaud, en Suisse. Par Sir Richard Clayton.
174—Rapport extraordinaire sur certaines sources chaudes de l’île d’Amsterdam. (Extrait des Observations de Mortimer, lors d’un voyage de Canton vers la côte nord-ouest de l’Amérique et retour à Canton.)
378—Anecdote sur le tsar Pierre de Russie. Traduit du français par Frédéric II de Prusse.
I—Janvier-juin 1792.
233—Description du caractère national, des mœurs et des coutumes des Suédois. (Extrait de « Vue générale de la Suède » de Catteau.)
II—Juillet-décembre 1792.
177—Les Furies, une fable. Traduite de l’allemand par M. Lessing.
New Haven Gaz. and Conn. Mag.—New Haven.
I—16 février 1786–15 février 1787.
8—Sur une coutume très utile qui prévaut aux Pays-Bas.
84—Quelques détails sur la montée en puissance de Peter Schreutzer, que le roi de Prusse a promu de bas rang au grade de général.
296—Anecdote sur le roi de Prusse, Voltaire et Lord Chesterfield.
319—Extrait d’un traité de physiognomonie. Par M. Lavater.
395—Anecdote sur le défunt roi de Prusse.
Amer. Museum.—Philadelphie.
III—Janvier-juin 1788.
539—Discours sur les langues savantes, prononcé par l’honorable Francis Hopkinson par un jeune homme lors d’une cérémonie publique à l’Université de Pennsylvanie. [Contre l’étude du latin et du grec…]
« Il n’est pas nécessaire de chercher dans l’antiquité un moyen de communication réciproque des idées, car les langues les plus utilisées sont, en vérité, les plus utiles à connaître. »
VI—Juillet-décembre 1789.
Page 213
35—Rapport sur la Société des Dunkards en Pennsylvanie.
Communiqué par un officier britannique à l’éditeur de l’Edinburgh Magazine.
159—Rapport sur la découverte de l’Amérique par les Islandais au XIe siècle, tiré de Mallet’s Northern Antiquities, vol. I.
222—Au Président des États-Unis. Discours des ministres et anciens des congrégations réformées allemandes aux États-Unis, lors de leur assemblée générale tenue à Philadelphie en juin 1789.
223—Réponse de Washington à ce discours.
411—Anecdote sur Frédéric le Grand. [Pourquoi il n’a pas aidé les Américains.]
475—Pierre, une histoire allemande.
482—Anecdotes. N° 5 — Frédéric le Grand. N° 8 — Charles XII de Suède.
VII—Janv.-Juin 1790.
168—Anecdote sur des soldats allemands retournés en Amérique.
208—Une indication [sur l’industrie néerlandaise].
216, 328—La Fille de Suisse. Par Mlle Anne Blower.
IX—Janv.-Juin 1791.
42 (Appendice III)—L’émigration d’Allemagne. [Petit paragraphe.]
X—Juillet-Déc. 1791.
108—Anecdote sur « le défunt roi de Prusse ».
35 (Appendice I)—Un hymne à la naissance du Christ, chanté dans l’église néerlandaise de New York.
XI—Janv.-Juin 1792.
38—Situation du sexe féminin chez les anciens Germains. Par Gilbert Stuart, LL.D.
97—Du mariage et de la modestie chez les anciens Germains. Par Gilbert Stuart.
102—Produits et commerce de l’Allemagne. Tiré de l’étude politique de Zimmerman sur l’état actuel de l’Europe.
XIII—1798.
233—Le roi de Prusse annule les contrats passés par les Français pour du blé, à Hambourg, Brême, etc.
255—Traité de Pillnitz.
The Amer. Mag.—N. Y.
Communiqué par un officier britannique à l’éditeur de l’Edinburgh Magazine.
159—Rapport sur la découverte de l’Amérique par les Islandais au XIe siècle, tiré de Mallet’s Northern Antiquities, vol. I.
222—Au Président des États-Unis. Discours des ministres et anciens des congrégations réformées allemandes aux États-Unis, lors de leur assemblée générale tenue à Philadelphie en juin 1789.
223—Réponse de Washington à ce discours.
411—Anecdote sur Frédéric le Grand. [Pourquoi il n’a pas aidé les Américains.]
475—Pierre, une histoire allemande.
482—Anecdotes. N° 5 — Frédéric le Grand. N° 8 — Charles XII de Suède.
VII—Janv.-Juin 1790.
168—Anecdote sur des soldats allemands retournés en Amérique.
208—Une indication [sur l’industrie néerlandaise].
216, 328—La Fille de Suisse. Par Mlle Anne Blower.
IX—Janv.-Juin 1791.
42 (Appendice III)—L’émigration d’Allemagne. [Petit paragraphe.]
X—Juillet-Déc. 1791.
108—Anecdote sur « le défunt roi de Prusse ».
35 (Appendice I)—Un hymne à la naissance du Christ, chanté dans l’église néerlandaise de New York.
XI—Janv.-Juin 1792.
38—Situation du sexe féminin chez les anciens Germains. Par Gilbert Stuart, LL.D.
97—Du mariage et de la modestie chez les anciens Germains. Par Gilbert Stuart.
102—Produits et commerce de l’Allemagne. Tiré de l’étude politique de Zimmerman sur l’état actuel de l’Europe.
XIII—1798.
233—Le roi de Prusse annule les contrats passés par les Français pour du blé, à Hambourg, Brême, etc.
255—Traité de Pillnitz.
The Amer. Mag.—N. Y.
Page 214
Déc. 1787–Nov. 1788.
779—Une histoire gothique.
Mass. Mag. ou Mo. Museum.—Boston.
I—1789.
164—Avarice et gloire. Une histoire. Par le Roi de Prusse. Par le berger, Sa Majesté veut dire lui-même.
238—Une sorte singulière de folie chez les Néerlandais. [La manie des tulipes.]
310—La sagesse de la Providence. Un apologue. Traduit du allemand du célèbre Gellert.
491—Caractère de l’honorable et érudit Emanuel Swedenborg. Écrit par lui-même.
II—1790.
53—Anecdote sur Frédéric, défunt roi de Prusse.
151—Rapport d’une visite aux Alpes. Par M. de Saussure.
177—L’ours de Norvège.
456—L’héroïne saxonne.
685—De la propreté, de l’ordre et de l’économie dans les prisons néerlandaises. (Par le défunt et célèbre M. Howard.)
708—Rapport sur la colonie morave à Bethléem, en Pennsylvanie. (Extrait des Voyages du capitaine Aubrey à travers les régions intérieures de l’Amérique.[48])
III—1791.
102, etc.—Diverses esquisses sur les Néerlandais. (Extrait de « Un voyage aux Pays-Bas en 1784, par un Américain », récemment publié.)
223—Rapport sur Mlle D. Schlozer. [Dorothy Schlozer dans l’électorat de Hanovre, qui reçut des honneurs académiques à l’université de Göttingen.]
235, etc.—Zohar, une histoire orientale. Par Wieland.
345—Un édit prussien.
365—Description de Bethléem, dans l’État de Pennsylvanie. [Références aux Allemands.]
470—Anecdote sur Christine, reine de Suède.
559—Esquisse du malheureux Erik XIV, fils du grand Auguste Vasa, roi de Suède.
564—Éloge de Håkon, roi de Norvège.
571—Caractère du roi de Prusse.
779—Une histoire gothique.
Mass. Mag. ou Mo. Museum.—Boston.
I—1789.
164—Avarice et gloire. Une histoire. Par le Roi de Prusse. Par le berger, Sa Majesté veut dire lui-même.
238—Une sorte singulière de folie chez les Néerlandais. [La manie des tulipes.]
310—La sagesse de la Providence. Un apologue. Traduit du allemand du célèbre Gellert.
491—Caractère de l’honorable et érudit Emanuel Swedenborg. Écrit par lui-même.
II—1790.
53—Anecdote sur Frédéric, défunt roi de Prusse.
151—Rapport d’une visite aux Alpes. Par M. de Saussure.
177—L’ours de Norvège.
456—L’héroïne saxonne.
685—De la propreté, de l’ordre et de l’économie dans les prisons néerlandaises. (Par le défunt et célèbre M. Howard.)
708—Rapport sur la colonie morave à Bethléem, en Pennsylvanie. (Extrait des Voyages du capitaine Aubrey à travers les régions intérieures de l’Amérique.[48])
III—1791.
102, etc.—Diverses esquisses sur les Néerlandais. (Extrait de « Un voyage aux Pays-Bas en 1784, par un Américain », récemment publié.)
223—Rapport sur Mlle D. Schlozer. [Dorothy Schlozer dans l’électorat de Hanovre, qui reçut des honneurs académiques à l’université de Göttingen.]
235, etc.—Zohar, une histoire orientale. Par Wieland.
345—Un édit prussien.
365—Description de Bethléem, dans l’État de Pennsylvanie. [Références aux Allemands.]
470—Anecdote sur Christine, reine de Suède.
559—Esquisse du malheureux Erik XIV, fils du grand Auguste Vasa, roi de Suède.
564—Éloge de Håkon, roi de Norvège.
571—Caractère du roi de Prusse.
Page 215
627—Caractère général des Allemands.
756—Diverses esquisses sur les Néerlandais.
IV—1792.
166—Caractère de la nation suédoise.
306—Histoire de Marguerite de Valdemar. (Extrait de Voyages en Pologne, Russie, Suède et Danemark de Cox.)
544—Costumes royaux prussiens.
V—1793.
38—Rapport sur la révolution suédoise.
133—Esquisse de Berlin.
VI—1794.
429 et suiv.—Claudine ; Une histoire suisse. (Extrait du français de M. de Florian.)
497—Anecdotes de l’ancien empereur d’Allemagne.
555—Anecdotes de l’ancien Joseph, empereur d’Allemagne.
584—Rites matrimoniaux dans l’Allemagne moderne.
VII, n° 4 (juillet), 11 (décembre) 1795.
21—Lavater. [Mentionné dans la table des matières.]
233—Speculator, n° IX. [Un article sur le drame. De nombreuses références au drame allemand. On y mentionne « Goëthe », Lessing, Schiller, Leisewitz, « Garstenberg », Unzer et Klinger ; ainsi que « les poèmes dramatiques de Klopstock ».]
VIII—Janvier, mars-décembre 1796.
33—Curieuses particularités caractéristiques du célèbre réformateur Luther.
200—Anecdote de Frédéric le Grand, ancien roi de Prusse.
258—Aventure au couvent des Carmélites à Augsbourg. Extrait du voyage terrestre de Campbell en Inde.
303—Rites matrimoniaux dans différentes nations. [Suède, Danemark, Livonie suédoise, Allemagne antique.]
343—Martin Luther. [Une anecdote.]
443—Pierre ponce utilisée par les Moraves en Pennsylvanie.
447—Physiognomonie. [Référence à Lavater.]
469—Rapport sur les colonies moraves en Pennsylvanie.
The Christian’s, Scholar’s, and Farmer’s Mag.—Elizabeth-Town, N. J.
I—Avril 1789-mars 1790.
46—Grande charité des Néerlandais.
632—Anecdote de l’ancien roi de Prusse.
756—Diverses esquisses sur les Néerlandais.
IV—1792.
166—Caractère de la nation suédoise.
306—Histoire de Marguerite de Valdemar. (Extrait de Voyages en Pologne, Russie, Suède et Danemark de Cox.)
544—Costumes royaux prussiens.
V—1793.
38—Rapport sur la révolution suédoise.
133—Esquisse de Berlin.
VI—1794.
429 et suiv.—Claudine ; Une histoire suisse. (Extrait du français de M. de Florian.)
497—Anecdotes de l’ancien empereur d’Allemagne.
555—Anecdotes de l’ancien Joseph, empereur d’Allemagne.
584—Rites matrimoniaux dans l’Allemagne moderne.
VII, n° 4 (juillet), 11 (décembre) 1795.
21—Lavater. [Mentionné dans la table des matières.]
233—Speculator, n° IX. [Un article sur le drame. De nombreuses références au drame allemand. On y mentionne « Goëthe », Lessing, Schiller, Leisewitz, « Garstenberg », Unzer et Klinger ; ainsi que « les poèmes dramatiques de Klopstock ».]
VIII—Janvier, mars-décembre 1796.
33—Curieuses particularités caractéristiques du célèbre réformateur Luther.
200—Anecdote de Frédéric le Grand, ancien roi de Prusse.
258—Aventure au couvent des Carmélites à Augsbourg. Extrait du voyage terrestre de Campbell en Inde.
303—Rites matrimoniaux dans différentes nations. [Suède, Danemark, Livonie suédoise, Allemagne antique.]
343—Martin Luther. [Une anecdote.]
443—Pierre ponce utilisée par les Moraves en Pennsylvanie.
447—Physiognomonie. [Référence à Lavater.]
469—Rapport sur les colonies moraves en Pennsylvanie.
The Christian’s, Scholar’s, and Farmer’s Mag.—Elizabeth-Town, N. J.
I—Avril 1789-mars 1790.
46—Grande charité des Néerlandais.
632—Anecdote de l’ancien roi de Prusse.
Page 216
—— D’un théologien allemand, docteur en théologie. [Page non numérotée suivant la page 656, avec en-tête « Aux abonnés ».]
N. Y. Mag. or Lit. Repos.—N. Y.
II—1791.
173—Chanson. Mélodie, Spa allemand.
321—Irus. Tiré de l’allemand.
332—Anecdotes originales sur Pierre le Grand. Tirées d’une œuvre allemande récemment publiée.
460—Observations diverses sur la Hollande. Dans une lettre adressée à l’éditeur de l’Edinburgh Mag.
526—Discours prononcé par Jacob Morton, Esq., dans l’église luthérienne lors de la réunion anniversaire de la Société allemande, le 6 janvier 1791.
534—Caractère général des Allemands. (Extrait des Voyages en Allemagne du baron Riesbeck.)
730—Anecdote sur Christine, reine de Suède.
III—1792.
361—La Masque généreuse. Une histoire. Imitée de l’allemand.
391—Anecdote sur Frédéric III, roi de Prusse.
475—Punition de John Jacob Ankerstrom pour l’assassinat de Gustave III, roi de Suède.
IV—1793.
222—Vue générale de la Suisse et des Alpes, avec une anecdote émouvante. (Extrait de « Observations sur le Danemark, etc. »)
231—Guillaume Tell. (Extrait de « Une description pittoresque de la Suisse. »)
293—Discours prononcé par Gustave-Adolphe III lors de la fondation de l’Académie suédoise, le 20 mars 1786. (Extrait de Discours choisis et écrits relatifs à l’Académie suédoise.)
428—Des habitants de Loheia. (Extrait des Voyages de Niebuhr.)
610—Brève analyse des pouvoirs du triumvirat : Russie, Autriche et Prusse ; qui, selon les idées du marquis de Lansdowne, si la coalition actuelle contre la France réussit, engloutiront les autres gouvernements d’Europe.
730—Incident dans les Alpes rhétiques ; avec le caractère général des Tyroliens. (Extrait de Voyages dans les Alpes rhétiques, en l’an 1786, de l’Italie à l’Allemagne via le Tyrol ; par Albanis Beaumont.)
N. Y. Mag. or Lit. Repos.—N. Y.
II—1791.
173—Chanson. Mélodie, Spa allemand.
321—Irus. Tiré de l’allemand.
332—Anecdotes originales sur Pierre le Grand. Tirées d’une œuvre allemande récemment publiée.
460—Observations diverses sur la Hollande. Dans une lettre adressée à l’éditeur de l’Edinburgh Mag.
526—Discours prononcé par Jacob Morton, Esq., dans l’église luthérienne lors de la réunion anniversaire de la Société allemande, le 6 janvier 1791.
534—Caractère général des Allemands. (Extrait des Voyages en Allemagne du baron Riesbeck.)
730—Anecdote sur Christine, reine de Suède.
III—1792.
361—La Masque généreuse. Une histoire. Imitée de l’allemand.
391—Anecdote sur Frédéric III, roi de Prusse.
475—Punition de John Jacob Ankerstrom pour l’assassinat de Gustave III, roi de Suède.
IV—1793.
222—Vue générale de la Suisse et des Alpes, avec une anecdote émouvante. (Extrait de « Observations sur le Danemark, etc. »)
231—Guillaume Tell. (Extrait de « Une description pittoresque de la Suisse. »)
293—Discours prononcé par Gustave-Adolphe III lors de la fondation de l’Académie suédoise, le 20 mars 1786. (Extrait de Discours choisis et écrits relatifs à l’Académie suédoise.)
428—Des habitants de Loheia. (Extrait des Voyages de Niebuhr.)
610—Brève analyse des pouvoirs du triumvirat : Russie, Autriche et Prusse ; qui, selon les idées du marquis de Lansdowne, si la coalition actuelle contre la France réussit, engloutiront les autres gouvernements d’Europe.
730—Incident dans les Alpes rhétiques ; avec le caractère général des Tyroliens. (Extrait de Voyages dans les Alpes rhétiques, en l’an 1786, de l’Italie à l’Allemagne via le Tyrol ; par Albanis Beaumont.)
Page 217
V—1794.
325—Lettre de M. Klopstock à la Convention nationale de France.
(Extrait de « The late Picture of Paris ».)
334—Réflexions générales sur le goût. Traduit de l’allemand.
425—Description de la prison d’État de Konigstein en Saxe. (Extrait de
La Vie du baron Trenk.)
VI—1795.
269—Description des sources extraordinaires en Islande. (Extrait de l’Histoire naturelle de cette île de Horrebow.)
496—Extrait du « Ghost-seer, or Apparitionist », un fragment intéressant trouvé parmi les papiers du comte O——.[49]
593—Caractère des Dunkerquois. (Extrait de la Restauration universelle de Winchester.)
663—Rapport de voyages en Norvège, en Danemark et en Russie, aux années
1788, ‘89, ‘90, ‘91. Par A. Swinton, Esq.
752—Description de l’Islande. (Extrait du Gazetteer universel de Watson, ou
Index géographique moderne.)
n. s. I, janvier-juillet 1796.
239—Bataille de Morat. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
244—Description des flotteurs de bois sur le Rhin.
250—Rapport curieux sur la punition des criminels de famille en Hollande.
251—De l’influence du visage sur le visage. [Par Lavater.]
311—Ruines de Caithness — Une histoire gothique.
338—Description d’un tambour hollandais. (Extrait des Gleanings de Pratt.)
339—Anecdotes du prince royal de Danemark. (Extrait des Lettres de Mme
Wollstoncraft.)
369—Confédération helvétique. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
n. s. II—1797.
116—Destruction de la ville de Plurs, due à l’effondrement d’une montagne. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
141—La descendance de la miséricorde. (Extrait des Feuilles éparses de Herder.)
141—La vigne. (Du même.)
247—Le sommeil. (Extrait des Feuilles éparses de Herder.)
247—Le choix de la flore. (Du même.)
248—Aurore. (Du même.)
325—Lettre de M. Klopstock à la Convention nationale de France.
(Extrait de « The late Picture of Paris ».)
334—Réflexions générales sur le goût. Traduit de l’allemand.
425—Description de la prison d’État de Konigstein en Saxe. (Extrait de
La Vie du baron Trenk.)
VI—1795.
269—Description des sources extraordinaires en Islande. (Extrait de l’Histoire naturelle de cette île de Horrebow.)
496—Extrait du « Ghost-seer, or Apparitionist », un fragment intéressant trouvé parmi les papiers du comte O——.[49]
593—Caractère des Dunkerquois. (Extrait de la Restauration universelle de Winchester.)
663—Rapport de voyages en Norvège, en Danemark et en Russie, aux années
1788, ‘89, ‘90, ‘91. Par A. Swinton, Esq.
752—Description de l’Islande. (Extrait du Gazetteer universel de Watson, ou
Index géographique moderne.)
n. s. I, janvier-juillet 1796.
239—Bataille de Morat. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
244—Description des flotteurs de bois sur le Rhin.
250—Rapport curieux sur la punition des criminels de famille en Hollande.
251—De l’influence du visage sur le visage. [Par Lavater.]
311—Ruines de Caithness — Une histoire gothique.
338—Description d’un tambour hollandais. (Extrait des Gleanings de Pratt.)
339—Anecdotes du prince royal de Danemark. (Extrait des Lettres de Mme
Wollstoncraft.)
369—Confédération helvétique. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
n. s. II—1797.
116—Destruction de la ville de Plurs, due à l’effondrement d’une montagne. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
141—La descendance de la miséricorde. (Extrait des Feuilles éparses de Herder.)
141—La vigne. (Du même.)
247—Le sommeil. (Extrait des Feuilles éparses de Herder.)
247—Le choix de la flore. (Du même.)
248—Aurore. (Du même.)
Page 218
261—Les sports des paysans suisses. (Extrait des Statistiques élémentaires de la Suisse de Durand.)
308—La topographie et l’histoire naturelle des Alpes suisses. (Extrait d’une œuvre du même nom du défunt baron Haller.)
316—Description des restaurants publics de Vienne. (Extrait des Voyages d’Owen.)
322—Sur la littérature de Genève. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
368—Claudine : Une histoire suisse. (Extrait de la version française de M. de Florian.)
408—Entretien entre Sebaldus et un officier militaire. (Extrait de la traduction par Dutton de Nothanker de Nicolai.)
481—Le funérail nuptial. Un fragment historique. (Extrait d’une chronique allemande.)
547—État de la chimie en Allemagne.
L’Amer. Apollo.—Boston.
I—6 janvier–28 septembre 1792.
314—Caractère de Gustave III, dernier roi de Suède.
Lady’s Mag. and Repos. of Entertaining Knowledge.—Phila.
I—Décembre 1792–Mai 1793.
253—Vue générale de la Suisse et des Alpes, avec une anecdote émouvante. [Contient un poème. Cf. p. 136.]
Curiosities of Literature.—Imprimé à Londres ; réimprimé à Phila en 1793.
185—Les Treize cantons. [C’est-à-dire, la Suisse.]
Rural Mag. or Vt. Repos.—Rutland.
I—1795.
493—(À un moment où les yeux de toute l’Europe sont tournés vers la Diète de Ratisbonne, un aperçu de la constitution allemande et de ses forces militaires ne saurait être inacceptable pour la plupart de nos lecteurs.) [L’article suit.]
II—1796.
76—L’Allemagne. [1½ page.]
220—Anecdotes sur le roi de Prusse.
308—La topographie et l’histoire naturelle des Alpes suisses. (Extrait d’une œuvre du même nom du défunt baron Haller.)
316—Description des restaurants publics de Vienne. (Extrait des Voyages d’Owen.)
322—Sur la littérature de Genève. (Extrait des Voyages en Suisse de Coxe.)
368—Claudine : Une histoire suisse. (Extrait de la version française de M. de Florian.)
408—Entretien entre Sebaldus et un officier militaire. (Extrait de la traduction par Dutton de Nothanker de Nicolai.)
481—Le funérail nuptial. Un fragment historique. (Extrait d’une chronique allemande.)
547—État de la chimie en Allemagne.
L’Amer. Apollo.—Boston.
I—6 janvier–28 septembre 1792.
314—Caractère de Gustave III, dernier roi de Suède.
Lady’s Mag. and Repos. of Entertaining Knowledge.—Phila.
I—Décembre 1792–Mai 1793.
253—Vue générale de la Suisse et des Alpes, avec une anecdote émouvante. [Contient un poème. Cf. p. 136.]
Curiosities of Literature.—Imprimé à Londres ; réimprimé à Phila en 1793.
185—Les Treize cantons. [C’est-à-dire, la Suisse.]
Rural Mag. or Vt. Repos.—Rutland.
I—1795.
493—(À un moment où les yeux de toute l’Europe sont tournés vers la Diète de Ratisbonne, un aperçu de la constitution allemande et de ses forces militaires ne saurait être inacceptable pour la plupart de nos lecteurs.) [L’article suit.]
II—1796.
76—L’Allemagne. [1½ page.]
220—Anecdotes sur le roi de Prusse.
Page 219
352—Caractère des Dunkerquois. Tiré de l’Universal Restoration de Winchester.
387—Origine de l’Université de Leyde. Tiré du voyage du Dr Smith sur le continent.
535—Lettre du roi de Prusse, de sa propre main, à M. Voltaire.
[Traduction.]
Amer. Mo. Rev.—Phila.
I—Janv.-Avr. 1795.
199, 491—Informations littéraires du continent.—Suède, Danemark.
201, 324—Voyages de Niebuhr en Arabie et dans d’autres pays d’Orient. Traduit en anglais par Robert Heron. [Annonce du livre.]
271—Iphigénie en Tauride. Une tragédie écrite à l’origine en allemand par J. W. von Goethe. Imprimée à Norwich ; vendue par Johnson, Londres.
[Extraits de la traduction métrique, fournis par Wm. Taylor de Norwich. (?)]
II—Mai-Août 1795.
201—Onderzoek van der Aart der Voorspellingen. Une étude sur la nature des prophéties, par Konynenburg (professeur à Amsterdam). Haarlem 1794. [Annonce.]
III—Sept.-Déc. 1795.
184—Cabal and Love, une tragédie traduite de l’allemand par F. Schiller, auteur des Voleurs, Don Carlos, La Conspiration de Fiesco, etc.
[Annonce du livre.]
298—Le comte de Hoernsdern ; une histoire allemande. Par l’auteur de Constance, Le Phare, Argus, etc. [Annonce.]
304—Introduction au Nouveau Testament. Par John David Michaelis, ancien professeur à l’Université de Göttingen, etc. Traduit de la 4e édition allemande et considérablement enrichi de notes explicatives et supplémentaires. Par Herbert Marsh, B.D., membre du St. John’s College, Cambridge. [Annonce.]
The Weekly Museum.—N. Y.
VIII—9 mai 1795-18 juin 1796.
23 mai 1795—Magnanimité néerlandaise.
387—Origine de l’Université de Leyde. Tiré du voyage du Dr Smith sur le continent.
535—Lettre du roi de Prusse, de sa propre main, à M. Voltaire.
[Traduction.]
Amer. Mo. Rev.—Phila.
I—Janv.-Avr. 1795.
199, 491—Informations littéraires du continent.—Suède, Danemark.
201, 324—Voyages de Niebuhr en Arabie et dans d’autres pays d’Orient. Traduit en anglais par Robert Heron. [Annonce du livre.]
271—Iphigénie en Tauride. Une tragédie écrite à l’origine en allemand par J. W. von Goethe. Imprimée à Norwich ; vendue par Johnson, Londres.
[Extraits de la traduction métrique, fournis par Wm. Taylor de Norwich. (?)]
II—Mai-Août 1795.
201—Onderzoek van der Aart der Voorspellingen. Une étude sur la nature des prophéties, par Konynenburg (professeur à Amsterdam). Haarlem 1794. [Annonce.]
III—Sept.-Déc. 1795.
184—Cabal and Love, une tragédie traduite de l’allemand par F. Schiller, auteur des Voleurs, Don Carlos, La Conspiration de Fiesco, etc.
[Annonce du livre.]
298—Le comte de Hoernsdern ; une histoire allemande. Par l’auteur de Constance, Le Phare, Argus, etc. [Annonce.]
304—Introduction au Nouveau Testament. Par John David Michaelis, ancien professeur à l’Université de Göttingen, etc. Traduit de la 4e édition allemande et considérablement enrichi de notes explicatives et supplémentaires. Par Herbert Marsh, B.D., membre du St. John’s College, Cambridge. [Annonce.]
The Weekly Museum.—N. Y.
VIII—9 mai 1795-18 juin 1796.
23 mai 1795—Magnanimité néerlandaise.
Page 220
20 juin — Anecdote du comte Cagliostro. — Lettre de Tuscofee, chirurgien à Vienne en Autriche, à l’éditeur du « Courier de l’Europe », publié à Londres.
29 août — Le comte Hohenloe. Une histoire allemande.
6 février 1796 — Curieux concours entre deux amants rivaux. Une anecdote allemande.
18 juin — L’ermite des Alpes. Un fragment. [Suite d’une histoire.]
IX — 25 juin — 31 décembre 1796.
26 novembre — Anecdote touchante d’un officier au service prussien.
N. Y. Weekly Mag. — N. Y.
I — 1er juillet 1795 — 29 juin 1796.
46 — L’apparitionniste. Traduit de Schiller.
II — 6 juillet 1796 — 28 juin 1797.
4 — La victime d’une illusion magique. Traduit de l’allemand de Tschink.
Phila. Minerva. — Phila.
I — 7 février 1795 — 30 janvier 1796.
9 mai — Amsterdam ; Haarlem.
29 août — Irus. D’après l’allemand de X. Sehhewio.
31 octobre — La magnanimité néerlandaise.
II — 6 février 1796 — 21 janvier 1797.
6 février — Anecdote frappante sur le défunt roi de Prusse.
6 février — Courteuse militaire. Une curieuse anecdote danoise ancienne.
12 mars — Anecdote [d’un Néerlandais].
28 mai — Curieux concours entre deux amants rivaux. Une anecdote allemande.
19 novembre — sur le défunt roi de Prusse.
III — 28 janvier 1797 — 27 janvier 1798.
22 avril — Les effets fataux d’un cœur trop sensible chez un jeune officier prussien.
IV — 3 février — 7 juillet 1798.
20 — Le masque généreux. Une histoire, imitée de l’allemand.
90 — Une scène de déluge. (Traduit de l’allemand.)
Mo. Military Repos. — N. Y.
29 août — Le comte Hohenloe. Une histoire allemande.
6 février 1796 — Curieux concours entre deux amants rivaux. Une anecdote allemande.
18 juin — L’ermite des Alpes. Un fragment. [Suite d’une histoire.]
IX — 25 juin — 31 décembre 1796.
26 novembre — Anecdote touchante d’un officier au service prussien.
N. Y. Weekly Mag. — N. Y.
I — 1er juillet 1795 — 29 juin 1796.
46 — L’apparitionniste. Traduit de Schiller.
II — 6 juillet 1796 — 28 juin 1797.
4 — La victime d’une illusion magique. Traduit de l’allemand de Tschink.
Phila. Minerva. — Phila.
I — 7 février 1795 — 30 janvier 1796.
9 mai — Amsterdam ; Haarlem.
29 août — Irus. D’après l’allemand de X. Sehhewio.
31 octobre — La magnanimité néerlandaise.
II — 6 février 1796 — 21 janvier 1797.
6 février — Anecdote frappante sur le défunt roi de Prusse.
6 février — Courteuse militaire. Une curieuse anecdote danoise ancienne.
12 mars — Anecdote [d’un Néerlandais].
28 mai — Curieux concours entre deux amants rivaux. Une anecdote allemande.
19 novembre — sur le défunt roi de Prusse.
III — 28 janvier 1797 — 27 janvier 1798.
22 avril — Les effets fataux d’un cœur trop sensible chez un jeune officier prussien.
IV — 3 février — 7 juillet 1798.
20 — Le masque généreux. Une histoire, imitée de l’allemand.
90 — Une scène de déluge. (Traduit de l’allemand.)
Mo. Military Repos. — N. Y.
Page 221
I—1796.
23—Batailles du roi de Prusse.
25—Les Sept Ans, ou Troisième guerre de Silésie. Par I. W. d’Archenholz,
capitaine au service prussien. Traduit de l’allemand par l’éditeur.
45—Rapport de Charles XII, roi de Suède, fait prisonnier à
Varmiza, près de Bender.
139—Réflexions sur le caractère et les talents militaires de Charles XII,
roi de Suède, par l’ancien roi de Prusse.
II—1797.
15—Instructions pour les inspecteurs d’infanterie. Par le roi de Prusse,
Frédéric le Grand. [Traduit de l’allemand.]
Musée littéraire.—West Chester.
Janv.-Juin 1797.
80—Herman d’Unna. Une série d’aventures du XVe siècle, dans laquelle sont décrits les procès du tribunal secret sous les empereurs
Venceslas et Sigismond. Écrit en allemand par le prof. Kramer.
125—Mémoire sur les plantes qui émettent de la lumière ; par M. Haggeron,
conférencier en histoire naturelle. Traduit du suédois.
159—Anecdote de M. Lavater.
175—Origine de l’université de Leyde.
180—Le Bon Frère d’Augsbourg. (Extrait du Voyage terrestre en Inde de M. Campbell.)
192—Une nouvelle vue de la ville de Copenhague, avec des observations sur le caractère et les mœurs des Danois. (Extrait des lettres de Mme Wollstoncraft durant son séjour en Suède, en Norvège et au Danemark.)
200—De l’influence du visage sur le visage. Par Lavater.
233—Description d’une batterie néerlandaise.
253—Un fragment intéressant. (Extrait du Livre du voyant de fantômes, ou apparitions.)
309—Du Valais. Extrait des Voyages en Suisse de Cox.
Amer. Universal Mag.—Phila.
I—Janv. 2-Mars 20, 1797.
62—Anecdote du Dr Franklin et de l’ancien roi de Suède.
II—Avril 3-Juin 13, 1797.
23—Batailles du roi de Prusse.
25—Les Sept Ans, ou Troisième guerre de Silésie. Par I. W. d’Archenholz,
capitaine au service prussien. Traduit de l’allemand par l’éditeur.
45—Rapport de Charles XII, roi de Suède, fait prisonnier à
Varmiza, près de Bender.
139—Réflexions sur le caractère et les talents militaires de Charles XII,
roi de Suède, par l’ancien roi de Prusse.
II—1797.
15—Instructions pour les inspecteurs d’infanterie. Par le roi de Prusse,
Frédéric le Grand. [Traduit de l’allemand.]
Musée littéraire.—West Chester.
Janv.-Juin 1797.
80—Herman d’Unna. Une série d’aventures du XVe siècle, dans laquelle sont décrits les procès du tribunal secret sous les empereurs
Venceslas et Sigismond. Écrit en allemand par le prof. Kramer.
125—Mémoire sur les plantes qui émettent de la lumière ; par M. Haggeron,
conférencier en histoire naturelle. Traduit du suédois.
159—Anecdote de M. Lavater.
175—Origine de l’université de Leyde.
180—Le Bon Frère d’Augsbourg. (Extrait du Voyage terrestre en Inde de M. Campbell.)
192—Une nouvelle vue de la ville de Copenhague, avec des observations sur le caractère et les mœurs des Danois. (Extrait des lettres de Mme Wollstoncraft durant son séjour en Suède, en Norvège et au Danemark.)
200—De l’influence du visage sur le visage. Par Lavater.
233—Description d’une batterie néerlandaise.
253—Un fragment intéressant. (Extrait du Livre du voyant de fantômes, ou apparitions.)
309—Du Valais. Extrait des Voyages en Suisse de Cox.
Amer. Universal Mag.—Phila.
I—Janv. 2-Mars 20, 1797.
62—Anecdote du Dr Franklin et de l’ancien roi de Suède.
II—Avril 3-Juin 13, 1797.
Page 222
79—Rapport sur un fût au château de Konigstein, considéré comme le plus grand du monde.
172—Anecdote extraordinaire. D’après la traduction allemande de Linnaeus par le prof. Muller.
III—10 juillet–15 nov. 1797.
10—Du bois qui flotte sur le Rhin.
128—Événements dans les Alpes rhétiques. (D’après les Voyages d’Albanie Beaumont.)
204—Un portrait de Voltaire, par l’ancien roi de Prusse.
235—Réflexions générales sur le goût. Traduit de l’allemand.
362—Le juge prudent. Une histoire orientale. Traduite de l’allemand.
400—Anecdote sur Charles XII, roi de Suède.
407—État de la chimie en Allemagne.
IV—5 déc. 1797–7 mars 1798.
102—Description du Mont-Blanc. Par M. Bourrit.
237—Quelques informations sur la folie des tulipes, qui a prévalu aux Pays-Bas au siècle dernier.
Amer. Moral and Sentimental Mag.—N.Y.
I—3 juillet 1797–21 mai 1798.
25—Anecdotes de l’ancien roi de Prusse.
729—Anecdotes biographiques sur Peter Anich, un paysan allemand ingénieux.
Phila. Mo. Mag.—Phila.
I—Janvier–juin 1798.
205—Waldemar, un personnage tiré de l’œuvre allemande de Jacobi de Düsseldorf.
Weekly Mag.—Phila.
I—3 fév.–28 avr. 1798.
124—Anecdote fantaisiste de la princesse de Prusse.
220—Quelques informations sur les poèmes de G. A. Bürger. Par le traducteur d’Iphigénie en Tauride de Goethe.
II—5 mai–23 juillet 1798.
152—Rapport sur le geyser, une source surprenante en Islande.
172—Anecdote extraordinaire. D’après la traduction allemande de Linnaeus par le prof. Muller.
III—10 juillet–15 nov. 1797.
10—Du bois qui flotte sur le Rhin.
128—Événements dans les Alpes rhétiques. (D’après les Voyages d’Albanie Beaumont.)
204—Un portrait de Voltaire, par l’ancien roi de Prusse.
235—Réflexions générales sur le goût. Traduit de l’allemand.
362—Le juge prudent. Une histoire orientale. Traduite de l’allemand.
400—Anecdote sur Charles XII, roi de Suède.
407—État de la chimie en Allemagne.
IV—5 déc. 1797–7 mars 1798.
102—Description du Mont-Blanc. Par M. Bourrit.
237—Quelques informations sur la folie des tulipes, qui a prévalu aux Pays-Bas au siècle dernier.
Amer. Moral and Sentimental Mag.—N.Y.
I—3 juillet 1797–21 mai 1798.
25—Anecdotes de l’ancien roi de Prusse.
729—Anecdotes biographiques sur Peter Anich, un paysan allemand ingénieux.
Phila. Mo. Mag.—Phila.
I—Janvier–juin 1798.
205—Waldemar, un personnage tiré de l’œuvre allemande de Jacobi de Düsseldorf.
Weekly Mag.—Phila.
I—3 fév.–28 avr. 1798.
124—Anecdote fantaisiste de la princesse de Prusse.
220—Quelques informations sur les poèmes de G. A. Bürger. Par le traducteur d’Iphigénie en Tauride de Goethe.
II—5 mai–23 juillet 1798.
152—Rapport sur le geyser, une source surprenante en Islande.
Page 223
335—Anecdotes de Gibbon. Tiré des Lettres de Matthisson, récemment publiées à Zurich.
349—Une anecdote de l’empereur Sigismond.
396—Méthode singulière d’utilisation des chiens en Hollande.
397—La célèbre expédition de M. de Saussure au Mont-Blanc.
404—Prédilection allemande pour la bonne cuisine.
III—4 août 1798–6 avril 1799.
59—Un pyromètre. (Extrait des Voyages du comte Stolberg en Allemagne, Suisse, Italie et Sicile. Publication récente.)
181—La mort d’Adam. Tiré des Feuilles éparses et lettres de Herder.
243—Le sommeil. Tiré des Feuilles éparses de Herder.
The Key.—Frederick Town.
I—13 janvier–7 juillet 1798.
75—La Masque généreux. Une histoire, imitée de l’allemand.
141—Guillaume Tell.
187—Une scène de déluge. Traduit de l’allemand.
Mo. Mag. and Amer. Rev.—N.Y.
I—Avril–Décembre 1799.
55—Une histoire ecclésiastique. Par le regretté érudit John Lawrence Mosheim, D.D. et chancelier de l’université de Göttingen. Traduit du latin par Archibald Maclaine, D.D. [Recension.]
76—Anecdotes de personnages illustres—Kotzebue.
96—Remarques sur les vœux amoureux : tiré de l’allemand de Kotzebue, par Mme Inchbald.
148—Quelques détails concernant l’ambassade récente de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à la cour de Pékin.
153—Schiller.
335—L’école d’histoire de Walstein. Tiré de l’allemand de Krants de Gotha.
II—Janvier–Juin 1800.
8—Activité littéraire des Allemands. [Voir p. 17.]
73—Description du volcan de l’île de Sainte-Lucie. Par M. Cassan. Extrait des Transactions de l’Académie suédoise des sciences, vol. XI.
133—Le comte de Bourgogne—Kotzebue. Traduit par Chas. Smith. [Même texte.] Traduit par Ann Plumptre. [Recension.]
349—Une anecdote de l’empereur Sigismond.
396—Méthode singulière d’utilisation des chiens en Hollande.
397—La célèbre expédition de M. de Saussure au Mont-Blanc.
404—Prédilection allemande pour la bonne cuisine.
III—4 août 1798–6 avril 1799.
59—Un pyromètre. (Extrait des Voyages du comte Stolberg en Allemagne, Suisse, Italie et Sicile. Publication récente.)
181—La mort d’Adam. Tiré des Feuilles éparses et lettres de Herder.
243—Le sommeil. Tiré des Feuilles éparses de Herder.
The Key.—Frederick Town.
I—13 janvier–7 juillet 1798.
75—La Masque généreux. Une histoire, imitée de l’allemand.
141—Guillaume Tell.
187—Une scène de déluge. Traduit de l’allemand.
Mo. Mag. and Amer. Rev.—N.Y.
I—Avril–Décembre 1799.
55—Une histoire ecclésiastique. Par le regretté érudit John Lawrence Mosheim, D.D. et chancelier de l’université de Göttingen. Traduit du latin par Archibald Maclaine, D.D. [Recension.]
76—Anecdotes de personnages illustres—Kotzebue.
96—Remarques sur les vœux amoureux : tiré de l’allemand de Kotzebue, par Mme Inchbald.
148—Quelques détails concernant l’ambassade récente de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à la cour de Pékin.
153—Schiller.
335—L’école d’histoire de Walstein. Tiré de l’allemand de Krants de Gotha.
II—Janvier–Juin 1800.
8—Activité littéraire des Allemands. [Voir p. 17.]
73—Description du volcan de l’île de Sainte-Lucie. Par M. Cassan. Extrait des Transactions de l’Académie suédoise des sciences, vol. XI.
133—Le comte de Bourgogne—Kotzebue. Traduit par Chas. Smith. [Même texte.] Traduit par Ann Plumptre. [Recension.]
Page 224
225—Le Jeune sauvage—Kotzebue. Traduit par Chas. Smith. La Chasse au oie sauvage—Kotzebue. Traduit par Wm. Dunlap. [Recension.]
284—Sur l’étude de la langue allemande.
444—Une vue de l’état du théâtre en Allemagne.
III—Juillet-décembre 1800.
68—Description de l’île suédoise de Saint-Barthélemy, dans les Antilles.
283—Anecdotes caractéristiques sur Suwarrow ; par un officier allemand qui a servi sous lui en Pologne.
303—Description des journaux politiques, etc., dans le domaine du roi de Danemark.
306—[Idem] en Suède.
453—Pizarro au Pérou, ou la mort de Rolla.—Kotzebue. Traduit par Wm. Dunlap. [Recension.]
Phil. Mag. and Rev.—Phila.
I—Janvier-juin 1799.
28—Anecdote sur le Dr Franklin et le défunt roi de Suède.
34—Histoire des inventions et des découvertes, par John Beckmann, professeur de sciences économiques à l’université de Göttingen. Traduit de l’allemand par Wm. Johnston. 3 vol. [Notice.]
147—Anecdotes sur la police de Milan. D’un auteur allemand.
224—Der Freistaat von Nord-America ; ou L’État libre d’Amérique du Nord, décrit par D. von Bülow. 2 vol. [Notice.]
Phil. Repos.—Phila.
I—15 novembre 1800–7 novembre 1801.
207—Correspondance humoristique. [Le Dr Schmidt de la cathédrale de Berlin avec le roi de Prusse.]
290—Vue de la vie privée du défunt roi de Prusse.
331—Exemple remarquable de « la passion dominante forte à la mort ». [Anecdote sur Frédéric-Guillaume, roi de Prusse.]
III—1803.
313—La Fille de Suisse. Une histoire.
396—Le Dr Laurenzius. Les Elwes d’Allemagne.
IV—1804.
284—Sur l’étude de la langue allemande.
444—Une vue de l’état du théâtre en Allemagne.
III—Juillet-décembre 1800.
68—Description de l’île suédoise de Saint-Barthélemy, dans les Antilles.
283—Anecdotes caractéristiques sur Suwarrow ; par un officier allemand qui a servi sous lui en Pologne.
303—Description des journaux politiques, etc., dans le domaine du roi de Danemark.
306—[Idem] en Suède.
453—Pizarro au Pérou, ou la mort de Rolla.—Kotzebue. Traduit par Wm. Dunlap. [Recension.]
Phil. Mag. and Rev.—Phila.
I—Janvier-juin 1799.
28—Anecdote sur le Dr Franklin et le défunt roi de Suède.
34—Histoire des inventions et des découvertes, par John Beckmann, professeur de sciences économiques à l’université de Göttingen. Traduit de l’allemand par Wm. Johnston. 3 vol. [Notice.]
147—Anecdotes sur la police de Milan. D’un auteur allemand.
224—Der Freistaat von Nord-America ; ou L’État libre d’Amérique du Nord, décrit par D. von Bülow. 2 vol. [Notice.]
Phil. Repos.—Phila.
I—15 novembre 1800–7 novembre 1801.
207—Correspondance humoristique. [Le Dr Schmidt de la cathédrale de Berlin avec le roi de Prusse.]
290—Vue de la vie privée du défunt roi de Prusse.
331—Exemple remarquable de « la passion dominante forte à la mort ». [Anecdote sur Frédéric-Guillaume, roi de Prusse.]
III—1803.
313—La Fille de Suisse. Une histoire.
396—Le Dr Laurenzius. Les Elwes d’Allemagne.
IV—1804.
Page 225
38—Klopstock et Gleim.
72—Extrait de Voyages en Suisse, par Helen Maria Williams. [13 strophes données.]
181—Sommeil. Extrait des Feuilles éparses et lettres de Herder.
187—Anecdote de l’Empereur d’Allemagne.
343—Un nom pour voyager avec. (Traduit de l’allemand.)
Columbian Phoenix.—Boston.
I—1800.
74—Sur le caractère national des Néerlandais. (D’après les notes manuscrites d’un Allemand.)
94—Handel.
365—Kotzebue.
370—Rapport sur les anabaptistes en Allemagne, en l’an 1534.
Enfant de Pallas.—Balto.
I—1800.
74—[Référence à Lavater.]
210—Anecdote de Frédéric III....
Note : Engel a fait de cette anecdote le sujet d’une petite pièce de théâtre intitulée « Le Page ».
245—Anecdote de Handel.
Balto. Magazine hebdomadaire.—Balto.
26 avril 1800–27 mars 1801.
68—Rapport sur le général Kleber.
94—Les avantages généraux de la solitude. D’après l’allemand de M. Zimmerman.
Port Folio.—Phila.
I—1801.
1, etc.—Journal d’un voyage en Silésie. [Par John Quincy Adams. Cf. p. 2.]
58—Gessner. [Article en prose.]
186—Lettres d’un Américain résidant à l’étranger sur divers types de littérature étrangère. [Frédéric le Grand et Gellert, un dialogue.]
72—Extrait de Voyages en Suisse, par Helen Maria Williams. [13 strophes données.]
181—Sommeil. Extrait des Feuilles éparses et lettres de Herder.
187—Anecdote de l’Empereur d’Allemagne.
343—Un nom pour voyager avec. (Traduit de l’allemand.)
Columbian Phoenix.—Boston.
I—1800.
74—Sur le caractère national des Néerlandais. (D’après les notes manuscrites d’un Allemand.)
94—Handel.
365—Kotzebue.
370—Rapport sur les anabaptistes en Allemagne, en l’an 1534.
Enfant de Pallas.—Balto.
I—1800.
74—[Référence à Lavater.]
210—Anecdote de Frédéric III....
Note : Engel a fait de cette anecdote le sujet d’une petite pièce de théâtre intitulée « Le Page ».
245—Anecdote de Handel.
Balto. Magazine hebdomadaire.—Balto.
26 avril 1800–27 mars 1801.
68—Rapport sur le général Kleber.
94—Les avantages généraux de la solitude. D’après l’allemand de M. Zimmerman.
Port Folio.—Phila.
I—1801.
1, etc.—Journal d’un voyage en Silésie. [Par John Quincy Adams. Cf. p. 2.]
58—Gessner. [Article en prose.]
186—Lettres d’un Américain résidant à l’étranger sur divers types de littérature étrangère. [Frédéric le Grand et Gellert, un dialogue.]
Page 226
193—Principes des révolutions américaine et française comparés.
Traduit de l’allemand par Gentz.
II—1802.
42—Kotzebue vindiqué.
337—Voyages intéressants en Amérique du Nord. Traduit de l’allemand par Bülow.
II—Juillet-décembre 1806.
369—Recension : Le Voyageur en Suisse et autres poèmes, par James Montgomery. [Pour des citations, cf. p. 163.]
IV—Juillet-décembre 1807.
228—« Sur les Jeux olympiques, etc. » Extrait d’une œuvre originale intitulée « Mémoires d’Anacréon, traduits du grec par Charles Sedley, Esq. » [Dans la recension ci-dessus se trouve la traduction : « Sur le pouvoir de la beauté ». [50]]
V—Janvier-juin 1808.
363—La Signora Aveduta. D’après l’allemand et le français.
380—David Teniers, peintre.
394, 406—Critique. Odes en langue nordique et galloise. Gray. [Pour des citations, cf. pp. 128, 175.]
VI—Juillet-décembre 1808.
10—Mémoires du baron de Besenval. D’après l’allemand et le français.
55—Critique. Odes en langue nordique, etc. [Gray. Pour des citations, cf. pp. 128, 175.]
I—Janvier-juin 1809.
143—La foire de Leipzig.
240—Caractère militaire — Les Autrichiens.
III—Janvier-juin 1810.
472—Observations sur la musique de Handel.
IV—Juillet-décembre 1810.
264—Esquisse de la vie de Ferdinand von Schill.
Lady’s Mag. and Musical Repos.—N.Y.
I—Janvier-juin 1801.
19—Toute félicité est illusion — Malheur à celui qui nous la vole. Une anecdote dramatique tirée des œuvres diverses de Kotzebue. Traduite par C. Smith.
290—Esquisse de Lavater.
Traduit de l’allemand par Gentz.
II—1802.
42—Kotzebue vindiqué.
337—Voyages intéressants en Amérique du Nord. Traduit de l’allemand par Bülow.
II—Juillet-décembre 1806.
369—Recension : Le Voyageur en Suisse et autres poèmes, par James Montgomery. [Pour des citations, cf. p. 163.]
IV—Juillet-décembre 1807.
228—« Sur les Jeux olympiques, etc. » Extrait d’une œuvre originale intitulée « Mémoires d’Anacréon, traduits du grec par Charles Sedley, Esq. » [Dans la recension ci-dessus se trouve la traduction : « Sur le pouvoir de la beauté ». [50]]
V—Janvier-juin 1808.
363—La Signora Aveduta. D’après l’allemand et le français.
380—David Teniers, peintre.
394, 406—Critique. Odes en langue nordique et galloise. Gray. [Pour des citations, cf. pp. 128, 175.]
VI—Juillet-décembre 1808.
10—Mémoires du baron de Besenval. D’après l’allemand et le français.
55—Critique. Odes en langue nordique, etc. [Gray. Pour des citations, cf. pp. 128, 175.]
I—Janvier-juin 1809.
143—La foire de Leipzig.
240—Caractère militaire — Les Autrichiens.
III—Janvier-juin 1810.
472—Observations sur la musique de Handel.
IV—Juillet-décembre 1810.
264—Esquisse de la vie de Ferdinand von Schill.
Lady’s Mag. and Musical Repos.—N.Y.
I—Janvier-juin 1801.
19—Toute félicité est illusion — Malheur à celui qui nous la vole. Une anecdote dramatique tirée des œuvres diverses de Kotzebue. Traduite par C. Smith.
290—Esquisse de Lavater.
Page 227
II—Juillet-décembre 1801.
193—Albert et Laura : Une histoire suisse.
284—Extrait d’un aperçu de la vie et des écrits de Kotzebue.
III—Janvier-juin 1802.
100—Extraits des écrits de Mary Wollstoncraft Godwin. (Extrait de
Voyages en Suède, en Norvège et au Danemark.)
Amer. Rev. and Lit. Journal.—N.Y.
I—1801.
120—Nouvelles découvertes en médecine, soutenues par le roi de Prusse.
333—Wieland, ou la Transformation. Une histoire américaine. [Charles
Brockden Brown.]
II—1802.
62—Lettre du roi Frédéric-Guillaume de Prusse au major Hamelberg.
204—Un voyage en Hollande, en l’an 1784. Par un Américain.
Worcester, 1790.
New Eng. Quart. Mag.—Boston.
N° 1—Avril-juin 1802.
36—L’art de prolonger la vie. Traduit de l’allemand par le Dr
Hufeland.
67—Frédéric le Grand. Extrait des mémoires de Wraxall.
269—Un épigramme sur le défunt roi de Prusse, et une réponse de Voltaire.
N° 2—Juillet-septembre 1802.
18—État actuel de la chimie en Allemagne.
52—Boerhaave.
57—John Paul Fred. Richter.
61—John Jerome Schröter.
169—De la ville du Caire. Extrait des voyages de Niebuhr.
262—Littérature allemande. [Un bref paragraphe.]
N° 3—Octobre-décembre 1802.
28—Controverses entre les Brunoniens et les Anti-Brunoniens en Allemagne.
198—Un curieux mémoire de M. Emmanuel Swedenborg, concernant
Charles XII de Suède.
Juvenile Mag.—Philadelphie.
193—Albert et Laura : Une histoire suisse.
284—Extrait d’un aperçu de la vie et des écrits de Kotzebue.
III—Janvier-juin 1802.
100—Extraits des écrits de Mary Wollstoncraft Godwin. (Extrait de
Voyages en Suède, en Norvège et au Danemark.)
Amer. Rev. and Lit. Journal.—N.Y.
I—1801.
120—Nouvelles découvertes en médecine, soutenues par le roi de Prusse.
333—Wieland, ou la Transformation. Une histoire américaine. [Charles
Brockden Brown.]
II—1802.
62—Lettre du roi Frédéric-Guillaume de Prusse au major Hamelberg.
204—Un voyage en Hollande, en l’an 1784. Par un Américain.
Worcester, 1790.
New Eng. Quart. Mag.—Boston.
N° 1—Avril-juin 1802.
36—L’art de prolonger la vie. Traduit de l’allemand par le Dr
Hufeland.
67—Frédéric le Grand. Extrait des mémoires de Wraxall.
269—Un épigramme sur le défunt roi de Prusse, et une réponse de Voltaire.
N° 2—Juillet-septembre 1802.
18—État actuel de la chimie en Allemagne.
52—Boerhaave.
57—John Paul Fred. Richter.
61—John Jerome Schröter.
169—De la ville du Caire. Extrait des voyages de Niebuhr.
262—Littérature allemande. [Un bref paragraphe.]
N° 3—Octobre-décembre 1802.
28—Controverses entre les Brunoniens et les Anti-Brunoniens en Allemagne.
198—Un curieux mémoire de M. Emmanuel Swedenborg, concernant
Charles XII de Suède.
Juvenile Mag.—Philadelphie.
Page 228
II—1802.
94—Vie de Lavater, le célèbre physionomiste.
94—Anecdote du professeur Junker de l’Université de Halle.
IV—1802 [1804 ?].
198—Luther.
Balance and Columbian Repos.—Hudson (N.Y.).
II—1803.
240—Un brave Hollandais.
304—Anecdote d’un chimiste allemand.
III—1804.
220—Arnaqueuse à Vienne. D’un journal londonien.
Weekly Visitor.—N.Y.
I—9 oct. 1802–2 avr. 1803.
36—Mœurs des Arabes en Égypte. Tiré des Voyages de Niebuhr.
54—Insurrection suisse.
86—Suisse.
148—Anecdote de Gerard Dou, peintre hollandais célèbre.
Boston Weekly Mag.—Boston.
I—30 oct. 1802–22 oct. 1803.
116—Rapport de Kotzebue sur la maladie et la mort de sa femme.
182—Anecdote du professeur Junker de l’Université de Halle.
II—29 oct. 1803–20 oct. 1804.
74—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
126—Ville de Berne.
III—27 oct. 1804–19 oct. 1805.
74, 102, 142—Anecdotes sur le roi de Prusse.
Mass. Missionary Mag.—Salem et Boston.
III—Juin 1805–Mai 1806.
121—Mémoires du regretté rév. John Casper Lavater.
229—Duc de Saxe.
IV—Juin 1806–Mai 1807.
263—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
94—Vie de Lavater, le célèbre physionomiste.
94—Anecdote du professeur Junker de l’Université de Halle.
IV—1802 [1804 ?].
198—Luther.
Balance and Columbian Repos.—Hudson (N.Y.).
II—1803.
240—Un brave Hollandais.
304—Anecdote d’un chimiste allemand.
III—1804.
220—Arnaqueuse à Vienne. D’un journal londonien.
Weekly Visitor.—N.Y.
I—9 oct. 1802–2 avr. 1803.
36—Mœurs des Arabes en Égypte. Tiré des Voyages de Niebuhr.
54—Insurrection suisse.
86—Suisse.
148—Anecdote de Gerard Dou, peintre hollandais célèbre.
Boston Weekly Mag.—Boston.
I—30 oct. 1802–22 oct. 1803.
116—Rapport de Kotzebue sur la maladie et la mort de sa femme.
182—Anecdote du professeur Junker de l’Université de Halle.
II—29 oct. 1803–20 oct. 1804.
74—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
126—Ville de Berne.
III—27 oct. 1804–19 oct. 1805.
74, 102, 142—Anecdotes sur le roi de Prusse.
Mass. Missionary Mag.—Salem et Boston.
III—Juin 1805–Mai 1806.
121—Mémoires du regretté rév. John Casper Lavater.
229—Duc de Saxe.
IV—Juin 1806–Mai 1807.
263—Gustave-Adolphe, roi de Suède.
Page 229
V—Juin 1807-Mai 1808.
193—Dr. Spener.
Lit. Mag. and Amer. Register.—Phila.
I—Oct. 1803-Mar. 1804.
168, 171, 253, 254—Voyage dans une partie de la Pennsylvanie. [Références aux Allemands.]
468—Critique du Messie de Klopstock. [Traduction de 15 lignes donnée. Cf. p. 66.]
II—Avr.-Déc. 1804.
33—Détails sur la Suède, par Ascerbi.
39—Description de Dresde et de ses environs, tirée d’une œuvre précise et étendue qui est récemment parue sous forme de lettres à Berlin.
105—Rapport sur les colonies néerlandaises des Indes orientales.
138—Quelques informations sur un génie mécanique. Par Stolberg.
299—Excursion dans le nord de l’Allemagne. Description de Hambourg.
231, 307, 390—Critique du Messie de Klopstock. Suite de I-470.
[Citations données.]
375—Crétins, ou idiots suisses.
472—Esquisse d’Amsterdam, tirée de la lettre d’un voyageur qui a visité cette ville en juillet 1799.
489—Arnaqueuse à Vienne. D’un journal londonien récent.
514—Éducation à Zeendorf et système militaire.
525—Un pupitre flamand.
530—Anecdote [d’un marchand hollandais].
550—Schinderhannes, le voleur.
552—Tager Talpier [un Allemand qui s’était marié onze fois].
553—Anecdote [d’un prince allemand Esterhazy].
666—L’école allemande de peinture.
715—Les pastorales de Gesner. [Critique.]
III—Jan.-Juin 1805.
138—Klopstock et ses odes.
207—Traversée des Alpes.
362—L’épouse de Klopstock.
438—État de l’imprimerie en Allemagne.
IV—Juil.-Déc. 1805.
193—Dr. Spener.
Lit. Mag. and Amer. Register.—Phila.
I—Oct. 1803-Mar. 1804.
168, 171, 253, 254—Voyage dans une partie de la Pennsylvanie. [Références aux Allemands.]
468—Critique du Messie de Klopstock. [Traduction de 15 lignes donnée. Cf. p. 66.]
II—Avr.-Déc. 1804.
33—Détails sur la Suède, par Ascerbi.
39—Description de Dresde et de ses environs, tirée d’une œuvre précise et étendue qui est récemment parue sous forme de lettres à Berlin.
105—Rapport sur les colonies néerlandaises des Indes orientales.
138—Quelques informations sur un génie mécanique. Par Stolberg.
299—Excursion dans le nord de l’Allemagne. Description de Hambourg.
231, 307, 390—Critique du Messie de Klopstock. Suite de I-470.
[Citations données.]
375—Crétins, ou idiots suisses.
472—Esquisse d’Amsterdam, tirée de la lettre d’un voyageur qui a visité cette ville en juillet 1799.
489—Arnaqueuse à Vienne. D’un journal londonien récent.
514—Éducation à Zeendorf et système militaire.
525—Un pupitre flamand.
530—Anecdote [d’un marchand hollandais].
550—Schinderhannes, le voleur.
552—Tager Talpier [un Allemand qui s’était marié onze fois].
553—Anecdote [d’un prince allemand Esterhazy].
666—L’école allemande de peinture.
715—Les pastorales de Gesner. [Critique.]
III—Jan.-Juin 1805.
138—Klopstock et ses odes.
207—Traversée des Alpes.
362—L’épouse de Klopstock.
438—État de l’imprimerie en Allemagne.
IV—Juil.-Déc. 1805.
Page 230
28—L’industrie néerlandaise.
35—Caractéristiques des armées françaises et autrichiennes. D’une publication allemande.
38—Cimetières allemands.
45—Description des maisons d’industrie en Flandre.
117—Anecdotes sur Wieland.
148—Le goût néerlandais.
353—Portrait d’un marchand de Dantzig.
353—Vue de la Suède.
V—Janv.-Juin 1806.
26—Esquisse souterraine de la Suède.
132—Zurich et Lavater.
183—Anecdotes sur le caractère de Frédéric le Grand de Prusse.
259—Esquisse biographique de Frédéric Schiller, dramaturge allemand.
340—Les Tyroliens. Par Kotzebue.
358—Procession de l’Hostie à Rome. Par Kotzebue.
VI—Juil.-Déc. 1806.
297—Kotzebue. [Un paragraphe.]
306—Comparaison du caractère militaire français et autrichien.
383—Les Français en Hanovre.
409—Le bureau de poste napolitain. Par Kotzebue.
451—Les souffrances de Werter. [Critique.]
455, 458—Esquisses commerciales.—Prusse, etc.
VII—Janv.-Juin 1807.
21—Esquisse de la Suisse et des Suisses.
106—Vue d’Amsterdam ; avec observations sur les mœurs des Néerlandais. Par M. Holcroft.
163—Vue statistique des domaines prussiens.
175, 243—Mémoires du Dr Zimmerman. D’après la traduction française de M. Tissot.
218—Résumé de la loi sur la faillite de la ville de Hambourg. Par P. A. Nimnich, docteur en droit, de Hambourg.
283—Histoire abrégée de la scène néerlandaise. Par M. de Haug.
335—Mémoires de Frédéric Theophilus Klopstock, auteur du Messie et d’autres poèmes. [Résumé.]
413—Mémoires du défunt duc de Brunswick-Lunebourg, commandant en chef de l’armée prussienne.
VIII—Juil.-Déc. 1807.
35—Caractéristiques des armées françaises et autrichiennes. D’une publication allemande.
38—Cimetières allemands.
45—Description des maisons d’industrie en Flandre.
117—Anecdotes sur Wieland.
148—Le goût néerlandais.
353—Portrait d’un marchand de Dantzig.
353—Vue de la Suède.
V—Janv.-Juin 1806.
26—Esquisse souterraine de la Suède.
132—Zurich et Lavater.
183—Anecdotes sur le caractère de Frédéric le Grand de Prusse.
259—Esquisse biographique de Frédéric Schiller, dramaturge allemand.
340—Les Tyroliens. Par Kotzebue.
358—Procession de l’Hostie à Rome. Par Kotzebue.
VI—Juil.-Déc. 1806.
297—Kotzebue. [Un paragraphe.]
306—Comparaison du caractère militaire français et autrichien.
383—Les Français en Hanovre.
409—Le bureau de poste napolitain. Par Kotzebue.
451—Les souffrances de Werter. [Critique.]
455, 458—Esquisses commerciales.—Prusse, etc.
VII—Janv.-Juin 1807.
21—Esquisse de la Suisse et des Suisses.
106—Vue d’Amsterdam ; avec observations sur les mœurs des Néerlandais. Par M. Holcroft.
163—Vue statistique des domaines prussiens.
175, 243—Mémoires du Dr Zimmerman. D’après la traduction française de M. Tissot.
218—Résumé de la loi sur la faillite de la ville de Hambourg. Par P. A. Nimnich, docteur en droit, de Hambourg.
283—Histoire abrégée de la scène néerlandaise. Par M. de Haug.
335—Mémoires de Frédéric Theophilus Klopstock, auteur du Messie et d’autres poèmes. [Résumé.]
413—Mémoires du défunt duc de Brunswick-Lunebourg, commandant en chef de l’armée prussienne.
VIII—Juil.-Déc. 1807.
Page 231
28—Vie de Godfred Augustus Burger.
66—Mémoires du célèbre Boerhaave.
200—Extrait du testament d’un vieux célibataire mort à l’âge de 87 ans.
De l’allemand.
202—Anecdote d’un capitaine suisse en France.
237—Danemark.
Mo. Anthologie.—Boston.
IV—1807.
371—Les Voleurs. [Critique. Le nom de l’auteur n’est pas mentionné, mais il est fait référence aux personnages : Moor, Francis, Amelia, le infâme Charles et Kozinski].
V—1808.
258—Le Sommeil. Extrait de Feuilles éparses de Herder.
374—Aurora. Ibid.
656—Winkelman. [Petit paragraphe.]
VIII—Janv.-Juin 1810.
89—Lettres d’un baron allemand.
350, 425—Littérature grecque. Critiques et éditeurs allemands.
IX—Juillet-Déc. 1810.
55—Littérature biblique. Critiques et éditeurs allemands.
70—Carte de l’Allemagne.
191—Oberon, poème tiré de l’allemand de Wieland, par Wm. Sotheby. [Recension.]
Lit. Tablet.—Hanover, N. H.
III—Août 1805-Août 1806.
27—Les Souffrances de Werter. « On nous informe que c’est une histoire vraie... »
[Petit paragraphe.]
34—Biographie de Boerhaave. [Un scientifique renommé des Pays-Bas.]
Companion and Weekly Misc.—Balto.
I—3 nov. 1804-26 oct. 1805.
34—[Paragraphe sur « L’Étranger » de Kotzebue. Pas de titre.]
Lit. Misc.—Cambridge.
66—Mémoires du célèbre Boerhaave.
200—Extrait du testament d’un vieux célibataire mort à l’âge de 87 ans.
De l’allemand.
202—Anecdote d’un capitaine suisse en France.
237—Danemark.
Mo. Anthologie.—Boston.
IV—1807.
371—Les Voleurs. [Critique. Le nom de l’auteur n’est pas mentionné, mais il est fait référence aux personnages : Moor, Francis, Amelia, le infâme Charles et Kozinski].
V—1808.
258—Le Sommeil. Extrait de Feuilles éparses de Herder.
374—Aurora. Ibid.
656—Winkelman. [Petit paragraphe.]
VIII—Janv.-Juin 1810.
89—Lettres d’un baron allemand.
350, 425—Littérature grecque. Critiques et éditeurs allemands.
IX—Juillet-Déc. 1810.
55—Littérature biblique. Critiques et éditeurs allemands.
70—Carte de l’Allemagne.
191—Oberon, poème tiré de l’allemand de Wieland, par Wm. Sotheby. [Recension.]
Lit. Tablet.—Hanover, N. H.
III—Août 1805-Août 1806.
27—Les Souffrances de Werter. « On nous informe que c’est une histoire vraie... »
[Petit paragraphe.]
34—Biographie de Boerhaave. [Un scientifique renommé des Pays-Bas.]
Companion and Weekly Misc.—Balto.
I—3 nov. 1804-26 oct. 1805.
34—[Paragraphe sur « L’Étranger » de Kotzebue. Pas de titre.]
Lit. Misc.—Cambridge.
Page 232
I—1805.
26—Aperçu succinct des progrès de la littérature en Allemagne.
33—Mémoires concernant l’union des cantons suisses et leur émancipation vis-à-vis de la maison d’Autriche.
77—Mémoires de Salomon Gessner, l’écrivain célèbre.
Mo. Register and Rev. of U. S.—Charleston, S. C., et New York.
I—Janvier 1805–Juillet 1806.
144—Cérémonie religieuse protestante. Zurich, en Suisse.
255—Costumes singuliers en Nouvelle-Hollande.
364—Défense de Martin Luther.
Evening Fireside.—Phila.
II—1806.
47—Anecdote sur le défunt roi de Prusse.
79—Henri, duc de Saxe.
87—Négociations entre les empereurs de France et d’Allemagne.
108—Biographie du baron Haller. [Albert Haller.]
264—Le merveilleux garçon de Lübeck. [Christian Henry Heineken.]
Norfolk Repos.—Dedham, Mass.
II—11 novembre 1806–3 novembre 1807.
417, 301—Siège de Danzig.
436—Digne d’exemple. Traduit de l’allemand.
436—Découverte d’une nouvelle planète par Olbers, un Allemand.
Panoplist.—Boston.
I—Juin 1805–Mai 1806.
5—Informations littéraires.—Allemagne.
225—Une société nouvelle et très extraordinaire [en Hollande].
377—Vie de Luther. [Extrait du Religious Monitor.]
467—Difficultés en Allemagne.
II—Juin 1806–Mai 1807.
38—État de la religion en Souabe, en Bavière et en Hongrie.
460—Réponse de Luther.
484—Informations littéraires.—Hollande.
26—Aperçu succinct des progrès de la littérature en Allemagne.
33—Mémoires concernant l’union des cantons suisses et leur émancipation vis-à-vis de la maison d’Autriche.
77—Mémoires de Salomon Gessner, l’écrivain célèbre.
Mo. Register and Rev. of U. S.—Charleston, S. C., et New York.
I—Janvier 1805–Juillet 1806.
144—Cérémonie religieuse protestante. Zurich, en Suisse.
255—Costumes singuliers en Nouvelle-Hollande.
364—Défense de Martin Luther.
Evening Fireside.—Phila.
II—1806.
47—Anecdote sur le défunt roi de Prusse.
79—Henri, duc de Saxe.
87—Négociations entre les empereurs de France et d’Allemagne.
108—Biographie du baron Haller. [Albert Haller.]
264—Le merveilleux garçon de Lübeck. [Christian Henry Heineken.]
Norfolk Repos.—Dedham, Mass.
II—11 novembre 1806–3 novembre 1807.
417, 301—Siège de Danzig.
436—Digne d’exemple. Traduit de l’allemand.
436—Découverte d’une nouvelle planète par Olbers, un Allemand.
Panoplist.—Boston.
I—Juin 1805–Mai 1806.
5—Informations littéraires.—Allemagne.
225—Une société nouvelle et très extraordinaire [en Hollande].
377—Vie de Luther. [Extrait du Religious Monitor.]
467—Difficultés en Allemagne.
II—Juin 1806–Mai 1807.
38—État de la religion en Souabe, en Bavière et en Hongrie.
460—Réponse de Luther.
484—Informations littéraires.—Hollande.
Page 233
III—Juin 1807–Mai 1808.
28—Anecdote du roi de Prusse.
38—Lettre du Wurtemberg à un gentleman de Baltimore, concernant le passage du protestantisme au catholicisme.
191, 234, 425—Renseignements littéraires étrangers.—Norvège, Suisse, Danemark, Allemagne.
IV—Juin 1808–Mai 1809.
353—Renseignements religieux.—Suède.
V—Juin 1809–Mai 1810.
171—Extrait d’Arndt.
Polyanthos.—Boston.
II—Avril–Juillet 1806.
153—Biographie dramatique. Quelques informations sur Gellert.
254—Dames de Suède. Extrait de *Northern Summer* de Carr.
IV—Décembre 1806–Mars 1807.
20—Islande.
99—Frédéric le Grand.
124—Eckhof. Le Rosicus allemand.
V—Avril–Juillet 1807.
Weekly Visitant.—Salem.
I—1806.
37—Le spectre du Brocken—Une montagne près de Hanovre, en Allemagne. Extrait d’un journal de Göttingen. [Le Brocken dans les monts Harz.]
196—Des inscriptions latines.—Kotzebue.
313—Wieland. [Petit paragraphe.]
Observer.—Balto.
I—29 novembre 1806–27 juin 1807.
26—Politique.—Réflexions sur la rupture de la Prusse avec la France.
108—Politique.—Autriche.
172—Réponse au manifeste du roi de Prusse.
II—4 juillet–26 décembre 1807.
97—Dalmatie autrichienne.
28—Anecdote du roi de Prusse.
38—Lettre du Wurtemberg à un gentleman de Baltimore, concernant le passage du protestantisme au catholicisme.
191, 234, 425—Renseignements littéraires étrangers.—Norvège, Suisse, Danemark, Allemagne.
IV—Juin 1808–Mai 1809.
353—Renseignements religieux.—Suède.
V—Juin 1809–Mai 1810.
171—Extrait d’Arndt.
Polyanthos.—Boston.
II—Avril–Juillet 1806.
153—Biographie dramatique. Quelques informations sur Gellert.
254—Dames de Suède. Extrait de *Northern Summer* de Carr.
IV—Décembre 1806–Mars 1807.
20—Islande.
99—Frédéric le Grand.
124—Eckhof. Le Rosicus allemand.
V—Avril–Juillet 1807.
Weekly Visitant.—Salem.
I—1806.
37—Le spectre du Brocken—Une montagne près de Hanovre, en Allemagne. Extrait d’un journal de Göttingen. [Le Brocken dans les monts Harz.]
196—Des inscriptions latines.—Kotzebue.
313—Wieland. [Petit paragraphe.]
Observer.—Balto.
I—29 novembre 1806–27 juin 1807.
26—Politique.—Réflexions sur la rupture de la Prusse avec la France.
108—Politique.—Autriche.
172—Réponse au manifeste du roi de Prusse.
II—4 juillet–26 décembre 1807.
97—Dalmatie autrichienne.
Page 234
108—Martin Luther et Calvin.
Emerald.—Boston.
II—3 janv. – 17 oct. 1807.
108—[Critique du « Wanderer of Switzerland », par James Montgomery, contenant des extraits. Cf. p. 169.]
308—Petits paragraphes du défunt roi de Prusse.
I—24 oct. 1807 – 15 oct. 1808 (Nouvelle édition).
495—Rapport original sur la Suède.
Theatrical Censor.—Phila.
N° 1-17, 9 déc. 1805 – 3 mars 1806.
19—« Hunter of the Alps » de Dimond. [16 lignes de poésie citées. Critique de la pièce.]
Amer. Register.—Phila.
VI—Deuxième partie pour 1809.
17—Chapitre III. Causes de la guerre d’Autriche, son déroulement et sa fin.
VII—Première partie pour 1810.
3—Réflexions sur l’état des Pays-Bas.
215—Émigrants allemands.
Pastime.—Albany et Schenectady.
I—21 fév. – 1er août 1807.
8—La Fête de la récolte. Sur la mélodie du Ranz des Vaches.
46—[Mention de l’usage des hexamètres par Klopstock dans son « Messie ».]
95—Ode commémorant la destruction d’un corps de hussards émigrants, sous le commandement du prince Condé, dans la nuit de la bataille de Kamlach.
Scène—Rives du Danube.
Wonderful Mag.—Carlisle, Pa.
1808.
98—Rapport sur la chute du mont Rosenberg, en Suisse, survenue le 2 septembre 1806.
266—Rapport d’un voyage au volcan du mont Hecla [en Islande].
Emerald.—Boston.
II—3 janv. – 17 oct. 1807.
108—[Critique du « Wanderer of Switzerland », par James Montgomery, contenant des extraits. Cf. p. 169.]
308—Petits paragraphes du défunt roi de Prusse.
I—24 oct. 1807 – 15 oct. 1808 (Nouvelle édition).
495—Rapport original sur la Suède.
Theatrical Censor.—Phila.
N° 1-17, 9 déc. 1805 – 3 mars 1806.
19—« Hunter of the Alps » de Dimond. [16 lignes de poésie citées. Critique de la pièce.]
Amer. Register.—Phila.
VI—Deuxième partie pour 1809.
17—Chapitre III. Causes de la guerre d’Autriche, son déroulement et sa fin.
VII—Première partie pour 1810.
3—Réflexions sur l’état des Pays-Bas.
215—Émigrants allemands.
Pastime.—Albany et Schenectady.
I—21 fév. – 1er août 1807.
8—La Fête de la récolte. Sur la mélodie du Ranz des Vaches.
46—[Mention de l’usage des hexamètres par Klopstock dans son « Messie ».]
95—Ode commémorant la destruction d’un corps de hussards émigrants, sous le commandement du prince Condé, dans la nuit de la bataille de Kamlach.
Scène—Rives du Danube.
Wonderful Mag.—Carlisle, Pa.
1808.
98—Rapport sur la chute du mont Rosenberg, en Suisse, survenue le 2 septembre 1806.
266—Rapport d’un voyage au volcan du mont Hecla [en Islande].
Page 235
Charms of Lit.—Trenton.
1808.
254—L’Ermitage, ou un récit d’un événement intéressant dans les Alpes rhétiques, avec le portrait général des Tyroliens.
406—Héroïsme féminin. Un fait réel, rapporté par Meissner.
Lit. Mirror.—Portsmouth, N. H.
I—20 fév. 1808–11 fév. 1809. [N° 1 incomplet.]
5—Un bref aperçu de la vie et du caractère du savant et excellent Musaeus. Par son élève Kotzebue. [Suite du N° 1.]
Lady's Weekly Misc.—N. Y.
VII—30 avril–1er oct. 1808.
62—Statistiques sur l’Europe, par un Allemand.
380—Le Baiser. D’après l’allemand de Gerstenberg.
VIII—29 oct. 1808–8 avril 1809.
152—Imposteur allemand.
Gleaner.—Lancaster (Penn.).
I—Sept. 1808–mai 1809.
78—Le Voyageur de Suisse. Par James Montgomery. [Un long poème, continué d’un numéro à l’autre. Cf. p. 175.]
Boston Mirror.—Boston.
I—22 oct. 1808–14 oct. 1809.
N° 14—[Mention de l’usage des hexamètres par Klopstock dans son “Messie”.]
N° 17—La passion dominante du défunt roi de Prusse.
N° 21—Anecdote [du roi de Prusse].
N° 30—Rembrandt (van Rhin).
N° 50—Comparaison de “Le Voyageur de Suisse” avec un poème intitulé Tid Re I.
II—21 oct. 1809–21 juil. 1810.
15—Théâtre de Boston. Le lundi soir 30 octobre sera représentée une tragédie en trois actes très admirée, intitulée “Werter ; ou l’Attachement fatal.” Tirée du conte populaire allemand intitulé Charlotte et
1808.
254—L’Ermitage, ou un récit d’un événement intéressant dans les Alpes rhétiques, avec le portrait général des Tyroliens.
406—Héroïsme féminin. Un fait réel, rapporté par Meissner.
Lit. Mirror.—Portsmouth, N. H.
I—20 fév. 1808–11 fév. 1809. [N° 1 incomplet.]
5—Un bref aperçu de la vie et du caractère du savant et excellent Musaeus. Par son élève Kotzebue. [Suite du N° 1.]
Lady's Weekly Misc.—N. Y.
VII—30 avril–1er oct. 1808.
62—Statistiques sur l’Europe, par un Allemand.
380—Le Baiser. D’après l’allemand de Gerstenberg.
VIII—29 oct. 1808–8 avril 1809.
152—Imposteur allemand.
Gleaner.—Lancaster (Penn.).
I—Sept. 1808–mai 1809.
78—Le Voyageur de Suisse. Par James Montgomery. [Un long poème, continué d’un numéro à l’autre. Cf. p. 175.]
Boston Mirror.—Boston.
I—22 oct. 1808–14 oct. 1809.
N° 14—[Mention de l’usage des hexamètres par Klopstock dans son “Messie”.]
N° 17—La passion dominante du défunt roi de Prusse.
N° 21—Anecdote [du roi de Prusse].
N° 30—Rembrandt (van Rhin).
N° 50—Comparaison de “Le Voyageur de Suisse” avec un poème intitulé Tid Re I.
II—21 oct. 1809–21 juil. 1810.
15—Théâtre de Boston. Le lundi soir 30 octobre sera représentée une tragédie en trois actes très admirée, intitulée “Werter ; ou l’Attachement fatal.” Tirée du conte populaire allemand intitulé Charlotte et
Page 236
Werter, et a été joué au Covent Garden Theatre, à Londres, à l’issue d’applaudissements enthousiastes. [Suit la distribution.]
68—Anecdote du prince Louis Ferdinand de Prusse.
85—Biographique.—Hayden.
156—Vie de Mozart.
Amer. Mag. of Wonders.—N. Y.
II—1809.
159—Héroïsme extraordinaire des anciens Scandinaves.
Thespian Monitor.—Phila.
I—N° 1. 25 nov. 1809.
8—Pizarro ; ou les Espagnols au Pérou. (Kotzebue.) Traducteur—R. B. Sheridan.
Select Reviews.—Phila.
I—Janv.-Juin 1809.
119—Esquisses de Vienne.
151—Vie du comte de Munnich. Vie du comte de Munnich, maréchal d’armée au service de la Russie. Traduction libre de l’allemand par Gerard Anthoine de Halem.—Paris. [Notice du livre.]
361—Voyage en Pologne et en Allemagne fait en 1793 par un Lovonien. 1808. [Notice.]
397—Leontine de Blondheim, etc. Par Augustus Kotzebue. Traduit de l’allemand en français avec des notes par H. L. C. 3 vol. Londres 1808. [Notice.]
II—Juil.-Déc. 1809.
370—Aperçu sommaire de la Prusse, de la mort de Frédéric II à la paix de Tilsit.
III—Janv.-Juin 1810.
132—Un voyage en Islande.
180—Contes romantiques de M. G. Lewis, 1804. [Notice. Cf. p. 32.]
361—Voyage dans le Tyrol, etc., c’est-à-dire Un voyage dans le Tyrol, aux mines de sel de Salzbourg et de Reichenhall, et à travers une partie de la Bavière. Par le chevalier de Bray. Paris 1808. [Notice.]
68—Anecdote du prince Louis Ferdinand de Prusse.
85—Biographique.—Hayden.
156—Vie de Mozart.
Amer. Mag. of Wonders.—N. Y.
II—1809.
159—Héroïsme extraordinaire des anciens Scandinaves.
Thespian Monitor.—Phila.
I—N° 1. 25 nov. 1809.
8—Pizarro ; ou les Espagnols au Pérou. (Kotzebue.) Traducteur—R. B. Sheridan.
Select Reviews.—Phila.
I—Janv.-Juin 1809.
119—Esquisses de Vienne.
151—Vie du comte de Munnich. Vie du comte de Munnich, maréchal d’armée au service de la Russie. Traduction libre de l’allemand par Gerard Anthoine de Halem.—Paris. [Notice du livre.]
361—Voyage en Pologne et en Allemagne fait en 1793 par un Lovonien. 1808. [Notice.]
397—Leontine de Blondheim, etc. Par Augustus Kotzebue. Traduit de l’allemand en français avec des notes par H. L. C. 3 vol. Londres 1808. [Notice.]
II—Juil.-Déc. 1809.
370—Aperçu sommaire de la Prusse, de la mort de Frédéric II à la paix de Tilsit.
III—Janv.-Juin 1810.
132—Un voyage en Islande.
180—Contes romantiques de M. G. Lewis, 1804. [Notice. Cf. p. 32.]
361—Voyage dans le Tyrol, etc., c’est-à-dire Un voyage dans le Tyrol, aux mines de sel de Salzbourg et de Reichenhall, et à travers une partie de la Bavière. Par le chevalier de Bray. Paris 1808. [Notice.]
Page 237
Quarterly Rev.—Imprimé à Londres ; réimprimé à New York.
IV—Août-nov. 1810.
61—Les Filles d’Isenberg : Un roman bavarois. Par Alicia Tindal Palmer. 4 vol. Londres. [Critique.]
Ordeal.—Boston.
I—Janv.-juin 1809.
266—Troupes autrichiennes et françaises.
289, etc.—Les Vagabonds, ou le Double Procès. « L’action se déroule dans la ville de Weimar et aux environs de l’abbaye de Quedlinbourg. Deuxième moitié du XIIe siècle jusqu’à notre époque. » [Dans le numéro suivant, cette pièce est qualifiée de « imitation du drame allemand que nous avons présentée dans notre dernier numéro ».]
382—Les Autrichiens en armes.
Visitor.—Richmond.
I—11 fév. 1809-27 janv. 1810.
62—Le Prince de Hesse et l’âne gris.
181—Swedenburg.
Omnium Gatherum.—Boston.
I—Nov. 1809-oct. 1810.
32—Hans Holbein, le peintre célèbre.
67—Description curieuse du village de Broek en Westphalie.
502—Cérémonies funéraires étranges des Prussiens.
Rambler’s Mag.—New York.
N° 4. [1809.]
54—Esquisse de la vie de Mozart, le compositeur.
Mirror of Taste and Dramatic Censor.—Philadelphie.
I—Janv.-juin 1810.
—— Emilia Galotti, une tragédie. Traduite de l’allemand par G. E. Lessing par Mlle Fanny Holcroft. Publiée par Bradford and Inskeep, Philadelphie, 1810. [La traduction est jointe à la fin du numéro de janvier.]
IV—Août-nov. 1810.
61—Les Filles d’Isenberg : Un roman bavarois. Par Alicia Tindal Palmer. 4 vol. Londres. [Critique.]
Ordeal.—Boston.
I—Janv.-juin 1809.
266—Troupes autrichiennes et françaises.
289, etc.—Les Vagabonds, ou le Double Procès. « L’action se déroule dans la ville de Weimar et aux environs de l’abbaye de Quedlinbourg. Deuxième moitié du XIIe siècle jusqu’à notre époque. » [Dans le numéro suivant, cette pièce est qualifiée de « imitation du drame allemand que nous avons présentée dans notre dernier numéro ».]
382—Les Autrichiens en armes.
Visitor.—Richmond.
I—11 fév. 1809-27 janv. 1810.
62—Le Prince de Hesse et l’âne gris.
181—Swedenburg.
Omnium Gatherum.—Boston.
I—Nov. 1809-oct. 1810.
32—Hans Holbein, le peintre célèbre.
67—Description curieuse du village de Broek en Westphalie.
502—Cérémonies funéraires étranges des Prussiens.
Rambler’s Mag.—New York.
N° 4. [1809.]
54—Esquisse de la vie de Mozart, le compositeur.
Mirror of Taste and Dramatic Censor.—Philadelphie.
I—Janv.-juin 1810.
—— Emilia Galotti, une tragédie. Traduite de l’allemand par G. E. Lessing par Mlle Fanny Holcroft. Publiée par Bradford and Inskeep, Philadelphie, 1810. [La traduction est jointe à la fin du numéro de janvier.]
Page 238
II—Juillet-décembre 1810.
95—La Vie de Lessing, auteur d’Emilia Galotti, une tragédie qui paraîtra dans un numéro futur.
204—Remarques sur Emilia Galotti ; la tragédie qui accompagne ce numéro, par Thomas Holcroft.
221—Histoire du théâtre. Chap. VIII. Le théâtre allemand.
The Quarterly Rev.—Imprimé à Londres ; réimprimé à New York.
II (Août-novembre 1809)—New York 1810.
118—Un aperçu historique des antiquités ecclésiastiques de France, dans le but d’illustrer l’émergence et le développement de l’architecture gothique en Europe. Par G. D. Whittington.—Cambridge 1809. [Recension.]
278—Esquisses de voyage en Russie et en Suède, durant les années 1805-08. Par Robert Ker Porter. Londres 1809. [Recension.]
338—William Tell, ou La Libération de la Suisse. Par le chevalier de Florian, etc. Traduit de l’allemand par Wm. B. Hewetson. Londres 1809. [Recension.]
IV (Août-novembre 1810)—New York 1810.
61—Les Filles d’Isenberg : un roman bavarois. Par Alicia Tindal Palmer. 4 vol. Londres. [Critique.]
Harvard Lyceum.—Cambridge.
I—14 juillet 1810—9 mars 1811.
264—Les Érudits allemands.
NOTES DE BAS DE PAGE :
[48] Une œuvre anglaise, célèbre pour son manque de franchise et de justice.
[49] Voir Mo. Rev., septembre 1794, p. 21, pour les mérites de cette œuvre.
[50] « Le poète allemand Uz a imité cette ode. Voir aussi Weisse Scherz. Lieder lib iii der Soldat, Gail, Degen. »
95—La Vie de Lessing, auteur d’Emilia Galotti, une tragédie qui paraîtra dans un numéro futur.
204—Remarques sur Emilia Galotti ; la tragédie qui accompagne ce numéro, par Thomas Holcroft.
221—Histoire du théâtre. Chap. VIII. Le théâtre allemand.
The Quarterly Rev.—Imprimé à Londres ; réimprimé à New York.
II (Août-novembre 1809)—New York 1810.
118—Un aperçu historique des antiquités ecclésiastiques de France, dans le but d’illustrer l’émergence et le développement de l’architecture gothique en Europe. Par G. D. Whittington.—Cambridge 1809. [Recension.]
278—Esquisses de voyage en Russie et en Suède, durant les années 1805-08. Par Robert Ker Porter. Londres 1809. [Recension.]
338—William Tell, ou La Libération de la Suisse. Par le chevalier de Florian, etc. Traduit de l’allemand par Wm. B. Hewetson. Londres 1809. [Recension.]
IV (Août-novembre 1810)—New York 1810.
61—Les Filles d’Isenberg : un roman bavarois. Par Alicia Tindal Palmer. 4 vol. Londres. [Critique.]
Harvard Lyceum.—Cambridge.
I—14 juillet 1810—9 mars 1811.
264—Les Érudits allemands.
NOTES DE BAS DE PAGE :
[48] Une œuvre anglaise, célèbre pour son manque de franchise et de justice.
[49] Voir Mo. Rev., septembre 1794, p. 21, pour les mérites de cette œuvre.
[50] « Le poète allemand Uz a imité cette ode. Voir aussi Weisse Scherz. Lieder lib iii der Soldat, Gail, Degen. »
Page 239
V.
LISTE DES REVUES EXAMINÉES.
Les principales bibliothèques où les travaux de cette étude ont été effectués sont : à Philadelphie — La Bibliothèque de Philadelphie (y compris la branche Ridgway), la Bibliothèque Mercantile, les bibliothèques de l’Université de Pennsylvanie, de la Société historique de Pennsylvanie et de la Société philosophique américaine ; à Boston — La Bibliothèque publique de Boston, la Bibliothèque Atheneum et la bibliothèque de la Société historique du Massachusetts ; à Cambridge — la bibliothèque de l’Université Harvard ; à New York — La Bibliothèque publique de New York (y compris la branche Lenox), les bibliothèques de la Société historique de New York, de la Société de New York et de l’Université Columbia ; à Baltimore — les bibliothèques de l’Institut Peabody, de la Société historique du Maryland et de l’Université Johns Hopkins, ainsi que la Bibliothèque Pratt ; à Washington — La Bibliothèque du Congrès, et à Londres — la bibliothèque du British Museum. Certaines des bibliothèques plus petites visitées, qui ne contiennent que des exemplaires dupliqués de périodiques accessibles ailleurs, ont été omises de la liste ci-dessus.
The American Mag., ou une vue mensuelle de l’état politique des colonies britanniques.—Philadelphie.
N° 1-3. Janv., fév., mars 1741.
[Édité par John Webbe et imprimé par Andrew Bradford.]
The General Mag. and Historical Chronicle for all the British Plantations in America.—Philadelphie.
I, janv.-juin 1741.
[Édité et imprimé par Benjamin Franklin.]
The Boston Weekly Mag.—Boston.
N° 1-3, 2, 9, 16 mars 1743.
Amer. Mag. and Historical Chronicle.—Boston.
LISTE DES REVUES EXAMINÉES.
Les principales bibliothèques où les travaux de cette étude ont été effectués sont : à Philadelphie — La Bibliothèque de Philadelphie (y compris la branche Ridgway), la Bibliothèque Mercantile, les bibliothèques de l’Université de Pennsylvanie, de la Société historique de Pennsylvanie et de la Société philosophique américaine ; à Boston — La Bibliothèque publique de Boston, la Bibliothèque Atheneum et la bibliothèque de la Société historique du Massachusetts ; à Cambridge — la bibliothèque de l’Université Harvard ; à New York — La Bibliothèque publique de New York (y compris la branche Lenox), les bibliothèques de la Société historique de New York, de la Société de New York et de l’Université Columbia ; à Baltimore — les bibliothèques de l’Institut Peabody, de la Société historique du Maryland et de l’Université Johns Hopkins, ainsi que la Bibliothèque Pratt ; à Washington — La Bibliothèque du Congrès, et à Londres — la bibliothèque du British Museum. Certaines des bibliothèques plus petites visitées, qui ne contiennent que des exemplaires dupliqués de périodiques accessibles ailleurs, ont été omises de la liste ci-dessus.
The American Mag., ou une vue mensuelle de l’état politique des colonies britanniques.—Philadelphie.
N° 1-3. Janv., fév., mars 1741.
[Édité par John Webbe et imprimé par Andrew Bradford.]
The General Mag. and Historical Chronicle for all the British Plantations in America.—Philadelphie.
I, janv.-juin 1741.
[Édité et imprimé par Benjamin Franklin.]
The Boston Weekly Mag.—Boston.
N° 1-3, 2, 9, 16 mars 1743.
Amer. Mag. and Historical Chronicle.—Boston.
Page 240
I-III, sept. 1743-déc. 1746.
The Independent Reflector, ou Essais hebdomadaires sur divers sujets importants.—N.Y.
Nos 1-52, 30 nov. 1752-22 nov. 1753.
The Occasional Reverberator.—N.Y.
Nos 1-4, 7 sept.-5 oct. 1753.
The Amer. Mag. and Monthly Chronicle for the British Colonies in America. Par une société de messieurs.—Phila.
I, oct. 1757-oct. 1758.
The New Amer. Mag.—Woodbridge, dans le New Jersey.
Nos I-XXVII, janv. 1758-mars 1760.
The New England Mag.—Boston.
Nos 1-2, août 1758.
Universal Amer. Almanack, ou Magazine annuel.—Phila.
I, 1764.
The Penny-post.—Phila.
9-27 janv. 1769.
[Une revue littéraire.]
The Amer. Mag. ; auxquels s’ajoutent les actes de la Société philosophique américaine.—Phila.
Janv.-sept. 1769.
[Seulement neuf numéros ont été publiés. Voir Sabin, Dictionary of Books relating to America, I-142.]
The Censor.—Boston.
I, Nos 1-17 ; II, Nos 1-7 ; 23 nov. 1771-2 mai 1772.
[Réponses aux attaques des whigs contre les officiels tories.]
The Royal Amer. Mag.—Boston.
Janv.-déc. 1774 ; janv.-févr. 1775.
Penna. Mag.—Phila.
I, 1775 ; II, janv.-juin 1776.
U. S. Mag.—Phila.
Un recueil d’histoire, de politique et de littérature.
The Independent Reflector, ou Essais hebdomadaires sur divers sujets importants.—N.Y.
Nos 1-52, 30 nov. 1752-22 nov. 1753.
The Occasional Reverberator.—N.Y.
Nos 1-4, 7 sept.-5 oct. 1753.
The Amer. Mag. and Monthly Chronicle for the British Colonies in America. Par une société de messieurs.—Phila.
I, oct. 1757-oct. 1758.
The New Amer. Mag.—Woodbridge, dans le New Jersey.
Nos I-XXVII, janv. 1758-mars 1760.
The New England Mag.—Boston.
Nos 1-2, août 1758.
Universal Amer. Almanack, ou Magazine annuel.—Phila.
I, 1764.
The Penny-post.—Phila.
9-27 janv. 1769.
[Une revue littéraire.]
The Amer. Mag. ; auxquels s’ajoutent les actes de la Société philosophique américaine.—Phila.
Janv.-sept. 1769.
[Seulement neuf numéros ont été publiés. Voir Sabin, Dictionary of Books relating to America, I-142.]
The Censor.—Boston.
I, Nos 1-17 ; II, Nos 1-7 ; 23 nov. 1771-2 mai 1772.
[Réponses aux attaques des whigs contre les officiels tories.]
The Royal Amer. Mag.—Boston.
Janv.-déc. 1774 ; janv.-févr. 1775.
Penna. Mag.—Phila.
I, 1775 ; II, janv.-juin 1776.
U. S. Mag.—Phila.
Un recueil d’histoire, de politique et de littérature.
Page 241
I, janvier-juillet ; septembre-octobre 1779.
The Boston Mag., contenant une collection d’essais instructifs et divertissants. — Boston.
I-III, octobre 1783-décembre 1786.
The Gentleman and Lady’s Town and Country Mag., ou Recueil d’instructions et de divertissements. — Boston.
Mai-décembre 1784.
The Gentlemen and Ladies’ Town and Country Mag. — Boston.
I, février 1789-janvier 1790 ; II, février, avril-août 1790.
The Arminian Mag. — Philadelphie.
I-II, 1789-1790.
[Principalement religieux, « composé d’extraits et de traités originaux sur la rédemption générale ».]
The N.J. Mag. and Monthly Advertiser. — New Brunswick. 1786.
The New Haven Gazette and Connecticut Mag. — New Haven.
I, 16 février 1786-15 février 1787.
III, numéros 1-50, 10 janvier-18 décembre 1788. [Numéro 1, incomplet.]
[II, numéros 1-45, 22 février-27 décembre 1787 ; I (incomplet), 11 novembre 1784-7 avril 1785. Journal.]
The Worcester Mag. — Worcester, Massachusetts.
I-IV, première semaine d’avril 1786—quatrième semaine de mars 1788.
Columbian Mag. or Monthly Miscellany. — Philadelphie.
I-V, septembre 1786-décembre 1790.
Poursuivi sous le titre de Universal Asylum and Columbian Mag. — Philadelphie.
I-II, 1791 ; I-II, 1792.
Poursuivi sous le titre de Columbian Museum or Universal Asylum. — Philadelphie.
Partie I, janvier-juin 1793.
The Amer. Museum or Repository of Ancient and Modern Fugitive Pieces, en prose et en vers. — Philadelphie.
I-XII, 1787-1792 ; XIII, 1798.
The Boston Mag., contenant une collection d’essais instructifs et divertissants. — Boston.
I-III, octobre 1783-décembre 1786.
The Gentleman and Lady’s Town and Country Mag., ou Recueil d’instructions et de divertissements. — Boston.
Mai-décembre 1784.
The Gentlemen and Ladies’ Town and Country Mag. — Boston.
I, février 1789-janvier 1790 ; II, février, avril-août 1790.
The Arminian Mag. — Philadelphie.
I-II, 1789-1790.
[Principalement religieux, « composé d’extraits et de traités originaux sur la rédemption générale ».]
The N.J. Mag. and Monthly Advertiser. — New Brunswick. 1786.
The New Haven Gazette and Connecticut Mag. — New Haven.
I, 16 février 1786-15 février 1787.
III, numéros 1-50, 10 janvier-18 décembre 1788. [Numéro 1, incomplet.]
[II, numéros 1-45, 22 février-27 décembre 1787 ; I (incomplet), 11 novembre 1784-7 avril 1785. Journal.]
The Worcester Mag. — Worcester, Massachusetts.
I-IV, première semaine d’avril 1786—quatrième semaine de mars 1788.
Columbian Mag. or Monthly Miscellany. — Philadelphie.
I-V, septembre 1786-décembre 1790.
Poursuivi sous le titre de Universal Asylum and Columbian Mag. — Philadelphie.
I-II, 1791 ; I-II, 1792.
Poursuivi sous le titre de Columbian Museum or Universal Asylum. — Philadelphie.
Partie I, janvier-juin 1793.
The Amer. Museum or Repository of Ancient and Modern Fugitive Pieces, en prose et en vers. — Philadelphie.
I-XII, 1787-1792 ; XIII, 1798.
Page 242
The Amer. Mag., contenant une collection variée d’essais originaux et autres textes précieux, en prose et en vers, destinés à la fois à l’instruction et au divertissement. — New York. Déc. 1787 – Nov. 1788.
Mass. Mag. ou Monthly Museum. — Boston. I-VI, 1789-1794 ; VII, nos 4, 7, 1795 ; VIII, nos 1, 3-12, 1796.
The Christian’s, Scholar’s, and Farmer’s Mag. — Elizabeth-Town, N.J. I-II, avril 1789 – mars 1791.
The N.Y. Mag. ou Lit. Repository. — New York. [II, nos 1-45, 22 fév. – 27 déc. 1787.]
The Amer. Apollo. — Boston. I, 6 janv. – 28 sept. 1792. [II-III, 5 oct. 1792 – 25 déc. 1794. Un journal.]
The Prompter ; ou un commentaire sur les expressions et sujets courants, pleins de bon sens, le meilleur sens qui existe au monde. — Boston. Nos 1-28, 1792.
The Lady’s Mag. and Repository of Entertaining Knowledge. — Philadelphie. I, juin 1792 – mai 1793.
Curiosities of Literature, comprenant des anecdotes, des personnages et des observations littéraires, critiques et historiques. Imprimé à Londres ; réimprimé et vendu à Philadelphie en 1793. [Une collection diversifiée.]
U.S. Mag. ou General Repository of Useful Instruction and Rational Amusement. — Newark, N.J. I, avril-août 1794.
The Monthly Miscellany, ou Vermont Mag. — Bennington. I, avril-septembre 1794.
The Rural Mag. ou Vermont Repository. — Rutland. I-II, 1795-1796.
The Amer. Monthly Review, ou Lit. Journal. — Philadelphie. I-III, 1795.
The Weekly Museum. — New York. VII-IX, 3 janv. 1795 – 31 déc. 1796.
Mass. Mag. ou Monthly Museum. — Boston. I-VI, 1789-1794 ; VII, nos 4, 7, 1795 ; VIII, nos 1, 3-12, 1796.
The Christian’s, Scholar’s, and Farmer’s Mag. — Elizabeth-Town, N.J. I-II, avril 1789 – mars 1791.
The N.Y. Mag. ou Lit. Repository. — New York. [II, nos 1-45, 22 fév. – 27 déc. 1787.]
The Amer. Apollo. — Boston. I, 6 janv. – 28 sept. 1792. [II-III, 5 oct. 1792 – 25 déc. 1794. Un journal.]
The Prompter ; ou un commentaire sur les expressions et sujets courants, pleins de bon sens, le meilleur sens qui existe au monde. — Boston. Nos 1-28, 1792.
The Lady’s Mag. and Repository of Entertaining Knowledge. — Philadelphie. I, juin 1792 – mai 1793.
Curiosities of Literature, comprenant des anecdotes, des personnages et des observations littéraires, critiques et historiques. Imprimé à Londres ; réimprimé et vendu à Philadelphie en 1793. [Une collection diversifiée.]
U.S. Mag. ou General Repository of Useful Instruction and Rational Amusement. — Newark, N.J. I, avril-août 1794.
The Monthly Miscellany, ou Vermont Mag. — Bennington. I, avril-septembre 1794.
The Rural Mag. ou Vermont Repository. — Rutland. I-II, 1795-1796.
The Amer. Monthly Review, ou Lit. Journal. — Philadelphie. I-III, 1795.
The Weekly Museum. — New York. VII-IX, 3 janv. 1795 – 31 déc. 1796.
Page 243
Phila. Minerva.—Phila.
I-IV, 7 fév. 1795-7 juil. 1798.
The Tablet.—Boston.
I, nos 1-13, 19 mai-11 août 1795.
The N. Y. Weekly Mag., or Miscellaneous Repository.—N. Y.
I-II, 1er juil. 1795-28 juin 1797.
The Monthly Military Repository.—N. Y.
I-II, 1796-1797.
Miscellanies.—Contenu moral et instructif en prose et en vers, recueilli auprès de divers auteurs pour l’usage des écoles... Deuxième édition de Burlington.
1796.
The Nightingale, or, A Melange de Litterature. Publication périodique.—Boston.
I, mai-août 1796.
The Lady and Gentleman’s Pocket Mag. of Literary and Polite Amusement.—N. Y.
I, août-nov. 1796.
The Lit. Museum, or Monthly Mag.—West Chester.
Janvier-juin 1797.
The Amer. Universal Mag.—Phila.
I-IV, 2 janv. 1797-7 mars 1798.
The Amer. Moral and Sentimental Mag.—N. Y.
I, 3 juil. 1797-21 mai 1798.
The Phila. Monthly Mag. or Universal Repository of Knowledge and Entertainment.—Phila.
I-II, janvier-septembre 1798.
Amer. Museum or Annual Register.—Phila. 1798.
The Key.—Frederick Town.
Nos 1-27, 13 janv.-7 juil. 1798.
[Sabin : « Le premier périodique publié au Maryland. Vingt-sept numéros furent publiés. Cf. Hist. Mag., I-317. »]
I-IV, 7 fév. 1795-7 juil. 1798.
The Tablet.—Boston.
I, nos 1-13, 19 mai-11 août 1795.
The N. Y. Weekly Mag., or Miscellaneous Repository.—N. Y.
I-II, 1er juil. 1795-28 juin 1797.
The Monthly Military Repository.—N. Y.
I-II, 1796-1797.
Miscellanies.—Contenu moral et instructif en prose et en vers, recueilli auprès de divers auteurs pour l’usage des écoles... Deuxième édition de Burlington.
1796.
The Nightingale, or, A Melange de Litterature. Publication périodique.—Boston.
I, mai-août 1796.
The Lady and Gentleman’s Pocket Mag. of Literary and Polite Amusement.—N. Y.
I, août-nov. 1796.
The Lit. Museum, or Monthly Mag.—West Chester.
Janvier-juin 1797.
The Amer. Universal Mag.—Phila.
I-IV, 2 janv. 1797-7 mars 1798.
The Amer. Moral and Sentimental Mag.—N. Y.
I, 3 juil. 1797-21 mai 1798.
The Phila. Monthly Mag. or Universal Repository of Knowledge and Entertainment.—Phila.
I-II, janvier-septembre 1798.
Amer. Museum or Annual Register.—Phila. 1798.
The Key.—Frederick Town.
Nos 1-27, 13 janv.-7 juil. 1798.
[Sabin : « Le premier périodique publié au Maryland. Vingt-sept numéros furent publiés. Cf. Hist. Mag., I-317. »]
Page 244
The Gleaner, une publication variée en trois volumes. Par Constantia [Mme Judith Sargent Murray].—Boston.
I-III, tous datés de février 1798.
The Weekly Mag. of Original Essays, Fugitive Pieces, and Interesting Intelligence.—Phila.
I-IV, du 3 février 1798 au 25 mai 1799.
The Rural Mag.—Newark.
I, du 17 février 1798 au 9 février 1799.
The Dessert to the True American.—[Phila.]
I, du 14 juillet 1798 au 3 juillet 1799.
[Titre du premier numéro : The Desert.]
The Phila. Mag. or Monthly Review.—Phila.
I, janvier-juin 1799.
National Mag., ou recueil politique, historique, biographique et littéraire.
I, nos 1-4, 23e année de l’Indépendance américaine. 1799—[Richmond.]
II, no 5, 24e année de l’Indépendance américaine ; lieu de publication non indiqué.
Nos 6-7, 25e année [sic] de l’Indépendance américaine. 1800.
No 6, Richmond, Va. ; No 7, District of Columbia.
No 8, lieu de publication non indiqué, et pas de date.
The Monthly Mag. and Amer. Review.—N. Y.
I-III, avril 1799-décembre 1800.
Child of Pallas. Principalement consacré aux belles-lettres.—Balto.
I, nos 1-8, 1800.
The Columbian Phenix and Boston Review.—Boston.
I, janvier-juillet 1800.
[Page de titre : « Vol. I pour 1800. »]
The Ladies' Museum.—Phila.
I, nos 1-14 (à l’exception des nos 7, 11, 13), du 8 mars au 7 juin 1800.
25 février 1800—Propositions pour la publication du Ladies’ Museum.
The Baltimore Weekly Mag.—Balto.
26 avril 1800-27 mai 1801.
I-III, tous datés de février 1798.
The Weekly Mag. of Original Essays, Fugitive Pieces, and Interesting Intelligence.—Phila.
I-IV, du 3 février 1798 au 25 mai 1799.
The Rural Mag.—Newark.
I, du 17 février 1798 au 9 février 1799.
The Dessert to the True American.—[Phila.]
I, du 14 juillet 1798 au 3 juillet 1799.
[Titre du premier numéro : The Desert.]
The Phila. Mag. or Monthly Review.—Phila.
I, janvier-juin 1799.
National Mag., ou recueil politique, historique, biographique et littéraire.
I, nos 1-4, 23e année de l’Indépendance américaine. 1799—[Richmond.]
II, no 5, 24e année de l’Indépendance américaine ; lieu de publication non indiqué.
Nos 6-7, 25e année [sic] de l’Indépendance américaine. 1800.
No 6, Richmond, Va. ; No 7, District of Columbia.
No 8, lieu de publication non indiqué, et pas de date.
The Monthly Mag. and Amer. Review.—N. Y.
I-III, avril 1799-décembre 1800.
Child of Pallas. Principalement consacré aux belles-lettres.—Balto.
I, nos 1-8, 1800.
The Columbian Phenix and Boston Review.—Boston.
I, janvier-juillet 1800.
[Page de titre : « Vol. I pour 1800. »]
The Ladies' Museum.—Phila.
I, nos 1-14 (à l’exception des nos 7, 11, 13), du 8 mars au 7 juin 1800.
25 février 1800—Propositions pour la publication du Ladies’ Museum.
The Baltimore Weekly Mag.—Balto.
26 avril 1800-27 mai 1801.
Page 245
The Phila. Repository and Weekly Register.—Phila.
I-V, 15 nov. 1800-29 juin 1805.
The Port Folio.—Phila.
I-V, 1801-1805. I-VI, 1806-1808. I-IV, 1809-1810.
The Lady’s Mag. and Musical Repository.—N. Y.
I-III, janv. 1801-juin 1802.
The Amer. Review and Lit. Journal.—N. Y.
I-II, 1801-1802.
The Repository of Knowledge, Historical, Literary, Miscellaneous, and Theological.—Phila.
I, nos 1-2. avr., mai [?] 1801.
Holcombe’s Georgia Analytical Repository.—Savannah.
II, 1802.
The Juvenile Mag. or Miscellaneous Repository of Useful Information.—Phila.
II, 1802 ; III, 1803 ; IV, 1802 [1804 ?].
The Balance and Columbian Repository.—Hudson (New York).
I-VII, 1802-1808.
The New England Quarterly Mag., comprenant la littérature, la morale et les divertissements.—Boston.
Nos 1-3, avr.-déc. 1802.
The Weekly Visitor, or Ladies’ Miscellany.—N. Y.
I, 9 oct. 1802-2 avr. 1803.
The Boston Weekly Mag. consacré à la morale, à la littérature, à la biographie, à l’histoire, aux beaux-arts, à l’agriculture, etc.—Boston.
I-III, 30 oct. 1802-19 oct. 1805.
The Mirror.—Phila.
I-II, 1803.
[The Mirror, nos 1-110, 23 janv. 1779-27 mai 1780, Édimbourg.]
The Connoisseur.—Phila.
I-IV, 1803.
[Réimpression de Select English Classics, XXVII-XXX, Londres 1775, etc.]
I-V, 15 nov. 1800-29 juin 1805.
The Port Folio.—Phila.
I-V, 1801-1805. I-VI, 1806-1808. I-IV, 1809-1810.
The Lady’s Mag. and Musical Repository.—N. Y.
I-III, janv. 1801-juin 1802.
The Amer. Review and Lit. Journal.—N. Y.
I-II, 1801-1802.
The Repository of Knowledge, Historical, Literary, Miscellaneous, and Theological.—Phila.
I, nos 1-2. avr., mai [?] 1801.
Holcombe’s Georgia Analytical Repository.—Savannah.
II, 1802.
The Juvenile Mag. or Miscellaneous Repository of Useful Information.—Phila.
II, 1802 ; III, 1803 ; IV, 1802 [1804 ?].
The Balance and Columbian Repository.—Hudson (New York).
I-VII, 1802-1808.
The New England Quarterly Mag., comprenant la littérature, la morale et les divertissements.—Boston.
Nos 1-3, avr.-déc. 1802.
The Weekly Visitor, or Ladies’ Miscellany.—N. Y.
I, 9 oct. 1802-2 avr. 1803.
The Boston Weekly Mag. consacré à la morale, à la littérature, à la biographie, à l’histoire, aux beaux-arts, à l’agriculture, etc.—Boston.
I-III, 30 oct. 1802-19 oct. 1805.
The Mirror.—Phila.
I-II, 1803.
[The Mirror, nos 1-110, 23 janv. 1779-27 mai 1780, Édimbourg.]
The Connoisseur.—Phila.
I-IV, 1803.
[Réimpression de Select English Classics, XXVII-XXX, Londres 1775, etc.]
Page 246
The Mass. Missionary Mag.—Salem.
I-V, mai 1803-mai 1808.
The Lit. Mag. and Amer. Register.—Phila.
I-VIII, oct. 1803-déc. 1807.
The Monthly Anthology and Boston Review.—Boston.
I-IX, 1804-1810.
The Corrector. Par Toby Tickler.—N. Y.
Nos. 1-10, 28 mars-26 avril 1804.
[Classé comme un journal, mais plus proche d’un magazine.]
The Lit. Tablet.—Hanover (N. H.).
II, Nos. 1, 6-10, 13. 19 sept. 1804-6 mars 1805.
III, 25 sept. 1805-13 août 1806.
Weekly Monitor.—Phila.
I, Nos. 17, 21, 23. 6 oct. 17 nov. 1804.
The Companion Weekly Miscellany.—Baltimore.
I-II, 3 nov. 1804-25 oct. 1806.
The Evening Fireside; or Weekly Intelligence in Civil, Natural, Moral,
Literary and Religious Worlds.—Phila.
I-II, 7 déc. 1804-27 déc. 1806.
[Titre du vol. II : The Evening Fireside or Literary Miscellany.]
The Lit. Miscellany, incluant des dissertations et des essais sur des sujets de
littérature, de science et de morale... avec des critiques occasionnelles.—Cambridge.
I-II, 1805-1806.
The Monthly Register and Review of the U. S.—Charleston, S. C. et
N. Y.
I-IV, janv. 1805-déc. 1807.
The Apollo, or Weekly Lit. Mag.—Wilmington, D.
I, Nos. 2-11, 17, 19. 23 fév.-22 juin 1805.
The Norfolk Repository, consacré aux nouvelles, à la politique, à la morale et à la
littérature élégante.—Dedham, Mass.
I-III, 14 mai 1805-29 nov. 1808.
The Panoplist, or the Christian’s Armory.—Boston.
I-V, mai 1803-mai 1808.
The Lit. Mag. and Amer. Register.—Phila.
I-VIII, oct. 1803-déc. 1807.
The Monthly Anthology and Boston Review.—Boston.
I-IX, 1804-1810.
The Corrector. Par Toby Tickler.—N. Y.
Nos. 1-10, 28 mars-26 avril 1804.
[Classé comme un journal, mais plus proche d’un magazine.]
The Lit. Tablet.—Hanover (N. H.).
II, Nos. 1, 6-10, 13. 19 sept. 1804-6 mars 1805.
III, 25 sept. 1805-13 août 1806.
Weekly Monitor.—Phila.
I, Nos. 17, 21, 23. 6 oct. 17 nov. 1804.
The Companion Weekly Miscellany.—Baltimore.
I-II, 3 nov. 1804-25 oct. 1806.
The Evening Fireside; or Weekly Intelligence in Civil, Natural, Moral,
Literary and Religious Worlds.—Phila.
I-II, 7 déc. 1804-27 déc. 1806.
[Titre du vol. II : The Evening Fireside or Literary Miscellany.]
The Lit. Miscellany, incluant des dissertations et des essais sur des sujets de
littérature, de science et de morale... avec des critiques occasionnelles.—Cambridge.
I-II, 1805-1806.
The Monthly Register and Review of the U. S.—Charleston, S. C. et
N. Y.
I-IV, janv. 1805-déc. 1807.
The Apollo, or Weekly Lit. Mag.—Wilmington, D.
I, Nos. 2-11, 17, 19. 23 fév.-22 juin 1805.
The Norfolk Repository, consacré aux nouvelles, à la politique, à la morale et à la
littérature élégante.—Dedham, Mass.
I-III, 14 mai 1805-29 nov. 1808.
The Panoplist, or the Christian’s Armory.—Boston.
Page 247
I-III, juin 1805-mai 1808.
IV-VI, juin 1808-mai 1811. [Intitulé : Le Panopliste et le Missionnaire
Mag. United.]
La Miscellanea.—Trenton.
I, 24 juin-25 novembre 1805 [incomplet].
Le Boston Mag.—Boston.
I, 26 octobre 1805-26 avril 1806.
[Suite du The Boston Weekly Mag.]
Le Polyanthos.—Boston.
I-V, décembre 1805-juillet 1807.
Le Censeur théâtral. Par un Américain.—Philadelphie.
Numéros 1-17, 9 décembre 1805-3 mars 1806.
Le Weekly Visitant.—Salem.
I, 1806.
Le Miroir théâtral.—New York.
I, numéros 2, 3-4 janvier, 11 janvier 1806.
L’Émeraude.—Boston.
I-II, nouvelle série I, 3 mai 1806-15 octobre 1808.
Le Weekly Inspector.—New York.
I-II (incomplet), 6 septembre 1806-3 août 1807.
Le Censeur théâtral et Miscellanea critique.—Philadelphie.
Numéros I-XIII, 27 septembre-13 décembre 1806.
Le Lancaster Repository.—Lancaster.
I, numéros 15-19, 15 novembre-13 décembre 1806.
L’Observateur, ainsi que recueil d’essais originaux et sélectionnés, en vers et en prose, sur des sujets de littérature élégante, etc.—Baltimore.
I-II, 29 novembre 1806-26 décembre 1807.
L’Amer. Register ou Recueil général d’histoire, de politique et de science.
—Philadelphie.
I-VII, pour les années 1806-1810. Imprimé en 1807-1811.
Un livre. Une publication périodique.—New York.
IV-VI, juin 1808-mai 1811. [Intitulé : Le Panopliste et le Missionnaire
Mag. United.]
La Miscellanea.—Trenton.
I, 24 juin-25 novembre 1805 [incomplet].
Le Boston Mag.—Boston.
I, 26 octobre 1805-26 avril 1806.
[Suite du The Boston Weekly Mag.]
Le Polyanthos.—Boston.
I-V, décembre 1805-juillet 1807.
Le Censeur théâtral. Par un Américain.—Philadelphie.
Numéros 1-17, 9 décembre 1805-3 mars 1806.
Le Weekly Visitant.—Salem.
I, 1806.
Le Miroir théâtral.—New York.
I, numéros 2, 3-4 janvier, 11 janvier 1806.
L’Émeraude.—Boston.
I-II, nouvelle série I, 3 mai 1806-15 octobre 1808.
Le Weekly Inspector.—New York.
I-II (incomplet), 6 septembre 1806-3 août 1807.
Le Censeur théâtral et Miscellanea critique.—Philadelphie.
Numéros I-XIII, 27 septembre-13 décembre 1806.
Le Lancaster Repository.—Lancaster.
I, numéros 15-19, 15 novembre-13 décembre 1806.
L’Observateur, ainsi que recueil d’essais originaux et sélectionnés, en vers et en prose, sur des sujets de littérature élégante, etc.—Baltimore.
I-II, 29 novembre 1806-26 décembre 1807.
L’Amer. Register ou Recueil général d’histoire, de politique et de science.
—Philadelphie.
I-VII, pour les années 1806-1810. Imprimé en 1807-1811.
Un livre. Une publication périodique.—New York.
Page 248
[pp. 1-20], 1807.
Salmagundi.—N.Y.
I-II, 4 fév. 1807–25 janv. 1808.
The Pastime.—Schenectady.
I, nos 1-18, 21 fév.–1er août 1807.
II, nos 1-2, 14 et 21 mai 1808.
Spectacles.—Balto.
I, nos 6, 7, 25, 28–13 juin, 20 juin, 31 oct., 21 nov. 1807.
The Thistle. An Original Work.—Boston.
I, no 1, 4 août 1807.
The Lady’s Weekly Miscellany.—N.Y.
V, nos 44-46, 49, 29 août–3 oct. 1807.
VII-VIII (incomplet), 30 avril 1808–8 avril 1809.
The Wonderful Mag. and Extraordinary Museum.—Carlisle, Penn.
I, 1808.
Charms of Literature, comprenant une collection d’articles curieux et intéressants en prose et en vers.—Trenton.
1808.
The Washington Expositor.—Washington City.
I, 1808.
The Eye: par Obadiah Optic.—Philadelphie.
I, 7 janv.–30 juin 1808.
The Lit. Mirror.—Portsmouth, N.H.
I (incomplet), 20 fév. 1808–11 fév. 1809.
The Argus of Western America.—Frankfort (Ken.).
I, nos 9, 11, 13–24 mars, 7 et 21 avril 1808.
The Gleaner, or Monthly Mag.—Lancaster (Penn.).
I-II, nos 1-3, septembre 1808–novembre 1809.
Boston Mirror.—Boston.
I-II, nos 1, 2, 4-40, 22 oct. 1808–21 juillet 1810.
The Amer. Mag. of Wonders.—N.Y.
Salmagundi.—N.Y.
I-II, 4 fév. 1807–25 janv. 1808.
The Pastime.—Schenectady.
I, nos 1-18, 21 fév.–1er août 1807.
II, nos 1-2, 14 et 21 mai 1808.
Spectacles.—Balto.
I, nos 6, 7, 25, 28–13 juin, 20 juin, 31 oct., 21 nov. 1807.
The Thistle. An Original Work.—Boston.
I, no 1, 4 août 1807.
The Lady’s Weekly Miscellany.—N.Y.
V, nos 44-46, 49, 29 août–3 oct. 1807.
VII-VIII (incomplet), 30 avril 1808–8 avril 1809.
The Wonderful Mag. and Extraordinary Museum.—Carlisle, Penn.
I, 1808.
Charms of Literature, comprenant une collection d’articles curieux et intéressants en prose et en vers.—Trenton.
1808.
The Washington Expositor.—Washington City.
I, 1808.
The Eye: par Obadiah Optic.—Philadelphie.
I, 7 janv.–30 juin 1808.
The Lit. Mirror.—Portsmouth, N.H.
I (incomplet), 20 fév. 1808–11 fév. 1809.
The Argus of Western America.—Frankfort (Ken.).
I, nos 9, 11, 13–24 mars, 7 et 21 avril 1808.
The Gleaner, or Monthly Mag.—Lancaster (Penn.).
I-II, nos 1-3, septembre 1808–novembre 1809.
Boston Mirror.—Boston.
I-II, nos 1, 2, 4-40, 22 oct. 1808–21 juillet 1810.
The Amer. Mag. of Wonders.—N.Y.
Page 249
I-II, 1809.
The Thespian Monitor and Dramatick Miscellany.—Phila.
I, n° 1, 1809.
Select Reviews and Spirit of the Foreign Magazines.—Phila.
I-IV, 1809-1810.
The Adviser or Vermont Evangelical Mag.—Middlebury.
I-II, 1809-1810.
The Ordeal.—A Critical Journal of Politics and Literature.—Boston.
I, janvier-juin 1809.
The Visitor.—Richmond.
I-II, 11 fév. 1809-4 août 1810.
Omnium Gatherum.—Boston.
I, novembre 1809-octobre 1810.
Something. Édité par Nemo Nobody, Esq.—Boston.
I, 18 nov. 1809-12 mai 1810.
The Rambler’s Mag. and N. Y. Theatrical Register for the Season 1809-1810.—N. Y.
I, nos 1-3 ; II, n° 4. [Sabin : « (1809). »]
The Quarterly Review.—Imprimé à Londres ; réimprimé à N. Y.
I-IV (fév. 1809-nov. 1810).—N. Y., 1810.
The Hive, or a Collection of Thoughts on Civil, Moral, Sentimental and Religious Subjects, Intended as a Repository of Sententious, Ingenious and Pertinent Sayings in Verse and Prose.—Hartford, 1810.
The Mirror of Taste and Dramatic Censor.—Phila.
I-II, 1810.
The Phila. Repertory, devoted to Literature and useful Intelligence.—Phila.
I, 5 mai 1810-27 avril 1811.
The Harvard Lyceum.—Cambridge.
I, 14 juillet 1810-9 mars 1811.
The Thespian Monitor and Dramatick Miscellany.—Phila.
I, n° 1, 1809.
Select Reviews and Spirit of the Foreign Magazines.—Phila.
I-IV, 1809-1810.
The Adviser or Vermont Evangelical Mag.—Middlebury.
I-II, 1809-1810.
The Ordeal.—A Critical Journal of Politics and Literature.—Boston.
I, janvier-juin 1809.
The Visitor.—Richmond.
I-II, 11 fév. 1809-4 août 1810.
Omnium Gatherum.—Boston.
I, novembre 1809-octobre 1810.
Something. Édité par Nemo Nobody, Esq.—Boston.
I, 18 nov. 1809-12 mai 1810.
The Rambler’s Mag. and N. Y. Theatrical Register for the Season 1809-1810.—N. Y.
I, nos 1-3 ; II, n° 4. [Sabin : « (1809). »]
The Quarterly Review.—Imprimé à Londres ; réimprimé à N. Y.
I-IV (fév. 1809-nov. 1810).—N. Y., 1810.
The Hive, or a Collection of Thoughts on Civil, Moral, Sentimental and Religious Subjects, Intended as a Repository of Sententious, Ingenious and Pertinent Sayings in Verse and Prose.—Hartford, 1810.
The Mirror of Taste and Dramatic Censor.—Phila.
I-II, 1810.
The Phila. Repertory, devoted to Literature and useful Intelligence.—Phila.
I, 5 mai 1810-27 avril 1811.
The Harvard Lyceum.—Cambridge.
I, 14 juillet 1810-9 mars 1811.
Page 250
INDEX.
[Les réimpressions sont indiquées en caractères gras.]
Un proverbe néerlandais, 121, 138
Une fable (Gellert), 28
Une vue générale de la Suisse, etc., 136
Une chanson à boire allemande, 70
Une histoire de la littérature américaine (M. C. Tyler), 11
Une imitation modeste, etc., 155
Une traduction littérale de l’Ode du Roi de Prusse, 18, 105
Un aperçu des Alpes, etc., 158
Une chanson (Frederick), 18
Un sonnet (Jacobi), 68, 85
Adams, C. F., 3
Adams, J. Q., 2, 3, 204
Discours à l’ouverture de la bibliothèque Bechstein (M. D. Learned), 2
« Adelio », 5, 16, 65, 66
Contre Faustus, 18, 155
Albert de Werdendorff, 154
Allston, Washington, 188
Almanachs, 6, 11
Ambrosio ou le moine (M. G. Lewis), 5, 35, 140, 146
American Mag. ; ou Vue mensuelle, etc., 14
American Museum, 8
American Philosophical Society, 9, 215
Révolution américaine, 18
[Les réimpressions sont indiquées en caractères gras.]
Un proverbe néerlandais, 121, 138
Une fable (Gellert), 28
Une vue générale de la Suisse, etc., 136
Une chanson à boire allemande, 70
Une histoire de la littérature américaine (M. C. Tyler), 11
Une imitation modeste, etc., 155
Une traduction littérale de l’Ode du Roi de Prusse, 18, 105
Un aperçu des Alpes, etc., 158
Une chanson (Frederick), 18
Un sonnet (Jacobi), 68, 85
Adams, C. F., 3
Adams, J. Q., 2, 3, 204
Discours à l’ouverture de la bibliothèque Bechstein (M. D. Learned), 2
« Adelio », 5, 16, 65, 66
Contre Faustus, 18, 155
Albert de Werdendorff, 154
Allston, Washington, 188
Almanachs, 6, 11
Ambrosio ou le moine (M. G. Lewis), 5, 35, 140, 146
American Mag. ; ou Vue mensuelle, etc., 14
American Museum, 8
American Philosophical Society, 9, 215
Révolution américaine, 18
Page 251
Americana Germanica, 1, 3
Aminta (Gessner), 58
Amyntas [α] (Gessner), 25
Amyntas [β] (Gessner), 35
Annandius, 95, 99
Le Voyant (Geisterseher de Schiller), 4
Déception d’un rendez-vous, 177
Les Bacchantiques, 22
Bancroft, George, 3
Bataille de Hohenlinden, cf. Sur la bataille de Hohenlinden.
La Bienveillance (Gellert), 17, 30, 58, 65
Benjamin Franklin en homme de lettres (J. B. McMaster), 14
Université de Berlin, 3
Bibliothèque publique de Boston, 9, 215
Bradford, Andrew, 13
Musée britannique, 17, 215
La Cruche brisée (Gessner), 32
Bruggeman, L. W., 17
Le Fardeau, 5, 20, 63
Bürger, 5, 18, 19, 20, 29, 31, 32, 34, 44, 68, 76, 80, 85, 146, 165, 169
Burlesque du style, etc., 5, 18, 143, 146
Par le dernier roi de Prusse, cf. Relâchement de la guerre.
Campbell, Thomas, vii, 6, 75, 153, 171, 180
Carlyle, 1
La Carnation (Gessner), 75
L’Été du Nord de Carr, 161
Aminta (Gessner), 58
Amyntas [α] (Gessner), 25
Amyntas [β] (Gessner), 35
Annandius, 95, 99
Le Voyant (Geisterseher de Schiller), 4
Déception d’un rendez-vous, 177
Les Bacchantiques, 22
Bancroft, George, 3
Bataille de Hohenlinden, cf. Sur la bataille de Hohenlinden.
La Bienveillance (Gellert), 17, 30, 58, 65
Benjamin Franklin en homme de lettres (J. B. McMaster), 14
Université de Berlin, 3
Bibliothèque publique de Boston, 9, 215
Bradford, Andrew, 13
Musée britannique, 17, 215
La Cruche brisée (Gessner), 32
Bruggeman, L. W., 17
Le Fardeau, 5, 20, 63
Bürger, 5, 18, 19, 20, 29, 31, 32, 34, 44, 68, 76, 80, 85, 146, 165, 169
Burlesque du style, etc., 5, 18, 143, 146
Par le dernier roi de Prusse, cf. Relâchement de la guerre.
Campbell, Thomas, vii, 6, 75, 153, 171, 180
Carlyle, 1
La Carnation (Gessner), 75
L’Été du Nord de Carr, 161
Page 252
Channing, Geo. D., 1
Channing, W. E., 1, 17
Characteristic Sketch, etc., 128
Charlotte at the Tomb of Werter, 19, 181
Charlotte’s Soliloquy, etc., 5, 19, 125
Chase, The (Bürger), traduit par Scott, 5, 34, 76
Check-list of American Magazines, etc. (P. L. Ford), 8
Claudine von Villa Bella (Goethe), 20, 80
Cloud King, The, 18, 19, 140, 146
Cogan’s, Dr., Travels on the Rhine, 71
Coleridge, 1
Collyer, Mary, 58
Cooper, J. F., 3
Cow Boy’s Chaunt (Ranz des Vaches), 19, 180
Cramer, William, cf. Creamer, Wm.
Creamer (ou Cramer), William, 1
Damon and Daphne (Gessner), 51
Dancing Bear, The (Gellert), 57, 161
Daphne-Chloe, cf. First Idyl of Gesner.
Death of Abel (Gessner), 4, 20
Death of Werter, 19, 126
Descent of Odin, 128, 175
Dictionary of Books Relating to America (Sabin), 216, 219, 223
Die Leiden des jungen Werthers (Goethe), 19, 24
Die Zauberlôte (Mozart’s Zauberflöte), 75, 85
Dunlap, W., 27
Dwight, Henry E., 3
Channing, W. E., 1, 17
Characteristic Sketch, etc., 128
Charlotte at the Tomb of Werter, 19, 181
Charlotte’s Soliloquy, etc., 5, 19, 125
Chase, The (Bürger), traduit par Scott, 5, 34, 76
Check-list of American Magazines, etc. (P. L. Ford), 8
Claudine von Villa Bella (Goethe), 20, 80
Cloud King, The, 18, 19, 140, 146
Cogan’s, Dr., Travels on the Rhine, 71
Coleridge, 1
Collyer, Mary, 58
Cooper, J. F., 3
Cow Boy’s Chaunt (Ranz des Vaches), 19, 180
Cramer, William, cf. Creamer, Wm.
Creamer (ou Cramer), William, 1
Damon and Daphne (Gessner), 51
Dancing Bear, The (Gellert), 57, 161
Daphne-Chloe, cf. First Idyl of Gesner.
Death of Abel (Gessner), 4, 20
Death of Werter, 19, 126
Descent of Odin, 128, 175
Dictionary of Books Relating to America (Sabin), 216, 219, 223
Die Leiden des jungen Werthers (Goethe), 19, 24
Die Zauberlôte (Mozart’s Zauberflöte), 75, 85
Dunlap, W., 27
Dwight, Henry E., 3
Page 253
Influence précoce de la littérature allemande en Amérique (F. H. Wilkens), 3
La Division de la Terre, 17
Ella, 130, 136
Ellenore, cf. Leonora [α], 32
Emerson, 3
Emilia Galotti (Lessing), traduit par Fanny Holycroft, 4
Angleterre, viii, 1, 3, 4, 14, 19, 20, 76
Épigrammes (Lessing), 71
Épitaphe de Haller, 21
Le Roi des montagnes (Goethe), vii, 5, 18, 20, 34, 35, 140
La Fille du Roi des montagnes, 5, 18, 35, 140
Everett, A. H., 3
Everett, Edward, 1, 2
Fable (Gellert), 27
Fables et Contes (Gellert), 17
Faust, 13, 18, 155
Le Roi du feu, 18, 19, 140, 146
Première idylle de Gesner — Daphné-Cléopâtre, 27
La Mouche (Gellert), 54
Follen, Karl, 1
Ford, P. L., 8
Influence étrangère sur l’éducation aux États-Unis (B. A. Hinsdale), 2
Résumé poétique et politique étranger, 170
Oublie-moi pas, 82
Fowler, Le (Schickaneder), 75, 85
Franklin, Benjamin, 2, 13, 14
La Division de la Terre, 17
Ella, 130, 136
Ellenore, cf. Leonora [α], 32
Emerson, 3
Emilia Galotti (Lessing), traduit par Fanny Holycroft, 4
Angleterre, viii, 1, 3, 4, 14, 19, 20, 76
Épigrammes (Lessing), 71
Épitaphe de Haller, 21
Le Roi des montagnes (Goethe), vii, 5, 18, 20, 34, 35, 140
La Fille du Roi des montagnes, 5, 18, 35, 140
Everett, A. H., 3
Everett, Edward, 1, 2
Fable (Gellert), 27
Fables et Contes (Gellert), 17
Faust, 13, 18, 155
Le Roi du feu, 18, 19, 140, 146
Première idylle de Gesner — Daphné-Cléopâtre, 27
La Mouche (Gellert), 54
Follen, Karl, 1
Ford, P. L., 8
Influence étrangère sur l’éducation aux États-Unis (B. A. Hinsdale), 2
Résumé poétique et politique étranger, 170
Oublie-moi pas, 82
Fowler, Le (Schickaneder), 75, 85
Franklin, Benjamin, 2, 13, 14
Page 254
Frédéric et Alice (Goethe), 20, 80
Frédéric le Grand, 16, 18, 96, 99, 101, 105, 106, 109, 110, 112, 113,
116, 117, 119, 121, 138, 140, 158, 161
Amitié, 36
Du allemand, 56
Du allemand de Gesner, 81
Du allemand de Lessing, 73
Du runique, 173
Galleret, cf. Gellert.
Geisterseher (Schiller), 4
Gellert, 1, 5, 16, 17, 19, 20, 27, 28, 30, 54, 56, 57, 58, 65, 161
The General Magazine, 13
L’allemand en tant qu’élément culturel, etc. (M. D. Learned), 3
L’influence allemande sur Samuel Taylor Coleridge (J. L. Haney), 1
L’enseignement de l’allemand dans les écoles américaines (L. Viereck), 2
La littérature allemande en anglais avant 1790 (J. L. Haney), 1
Allemagne, vii, 1, 2, 3, 6, 14, 15, 17, 19, 153, 155, 191
Gessner, 4, 5, 16, 17, 19, 20, 21, 25, 27, 29, 32, 35, 36, 39, 41, 43, 51,
58, 61, 65, 73, 75, 80, 81, 85
Goethe, 1, 5, 13, 17, 19, 20, 23, 24, 34, 80
Le Vers d’or de Pythagore, 6
Le Château gothique, 138
Université de Göttingen, 1, 2, 3
Göttingische Anzeigen, 2
Gray, Thomas, vii, 18, 128, 159, 175
Grim, roi des fantômes, 18, 152
L’Esprit gardien (Matthisson), 67
Frédéric le Grand, 16, 18, 96, 99, 101, 105, 106, 109, 110, 112, 113,
116, 117, 119, 121, 138, 140, 158, 161
Amitié, 36
Du allemand, 56
Du allemand de Gesner, 81
Du allemand de Lessing, 73
Du runique, 173
Galleret, cf. Gellert.
Geisterseher (Schiller), 4
Gellert, 1, 5, 16, 17, 19, 20, 27, 28, 30, 54, 56, 57, 58, 65, 161
The General Magazine, 13
L’allemand en tant qu’élément culturel, etc. (M. D. Learned), 3
L’influence allemande sur Samuel Taylor Coleridge (J. L. Haney), 1
L’enseignement de l’allemand dans les écoles américaines (L. Viereck), 2
La littérature allemande en anglais avant 1790 (J. L. Haney), 1
Allemagne, vii, 1, 2, 3, 6, 14, 15, 17, 19, 153, 155, 191
Gessner, 4, 5, 16, 17, 19, 20, 21, 25, 27, 29, 32, 35, 36, 39, 41, 43, 51,
58, 61, 65, 73, 75, 80, 81, 85
Goethe, 1, 5, 13, 17, 19, 20, 23, 24, 34, 80
Le Vers d’or de Pythagore, 6
Le Château gothique, 138
Université de Göttingen, 1, 2, 3
Göttingische Anzeigen, 2
Gray, Thomas, vii, 18, 128, 159, 175
Grim, roi des fantômes, 18, 152
L’Esprit gardien (Matthisson), 67
Page 255
Haller, 5, 16, 20, 21, 25, 27, 78
Haney, John L., 1
Lettre de Hans à Notchie, 151
Université Harvard, 1, 3, 215
Haunting of Havardur, cf. Ode runique.
Hawkesworth, Dr., 121, 161
Université de Heidelberg, 3
Helmuth, J. H. C., 2
M. Herbert, 77
Herder, 35, 140
Hermann und Dorothea (Goethe), 13
Herzfeld, Georg, 1, 20
Hinsdale, B. A., 2
Historic Survey of German Poetry (Taylor), 29, 32
Hoffnung (“Adelio”), 16, 65
Holcroft, Fanny, 4
Hooper, W., 25, 29, 35, 65, 73, 75
Hope (“Adelio”), 66
Hopkinson, Francis, 1, 17, 194
Hrim Thor ; ou le Roi d’hiver, 18, 152
Idylles (Gessner), 4, 5, 16, 20
Invitation à la joie, 59
Jacobi, 5, 20, 68, 85
James, E. J., 2
Journal of a Tour through Silesia (J. Q. Adams), 2, 204
Haney, John L., 1
Lettre de Hans à Notchie, 151
Université Harvard, 1, 3, 215
Haunting of Havardur, cf. Ode runique.
Hawkesworth, Dr., 121, 161
Université de Heidelberg, 3
Helmuth, J. H. C., 2
M. Herbert, 77
Herder, 35, 140
Hermann und Dorothea (Goethe), 13
Herzfeld, Georg, 1, 20
Hinsdale, B. A., 2
Historic Survey of German Poetry (Taylor), 29, 32
Hoffnung (“Adelio”), 16, 65
Holcroft, Fanny, 4
Hooper, W., 25, 29, 35, 65, 73, 75
Hope (“Adelio”), 66
Hopkinson, Francis, 1, 17, 194
Hrim Thor ; ou le Roi d’hiver, 18, 152
Idylles (Gessner), 4, 5, 16, 20
Invitation à la joie, 59
Jacobi, 5, 20, 68, 85
James, E. J., 2
Journal of a Tour through Silesia (J. Q. Adams), 2, 204
Page 256
Kiampe Viiser, 35
Roi de Prusse, cf. Frédéric le Grand.
Ode du Roi de Prusse, 18, 109
Klopstock, 1, 4, 5, 6, 20, 66, 75
Kotzebue, 5, 20, 64
Krummacher, 15, 16
Kunze, J. C., 2
Ladd, Dr., 125, 128, 130
La Branche de la belle Wone, La (Bürger), 29, 32, 80
Learned, M. D., 2, 3
Leftly, C., 163, 170
Leiden, Le, du jeune Werther (Goethe), cf. Werter.
Lenore (Bürger), cf. Leonora, 19, 146
Leonora [α] (Bürger), trad. par Wm. Taylor, 5, 19, 32, 34
Leonora [β] (Bürger), 44
Leonora [γ] (Bürger), 68
Lessing, 1, 4, 5, 19, 20, 33, 60, 71, 73
Lettre LXI des Souffrances de Werter en vers, 16, 19, 23
Les Lettres de Charlotte, 19
Lewis, M. G., vii, 5, 15, 32, 34, 35, 80, 140, 146, 147, 152, 154, 162
Bibliothèque du Congrès, 9, 215
Histoire littéraire de la Révolution américaine (M. C. Tyler), 10
Industrie littéraire des Allemands, 17
Longfellow, 3
Lycas (Gessner), 36
Roi de Prusse, cf. Frédéric le Grand.
Ode du Roi de Prusse, 18, 109
Klopstock, 1, 4, 5, 6, 20, 66, 75
Kotzebue, 5, 20, 64
Krummacher, 15, 16
Kunze, J. C., 2
Ladd, Dr., 125, 128, 130
La Branche de la belle Wone, La (Bürger), 29, 32, 80
Learned, M. D., 2, 3
Leftly, C., 163, 170
Leiden, Le, du jeune Werther (Goethe), cf. Werter.
Lenore (Bürger), cf. Leonora, 19, 146
Leonora [α] (Bürger), trad. par Wm. Taylor, 5, 19, 32, 34
Leonora [β] (Bürger), 44
Leonora [γ] (Bürger), 68
Lessing, 1, 4, 5, 19, 20, 33, 60, 71, 73
Lettre LXI des Souffrances de Werter en vers, 16, 19, 23
Les Lettres de Charlotte, 19
Lewis, M. G., vii, 5, 15, 32, 34, 35, 80, 140, 146, 147, 152, 154, 162
Bibliothèque du Congrès, 9, 215
Histoire littéraire de la Révolution américaine (M. C. Tyler), 10
Industrie littéraire des Allemands, 17
Longfellow, 3
Lycas (Gessner), 36
Page 257
McMaster, J. B., 14
Matthisson, 5, 20, 29, 67
Mémoires de John Quincy Adams (C. F. Adams), 3
Le Messie (Klopstock), 4, 5, 66
Mirtil et Thirsis (Gessner), 21
Miscellanées, 7
Le Moine, cf. Ambrosio.
Montgomery, James, 76, 163, 169, 175, 176
Monthly Review (Londres), 3
Morley, Henry, vii, 32
Le Matin (Haller), 16, 25, 27
Chant du matin (Gessner), 81
Chant de louange du matin (Patzke), 62
La Rose des mousses (Krummacher), 15, 16
Mozart, 76, 178
La Lettre de M. Voltaire, etc., 18, 116
Mirtil et Daphné (Gessner), 41
Myrtillo (Gessner), 39
Le Nom inconnu (Klopstock), par T. Campbell, 6, 75
Narcisse, 19, 125
Navigation (Gessner), 16, 61
Calendrier de la Nouvelle-Angleterre, 13
Nouvelles idylles de Gessner, cf. Hooper, W.
Nouvelles idylles, par S. Gessner, 5
Nouveau journal hebdomadaire, 13
Newport Mercury, 6, 75
Le Journal, 6, 10, 11
Matthisson, 5, 20, 29, 67
Mémoires de John Quincy Adams (C. F. Adams), 3
Le Messie (Klopstock), 4, 5, 66
Mirtil et Thirsis (Gessner), 21
Miscellanées, 7
Le Moine, cf. Ambrosio.
Montgomery, James, 76, 163, 169, 175, 176
Monthly Review (Londres), 3
Morley, Henry, vii, 32
Le Matin (Haller), 16, 25, 27
Chant du matin (Gessner), 81
Chant de louange du matin (Patzke), 62
La Rose des mousses (Krummacher), 15, 16
Mozart, 76, 178
La Lettre de M. Voltaire, etc., 18, 116
Mirtil et Daphné (Gessner), 41
Myrtillo (Gessner), 39
Le Nom inconnu (Klopstock), par T. Campbell, 6, 75
Narcisse, 19, 125
Navigation (Gessner), 16, 61
Calendrier de la Nouvelle-Angleterre, 13
Nouvelles idylles de Gessner, cf. Hooper, W.
Nouvelles idylles, par S. Gessner, 5
Nouveau journal hebdomadaire, 13
Newport Mercury, 6, 75
Le Journal, 6, 10, 11
Page 258
Nosegay, Le (Gessner), 65
Oberon, cf. Wieland.
Ode on the late Victory, etc., 5, 18, 99
Ode to Adversity (T. Gray), 18, 159
Ode to Death (Frederick), 18, 121, 161
Ode to Evening, 71
Ode to Spring, 62
Ode to the German Drama, 18, 159
Odes from the Norse and Welch Tongues (T. Gray), 175
Old Man, The (Gessner), 21, 27
On a Cargo of French Muffs, etc., 108
On reading in the publick Papers, etc., 18, 112
On Reading the Sorrows of Werter, 19, 129
On Singing Mozart's "Vergiss Me Nicht," 178
On the Battle of Hohenlinden (T. Campbell), 171, 180
On the compleat Victory, etc., 18, 96
On the Death, etc. (T. Campbell), 153
On the Death of Mr. Handel, 154
On the glorious Victory, etc., 18, 101
Orlando, 139
Paint King, The (W. Allston), 18, 19, 183, 189
Parody on Bürger's Earl Walter, 18, 76, 165
Parson's Daughter, The (Bürger), cf. Lass of Fair Wone, The.
Passage from Klopstock's Messiah, 66
Patzke, 5, 20, 62
Peasant of the Alps, 134, 140
Oberon, cf. Wieland.
Ode on the late Victory, etc., 5, 18, 99
Ode to Adversity (T. Gray), 18, 159
Ode to Death (Frederick), 18, 121, 161
Ode to Evening, 71
Ode to Spring, 62
Ode to the German Drama, 18, 159
Odes from the Norse and Welch Tongues (T. Gray), 175
Old Man, The (Gessner), 21, 27
On a Cargo of French Muffs, etc., 108
On reading in the publick Papers, etc., 18, 112
On Reading the Sorrows of Werter, 19, 129
On Singing Mozart's "Vergiss Me Nicht," 178
On the Battle of Hohenlinden (T. Campbell), 171, 180
On the compleat Victory, etc., 18, 96
On the Death, etc. (T. Campbell), 153
On the Death of Mr. Handel, 154
On the glorious Victory, etc., 18, 101
Orlando, 139
Paint King, The (W. Allston), 18, 19, 183, 189
Parody on Bürger's Earl Walter, 18, 76, 165
Parson's Daughter, The (Bürger), cf. Lass of Fair Wone, The.
Passage from Klopstock's Messiah, 66
Patzke, 5, 20, 62
Peasant of the Alps, 134, 140
Page 259
Pennsylvania Gazette, 13
Université de Pennsylvanie, vii, 2, 194, 215
Philadelphie, 8, 215
Philadelphia Library Company, 9, 215
Philadelphia Magazines, etc. (A. H. Smyth), 8, 11
Phila. Repository, 16
Phila. Weekly Mercury, 13, 14
Philandreia, 96
Poem of Haller Versified, The, 78
Poésie lyrique allemande, 15
Port Folio, 3, 8
Prière de Frédéric II, etc., 18, 158
M. Pringle, 2
Pro Patri Mori (Bürger), 31
Prologue à une pièce de théâtre, 95
Pye, J. H., 78
Quiz, 178
Ranz des Vaches, 16, 19, 156, 176
Relaxation of War (Frederick), 18, 110, 138, 140
Remarques sur la littérature nationale (W. E. Channing), 1
Rapport du commissaire à l’éducation, 2
The Royal Comet, 18, 113
Ode runique, 163, 170
Sabin, cf. Dictionary of Books, etc.
Le héros scandinave, 157
Université de Pennsylvanie, vii, 2, 194, 215
Philadelphie, 8, 215
Philadelphia Library Company, 9, 215
Philadelphia Magazines, etc. (A. H. Smyth), 8, 11
Phila. Repository, 16
Phila. Weekly Mercury, 13, 14
Philandreia, 96
Poem of Haller Versified, The, 78
Poésie lyrique allemande, 15
Port Folio, 3, 8
Prière de Frédéric II, etc., 18, 158
M. Pringle, 2
Pro Patri Mori (Bürger), 31
Prologue à une pièce de théâtre, 95
Pye, J. H., 78
Quiz, 178
Ranz des Vaches, 16, 19, 156, 176
Relaxation of War (Frederick), 18, 110, 138, 140
Remarques sur la littérature nationale (W. E. Channing), 1
Rapport du commissaire à l’éducation, 2
The Royal Comet, 18, 113
Ode runique, 163, 170
Sabin, cf. Dictionary of Books, etc.
Le héros scandinave, 157
Page 260
Schickeneder, 5, 76, 85
Schiller, 1, 4, 13, 19
Scott, Sir Walter, vii, 5, 15, 34, 76, 80
Seward, M., 159
« Sheller », 5, 82
The Shoe Pinches (Kotzebue), 64
Silésie, cf. Journal of a Tour Through S.
Smyth, A. H., 8, 11
The Soldier of the Alps, 179
Chant (Jacobi), 85
Chant (M. G. Lewis), 162
Chant, traduit par M. Herbert, 77
Chant — de l’allemand, 73
The Song of a Runic Bard, 173
Song of the Swiss in a Strange Land, 19, 176, 177, 181
The Sorrows of Switzerland, 171
Sotheby, 2
Discours du prince de Brunswick, etc., 107
Discours sur les langues savantes (Hon. Francis Hopkinson), 17, 194
Spencer, W. R., cf. Leonora [γ].
The Squeaking Ghost, 18, 174, 182, 188
Stanley, J. T., cf. Leonora [γ].
Stimmen der Völker (Herder), 35, 140
The Suicide (Gellert), 56
The Swallow (Lessing), 33
The Swedish Cottage, 161
The Swiss Emigrant’s Dream of Home, 19
The Swiss Exiles’ Song, 19
Schiller, 1, 4, 13, 19
Scott, Sir Walter, vii, 5, 15, 34, 76, 80
Seward, M., 159
« Sheller », 5, 82
The Shoe Pinches (Kotzebue), 64
Silésie, cf. Journal of a Tour Through S.
Smyth, A. H., 8, 11
The Soldier of the Alps, 179
Chant (Jacobi), 85
Chant (M. G. Lewis), 162
Chant, traduit par M. Herbert, 77
Chant — de l’allemand, 73
The Song of a Runic Bard, 173
Song of the Swiss in a Strange Land, 19, 176, 177, 181
The Sorrows of Switzerland, 171
Sotheby, 2
Discours du prince de Brunswick, etc., 107
Discours sur les langues savantes (Hon. Francis Hopkinson), 17, 194
Spencer, W. R., cf. Leonora [γ].
The Squeaking Ghost, 18, 174, 182, 188
Stanley, J. T., cf. Leonora [γ].
Stimmen der Völker (Herder), 35, 140
The Suicide (Gellert), 56
The Swallow (Lessing), 33
The Swedish Cottage, 161
The Swiss Emigrant’s Dream of Home, 19
The Swiss Exiles’ Song, 19
Page 261
Paysan suisse, 169
Suisse, vii, 16, 19, 136, 163, 169, 171, 175, 191
Le Retour de Switzer, 19
Chant du foyer de Switzer, 19
Contes de terreur et de merveille (M. G. Lewis), vii, 5, 32, 34, 35, 80, 140, 146, 152, 154
Contes de merveille (M. G. Lewis), cf. Contes de terreur et de merveille.
Taylor, William, de Norwich, 1, 5, 15, 29, 32, 69. Voir aussi William Taylor von Norwich.
Tell, Wilhelm, cf. Wilhelm Tell.
Troisième Psaume paraphrasé, etc., 18, 106
Thyrsis et Chloé (Gessner), 25
Ticknor, George, 3
À une petite ensorceleuse (Lessing), 33
À Chloé (Gessner), 85
Traduction de Lessing, 60
Traduction de l’allemand, 83
Traduction des Idylles de Gessner, 43
Traduction d’une épître, etc. (Frederick), 18, 119
Voyages dans le nord de l’Allemagne (H. E. Dwight), 3
Foi en Dieu, 6
Tschink, 4
Tyler, M. C., 10, 11
Chant universel de louange (Bürde), 63
U. S. Mag. and Democratic Rev., 3
L’Usurier (Gellert), 17
Suisse, vii, 16, 19, 136, 163, 169, 171, 175, 191
Le Retour de Switzer, 19
Chant du foyer de Switzer, 19
Contes de terreur et de merveille (M. G. Lewis), vii, 5, 32, 34, 35, 80, 140, 146, 152, 154
Contes de merveille (M. G. Lewis), cf. Contes de terreur et de merveille.
Taylor, William, de Norwich, 1, 5, 15, 29, 32, 69. Voir aussi William Taylor von Norwich.
Tell, Wilhelm, cf. Wilhelm Tell.
Troisième Psaume paraphrasé, etc., 18, 106
Thyrsis et Chloé (Gessner), 25
Ticknor, George, 3
À une petite ensorceleuse (Lessing), 33
À Chloé (Gessner), 85
Traduction de Lessing, 60
Traduction de l’allemand, 83
Traduction des Idylles de Gessner, 43
Traduction d’une épître, etc. (Frederick), 18, 119
Voyages dans le nord de l’Allemagne (H. E. Dwight), 3
Foi en Dieu, 6
Tschink, 4
Tyler, M. C., 10, 11
Chant universel de louange (Bürde), 63
U. S. Mag. and Democratic Rev., 3
L’Usurier (Gellert), 17
Page 262
« Van Vander Horderclogeth », 5, 83
Vers du défunt roi de Prusse, cf. Relâchement de la guerre.
Victime d’illusion magique (Tschink), 4
Viereck, L., 2
La Vertu récompensée (Gessner), 29
Lettre de Voltaire, cf. Lettre de M. Voltaire.
Wallenstein, 13
Le Voyageur en Suisse, vii, 76, 163, 169, 175
Le Roi de l’eau, trad. par M. G. Lewis, 5, 18, 140, 146, 147
Webbe, John, 13, 14
Werter, 5, 16, 19, 20, 23, 24, 34, 125, 126, 127, 129, 130, 141, 158, 181
Épitaphe de Werter, 19, 127, 130, 158
Adieu de Werter à Charlotte, 19, 141
Werther (Goethe), cf. Werter.
Les Antilles et autres poèmes (James Montgomery), 176
Wieland, 1, 2
Le Chasseur sauvage (Bürger), 85
Le Chasseur sauvage (Bürger), cf. La Chasse.
Wilhelm Tell (Schiller), 13, 19
Wilkens, F. H., 3, 4, 5, 19, 20
William Taylor von Norwich (Georg Herzfeld), 1
William Tell, cf. Wilhelm Tell.
Hiver, 18, 95
Le Roi d’hiver, cf. Hrim Thor.
Le Souhait (Matthisson), 29
Vers du défunt roi de Prusse, cf. Relâchement de la guerre.
Victime d’illusion magique (Tschink), 4
Viereck, L., 2
La Vertu récompensée (Gessner), 29
Lettre de Voltaire, cf. Lettre de M. Voltaire.
Wallenstein, 13
Le Voyageur en Suisse, vii, 76, 163, 169, 175
Le Roi de l’eau, trad. par M. G. Lewis, 5, 18, 140, 146, 147
Webbe, John, 13, 14
Werter, 5, 16, 19, 20, 23, 24, 34, 125, 126, 127, 129, 130, 141, 158, 181
Épitaphe de Werter, 19, 127, 130, 158
Adieu de Werter à Charlotte, 19, 141
Werther (Goethe), cf. Werter.
Les Antilles et autres poèmes (James Montgomery), 176
Wieland, 1, 2
Le Chasseur sauvage (Bürger), 85
Le Chasseur sauvage (Bürger), cf. La Chasse.
Wilhelm Tell (Schiller), 13, 19
Wilkens, F. H., 3, 4, 5, 19, 20
William Taylor von Norwich (Georg Herzfeld), 1
William Tell, cf. Wilhelm Tell.
Hiver, 18, 95
Le Roi d’hiver, cf. Hrim Thor.
Le Souhait (Matthisson), 29
Page 263
Le Roi loup, 18, 147
La Jambe de bois, [α] (Gessner), 73
La Jambe de bois, [β] (Gessner), 80
Wordsworth, William, vii, 155
Œuvres de Thomas Gray, éditées par Edmund Gosse, 128
Œuvres de W. E. Channing, 1
Écrit en Allemagne, etc., 153
Écrit en Allemagne, etc. (W. Wordsworth), 155
Les Zéphyrs, [α] (Gessner), 27
Les Zéphyrs, [β] (Gessner), 75
La Jambe de bois, [α] (Gessner), 73
La Jambe de bois, [β] (Gessner), 80
Wordsworth, William, vii, 155
Œuvres de Thomas Gray, éditées par Edmund Gosse, 128
Œuvres de W. E. Channing, 1
Écrit en Allemagne, etc., 153
Écrit en Allemagne, etc. (W. Wordsworth), 155
Les Zéphyrs, [α] (Gessner), 27
Les Zéphyrs, [β] (Gessner), 75
Page 264
Note du transcriveur
Les erreurs d’impression évidentes ont été corrigées. Les différentes orthographes des noms propres ont été conservées.
Erreurs corrigées :
page 20 — une virgule manquante a été insérée après « Matthisson »
page 49 — erreur de frappe corrigée : « lossened » a été remplacé par « loosened »
page 51 — erreur de frappe corrigée : « mispent » a été remplacé par « misspent »
page 62 — erreur de frappe corrigée : « Labt » a été remplacé par « Lobt »
page 71 — erreur de frappe corrigée : « stillet » a été remplacé par « stiller »
page 108 — une guillemet manquant a été inséré après « at stake! »
page 112 — erreur de frappe corrigée : « withold » a été remplacé par « withhold »
page 131 — un guillemet manquant a été inséré avant « I—yes, »
page 135 — erreur de frappe corrigée : « happines » a été remplacé par « happiness »
page 141 — erreur de frappe corrigée : « watry » a été remplacé par « wat’ry »
page 144 — erreur de frappe corrigée : « hings » a été remplacé par « hinges »
page 145 — un guillemet manquant a été inséré après « Thomas? »
page 147 — erreur de frappe corrigée : « their » a été remplacé par « there »
page 165 — erreur de frappe corrigée : « Burger’s » a été remplacé par « Bürger’s »
page 172 — un guillemet manquant a été inséré après « blushing day! »
page 175 — un guillemet manquant a été inséré après « cask’s out! »
page 188 — erreur de frappe corrigée : « yes » a été remplacé par « eyes »
page 188 — erreur de frappe corrigée : « figer » a été remplacé par « finger »
page 194 — un guillemet manquant a été inséré avant « I must see thee »
page 204 — erreur de frappe corrigée : « Helan » a été remplacé par « Helen »
page 204 — erreur de frappe corrigée : « Bulow » a été remplacé par « Bülov »
page 205 — un guillemet manquant a été inséré avant « Memoirs of »
page 211 — erreur de frappe corrigée : « Wollstencraft’s » a été remplacé par « Wollstoncraft’s »
page 217 — une virgule manquante a été insérée après « Scholar’s »
page 229 — erreur de frappe corrigée : « Willam » a été remplacé par « William »
Les erreurs d’impression évidentes ont été corrigées. Les différentes orthographes des noms propres ont été conservées.
Erreurs corrigées :
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*** FIN DES TRADUCTIONS DE LIVRES ÉLECTRONIQUES PROJECT GUTENBERG
DE LA POÉSIE ALLEMANDE DANS LES MAGASINES AMÉRICAINS 1741-1810 ***
Des éditions mises à jour remplaceront les précédentes — les anciennes éditions seront renommées.
La création de ces œuvres à partir d’éditions imprimées non protégées par la loi américaine sur le droit d’auteur signifie que personne ne possède de droit d’auteur aux États-Unis sur ces œuvres ; par conséquent, la Fondation (et vous !) peut les copier et les distribuer aux États-Unis sans autorisation et sans payer de redevances de droits d’auteur. Des règles spéciales, énoncées dans la section des Conditions Générales d’Utilisation de cette licence, s’appliquent à la copie et à la distribution des œuvres électroniques Project Gutenberg™ afin de protéger le concept et la marque commerciale PROJECT GUTENBERG™. Project Gutenberg est une marque déposée et ne peut être utilisée si vous facturez pour un livre électronique, sauf en suivant les termes de la licence de la marque, y compris le paiement de redevances pour l’utilisation de la marque Project Gutenberg. Si vous ne facturez rien pour les copies de ce livre électronique, respecter la licence de la marque est très simple. Vous pouvez utiliser ce livre électronique à presque n’importe quel usage, comme pour créer des œuvres dérivées, des rapports, des représentations ou des recherches. Les livres électroniques Project Gutenberg peuvent être modifiés, imprimés et distribués gratuitement — vous pouvez pratiquement FAIRE N’IMPORTE QUOI aux États-Unis avec des livres électroniques non protégés par la loi américaine sur le droit d’auteur. La redistribution est soumise à la licence de la marque, en particulier la redistribution commerciale.
DÉBUT : LICENCE COMPLÈTE
DE LA POÉSIE ALLEMANDE DANS LES MAGASINES AMÉRICAINS 1741-1810 ***
Des éditions mises à jour remplaceront les précédentes — les anciennes éditions seront renommées.
La création de ces œuvres à partir d’éditions imprimées non protégées par la loi américaine sur le droit d’auteur signifie que personne ne possède de droit d’auteur aux États-Unis sur ces œuvres ; par conséquent, la Fondation (et vous !) peut les copier et les distribuer aux États-Unis sans autorisation et sans payer de redevances de droits d’auteur. Des règles spéciales, énoncées dans la section des Conditions Générales d’Utilisation de cette licence, s’appliquent à la copie et à la distribution des œuvres électroniques Project Gutenberg™ afin de protéger le concept et la marque commerciale PROJECT GUTENBERG™. Project Gutenberg est une marque déposée et ne peut être utilisée si vous facturez pour un livre électronique, sauf en suivant les termes de la licence de la marque, y compris le paiement de redevances pour l’utilisation de la marque Project Gutenberg. Si vous ne facturez rien pour les copies de ce livre électronique, respecter la licence de la marque est très simple. Vous pouvez utiliser ce livre électronique à presque n’importe quel usage, comme pour créer des œuvres dérivées, des rapports, des représentations ou des recherches. Les livres électroniques Project Gutenberg peuvent être modifiés, imprimés et distribués gratuitement — vous pouvez pratiquement FAIRE N’IMPORTE QUOI aux États-Unis avec des livres électroniques non protégés par la loi américaine sur le droit d’auteur. La redistribution est soumise à la licence de la marque, en particulier la redistribution commerciale.
DÉBUT : LICENCE COMPLÈTE
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LA LICENCE COMPLÈTE DE PROJECT GUTENBERG™
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1.C. La Project Gutenberg Literary Archive Foundation (« la Fondation » ou PGLAF) détient les droits d’auteur sur la compilation
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1.F.3. DROIT LIMITÉ DE REMPLACEMENT OU DE RÉEMBOLSEMENT – Si vous découvrez un défaut dans cette œuvre électronique dans les 90 jours suivant sa réception, vous pouvez obtenir le remboursement de l’argent (le cas échéant) que vous avez payé en envoyant une explication écrite à la personne auprès de qui vous avez reçu l’œuvre. Si vous avez reçu l’œuvre sur un support physique, vous devez retourner ce support accompagné de votre explication écrite. La personne ou l’entité qui vous a fourni l’œuvre défectueuse peut choisir de vous fournir une copie de remplacement au lieu d’un remboursement. Si vous avez reçu l’œuvre électroniquement, la personne ou l’entité qui vous la fournit peut choisir de vous donner une deuxième opportunité de la recevoir électroniquement au lieu d’un remboursement. Si la deuxième copie est également défectueuse, vous pouvez demander un remboursement par écrit sans autre possibilité de résoudre le problème.
1.F.4. Sauf le droit limité de remplacement ou de remboursement mentionné au paragraphe 1.F.3, cette œuvre vous est fournie « TELLE QUELLE », SANS AUCUNE AUTRE GARANTIE DE NATURE QUOI QUE CE SOIT, EXPRESSE OU IMPLÍCITE, Y COMPRIS, MAIS NON SEULEMENT, LES GARANTIES DE COMMERCIABILITÉ OU D’ADÉQUATION POUR UN BUT SPÉCIFIQUE.
1.F.5. Certains États ne permettent pas la renonciation à certaines garanties implicites ni l’exclusion ou la limitation de certains types de dommages. Si toute renonciation ou limitation énoncée dans le présent accord contrevient à la loi de l’État applicable à cet accord, l’accord sera interprété de manière à respecter la plus large mesure de renonciation ou de limitation autorisée par la loi de cet État. L’invalidité ou l’inapplicabilité de toute disposition du présent accord n’annulera pas les dispositions restantes.
1.F.6. INDEMNISATION – Vous acceptez d’indemniser et de tenir à l’écart de toute responsabilité la Fondation, le titulaire de la marque déposée, tous les agents ou employés de la Fondation, toute personne fournissant des copies des œuvres électroniques Project Gutenberg™ conformément à cet accord, ainsi que tous les bénévoles associés à la production, à la promotion et à la distribution des œuvres électroniques Project Gutenberg™.
1.F.3. DROIT LIMITÉ DE REMPLACEMENT OU DE RÉEMBOLSEMENT – Si vous découvrez un défaut dans cette œuvre électronique dans les 90 jours suivant sa réception, vous pouvez obtenir le remboursement de l’argent (le cas échéant) que vous avez payé en envoyant une explication écrite à la personne auprès de qui vous avez reçu l’œuvre. Si vous avez reçu l’œuvre sur un support physique, vous devez retourner ce support accompagné de votre explication écrite. La personne ou l’entité qui vous a fourni l’œuvre défectueuse peut choisir de vous fournir une copie de remplacement au lieu d’un remboursement. Si vous avez reçu l’œuvre électroniquement, la personne ou l’entité qui vous la fournit peut choisir de vous donner une deuxième opportunité de la recevoir électroniquement au lieu d’un remboursement. Si la deuxième copie est également défectueuse, vous pouvez demander un remboursement par écrit sans autre possibilité de résoudre le problème.
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Coûts et dépenses, y compris les frais juridiques, qui découlent directement ou indirectement de l’un des éléments suivants que vous faites survenir ou pour lesquels vous en êtes responsable : (a) la distribution de cette œuvre ou de toute autre œuvre de Project Gutenberg, (b) la modification, l’adaptation, l’ajout ou la suppression de quelque partie que ce soit d’une œuvre de Project Gutenberg, et (c) tout défaut que vous provoquez.
Section 2. Informations sur la mission de Project Gutenberg
Project Gutenberg est synonyme de distribution gratuite d’œuvres électroniques dans des formats lus par la plus grande variété d’ordinateurs, y compris ceux obsolètes, anciens, moyennement récents et nouveaux. Il existe grâce aux efforts de centaines de bénévoles et aux dons de personnes issus de tous les milieux.
Les bénévoles ainsi que le soutien financier permettant de leur fournir l’aide dont ils ont besoin sont essentiels pour atteindre les objectifs de Project Gutenberg et pour garantir que sa collection reste librement accessible aux générations futures. En 2001, la Project Gutenberg Literary Archive Foundation a été créée afin d’assurer un avenir sûr et permanent à Project Gutenberg et aux générations à venir. Pour en savoir davantage sur la Project Gutenberg Literary Archive Foundation et sur la manière dont vos efforts et vos dons peuvent aider, consultez les sections 3 et 4 ainsi que la page d’information sur la fondation à l’adresse www.gutenberg.org.
Section 3. Informations sur la Project Gutenberg Literary Archive Foundation
La Project Gutenberg Literary Archive Foundation est une organisation éducative à but non lucratif de type 501(c)(3), organisée conformément aux lois de l’État du Mississippi et ayant reçu le statut d’exonération fiscale du Service des revenus intérieurs. Le numéro d’identification fiscale fédéral de la fondation est 64-6221541. Les contributions versées à la Project Gutenberg Literary Archive Foundation sont déductibles d’impôts dans la mesure autorisée par les lois fédérales des États-Unis et par les lois de votre État.
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Les bénévoles ainsi que le soutien financier permettant de leur fournir l’aide dont ils ont besoin sont essentiels pour atteindre les objectifs de Project Gutenberg et pour garantir que sa collection reste librement accessible aux générations futures. En 2001, la Project Gutenberg Literary Archive Foundation a été créée afin d’assurer un avenir sûr et permanent à Project Gutenberg et aux générations à venir. Pour en savoir davantage sur la Project Gutenberg Literary Archive Foundation et sur la manière dont vos efforts et vos dons peuvent aider, consultez les sections 3 et 4 ainsi que la page d’information sur la fondation à l’adresse www.gutenberg.org.
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Le bureau administratif de la Fondation est situé au 41 Watchung Plaza, #516, Montclair NJ 07042, États-Unis, +1 (862) 621-9288. Pour contacter par e-mail, les liens ainsi que les informations de contact à jour se trouvent sur le site web de la Fondation et sa page officielle à l’adresse www.gutenberg.org/contact.
Section 4. Informations sur les dons au projet
Fondation de l’Archivage littéraire Gutenberg
Le Projet Gutenberg™ dépend d’un soutien public et de dons largement répandus pour pouvoir mener à bien sa mission consistant à augmenter le nombre d’œuvres en domaine public ou licenciées qui peuvent être distribuées librement sous une forme lisible par ordinateur, accessible par la plus grande variété d’équipements, y compris ceux obsolètes. De nombreux petits dons (de 1 à 5 000 dollars) sont particulièrement importants pour maintenir le statut d’exemption fiscale auprès du IRS.
La Fondation s’engage à respecter les lois régissant les œuvres de bienfaisance et les dons caritatifs dans les 50 États des États-Unis. Les exigences de conformité ne sont pas uniformes, et il faut un effort considérable, beaucoup de paperasse et de frais pour y répondre et rester en conformité. Nous ne sollicitons pas de dons dans les régions où nous n’avons pas reçu de confirmation écrite de conformité. Pour FAIRE UN DON ou connaître le statut de conformité pour un État donné, visitez www.gutenberg.org/donate.
Bien que nous ne puissions pas et ne sollicitions pas de contributions des États où nous n’avons pas satisfait aux exigences de sollicitation, nous ne connaissons aucune interdiction d’accepter des dons non sollicités de donateurs provenant de tels États qui nous contactent pour proposer un don.
Les dons internationaux sont volontiers acceptés, mais nous ne pouvons faire aucune déclaration concernant le traitement fiscal des dons reçus en dehors des États-Unis. Seules les lois américaines déjà représentent une charge trop lourde pour notre petit personnel.
Veuillez consulter les pages web du Projet Gutenberg pour connaître les méthodes et adresses de don actuelles. Les dons sont également acceptés par divers autres moyens.
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Fondation de l’Archivage littéraire Gutenberg
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La Fondation s’engage à respecter les lois régissant les œuvres de bienfaisance et les dons caritatifs dans les 50 États des États-Unis. Les exigences de conformité ne sont pas uniformes, et il faut un effort considérable, beaucoup de paperasse et de frais pour y répondre et rester en conformité. Nous ne sollicitons pas de dons dans les régions où nous n’avons pas reçu de confirmation écrite de conformité. Pour FAIRE UN DON ou connaître le statut de conformité pour un État donné, visitez www.gutenberg.org/donate.
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moyens y compris les chèques, les paiements en ligne et les dons par carte de crédit. Pour faire un don, veuillez visiter : www.gutenberg.org/donate.
Section 5. Informations générales sur le Projet Gutenberg
œuvres électroniques
Le professeur Michael S. Hart est l’initiateur du concept du Projet Gutenberg, à savoir une bibliothèque d’œuvres électroniques qui peuvent être partagées librement avec n’importe qui. Pendant quarante ans, il a produit et distribué des eBooks du Projet Gutenberg, s’appuyant uniquement sur un réseau restreint de bénévoles.
Les eBooks du Projet Gutenberg sont souvent créés à partir de plusieurs éditions imprimées, toutes confirmées comme ne pas être protégées par le droit d’auteur aux États-Unis, sauf si une mention relative au droit d’auteur y figure. Par conséquent, nous n’avons pas nécessairement recours à des eBooks conformes à une édition papier particulière.
La plupart des gens commencent par notre site web qui dispose de la principale fonction de recherche PG : www.gutenberg.org.
Ce site web contient des informations sur le Projet Gutenberg, y compris des indications sur la façon de faire des dons à la Fondation pour l’Archivage Littéraire du Projet Gutenberg, sur la manière d’aider à la création de nos nouveaux eBooks, ainsi que sur la façon de s’abonner à notre newsletter par e-mail pour être informé des nouveaux eBooks.
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Les eBooks du Projet Gutenberg sont souvent créés à partir de plusieurs éditions imprimées, toutes confirmées comme ne pas être protégées par le droit d’auteur aux États-Unis, sauf si une mention relative au droit d’auteur y figure. Par conséquent, nous n’avons pas nécessairement recours à des eBooks conformes à une édition papier particulière.
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